Le danger de l’écologie politique pour la liberté

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Le danger de l’écologie politique pour la liberté

Publié le 3 septembre 2019
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Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou1.

L’écologie a renoué le lien fondamental et sacré reliant l’environnement à l’Homme qu’avaient perdu les religions dans un contexte d’explosion technologique. Cette communion renouvelée a ouvert la voie à un cortège de gourous et d’affairistes dont le fond de commerce repose, comme souvent, sur la peur.

Lorsqu’un bateleur médiatique (élu ou non) se pose en défenseur de la transition énergétique au nom de l’écologie, il est persuadé de se trouver du côté des bons et des gentils. Tout ce qu’il promet va dans le sens d’une humanité plus solidaire, plus propre, plus autonome, plus responsable et plus juste. Les vérités premières qu’il assène deviennent une évidence. Ne pas les suivre relèverait de l’imbécillité et de l’égoïsme.

Les  « néo-prédicateurs » de la religion verte ont même leur diable : l’énergie nucléaire.

Le retour de l’obscurantisme

À l’opposé du siècle des Lumières et de son culte de la technique et du progrès, le XXIe siècle naissant affiche désormais sa défiance de la science et scrute, derrière chacune de ses avancées, la main du lobby susceptible de l’avoir manipulée.

Au nom du dieu Nature, ce siècle marque le retour de la culpabilité de l’Homme, néfaste par essence à son environnement. Sa nécessaire contrition est liée au mythe d’une future apocalypse dont il serait responsable.

L’écologie politique s’engouffre avec succès dans cette brèche en brandissant à la fois le spectre de la fin du monde et les délices d’un paradis perdu. Elle se contente de manipuler les peurs sans s’embarrasser de bilans.

L’écologie, une dictature ?

Le discours de la transition énergétique a des airs de dictature et d’arrangements commerciaux entre amis.

L’écologie « sympathique » utilise des expressions grandiloquentes (sauver la planète et les futures générations) pour imposer sa volonté au peuple, y compris contre son gré, par l’application de normes toujours plus restrictives et contraignantes, voire liberticides.

La véritable écologie, c’est-à-dire la protection de l’environnement et l’arrêt du gaspillage des ressources, est une science qui fait appel à la technique, l’industrie, l’économie, ainsi qu’à la recherche.

Mais la politisation de l’écologie, qui fait de la protection de la planète un projet prioritaire de société, doit être redoutée.

L’écologie politique ne doit pas être un fondement des relations sociales car les écologistes ne cherchent pas à résoudre les problèmes humains, sociaux ou économiques. Ils veulent avant tout créer une icône supérieure à l’Homme et qui serait la planète. Cette « idole sacrée » déciderait au-dessus de toute autorité humaine du bien et du mal. Il ne s’agit plus d’un projet républicain mais d’une idéologie religieuse fondée sur un arbitraire, au nom de la sainte quête du Graal du développement éco-durable.

Les scientifiques sont mis au pilori comme menteurs aux ordres des industriels. Adieu la science et la raison pour le développement de l’humanité, adieu même toute espérance de mieux consommer et de moins polluer.

La défiance du progrès

Les progrès des biotechnologies, et des techniques en général, ont fait reculer la faim dans le monde, mais aussi la maladie et la misère.

Pourtant, chaque mise au point d’une nouvelle variété de semences mieux adaptée à son environnement, ou de produit phytosanitaire qui évite la destruction des cultures, est désormais perçue a priori comme une invention du diable par l’écologie moderne.

La constante est de s’opposer à toute forme de science comme d’ailleurs à toute forme de confort ou de progrès.

C’est la raison pour laquelle la défiance envers les vaccins ne cesse d’augmenter en Europe, alors que ceux-ci sauvent entre 2 et 3 millions de vies chaque année.

L’écologie moderne se méfie de la civilisation et de l’industrie. Elle préfère un repli sur elle-même dans lequel l’auto consommation, la frugalité, et le retour à la nature primitive deviennent un but.

