Nucléaire : l’étude RTE entre analyse et hypothèses loufoques

Abandonner le nucléaire dans notre pays conduirait fatalement à restreindre de gré ou de force les besoins et le niveau de vie des Français.
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Nucléaire : l’étude RTE entre analyse et hypothèses loufoques

Publié le 13 mars 2021
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Par Dominique Grenèche et Michel Gay.

RTE (Réseau de transport d’électricité français) a consulté les Français sur son analyse techniquement approfondie « Futurs énergétiques 2050 ».

Hélas, dans cette étude sérieuse, le postulat de départ visant à éradiquer le nucléaire « quoi qu’il en coûte », probablement imposé par le gouvernement, est loufoque.

Consultation sur le nucléaire ou caution ?

L’appel à une consultation publique sur ce document technique analysant des scénarios (ou « trajectoires ») apparaît bien étrange.

Quelles sont donc les véritables motivations des commanditaires d’un tel exercice de communication revendiqué comme démocratique ? Ne serait-ce pas la recherche d’une caution populaire masquée pour les énergies renouvelables contre le nucléaire ?

Ainsi, derrière cette consultation se cacherait une intention moins avouable, celle de démontrer la faisabilité d’une France sans nucléaire, cautionnée par le peuple qui aura donné son avis sur les hypothèses prises en compte dans cette étude. Cette dernière ne retiendra probablement, comme souvent, que les avis politiquement corrects (dans la ligne du parti…).

Certes, RTE envisage quelques trajectoires parmi lesquelles figure encore une part d’énergie nucléaire dans le mix énergétique. Mais il semble que ce soit presque à regret, pour éviter le reproche d’un manque de pluralisme dans le processus d’analyse. Le seul but qui semble imposé à RTE est de fournir au gouvernement des arguments pour convaincre les Français qu’il est possible d’éliminer l’énergie nucléaire.

Les résultats de ce travail mené par RTE (dont la compétence est reconnue au-delà de nos frontières) pourraient servir de vitrine à certains ténors politiques dogmatiques pour afficher sans état d’âme le triomphe du soleil et du vent sur le diable incarné par le nucléaire… en n’ayant lu que le titre !

Ainsi, dès la publication le 27 janvier 2021 du rapport conjoint de RTE et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), madame la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, antinucléaire viscérale et notoire, n’a pas pu s’empêcher de déclarer que « c’est un rapport qui fera date dans l’histoire énergétique », et d’ajouter, avant même la réalisation de l’étude de faisabilité, que « … le scénario 100 % renouvelables entre dans le champ des possibles », alors que ce rapport de 180 pages (!) émet des conditions… inatteignables. La ministre de l’Écologie l’a-t-elle lu ?

Et le communiqué officiel du 27 janvier 2021 qui l’accompagne est une « tromperie ». Il précise en effet que « La France s’est engagée dans la neutralité carbone pour 2050 et que tous les scenarios nationaux envisagent à cette échéance davantage d’électricité décarbonée et des volumes importants d’ENR… ».

Mais combien de temps durera cette « tromperie » ?

Tondre un chauve…

La production d’électricité est aujourd’hui presque totalement décarbonée à plus de 90 % grâce essentiellement au nucléaire et à l’hydraulique, comme l’indique ce rapport de RTE (page 6).

Il est donc impossible de décarboner davantage ce mix électrique français ; ce serait vouloir tondre un chauve.

Au contraire, les scénarios qui s’appuient sur une large domination des énergies renouvelables (éolien et solaire) conduisent même vers un accroissement des émissions de gaz à effet de serre car elles en émettent davantage que le nucléaire sur l’ensemble du cycle de vie (6 g/kWh pour le nucléaire environ 15 g/kWh pour l’éolien et environ 50 g/kWh pour le solaire).

Ces résultats, même s’ils dérangent, devront être soulignés dans les études.

L’Académie des Sciences affirmait déjà en 2017 :

… Il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire.

Les inconvénients des énergies renouvelables contre le nucléaire

Les surfaces d’occupation des sols exprimées en nombre d’hectares occupés par térawattheure produit sont de 8 pour le nucléaire, 1600 pour le solaire (PV) et 14 000 pour l’éolien.

Et il conviendra également d’analyser les problèmes soulevés par la gestion des déchets issus des énergies renouvelables (panneaux solaires et pales d’éoliennes) et par le stockage massif d’électricité (batteries par exemple).

Pour le nucléaire, des documents militants répandent des informations erronées anxiogènes sur les déchets dont on ne saurait pas quoi faire, ce qui est faux.

L’évaluation économique de l’éolien et des panneaux solaires intègre des hypothèses exagérément optimistes sur la réduction future des coûts liés à des évolutions technologiques incertaines.

Par exemple, l’investissement dans le projet d’éoliennes marines en cours de réalisation en Baie de Saint Brieuc s’élève à 2,4 milliards d’euros, pour une puissance installée de 0,5 gigawatt (GW).

Dans de telles conditions, le parc de 60 GW d’éoliennes de plus de 200 mètres de hauteur (envisagé dans le scénario M3 du rapport de RTE) conduirait à un investissement colossal proche de 300 milliards d’euros ! C’est plus de quatre fois le coût de construction de la totalité des 58 réacteurs nucléaires (62,3 GW aujourd’hui) du parc EDF (73 milliards selon la Cour des comptes, page 23) qui produit annuellement trois fois plus d’électricité. Le rapport coût d’investissement/énergie effectivement produite est donc… 12 fois plus élevé pour l’éolien en mer !

Même les projections les plus audacieuses sur la réduction des coûts d’investissement des éoliennes marines n’arriveront pas à compenser un tel écart, d’autant plus qu’il faut aussi tenir compte du stockage et des moyens pilotables d’appoint pour jongler avec la production aléatoire et intermittente de l’éolien.

