La France, pays de la grève

La grève est la ruine pour tous : les dégâts collatéraux se cumulent.

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La France, pays de la grève

Publié le 25 septembre 2017
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Par Michel de Poncins.

Définition

À regarder de près l’histoire tumultueuse de la grève depuis au moins une centaine d’années, il est difficile d’en donner une définition – dont acte.
La Place de Grève à Paris, autrefois un lieu d’offre d’emplois de chargement et de déchargement, a donné aujourd’hui son nom à un véritable fléau.

Fondement légal de la grève

Ensuite, il y en eut beaucoup d’autres, comme celles qui réglementent les services publics, qui ont le droit de grève depuis 1950. Dans son arrêt Dehaene du 7 juillet de cette année-là en effet, le Conseil d’État considère que la grève est possible pour les fonctionnaires. Certaines catégories en demeurent cependant exclues :

  • les personnels des services actifs de la police nationale,
  • les membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS),
  • les magistrats judiciaires, les militaires, les personnels des transmissions du ministère de l’Intérieur…

Dans d’autres cas, un service minimum doit être mis en place :

  • Pour la fonction publique hospitalière,
  • Pour les agents de la navigation aérienne,
  • Pour le service d’accueil des écoles maternelles et élémentaires.

En outre, l’État peut réquisitionner ses agents.

En fait, cela concerne la Vème République.

Dommages créés par la grève

Il est difficile d’évaluer avec certitude les dommages, et dire combien coûtent à la France ces multiples grèves : même ceux qui imaginent profiter momentanément de l’une d’elles, n’en tirent pas grand profit.

À titre d’exemple, le 29 septembre 2014, la grève à Air France a coûté 300 millions d’euros. Mais il s’y ajoute d’innombrables dommages non chiffrables, le principal étant la perte de confiance généralisée dans la compagnie.

Plus encore, la « grèviculture » détruit l’image mondiale de la France.

Conclusion

La grève est la ruine pour tous : les dégâts collatéraux se cumulent. Il est impossible de l’interdire ; selon le terrain il faudrait la réglementer différemment.

Pour les services publics, il faudrait règlementer, jusqu’aux détails.

Pour les entreprises privées, seules créatrices de richesses, un nouveau contrat de travail est nécessaire, avec liberté des clauses. En particulier, il serait nécessaire, dès l’embauche, de prévoir les conditions claires du licenciement éventuel.

Qui aura le courage et le talent de faire tout cela ? Dieu seul le sait !

Sur le web

Cet article a été publié une première fois en mai 2017.

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  • Il y a une vraie question de légitimité de la grève dans les services publics avec des agents bénéficiant du statut fonctionnaire: le statut est en effet la contrepartie de l’obligation faite aux agents de maintenir la continuité du service… rompu par la grève. Il faudrait donc choisir entre la grève ou le statut … si nos gouvernements avaient le courage de rappeler les principes.

  • Appliquer la loi actuelle sur les syndicats suffirait déjà : les grèves de solidarité, les grèves politiques, les grèves préventives, les grèves n’ayant pas directement trait aux conditions de travail des grévistes dans leur seule entreprise sont illégales et interdites.
    Les piquets de grève bloquant les sites de production, empêchant les non grévistes d’aller travailler sont interdits par la Loi.
    Les actions ciolentes, les dégradations sont également punissables.
    De mémoire, le risque encouru par le syndicat violant ces points est la dissolution.
    Il suffit s’appliquer les textes une seule fois, pour l’exemple, sans hésiter, sans négocier, sans même faire un rappel à la Loi.

  • Seuls les syndiqués du secteur privé, seraient en droit de faire la grève.
    Seuls les syndiqués du secteur privé seraient en droit de « bénéficier » des avancées sociales ou financières obtenues au terme d’une grève terminée par des discussions avec la « Direction » de l’entreprise. On ne « partage pas le fruit de son combat syndical avec des « collègues » de travail, qui ne sont pas forcément « impliqués » dans la lutte non finale.

    • Vos grèves ne sont que prétextes. En tant que fonctionnaires vous vous êtes engagés à servir le peuple et la communauté, qui vous rémunère pour ce travail!

    • Rien à voir avec secteur public ou privé mais à voir avec salarié à statut (fonctions régaliennes) et salarié à statut de droit commun. Le salarié à statut en bénéficie en contrepartie de son obligation de continuer le service. Donc pas de droit de grève.

  • Ce qui est insupportable, c’est de voir des gens dans l’illégalité la plus totale bloquer des routes ou des dépôts de carburtant, sans que les meneurs ne soient immédiatement mis en garde à vue, suivie d’un défèrement au parquet pour trouble à l’ordre public et acte de rébellion civile.

    • Ils embouteilleraient le système judiciaire, et seraient relâchés. Il convient au contraire de les frapper automatiquement d’une contravention de 5e classe en version maximale, 1500 Euros (et 3 points de permis en cas d’usage d’un véhicule), doublée en cas de récidive.

  • Les commentaires sont fermés.

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