Elle puise ses racines dans le courant culturel de révolte contre l’autorité établie dont les théoriciens sont généralement issus de milieux nantis « écolo-bobos » assurés de la protection sanitaire et de tous les éléments de confort de cette société industrielle tant honnie.

Une déviance de nos gouvernants

Les « déviances écologistes » de nos gouvernants sont inquiétantes pour la démocratie s’ils continuent à élever au rang d’intérêt général la production des énergies renouvelables, sans démontrer qu’elles répondent à ce qu’ils prétendent.

Ceux qui s’imaginent encore que l’écologie permettra d’aller vers un monde meilleur sont les dupes de l’Histoire. Cette idéologie s’organise pour imposer une réduction du niveau de vie de l’humanité par la contrainte en limitant la production d’énergie abondante et bon marché.

Le principal facteur de développement social et de compétitivité de toute économie est le caractère bon marché de l’énergie, et en particulier de l’électricité.

Imposer des énergies renouvelables aléatoirement variables, voire intermittentes et chères au détriment du nucléaire est un bon moyen pour parvenir à effondrer une société industrielle.

De plus, l’électricité produite par le soleil et le vent peut faire s’écrouler le réseau de transport sans la stabilisation de la fréquence (50 hertz) par l’inertie des « machines tournantes » pilotables, comme les alternateurs des centrales thermiques classiques (gaz, charbon, pétrole), ou nucléaires.

L’énergie nucléaire incarne le mal absolu, puisqu’elle représente actuellement la seule forme d’énergie propre qui peut être fournie en abondance avec un minimum d’impact sur l’environnement. Elle ouvre des perspectives quasi  illimitées grâce aux nouvelles générations de réacteurs.

De plus, la réduction de la part de production nucléaire préconisée actuellement par le gouvernement s’oppose à la lutte pour le climat et à l’accès à l’énergie pour tous.

L’échec prévisible de cette politique est désormais dûment constaté dans le suivi de la stratégie nationale bas carbone.

De même, en Allemagne, le doublon intermittent de plus de 100 000 mégawatts (MW) éolien et solaire n’a toujours par permis de fermer un seul MW pilotable, malgré les milliards d’euros engagés pour l’Energiewende. S’il est facile de fermer autoritairement par idéologie une unité pilotable, c’est ensuite une autre affaire d’assurer la sécurité d’approvisionnement.

Le principe de réalité

La charge du ministre de l’Écologie stipule : « Au titre de l’énergie et du climat, il élabore et met en œuvre la politique de l’énergie, afin notamment d’assurer la sécurité d’approvisionnement, la lutte contre le réchauffement climatique et l’accès à l’énergie, et de promouvoir la transition énergétique. »

Or, la mise en œuvre des valeurs de l’écologie politique, via la transition énergétique, menace précisément la sécurité d’approvisionnement et va à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique.

L’écologie érigée en religion fait croire aux miracles d’un avenir radieux grâce au vent et au soleil. Mais les épithètes grandiloquentes qui l’accompagnent n’y changeront rien : les énergies intermittentes éoliennes et photovoltaïques, véritables totems modernes, ont montré leur incapacité à remplacer quelque puissance pilotable que ce soit, et à réduire les émissions de CO2.

Et ceci, tout particulièrement en France, pour la bonne raison que son système électrique n’émet déjà pas (ou peu, 6 gCO2/kWh) de gaz à effet de serre.

Aujourd’hui, l’écologie politique recherche le pouvoir pour faire de bonnes affaires financières. Elle veut obtenir le soutien financier des États, c’est-à-dire de tous les contribuables (ces pécheurs et pécheresses à convertir) et des consommateurs (ces vilains pollueurs). Dans cette optique, elle a besoin d’un système autoritaire qui lui permettra d’imposer sa vision pour le « bien de la Planète ».