Avec l’explosion de la dette en cours, c’est le moment de faire des économies sur les énergies les moins efficaces et les plus subventionnées, à savoir les renouvelables, pour soulager la France des poids morts.

Acceptation sociétale ?

Le volet sociétal des évaluations devra intégrer les problèmes soulevés par l’acceptation de plus en plus difficile des parcs éoliens.

Un rapport de l’Académie Nationale de Médecine adopté le 9 mai 2017 sur les nuisances sanitaires des éoliennes terrestres indique :

… si l’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques, il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur « état de complet bien-être physique, mental et social »  lequel définit aujourd’hui le concept de santé.

L’énergie nucléaire émet très peu gaz à effet de serre, son impact sur l’environnement est négligeable, y compris en tenant compte de la gestion de ses déchets.

C’est aussi une industrie sûre, fiable, pilotable, presqu’entièrement nationale avec de fortes implantations qui irriguent tout le territoire, créatrice d’un grand nombre d’emplois (220 000 aujourd’hui en France), compétitive, et elle est même exportatrice. C’est un domaine d’excellence de la France envié dans le monde entier.

Qui dit mieux ?

Il en résulte que vouloir à tout prix éradiquer l’énergie nucléaire est un non-sens et un gâchis impardonnable du gouvernement. C’est un diktat idéologique ne reposant sur aucune donnée objective.

Il est donc injustifié et contre-productif d’examiner uniquement des scénarios dans lesquels les énergies renouvelables dominent le paysage énergétique français.

Et pourquoi ne pas étudier un possible scénario 100% nucléaire en 2050 ?

Le rapport de RTE « Futurs énergétiques 2050 » précise (page 60) : « … la flexibilité de certains usages électriques dépend fortement des modes de vie et des comportements des consommateurs ».

Dit autrement, « énoncez vos besoins… et RTE vous dira comment vous en passer ».

L’abandon de l’énergie nucléaire dans notre pays conduirait fatalement à restreindre de gré ou de force les besoins et le niveau de vie des Français et représenterait un suicide collectif.

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  • Jerémy Lapurée
    13 mars 2021 at 6 h 30 min

    Sauf nouveauté technologique majeure, je ne crois pas plus à la fin du nucléaire français d’ici 2050 qu’à celle du véhicule thermique d’ici 2035.
    Ces idées loufoques vont se fracasser sur le mur de la réalité !

    • A se demander si les français ne souhaitent pas se suicider collectivement, notamment à cause de leur niveau archi-nul en sciences, qui leur pemet d’avaler toutes les couleuvres.
      Un « deep state » aurait-il décidé de faire de la France une nouvelle Grèce, uniquement tourisitique en été?

    • La fin des VT « purs » est hautement probable pour 2035. Le VE est une technologie maintenant fort bien maîtrisée avec une grande marge de progression. Il ne manque que l’infrastructure de recharge qui a vocation à se développer dans les prochaines années. Aucune difficulté technologique particulière là dedans.

      La fin du nucléaire pour 2050 est très hautement improbable. Le solaire et les « moulins à vents » ne sont pas des solutions industriellement réalistes. La seule technologie susceptible de remplacer la fission est la fusion. Il n’y a rien à en attendre d’ici 2100.

      • Si on fait abstraction du prix qui ne devraient guère diminuer,
        des problèmes d’autonomie et des embouteillages lors de la recharge les jours de grand départ, la voiture électrique de masse paraît crédible.
        Mais la mise en place de l’infrastructure de recharge va représenter une refonte totale du réseau électrique.
        Tout électricien sait qu’il va falloir, pour que tout un chacun puisse recharger sa petite auto électrique chez lui, augmenter la puissance de l’ensemble du réseau (en ville comme à la campagne) pour supporter la puissance à fournir (surtout si charge rapide).
        Rien qu’au prix du cuivre le coût est colossal…
        Il y a loin de la coupe aux lèvres…

        • En production, un VE revient moins cher qu’un VT à volume de production équivalent. C’est pas moins qui le dit mais l’ancien patron de RENAULT …

          Vous prenez pour modèle de distribution d’énergie les stations services (deux cuves, une dizaine de pompes et un débit d’énergie très important). Hors, rien n’empêche de partir dans une autre direction (une place de parking = un point de recharge ; un débit plus faible) pour recharger des VE.

          Hors « grands départs », il n’y aura aucune difficulté particulière à adapter le réseau (sans oublier la recharge bidirectionnelle) existant. Quant aux grands départs, il suffit de mettre en place un concept très simple : celui de l’offre et de la demande. Quand tout le monde veut de l’électricité, elle est chère. Quand personne n’en veut, elle est quasiment gratuite.

          Cela fait bien longtemps qu’on utilise de l’aluminium dans les câbles électriques de grosses sections.

          • C’est beau la théorie mais la mise en pratique c’est autre chose…
            Je vois pas trop le côté novateur de la place de parking avec point de recharge…?
            Mais j’aime beaucoup le concept pour les jours de grand départ où seul le bourgeois en Tesla a 100 keuros pourra partir en vacances…
            Je sais qu’on peut utiliser l’aluminium moins cher, mais le doublement ou plus du réseau n’est pas pour demain et sera très onéreux.

        • Et ce ne sont pas les énergies intermittentes qui pourront apporter la puissance nécessaire. Il est incompréhensible qu’on promeuve les voitures électriques tout en diminuant l’électricité disponible.

      • Jerémy Lapurée
        14 mars 2021 at 18 h 24 min

        « VT purs »…
        Vous mettez le doigt sur quelque chose d’intéressant. Il n’est pas impossible qu’en 2035, nos politiciens jouent avec les mots, sur la définition du véhicule thermique, dont seraient exclus les hybrides, les flexfuel, etc.

        • Ils le font déjà.

