Covid : le monde se divise en deux catégories

Photo by Jean-Guy Nakars on Unsplash — Jean-Guy Nakars,

Face au virus, gardons la tête froide !

Par Margot Arold.

« Le monde se divise en deux catégories mon ami, ceux qui ont un revolver chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »

Il semblerait que cette réplique de Clint Eastwood dans The Good, the Bad and the Ugly soit tristement raccord avec notre actualité.

Non, pas seulement à propos du terrorisme. À propos du Covid.

Deux catégories…

Il y a ceux qui creusent leur propre tombe, qui admettent qu’« à situation exceptionnelle, décisions exceptionnelles ». Qu’il est normal d’être confiné pour faire baisser le taux de contaminations, pour sauver l’hôpital et ses pauvres soignants fatigués, ceux qu’on applaudissait à 20 heures en mars, faute de leur fournir du matériel pour se protéger.

Ceux qui sont contents que les commerces soient restreints, que les grandes surfaces soient punies car les « petits » souffrent face aux grands. Encore deux catégories.

Ceux qui trouvent judicieux de priver les personnes âgées de contacts, qui prônent la distanciation permanente. C’est pour leur bien qu’ils déclinent car ils vivent repliés sur eux-mêmes, le gouvernement n’en a que faire. Foin des contacts humains, puisqu’on vous dit que c’est pour votre santé ! Vous vivrez plus longtemps, mais isolés.

Ceux qui ne réalisent pas (encore) les effets du port permanent du masque dans l’environnement de jeunes enfants, privés de déchiffrer les expressions des visages, d’associer l’articulé et les phonèmes.

Et il y a ceux qui temporisent, et parmi eux, beaucoup de médecins (même si malheureusement, dans l’autre catégorie, il y en a aussi).

Le Covid, c’est d’abord ça :

Chiffres issus de « COVID-19 Dashboard by the Center for Systems Science and Engineering (CSSE) at Johns Hopkins University (JHU) »

Ensuite, la prise en charge médicale a évolué depuis mars. On intube moins, et si des patients covid sont en réanimation, certains y sont seulement pour recevoir de l’oxygène sans pour autant nécessiter des soins intensifs. Ce genre de soin peut se pratiquer ailleurs qu’en service de réanimation. Les chiffres et la saturation du service seraient alors moins affolants.

Le rôle délétère des ARS

Ce sont les ARS qui donnent les ordres pour la répartition des patients : ainsi, envoyer des patients à l’autre bout de la France parce que le service serait saturé et qu’il n’y aurait plus de place juste à côté, c’est une décision de l’ARS qui a « sectorisé » la prise en charge.

Curieusement, de nombreux patients sont transférés loin sans que la clinique la plus proche soit sollicitée pour leur prise en charge. Et pourtant, souvent… elle peut faire cette prise en charge ! Mais l’ARS a établi des secteurs aux critères incompréhensibles et oblige l’administration de l’hôpital, qui à son tour oblige les médecins à tranférer les patients là où cela a été décidé par l’ARS. Deux catégories, encore : les soignants, et les ARS.

Le système de santé est moribond, cornaqué par les ARS, non préparé, et n’a rien appris ni rien anticipé depuis la première vague.

Le secteur privé se voit encore une fois prié de déprogrammer des chirurgies estimées non urgentes pour faire de la place, et s’exécute… sans que l’ARS n’en tienne compte.

L’augmentation constatée des diagnostics tardifs voire trop tardifs suite au premier confinement ? Les cancers, les AVC, les problèmes cardiaques mal pris en charge parce que non détectés ou non suivis pour cause d’enfermement des patients qui ont peur du virus et ne consultent plus ? Cela recommence, exactement dans les mêmes circonstances.

On parle de confinement, et si on parlait de prise en charge ?

Pourquoi s’acharner à maintenir la peur alors que les chiffres sont loin d’être catastrophiques et que des traitements existent ? Les confinés pourraient reprendre un peu d’espoir, et accessoirement leur vie normale. Non, pas en attendant un hypothétique vaccin qui justifierait que nous soyons tous enfermés avant de l’obtenir, ce qui n’arrivera peut-être pas avant longtemps, voire jamais.

Les traitements que nombre de médecins mettent en place consistent à « bloquer la réplication virale lors de la première semaine avec du zinc et des ionophores ; et ensuite, inhiber la réponse immunitaire lors de la deuxième semaine de tempête cytokinique. »1

Évidemment cela suppose de savoir lire, en anglais, les publications scientifiques et de comprendre la physiopathologie du virus, d’avoir écouté d’autres informations que celles édictées par les sociétés savantes, ou le conseil scientifique, ou les instructions du ministère de la Santé qui a préconisé l’interdiction de l’hydroxychloroquine. Cette molécule qui était en vente LIBRE jusqu’en janvier et dont l’armée a fait des stocks « si jamais la chloroquine se révélait validée par les autorités de santé comme étant utile pour lutter contre le Covid-19″, a déclaré le ministère.

Petit à petit, on va s’habituer à ne plus avoir de liberté. Plus jamais.

Le monde est en train de devenir fou : on ne peut pas, au motif d’un virus qui va probablement durablement rester dans notre vie, tout interdire, tout réglementer. Plus ces interdictions perdurent, plus la population s’habitue aux restrictions.

La peur est aussi le seul moyen de cadenasser les esprits les plus fragiles : quand on a peur, on consent à tout, pourvu qu’on sauve sa peau. Et si ça ne suffit pas à soumettre les esprits, on dira que c’est pour sauver les autres.

Il est temps de réaliser qu’aujourd’hui nous sommes en train de nous soumettre et d’obéir à TOUT, que les mesures restrictives et coercitives vont s’empiler : mardi matin, le porte-parole de l’Élysée a proposé d’additionner les deux mesures les plus draconiennes : le confinement et le couvre-feu. Déclaration immédiatement démentie par Matignon.

Ainsi, le porte-parole de l’Élysée n’aurait-il pas eu les bonnes informations ? Les aurait-il fait filtrer trop tôt ?

Que croyez-vous qu’il vous attend ?

Les chasseurs ont obtenu une dérogation au confinement en début de semaine. N’allons pas trop les chatouiller… Justement, dans ce monde qui se divise en deux catégories, eux ont une arme chargée.

  1. Il y a aussi la prévention : la vitamine D (surtout en période automnale, accentuée par le confinement) qui agit en inhibant certaines protéines de l’inflammation (comme les protéines Toll) ce qui a été démontré pour le virus Zika, de la dengue, ainsi que de la tuberculose.
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