Des méthodes sournoises

Dans le monde, des écologistes politiques utilisent des méthodes sournoises aux relents dictatoriaux pour s’imposer au peuple récalcitrant. Alors, pour imprégner les esprits, ils déploient une propagande médiatique tous azimuts afin de radicaliser, fanatiser, discréditer, jeter l’anathème, supprimer et interdire, toujours et encore au nom de la Planète.

L’Occident pourrait devenir le dindon d’une farce que ces nouveaux idéologues écrivent sous le regard intéressé de la Chine, de la Russie et des États-Unis qui avancent leurs pions pour défendre leurs propres intérêts.

En poussant le raisonnement jusqu’au bout, le meilleur moyen de diminuer l’empreinte écologique de l’Homme sur Terre est de le transformer en humus pour nourrir la Nature.

Finalement, se suicider serait bon pour la planète. Un bon humain serait donc un humain mort.

On commence tout de suite ou on attend encore un peu ?

Et surtout, qui commence ?

Attention… l’écologie politique est dangereuse pour la démocratie et la liberté !

  1. Inspiré par la publication L’écologie politique sera scientifique ou ne sera plus dans European Scientist
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  • La véritable ecologie…….c’est proteger sa propriété pas proteger les petits oiseaux

  • « La véritable écologie, c’est-à-dire la protection de l’environnement et l’arrêt du gaspillage des ressources, est une science qui fait appel à la technique, l’industrie, l’économie, ainsi qu’à la recherche. » ce n’est pas une définition qui fasse grand sens ça…elle implique que pour des raisons obscures l’environnement ne doit pas être plus changé qu’il ne l’est maintenant, que nous pouvons trouver un mode de vie ( à 7 milliards) qui permet de ne pas le dégrader plus..

    avec une telle définition on ne sait pas si l’ecologie est simplement possible à 7 milliards..

    c’est pour ça d’ailleurs qui l’inévitable écologiste donneur de leçons donne des leçons planétaires et reste flou sur sa façon de vivre ou comment ou doit vivre en pratique.

    • Mengele avait une approche scientifique de la torture ! La science fait ce qu’on lui demande de faire. Etonnant que la philosophie ne soit pas mentionnée comme discipline susceptible d’orienter les esprits. La science penserait-elle toute seule ? Voilà une position typiquement scientiste !

      • La philososophie a été parfois le même faux-nez que ce que vous critiquez . Quant à Mengele que vouliez vous attendre d’un marxiste anti capitaliste ou autre crétin de base? Voila un commentaire typiquement d’un kmer vert essayant de transformer une réalité qui l’indispose en une religion ne tolérant aucune contradiction

        • Pour orienter les esprits, c’est la rhétorique ( pas la raie thorique 😉 ) et surtout pas la philosophie. L’une est la science du démagogue, l’autre du sage. C’est bien différent.

    • L’arret du gaspillage des ressources……et qui decide qu’il y a gaspillage des ressources…. financieres …assurement pas un écolo !
      L’ecologie n’est pas de s’inquiéter de tout mais adapter son envirronement de maniere optimale ..pour l’homme, si le loup le gene , le loup’doit disparaitre !