          En 2035, les véhicules seront encore essentiellement des hybrides (rechargeables ou non).

      • Un bon technologique peut se produire à tout moment, il suffit que quelqu’un est une idée géniale qui résolve le problème.

    • « Ces idées loufoques vont se fracasser sur le mur de la réalité ! »

      Vous ne faites là que montrer à quel point les français sont fâchés avec la réalité. C’est un peu comme tenter d’argumenter avec un communiste en pointant les horreurs commises en URSS. Il vous répondra à coup sûr que ce n’était pas le « vrai »communisme, et que c’est pour ça que ça n’a pas marché, mais la prochaine fois, ce sera le vrai, et ça marchera!

  • Jerémy Lapurée
    13 mars 2021 at 6 h 36 min

    Ceci dit, un scénario 100 % nucléaire m’apparaît, pour des raisons à la fois techniques et politiques, tout aussi loufoque et encore plus irréaliste. Il supposerait en particulier de détruire tous nos barrages !
    Ce genre de petites provocations n’est vraiment pas sérieux…

    • C’est exact. La seule excellente énergie renouvelable est l’hydraulique des barrages qui produit environ 10% de notre électricité (ce que j’ai toujours écrit).
      J’aurais dû écrire soit 90% nucléaire et 10% hydraulique (avec quelques turbines à combustion (TAC) à la marge pour la stabilité lors des pointes, soit 100% nucléaire hors production hydroélectrique.

      • Les barrages, je viens de lire l’histoire du barrage sur le Rhône, fantastique histoire avec des ingénieurs géniaux, franchement, vaut mieux une centrale nucléaire, quel chantier pour économiser quelques tonnes de combustible par siecle !

  • J’ai l’impression que tout ça n’est que du bluff, on peut très bien diminuer de 50% la part du nucléaire sans pour autant arrêter une centrale, ils suffit d’installer des milliers d’éoliennes et des ha de solaire avec une production instantanée théorique de 50%…le passage du transport au tout electrique impose plus de production électrique, c’est impossible de faire autrement pour paraître ecolo alors que nous le sommes déjà… Mais restera t il des milliards pour remplacer nos centrales à bout de course en 2050 ?

    • Vous n’aurez jamais 50% de production. L’expérience grandeur nature de l’île de el Hierro aux Canaries particulièrement venteuse fournit seulement 34%! Nous achèterons des centrales à la Chine car d’ici la le savoir faire aura disparu à cause de l’imbécillité des écolos et des politiciens!

  • Victoire du gaz à tous les étages!

  • jacques lemiere
    13 mars 2021 at 8 h 03 min

    là d’accord avec monsieur gay….

    mais je sais bien que ça ne plait plait pas mais il faut dépasser les lubies des politiques et leurs conséquences funestes mais aussi juteuses pour les « initiés » et émettre sur la table la question du dirigisme gouvernemental.
    Doit il y avoir des mécanisme égalitaristes pour l’electricité? autrement dit les gens doivent ils payer un prix « plus vrai  » ce qui comprend évidemment la distribution.. et cette question selon la façon dont elle est tranchée signifie que par rapport à un monde libre beaucoup d’usager du réseau sont des « profiteurs »..

    sans signal de prix véritable au niveau de l’acheteur individuel, c’est l’état qui devient le client de fait .. et celui qui décide de « tout »..

    Auparavant ça passait.. parce que les objectifs ne pesaient pas trop..et les moyens était là et l’état était pourrait on dire pour la croissance ( électrique).. et il y avait des sous..

    et en conséquence l’habitat dispersé a été bien servi… ( idem pour les routes, idem pour l’eau, idem pour le téléphone,) avec les sous qui manquent..on voit que la réalité s’impose à nouveau mais de la pire des façons des injonctions à voir disparaitre l’habitat dispersé.. ah le principe du permis de construire….des zones constructibles..dans l’interet général, »ça va de soi »..

    alors en effet, il y a un interet pour les usagers de partager les frais pour entretenir un réseau collectif.. mais les réseaux « justes » pour un libéral sont les réseaux basés sur la participation volontaire … la perversion de la collectivisation du réseau électrique n’était pas « visible » ou indolore à l’epoque des vaches grasses.. parce que l’electicité est un bien public vital, tout comme l’eau vous êtes désormais sauvé de votre « folie de vouloir habiter un trou perdu qui vous appartient .. avec bien sur des dérogations pour les agriculteurs..( qui permettent évidemment de contourner le système)..

    désormais. je me demande bien qui pense vraiment que les objectifs nationaux annoncés , essentiellement décroissants ,sont atteignables voire souhaitables…

    alors c’est bien cela qu’on doit répéter..l’etat organise l’appauvrissement energetique national ..

    avec des enjeux surréalistes…. mais l’idée est assez claire…l’état est celui qui spécule et anticipe mieux qui quiconque et surtout que le marché..

  • Quand on voit que Total se lance à fond dans les renouvelables, pour être « décarbonné » en 2050, c’est qu’ il y a de l’argent des autres à recuperer, et une gigantesque escroquerie en cours. Vivement un black out électrique pour ramener tout ce monde la à la raison

    • Le black out, c’est comme le peak oil, tout le monde en parle mais rien à l’horizon idem pour le réchauffement, tout ça n’est que des arguments pour mener les foules.

      • Au contraire, si on veut mener les foules par la peur du black out, il faut interdire les eoliennes

        • Le black out est un argument pour le nucléaire comme le peak oil. 2 arguments contre un mais il gagne pour le moment…

      • Plus d’éoliennes et moins de centrales nucléaires = Black out. Le Texas qui est l’état disposant du plus grand nombre vient d’avoir un avant goût de ce qui attend l’occident.