      • Les loups ne seraient pas forcément d’accord avec cette position, mais « la raison du plus fort est toujours la meilleure » comme le disait le loup de La Fontaine, alors il n’avait qu’à être le plus fort.
        Néanmoins, je pense que la notion de gaspillage peut être définie de manière à faire consensus. L’auteur dit que les écologistes « veulent avant tout créer une icône supérieure à l’Homme et qui serait la planète », et de fait opposer la planète à l’Homme. Il est tout aussi absurde de mettre l’Homme au dessus de la planète, l’Homme ayant besoin de celle-ci pour vivre. Une fois qu’on a compris que l’Homme n’est qu’une partie du vivant sur Terre, et qu’il en a besoin pour vivre, on peut comprendre la notion de gaspillage comme la surexploitation de ressources naturelles pour un but court termiste futile au détriment de la bonne vie de l’Homme dans l’avenir. Il convient alors de définir ce qu’on entend par futile, et également « bonne vie de l’Homme » dans le futur.
        Une chose est sûre, les actions présentes peuvent avoir un impact sur le future, il faut donc être éclairé pour savoir comment concilier au mieux ce que nous voulons dans le présent pour nous et dans le futur pour les prochaines générations (qui n’ont pas leurs mots à dire, les absents ont toujours tort comme ne l’a pas dit La Fontaine mais ça n’en reste pas moins vrai). Il est important à ce titre de se rendre compte que tout n’est pas permis dans le monde, et que la nature (les lois physique ne pouvant être violée) pourrait nous le rappeler de manière brutale si nous abusions (gaspillions ??) un peu trop.

        • non… la notion de gaspillage ne peut être définie que par l’utilisation de ressources par rapport à à un objectif donné.. elle est relative… car en général on utilise plusieurs ressource pour obtenir un objectif donné et on donne usuellement le plus grand poids à la ressource rare ou chère…

          et c’est déjà compliqué, les moralistes veulent ajouter des trucs qui vont faire tendre l’homme à s’en tenir à une vision utilitariste de la vie…ainsi le futile est du gaspillage..

          ou autre..

          mais de toutes façons il faut commencer par donner SA définition du gaspillage..

  • « Attention… l’écologie politique est dangereuse pour la démocratie et la liberté ! »

    … et pour la vie.

    DDT : 30 millions de morts mais aussi, plus sournois, les morts liés à la baisse du niveau de vie et la hausse des prix de l’énergie.

  • La bonne vieille tradition religieuse pointait le péché d’idolâtrie comme un risque majeur: prendre pour Dieu ce qui n’est pas Dieu, autrement dit absolutiser ce qui n’est pas un absolu.
    Sans compter que les sciences ont pu progresser à partir du moment où la nature n’a plus été divinisée: l’homme primitif, terrorisé par les catastrophes qu’il prenait pour une punition divine n’avait pas d’autre choix que de se soumettre et faire des sacrifices…
    Alors oui, la politisation de l’écologie, qui fait de la protection de la planète un projet prioritaire de société, doit être redoutée…

  • A l’auteur: attention à ne pas assimiler les personnes opposées à la politique vaccinale du gouvernement à des « anti-vaccins » et par suite à des « obscurantistes ».
    Ce que fait évidement la propagande, comme elle le fait pour les « climatosceptiques »

    • Bien d’accord !
      D’autant que beaucoup ne sont pas anti-vaccins mais seulement anti-obligation…
      Rappelons à ce titre qu’environ 1 pays européen sur 2 se contente de recommander la vaccination sans l’imposer et que dans ces pays, les résultats ne sont pas moins mauvais que dans les autres.
      Les libéraux savent bien que l’obligation (par ex de cotiser à la sécu ou à un système de retraite) est une mauvaise pratique ; ils la dénoncent régulièrement. Pourquoi faire une exception pour les vaccins quand on sait par ailleurs que la liberté vaccinale est tout aussi efficace ?

    • foutre moins un à ça.. ça veut dire quoi..
      devoir assimiler le refus de l’obligation vaccinale à ne pas croire à l’utilité des vaccins???

  • * Le danger de l’écologie pour le libéralisme (débridé) ? Cela nous pose 1 autre question connexe, que les grands médias en laisse du Pouvoir, censurent immédiatement : le capitalisme (où son esprit de lucre insatiable dans certains lobbies) nuit-il gravement à l’environnement planétaire ? Les exemples sont nombreux et certains comme trump ont cloué au pilori les accords de Paris et certains scientifiques prennent le contrepied de l’écologisme et certains comme Macron critiquent Bolsenaro en Amazonie tandis qu’il s’apprête à en faire autant avec son projet dévastateur « montagne d’or » qui livre 760 ooo ha de forêt Guyanaise à l’industrie de l’orpaillage, en y chassant par la force des choses des Indiens chasseurs-cueilleurs qui y vivaient paisiblement depuis longtemps, sans les avoir consultés !
    https://www.nouvelobs.com/planete/20190826.OBS17551/le-grand-conseil-coutumier-des-peuples-amerindiens-denonce-la-duplicite-de-macron-sur-l-amazonie.html

    • On magnifie beaucoup les Indiens dAmazonie (comme d’ailleurs également). Pour avoir vécu dans certains de ces pays quelques années, j’ai vu beaucoup d’Indiens qui eux-mêmes défrichaient la forêt pour se nourrir correctement, la chasse et la cueillette n’étant pas un sport pour bobos mais une vie très dure qu’on abandonne aisément dès que possible. Avec le tourisme – en Guyane française ou ailleurs – beaucoup d’Indiens se mettent en scène à certains moments de certains jours (arrivée de groupes), viennent dans leurs cases puis, après 18 heures, retournent dans leurs maisons en dur un peu plus loin avec climatisation et télévision. Enfin, on parle beaucoup du Brésil, mais la Bolivie de l’Indien et nationaliste indien même Evo Morales pratique la déforestation massive de son espace amazonien, justement pour permettre à ses citoyens de vivre de l’agriculture et de l’élevage de façon décente. Sachez que nulle part les écolos ne sont les bienvenus dans ces régions et que le nom de Nicolas Hulot est honni sur tout le continent sud américain, jusqu’à Ushuaia dont il copyrighté le nom et qui est en procès avec la ville à ce sujet!

      • Pour le procès de Hulot avec Ushuaïa, merci de l’info. Finalement ce n’est pas étonnant : l’écologie est un luxe de bobo occidental qui se croit au-dessus de tout et de tous, pas étonnant donc que le bobo en question ait cru intelligent de se faire du fric (tout en condamnant le capitalisme) sur le dos de ces « locaux » finalement juste bons à être méprisés et instrumentalisés.

    • le capitalisme c’est un concept flou…

      je n’ai aucun droit sur l’amazonie..macron non plus… point barre..

  • A placarder sur les murs !

  • Le danger aussi est un appauvrissement généralisé des populations.
    L’énergie plus chère, les déplacements plus chers, les coûts de production plus cher. Les taxes, les réglementations, les contraintes..
    Il y a un coût et un appauvrissement généralisé de la population européenne et Française en particulier.

  • « dont le fond de commerce repose »

    Le fonds de commerce, bon sang, ‘s’ ! Un fonds de commerce, ou le Fonds monétaire international, n’ont rien à voir avec le fond du jardin ou le fond de ma poche !

  • Je ne suis pas certain que l’idéologie politique cherche le pouvoir par appétit financier.
    Je crois au contraire que leur véritable agenda est la pure décroissance, qu’il s’agisse de la consommation énergétique (association negawatt), de la population humaine ou de l’exploitation des terres…
    En quelque sorte le retour à une société d’avant les 30 trente glorieuses, voire d’avant la découverte du pétrole… Un passé fantasmé en paradis terrestre perdu.
    Comme ceux-là savent bien que personne n’y retournera de gaité de coeur, un pouvoir autoritaire est nécessaire, et celui-ci devra, pout mieux convaincre, s’appuyer sur la Peur et la Sécurité. Démarche vieille comme le monde.
    Les ENR, pour les moins décroissants d’entre eux, ne sont qu’un alibi pour tenter de faire croire qu’il leur reste un soupçon de foi dans le progrès technique. Le public, plus ou moins expert, pense qu’ils imaginent pouvoir remplacer le nucléaire et le petrole par des éoliennes et des panneaux solaires. C’est un tort. L’objectif de l’association Negawatt, par exemple, n’est pas de substituer une énergie par une autre, mais de diminuer globalement la ressource énergétique, dans des proportions totalement irréalistes.