    • Jerémy Lapurée
      13 mars 2021 at 9 h 52 min

      Pas nécessairement. Les volontés politiques sont affirmées, et au niveau mondial. Il s’agit d’aller vers les ENR, vers le véhicule électrique… Aucune société sérieuse, qu’il s’agisse de Total ou de Peugeot, ne se risquerait à louper le train qui s’est mis en marche. La bourse, ce truc qui donne la tendance du monde économique à venir, favorise (certes à outrance) Tesla : c’est le genre de signe qu’aucun patron ne peut raisonnablement négliger. Plus que de fric à se faire, il y a surtout quelque chose à ne pas louper, si ces entreprises ne veulent pas disparaître…

    • jacques lemiere
      13 mars 2021 at 11 h 24 min

      si il ya un black out…ll y aura un débat sur sa cause… qui à mon opinion sera une impasse…

      d’ailleurs. la question est si on souhaite limiter e risque de black out.. se savoir comment en diminuer la probabilité..
      n’avez vous pas remarqué que désormais les politiques peuvent montrer du doigt « l’irresponsabilité » des consommateurs à consommer en contradiction avec leur  » vote « à vouloir..moins consommer;.

      on a fait avaler au peuple l’idée qu’il veut moins consommer..

      • jacques lemiere
        13 mars 2021 at 13 h 33 min

        la notion de black out est associée à l’existence d’un « système », la responsabilité est justement sur le système par un de ces composants.. il ya toujours moyen de rejeter la « cause sur les autres… mais ce n’est jamais un éléments du système qui pêche mais la planification..

        • jacques lemiere
          13 mars 2021 at 13 h 36 min

          et j’ajoute encore …quand on, entend les types qui planifient nous expliquer qu’un situation normale pose des problèmes à leur système… du genre du gel ou de la neige en hiver ou de la chaleur en été.. on est en droit de se demander si ils ne nous prennent pas pour des cons..

          le cas du texas est différent tout comme une tempête centennale..

  • Et ces perpétuelles consultation des français sur des sujet qu’ils ne peuvent pas comprendre, tant ils sont techniques. A quand une consultation citoyenne pour savoir s’il vaut mieux continuer les recherches sur la gravitation quantique ou plutôt sur la théorie des cordes?

    • jacques lemiere
      13 mars 2021 at 11 h 28 min

      pour être honnête puisque ça se fait avec leur argent..ils ont le droit à la parole sur ..tout..

      la compétence n’a rien à voir dans l’affaire…

      • pas d’accord !!! faites çà dans une entreprise et la majorité préfèrera la distribution sonnante et trébuchante au placement d’avenir appelé investissement !!!! l’incompétence coûte plus cher que les erreurs !!!

        • jacques lemiere
          13 mars 2021 at 13 h 02 min

          dans une entreprise tu as le droit ne ne PAS mettre ton argent…

          • jacques lemiere
            13 mars 2021 at 13 h 21 min

            car tu en subis ou profites des conséquences..

            c’est une façon de réintroduire l’interet général par la petite porte et faire le bonheur des autres ..

            il faut donc si on est attaché à la liberté individuelles laisser les crétins se « soigner » ‘à l’homéopatie.. laisser les gens fumer.. etc ect..et vouloir se passer de nucleaire en le boycottant, , ou de viande rouge…

            et protester vivement quand on prend votre argent pour un truc que vous ne comprenez pas..

            • jacques lemiere
              14 mars 2021 at 13 h 23 min

              ben voyons donc on va venir PRENDRE des sous au berger des Pyrénées pour financer les recherches sur la matière noire.. en général les astrophysiciens trouvent ça normal, , car c’est important, puis aussi pour financer des recherches sur le genre , la sexualité de l’homme de Neanderthal, sur l’impact des pastures d’estives sur la biodiversité.. là les astrophysicien diront entre eux que c’est du grand n’importe quoi…mais pourtant ne moufteront pas…parce que si tu questionnes l’un tu questionnes tout…

              • Le berger des Pyrénées récupère plus de pognon via la PAC que l’astrophysicien pour ses recherches sur la matière noire … Si ce même astrophysicien répandait un peu de cette fameuse matière noire devant une sous-préfecture, il aurait sans des subventions plus importantes.

                Ceci dit, je vous rejoins sur le fait qu’il faut arrêter avec le mythe de l’État stratège. Que chacun fasse ce qu’il veut de son argent … Quelque chose me dit qu’il y aura plus d’argent pour l’astrophysique que pour les bouffonneries sociologiques/escrologistes.

  • L’avenir n’est pas rose, une fois achevé le plan européen l’electricte aura un prix plus que dissuassif. En Belgique, plus de nucléaire mais des centrales à gaz payées très cher en espérant qu’elles fonctionnent peu et comblent les trous de production renouvelable parfois, c’est dingue comme plan. On aura encore quelques centrales mais pas forcément françaises, elles seront vendues, comme nos barrages, c’est sûr.

  • C’est vrai aussi que l’argument de la « dangerosité » du nucléaire vient d’en prendre un coup avec les rapports sur les conséquences de Fukushima !
    Cela devrait permettre à RTE de mettre un peu plus de nucléaire dans ses « rapports » sans trop s’attirer les foudres de la bien-pensance écolo…

    Même si on voit bien que les khmers verts enragent à la publication de ces rapports !

  • La loufoquerie c’est comme d’habitude les élucubrations de M. Gay.il revient une fois de plus sur l’entour loupe des 6 g. De CO2 par KWh d’électricité d’origine nucléaire. Chiffre qui n’est que le CO2 produit sur le territoire français et non le cycle de vie de l’uranium.
    Uranium honteusement gaspillé AR sa transformation en chaleur de la matière la plus rare de la planète.

    • Ah bon, les calculs d’émission de CO² sont « vrais » pour toutes les méthodes de production d’électricité (incluant les ENRs) et « faux » pour le nucléaire ?
      Merci pour vos sources !