    • J’irai plus loin que vous : les gourous de cette nouvelle religion, l’écologisme, cherchent à faire table rase des fondements de nos sociétés occidentales, dont en particulier le judéo-christianisme. Le judéo-christianisme est souvent décrié – d’où d’ailleurs la sécularisation de nos sociétés – et personne ne remarque que justement, c’est dans les pays où il a le plus imprégné les mentalités que se sont développés la démocratie, l’économie de marché, avec l’élévation du niveau de vie considérable que nous avons connue, et bien d’autres choses (les arts, etc.).
      Ces gourous de l’écologisme veulent nous ramener à l’ère pré-judéo-chrétienne ; en gros, la préhistoire, avec tout ce que cela comporte de barbarie et de régression au plan du niveau de vie, de la santé, et de tout le reste. Ils sont donc très dangereux, d’autant qu’ils avancent en bonne partie masqués : chaque chose en son temps, l’énergie d’abord, la décroissance ensuite, puis viendront la stérilisation obligatoire, l’euthanasie…
      Il est vrai qu’à côté de ces idéologues religieux anti-judéo-chrétiens, se sont glissés des opportunistes n’ayant qu’une vision de court terme, celle consistant à faire un maximum de business, dans le cadre d’un capitalisme de connivence orienté « écologie ». Ceux-ci ne dérangent pas vraiment ceux-là, puisqu’ils servent leur projet.

  • Il y a un angle mort dans le raisonnement. On se demande bien pourquoi la confiance dans les capacités de développement technologique s’arrête au nucléaire (nouvelles générations de reacteurs attendues comme Godot) et n’englobe pas aussi les ENR dont le rendement s’améliore sans cesse et au sujet desquelles on fonde aussi beaucoup d’espoir dans le stockage de l’électricité.
    A se demander si les ENR ne sont pas vues aussi comme le diable par certains…

    • Je pense que l’auteur veut souligner le fait que le nucléaire est diabolisé alors que les énergies renouvelables sont encensées dans les médias de masses.
      Il y a un décalage énorme entre la réalité du nucléaire et l’image qu’en ont la plupart des gens, qui mériteraient d’être réduit par de la meilleure information (à ce titre, vous pouvez lire ceci : https://jancovici.com/transition-energetique/nucleaire/quelques-idees-recues-nucleaire-civil/).
      Il y a un également un décalage énorme entre la réalité des énergies renouvelables (essentiellement éolien et photovoltaïque) et l’image de celles-ci dans les médias, et donc dans l’imaginaire collectif. Malgré des améliorations en terme de rendements, elles sont encore largement minoritaires et les moyens de stockage massif d’énergie électrique se font encore attendre, et ne seront pas sans contrepartie et rien ne dit aujourd’hui que ce sera possible à réaliser à des échelles industrielles.
      Sans vouloir considérer le nucléaire ou les ENR comme le diable, il faut je pense regarder les évolutions récentes, et regarder les implications des différents choix (en prenant bien garde à rester critique sur les hypothèses faites lors de l’élaboration des différents scénarii, le diable se cache souvent dans les détails).

    • « au sujet desquelles on fonde aussi beaucoup d’espoir dans le stockage de l’électricité. »
      C’est toujours ce qu’on nous dit, ça finit par devenir un serpent de mer cette histoire. Le problème, c’est que ces EnR ne survivent et se développent, jusqu’ici, que grâce aux aides publiques (massives). Si elles représentaient vraiment le progrès, elles n’auraient pas besoin de ces aides publiques : elles s’imposeraient d’elles-mêmes.
      D’autre part il sera nécessaire, à un moment, de faire le bilan écologique réel (je ne parle pas de bilan carbone, cette escroquerie) de ces EnR, en particulier du recyclage des batteries et autres plots de béton supportant les éoliennes.