      • jacques lemiere
        13 mars 2021 at 13 h 28 min

        en fait jeancovici avait fait un calcium qui aboutissait à ce que les panneaux solaires d’avant et au moment de son calcul avait un bilan carbone négatif.

        les centrales sont construites… pour dire qu’un autre moyen fait meiux… il faut effectivement comparer au CO2 émis pour les faire tourner..

        construire ou pas des centrales ça se discute…mais arrêter une centrale nuc amortie… on est arrivé à ces niveaux…

        et devoir éviter les emissions de CO2 mondialement, ça se discute..nationalement ça se discute..il n’y a que sur le plan individuel ou cela n’ pas à être discuté, tu ne veux pas utiliser de fossile fais le.

        • jacques lemiere
          14 mars 2021 at 9 h 32 min

          si au moins vous ne mettiez pas moins un..on pourrait penser que vous n’avez pas lu..

          lâcheté intellectuelle navrante…..

      • En fait, d’près un administrateur de l’ADEME, ce qui n’est pas comptabilisé dans les 6 g, ce sont les opérations de démantèlement, ceci pour être cohérent avec les chiffres des autres filières, qui ne les comptabilisent pas non plus. Ci-dessous je cite (sur https://www.bilans-ges.ademe.fr/forum/viewtopic.php?t=4279) :

        « dans les installations brulant des combustibles (charbon, pétrole, gaz, biomasse, …) ne sont intégrées les émissions liées au démantèlement. Idem pour les éoliennes, etc…

        Concernant la production nucléaires, le mélange de sources d’informations peut brouiller le message. Sur la publication utilisée pour servir de support à la valeur Base Carbone, les étapes qui amènent à un facteur d’émission du nucléaire de 5 – 6 gCO2/kWh n’intègrent pas le démantèlement et la fin de vie de la centrale.
        Les opérations comptabilisées sont :
        – Mining
        – Conversion
        – Enrichment
        – UOX fabrication
        – Reactors
        – Reprocessing
        – MOX fabrication
        – Disposal (déchets nucléaires) »

    • Rochain vous êtes mal renseigné. D’après le GIEC, les émissions du nucléaire sont de 12 g de CO2/kWh au niveau mondial (en ACV bien sûr). C’est déjà 4 fois mieux que le photovoltaïque. Ce chiffre tombe à 6 g en France d’après une étude de l’ADEME, car le processus d’enrichissement – qui pèse lourd dans le bilan total – se fait avec une énergie largement décarbonée.
      D’autre part vous parlez d’un uranium « honteusement gaspillé ». S’il y a bien une loufoquerie c’est bien celle-là. Vous voulez en faire quoi de l’uranium ? Des quilles de bateau ?

    • Le chiffre de 6g/kWh pour le nucléaire a été donné par l’ADEME, organisme en partie noyauté par les écologistes. Il prend en compte l’ensemble des cycles de vie d’une filière y compris le démantèlement pour le nucléaire (ce qui n’est pas tout à fait le cas pour l’éolien car calculé sur des bases très sous-estimées à l’époque). Il a été établi sur la base des centrales nucléaires existantes. Compte tenu de l’idéologie marqué de l’ADEME on pourrait seulement craindre une surestimation de l’empreinte carbone pour le nucléaire mais les chiffres annoncés semblent en tout cas cohérent avec ceux donnés entre autres pour l’éolien et le PV quand on connait un peu la rapport entre le coût d’une installation au regard de la quantité d’énergie produite durant la durée de production des installations.
      Par contre ces chiffres ne prennent pas en compte le coût supplémentaire induit par l’intermittence des filières éoliennes et photovoltaïque qui doivent faire appel obligatoirement soit à des moyens de stockage soit à des filières pilotables fonctionnant en ‘back-up’.
      Mr Gay a peut-être des défauts mais jusqu’à présent je ne l’ai pas vu se lancer dans des élucubrations.

      • D’après un expert de l’ADEME que je cite par ailleurs il semblerait que la prise en compte du démantèlement ne soit faite pour aucune filière. Il serait à mon avis souhaitable de le faire. Je pense que cela ne changerait pas grand chose au classement qui place le nucléaire en tête des émissions décarbonées, avec l’hydraulique, mais ce serait bien d’avoir des éléments pour étayer cette affirmation.

  • A cool le pro nucleaire a convié un autre pro nucleaire pour rediger sont article. Objectif defendre le nucleaire on se pose meme pas la question de l’interet du mix énergétique.
    En france 75% de l’energie est nucleaire, les centrales actuelle vont etre prolongées pour 20ans, si un jour l’epr fonctionne il va fonctionner 50 ans. Donc la persistante du nucleaire va rester tres presente. D’ici la il y a un enorme potentiel pour l’energie renouvelable. Le but est un mix energetique diminuer le nombre de centrale qui restent potentiellement tres dangereuse. Le futur technologique permettra de garder le niveau de confort actuel en consomment moins d’energie.
    J’ai toujours du mal a comprendre des individus qui ne veulent rien changer, probleme de cerveau d’éducation manque d’ambition, le trouillo metre a zero.
    Je garde mon diesel vive le nucleaire et ma femme a la cuisine.

    Vivez avec votre temps profitez de la nature du chant des oiseaux, éduqués vos enfants, respectez vous.

    • jacques lemiere
      13 mars 2021 at 13 h 14 min

      il ya de la potentialité en a peut près tout et n’importe quoi..

      ça ne dit rien..

      la vraie question est celle de l’état planificateur…qui désormais veut programmer notre consommation énergétique dans le détail..cause que interet générale et peuple trop con..

      Le gouvernement subventionne les choses qui font prétendument « le plus de sens économique .ce qui est un comble..

      ce que vous croyez et pensez de l’avenir n’est qu’une opinion.. je vois mal comment je pourrais contrer vos arguments sur le fond…

      alors le futur…mais, par contre, regardons hier , l’experience montre qu’ne matière de spéculation energetique, les experts se trompent, parfois mentent, ou omettent si ils ont une forme ou une autre de conflit d’interet et la place d’expert en fait partie.. . ils restent experts car ils arrivent à convaincre que leur prévisions sont juste si il ne s’etaient pas passé un truc imprévu.

    • – Si les centrales actuelles sont prolongées pour 20 ans + l’EPR pour 50 ans, le nucléaire pèsera pour plus de 75% du mix pendant longtemps, SAUF si la consommation (donc les besoins de production) augmentent !
      – Beaucoup ne veulent pas « changer » pour revenir aux moulins à vent inefficaces du 18ème siècle et à une technologie solaire inefficace qui ne produisent qu’en consommant une surface d’installation démesurée, en étant localisés à côté des habitations subissant leurs nuisances, avec une intermittence de production ingérable sauf à la backuper par des centrales pilotables (gaz, charbon, nucléaire) fonctionnant en sous-production et donc économiquement déficitaires
      – Quant aux chants des oiseaux, j’ai cru comprendre que les éoliennes ne participaient pas à leur développement harmonieux.

      Essayez de vous renseigner un peu plus profondément et soigneusement (et honnêtement, cad sans idéologie préalable) sur le mix énergétique que vous suggérez !

    • Ah oui, j’avais oublié :
      – De quel côté est le manque d’ambition, le refus du progrès, le trouillomètre (le ciel va nous tomber sur la tête, l’urgence climatique, …) ?

      • Commentaire pour le moins curieux; on dirait l’hôpital qui se fout de la charité; ce doit être du second degré.

    • Les renouvelables ne peuvent être utilisables qu’avec le complément de centrales gaz /nucleaire/charbon, si tout ça disparaît l’usage de l’électricité devient intermittent, c’est un choix de vivre en Afrique avec la lumière quelques heures par jour. Pour le chauffage, c’est un peu plus grave que l’absence de frigo. Je sais l’homme doit souffrir, il est né pour souffrir mais…les accus, faut même y penser, la technologie n’arrivera pas avant des lustres voir des siècles, trop tard.

      • jacques lemiere
        14 mars 2021 at 9 h 29 min

        non pas que… vous avez « l’effacement » , le stockage et .. »un autre monde énergétique ….. mais le problème reste le même …rendre « consommable » un joule intermittent a un cout…

    • @ justeciel
      Les centrales ne sont pas potentiellement dangereuses! Vous devriez commencer par vous éduquer vous même avant d’accuser les gens réalistes d’avoir des problèmes de cerveau. On sait que plus une civilisation progresse plus elle a besoin d’énergie. Les voitures électriques vont en augmenter la demande!

  • Historiquement le monde est parti sur le nucléaire civil à uranium car on ne pouvait faire à la fois le nucléaire civil au Thorium et la Bombe avec l’uranium. Devant ce problème de coût faramineux, les militaires ont proposé leurs centrales pas du tout conçue pour faire de l’électricité, solution ‘temporaire’ (sauf que dans les faits en 2021, c’est devenu définitif par oubli, on parle d’un EPR2 et la seule solution nucléaire pour beaucoup de politiques ignorants est l’Uranium)
    Les pointures scientifiques dans les années 60 qui avaient bossé sur le démonstrateur à thorium sels fondus fluorés l’ont eu mauvaises mais priorité à la Bombe, c’est incontestable … Le démonstrateur à Oak Ridge à fonctionné 4 ans…
    Revenons à cette technologie du Thorium sels fondus, c’est non proliférant, ça fonctionne à pression atmosphérique (n’explose pas), des sécurités passives, un refroidissement par air vs les pieds dans l’eau avec ses soucis d’inondations, d’étiage et de tsunamis pour l’Uranium, c’est 100% du combustible consommé vs 5% grand maximum pour l’Uranium, c’est 35 fois moins de déchets que l’Uranium, des déchets ‘propres’ pour 99,9% d’une durée de 300 ans.
    Ce n’est pas la même musique que l’Uranium.
    Le régime de fonctionnement des réacteurs à sels fondus fluorés permettent aussi d’incinérer les déchets à longue durée de vie des réacteurs à Uranium, dont le Plutonium (celui des armes atomiques aussi en passant)
    Le stock extrait de Thorium disponible en France est équivalent à 200 ans de consommation électrique actuelle. Le thorium disponible est un déchet du raffinage des terres rares… Un déchet à valoriser.

    • jacques lemiere
      13 mars 2021 at 13 h 51 min

      la question est QUI fait QUOI maintenant…

    • Vous auriez pu énumérer aussi les inconvénients des centrales au thorium par rapport à celles actuelles à l’uranium… Car il y en a aussi.

      • Il y en a mais certainement beaucoup moins que pour le MOX, par exemple.

        Celui-ci ne fonctionne que parce qu’il est très hautement subventionné. Sinon, le MOX est juste une aberration industrielle comme la France en a le secret grâce à la « Sainte Planification de l’État Stratège ».

        • Le MOX subventionné ??? Vous pouvez préciser ?

          • Le MOx n’est pas rentable : l’Uranium ne vaut absolument rien sur le marché mondial et le MOx coûte très cher à produire. Depuis le ridicule abandon de SuperPhénix, le MOx est une pure aberration industrielle comme la France en a le secret.

            Orano est une entreprise parapublique qui vivote, avec votre argent, de subventions à sauvetages. Actuellement, la production de MOx est subventionnée par l’État, via EDF, sous couvert de retraitement. Industriellement, cela n’a aucun sens mais ça emploie 5000 personnes à La Hague … CQFD.