  • Je plussoie. La véritable écologie c’est celle qui optimise le vivant, préserve la qualité de vie de l’humain et encourage le progrès scientifique , technologique sans nous condamner à un déclin économique.

    • Tout à fait d’accord avec cet objectif pour l’Homme et la planète.
      Il reste maintenant à trouver les moyens les plus adaptés pour tenter de remplir cet objectif, et l’idéologie ne devrait pas avoir son mot à dire dans la recherche de ces moyens, elle ne devrait intervenir que dans la définition des objectifs. Le problème souligné par l’auteur est que l’idéologie guide aujourd’hui le choix des moyens en rejetant le nucléaire, ce qui va non seulement nuire fortement à la réalisation de nos objectifs, mais en plus être probablement contre productif en dégradant d’autres aspects sociétaux (niveau de vie, confiance des gens en leurs dirigeants et glissement vers la dictature, etc …).

      • pas d’accord..
        car avant tout ça ne veut rien dire..et en plus c’est ce que disent souhaiter tous les hommes politiques!!!

    • non il n’y pas de « véritable écologie »..
      optimiser le vivant je ne vois pas..
      mais si vous voulez préserver la qualité de vie de l’humain… ça pose question…
      encourager le progrès scientifique, ça pose question…

  • Excellent article. Effectivement, on a pu ne pas voir venir l’écologisme qui est un totalitarisme terrifiant puisqu’il vise à renvoyer l’humanité à l’âge des cavernes voire – comme certains de leurs leaders le préconisent – de diviser par 10 la population humaine afin de protéger « Gaia » la terre-mère. Le plus inquiétant est que relayé par des medias dociles et des politiciens incultes, ce totalitarisme est en train de s’imposer chez certains comme une évidente nécessité « pour sauver la planète »

  • Le stockage de l’électricité le dernier grand phantasme des écolos-bobos n’ayant rien compris aux rendements et aux investissements.

  • Tout le monde peint en vert, c’est la mode Mais le Vert c’est aussi la couleur de l’Islam.

    • Accessoirement, c’est aussi la couleur de l’espoir, la couleur de l’herbe, la couleur de pas mal de feuilles d’arbres (pas en automne évidemment) … mais je ne vois pas trop le rapport avec ce qui est dit dans l’article.

  • à mon opinion l’ecologie est de choisir une façon préférentielle d’impacter l’environnement..RIEN DE PLUS… ça NE PEUT PAS etre objectif c’est nécessairement arbitraire voir individuel..
    nous sommes tous ecologistes en somme.. mais chacun à sa façon..

  • Je ne peux que vous conseiller le dernier livre de Drieu Godefridi « L’écologisme, nouveau totalitarisme », qui explique fort bien les racines de la nouvelle religion : toute activité humaine génère du CO2. Si on admet le postulat selon lequel il y a réchauffement anthropique mortifère, alors l’ennemi, c’est l’homme lui-même. Pour les nazis, c’était le Juif ; pour les léninistes, c’était le « bourgeois » ; pour les écologistes, c’est… nous tous ! D’où entre autres, leurs propositions pour la réduction des naissances, l’euthanasie, l’arrêt des traitements après 70 ans, etc. Ils considèrent que réduire le nombre d’humains à 10% de leur nombre actuel serait le seul moyen de préserver Gaïa… Sans parler de celles sur l’alimentation ou les transports : réduction drastique de toutes nos libertés individuelles. (Pour la bonne cause, bien sûr…) Propositions d’ailleurs antérieures à la « découverte » du réchauffement anthropique. À bon entendeur !

  • Il y a – enfin ! – une lueur d’espoir qui nous vient d’Italie et qui est reprise par les vrais scientifiques : https://www.skyfall.fr/2019/09/03/aucune-urgence-climatique/#comment-257018
    A faire circuler largement !