            • Vous ne donnez aucun début de preuve de ce que vous affirmez. Les prétendues subventions pour la filière nucléaire font partie des trop nombreuses légendes urbaines qui circulent dans ce domaine. Je rappelle que le parc électro-nucléaire actuel a été entièrement financé par l’emprunt. Vous parlez de subventions. Pouvez-vous me préciser les dates, et les montants ? Vous n’oubliez pas de déduire les milliards de francs, puis d’euros, qu’EDF verse à l’Etat chaque année depuis plus de 40 ans sous forme de « prélèvement de l’Etat » lorsqu’EDF était EPIC, jusqu’à la privatisation partielle (en SA) sous forme de dividendes. Je rappelle que ces bénéfices ont été réalisés malgré un prix du kWh l’un des moins chers d’Europe. Bien sûr, le nucléaire n’en est pas responsable à 100 %, mais l’est tout de même majoritairement. Là où je suis d’accord avec vous, c’est sur l’abandon de Superphénix.

              • Je donne toutes les preuves pour celui qui prend la peine de lire.

                L’État, actionnaire majoritaire d’Orano et EDF, a voulu développer la technologie des RNR-Na (avec le CEA). Pour cela, il a obligé ces deux entreprises à développer des surgénérateurs (Phénix, SuperPhénix, etc.) et une filière de combustible appropriée à ces derniers (le MOX). Industriellement, cela n’avait pas de sens et une entreprise purement privée ne serait jamais partie dans cette direction vu les montants mis en jeux (des dizaines de milliards d’euros).

                Dans sa très grande stupidité, l’État a annulé quelques dizaines d’années plus tard la moitié de ce programme (SuperPhénix) pour n’en conserver qu’une seule partie : la filière MOX. Industriellement parlant, il « parfaitement » idiot de conserver cette filière sans les surgénérateurs qui vont avec. Il n’y a absolument aucune justification industrielle ou économique à fabriquer du MOX pour alimenter des REP. Absolument aucune : cela n’apporte aucun bénéfice économique, aucun bénéfice industriel et aucun bénéfice écologique. C’est une décision purement politique pour des considérations strictement sociales. En clair, l’État ne voulait pas d’un plan social à La Hague.

                Où sont les subventions ? Puisque vous avez l’air d’avoir la vue très courte et semblez incapable de le comprendre par vous même, je vais l’expliciter. C’est l’État qui produit l’électricité, c’est l’État qui choisit comment et avec quoi, c’est l’État qui produit le combustible et c’est l’État qui fixe le prix.

                La méthode de subvention est très simple : l’État produit un combustible hors de prix qui n’apporte aucun avantage, l’État dit qu’on va produire de l’énergie avec « parce que », l’État dit que l’électricité coûte tant et, pour équilibrer les comptes, la fait payer plus cher. En gros, l’État paie des gens pour produire un truc qui ne sert à rien et, ensuite, oblige les clients captifs à payer le prix qu’il a lui-même fixé en prenant en compte ce boulot inutile qui a été fait, qui ne sert à rien mais qu’il faut quand même payer.

                La subvention au MOX, c’est vous qui la payez directement sur votre facture. Pourquoi ? Parce que l’État oblige EDF à acheter un combustible médiocre au prix fort ; cela en dépit de toute logique industrielle, économique et écologique.

                Accessoirement, oui, les usines nucléaires ont été construire grâce à des emprunts (garanties par l’État …). Sauf que toute la R&D a été payé par l’État (via le CEA) et, surtout, elles sont assurées par l’État en cas d’accidents. Le nucléaire, comme tout en France (sauf le pétrole), a été très largement subventionné. Depuis, ça a rapporté plus que ça n’a coûté, certes.

                • « Depuis, ça a rapporté plus que ça n’a coûté, certes. »
                  Eh bien voilà… il suffisait de le dire !

                  Sinon, si quelqu’un comprend quelque chose au charabia sur le mox, j’aimerai être éclairé. Par exemple :
                  « l’État produit un combustible hors de prix  » : prouvez-le. Vous avez accès à la compta analytique ? Si ce n’est pas le cas, vous n’en savez rien.
                  Je veux bien prendre la peine de lire, mais à condition que vous me donniez à lire.

                  • Les inconvénients économique et industriel du MOX sont très bien documentés. Si vous n’êtes pas capable de les chercher par vous même, je vous enjoins à rester dans votre ignorance.

                    Personnellement, je n’ai cure de vous convaincre. J’avais un message à faire passer, il est passé pour qui est capable de le comprendre. Ceux qui n’en sont pas capables ne m’intéressent nullement.

                    • « Si vous n’êtes pas capable de les chercher par vous même, je vous enjoins à rester dans votre ignorance. »
                      Voilà une réponse typique des gens qui n’ont rien à dire. Le lecteur jugera. Pour moi, c’est terminé avec vous.

                  • J’ai déjà vu des gens intellect malhonnêtes. Nier avec un prétexte comme « prouvez le » y ressemble fort quand on a internet où on peut vérifier par soi même toute information.

                    • C’est comme les logiciels open-source. En théorie tout le monde peut vérifier le code. En pratique, personne ne le fait (et on s’est retrouvé avec quelques failles de sécurité géantes à cause d’erreur de syntaxe de code).

                      Quand untel avance un argument, c’est à lui de montrer les preuves. J’imagine un doctorant publier sur son site perso ses données et ses analyses, puis indiquer dans son mémoire de thèse : cherchez sur google.

                • Je voudrais dire également que je me fiche un peu que le mox soit cher ou pas. Ce qui m’intéresse, c’est la rentabilité de la filière dans son ensemble.

  • En réponse à pseudoscience : C’est écrit sous le cadre dans lequel L’ADEME affiche ce 6g. Sur le site même de L’ADEME !

    C’es 6g sont le CO2 produit par les moyens utilisés sur le territoire français !!! Et c’est une entour loupe de les faire passer pour la production du cycle de vie.
    Entourloupe orchestrée par le sénateur Longuet et l’ex ministre de l’écologie de Rugy en séance au SÉNAT, qui s’était engagé à faire également inscrire la médiane précisée par le GIEC (médiane que ces politiciens nuls confondait avec une moyenne) dans la base de données de L’ADEME. MAIS ULTIME Tromperie celle ci n’y figure même pas.
    Voilà ce que j’appelle une république bannière au service du lobby nucléaire.

    • jacques lemiere
      13 mars 2021 at 13 h 56 min

      je ne tire pas cette conclusion..

      ou bien il existe un moyen simple de déterminer combien de CO2 est émis pour un kilowatt DELIVRE au consommateur et on l’adopte…pour tous les modes de production envisageable..

      c’est sans objet de se poser la question sur ce qui existe!!!

      • jacques lemiere
        13 mars 2021 at 14 h 00 min

        en outre
        Le terme de république bananière désigne à l’origine un pays peu développé, dont l’industrie repose typiquement sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire mise en place, aidée ou soutenue par des grandes multinationales de l’agroalimentaire. Wikipédia

        le secteur nucléaire français était assez contrôlé par l’éat ..le lobby nucleaire pesant sur l’etat aurait été.. je n’appelle pas ça république bananière.. sommes nous une ploutocratie autoritaire?

        ça sonne bien… mais ça sonne assez faux.

    • « bannière » ou « bananière » ?
      Si ce chiffre provient de l’ADEME, c’est bien sûr en provenance d’une source sûre, sans aucun préconçu contre le nucléaire et tout à fait neutre et objective.
      Vous devriez consulter sur le sujet des sources internationales qui ont essayé de calculer (?) les émissions de CO² de TOUTES les productions électriques en les ramenant au TWh avec des critères permettant des comparaisons autres que subjectives et au doigt mouillé.
      L’ADEME n’a aucune autorité scientifique en la matière !

      • Une source internationale peut-être plus d’autorité, celle du GIEC :
        https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ipcc_wg3_ar5_annex-iii.pdf

        Quelques chiffres en 2018 :
        – Nucléaire : 12g CO² (médiane, entre 3,7 et 110)
        – Eolien : 12g CO² (médiane, entre 8 et 35)
        – Solaire PV : 48g CO² (médiane, entre 18 et 180)
        – Hydro : 24g CO² (médiane, entre 1 et 2200 (?))
        – Gaz : 490g CO² (médiane, entre 410 et 650)
        – Charbon : 820g CO² (médiane, entre 740 et 910)

        Je n’ai pas encore trouvé une seule publication qui ne mette pas le nucléaire en tête (très proche de l’éolien) pour ses basses émissions de GES !

      • J’ajouterai « aucune autorité scientifique en cette matière (émissions CO²), ni dans d’autres ! ».

      • jacques lemiere
        14 mars 2021 at 9 h 21 min

        justement l’ademe est pro renouvelable c’est sa mission..

    • @ Rochain:
      Je suis allé voir sur le site de l’Ademe,
      https://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?conventionnel.htm

      « Le périmètre des données comprend l’amont et la combustion  »

      Le mot amont désigne quoi selon vous?

  • ADEME écrit clairement que le 6 g de CO2 indiqué sur son site sont les émissions produites par les moyens de traitement sur le sol français !
    Quand je les questionne pour leur faire avouer qu’il ne s’agit donc pas des émissions produites durant le cycle de vie de la mine au traitement des déchets je n’ai brusquement plus de réponse.
    Ils semblent donc très gène car le ministre de Rugu s’était entendu avec le sénateur Longuet pour faire entériner cette valeur qui ne sort d’aucune étude scientifique sur le cycle de vie du combustible. Eh oui quand on veut donner une belle image à une source au détriment des autres on accepte une entorse dans le mode de calcul, ce silence est plus qu’un a vœux de L’ADEME qui est aux ordres du gouvernement qui balbutie des explications de faute de frappe… Pour expliquer le 66 g de moyenne mondiale qui ne serait pas français.
    Les machines à mazout qui concassent le minerai au Kazaksthan pour en faire de mla poudre à traiter ensuite chimiquement à l’acide produisent moins de CO2 quand le client est français que quand il est d’un autre pays…. C’est ça?

    • D’après Rochain l’ADEME serait inféodée au lobby nucléaire… on aura tout vu ! Faut quand même oser…

      • Oui, il faut le faire !
        Pour un organisme qui a réussi à bâtir des scénarios ineptes 100% renouvelables à 2030 (ou 2050) pour la France, c’est sûr qu’ils sont franchement pour le nucléaire !!

      • Mais Rochain ose tout: ses commentaires concernant le réchauffement climatique ou l’effet de serre (enfin je pense que c’est le même auteur) sont de la même veine!

      • Mais Rochain est actionnaire dans les « renouvelables », et il ne s’en vante pas. Par contre, côté désinformation, il est très fort!

    • @ Rochain: Vous pouvez donner le lien qu’on vérifie, car je n’ai pas trouvé ce que vous affirmez.

  • Les écologistes se contrefoutent des exemples qui démontrent que le renouvelable ne peut satisfaire la demande. Une expérience grandeur nature s’est terminée par un échec cuisant de l’éolien à El Hierro aux îles Canaries. Le retour d’expérience sur l’autonomie énergétique de l’île au moyen des énergies intermittentes est un fabuleux désastre. Les installations ont coûté 80 millions d’euros pour une production de seulement 34% grâce à l’endroit particulièrement très venteux. Le reste du temps il est nécessaire d’avoir recours à la centrale thermique. L’incapacité des éoliennes à fournir 100% de l’électricité à l’île d’El Hierro aux Canaries aurait dû servir de leçon et stopper net tous les projets d’installation en cours. Pourtant comme d’habitude Macron et son gouvernement de guignols irresponsables s’obstinent !

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