  • Jean-François Dupont
    4 septembre 2019 at 13 h 34 min

    Article lucide. Article porteur d’espoir aussi : il va à contre-courant du main stream ambiant. Article minoritaire (encore ?), mais qui montre que la liberté de pensée et l’indépendance de l’analyse basée sur des informations solides, existe encore. Bravo et merci aux auteurs.
    À signaler cet argument qui résume bien pourquoi l’écologie politique va à l’encontre à la fois de la dimension scientifique et de la dimension démocratique de l’homme : « … n’est pas scientifique une stratégie qui joue sur la peur des hommes pour écarter les connaissances et forcer les décisions ». C’est d’un enseignant genevois, Rudy Grob, et cela date de 1984. Plus sur https://clubenergie2051.ch/2019/05/11/lecologie-politique-des-critiques-severes/
    Et aussi : l’écologie est apparue sur les ruines du marxisme comme une 3e voie entre la gauche et la droite. Problème : si la gauche et la droite sont humanistes, humanisme social d’un côté et humanisme libéral de l’autre, force est de constater que l’écologie politique n’a pas d’humanisme. Pour ses partisans l’homme n’est qu’un prédateur dangereux pour la Nature, donc à éliminer. Or une bonne gestion de l’environnement ne se fera pas sans humanisme. Plus sur https://lesobservateurs.ch/2013/10/20/dupont/

  • bon si un article contient une critique de l’ecologie, vous avez inévitablement des gens qui disent que l’ecologie c’est autre chose..et que c’est bien…tant l’idée de protéger l’environnement ou l’ecologie sont connotés positivement…

    je suis désolé l’ecologie n’a pas pour moi de définition précise…

    à la rigueur ce ne serait pas bien grave SAUF que il y a un parti écologiste et que ce parti profite de la coté d’amour du simple mot…

    sauf que le programme des écologistes n’est pas plus écologiste que le mien…

    • Jean-François Dupont
      4 septembre 2019 at 18 h 26 min

      Oui, il y a confusion avec la définition de l’écologie. Il semble qu’il y ait deux écologies: 1) la science qui étudie les équilibres des êtres vivants avec leurs biotopes et 2) une mouvance politique un peu fondamentaliste, voire fanatique. Luc Ferry dans « Le nouvel ordre écologique » a soigneusement analysé ces deux écologies et montré l’importance de les distinguer (Ed. Payot, 1992). Voir un résumé dans: https://clubenergie2051.ch/2019/05/11/lecologie-politique-des-critiques-severes/

  • L’écologie politique est plutôt portée vers la protection de l’environnement et l’arrêt du gaspillage des ressources, faisant appel à la technique et à la recherche.
    Il n’est pas exact de faire l’amalgame entre les partisans de la décroissance, les opposants aux vaccins, et l’écologie politique.

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Par Samuele Furfari.

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Quel modèle de croissance pour demain ? C'est pour répondre à cette question que Philippe Charlez sort ce mois-ci aux éditions Jacques-Marie Laffont L'utopie de la croissance verte. Les lois de la thermodynamique sociale. Philippe Charlez est ingénieur des mines (Faculté polytechnique de Mons, Belgique), docteur en physique et spécialiste de l'énergie internationalement reconnu. Il écrit pour Contrepoints, Atlantico, Valeurs actuelles et Opinion Internationale. Il est expert des questions énergétiques de l'Institut Sapiens.

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Par Armand Paquereau.

Le 2 octobre 2021 sur France 2, Sandrine Rousseau, challenger de la primaire EELV prône un choc de productivité négatif :

Dans l’agriculture, il nous faut plus de main-d’œuvre et moins de technique.

Elle met en avant sa qualité d’économiste pour justifier sa position.

La productivité est-elle négative ?

Si on considère que la productivité n’engendre que des efforts pour améliorer les quantités produites et leur qualité, on peut en effet considérer qu’elle entre en conflit avec le confort du tr... Poursuivre la lecture

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