Ne laissons pas l’hystérie anti-armes nous dépouiller de nos droits

Don't tread on me by PJ Nelson(CC BY-SA 2.0)

Le peuple doit toujours être en mesure de se défendre contre son propre État. Nous ne devons faire aucun compromis ou concession en ce qui concerne nos droits.

Par Gary St Fleur.
Un article de Being Libertarian

Trois semaines se sont écoulées depuis l’assassinat de 17 étudiants par l’un des leurs, souffrant apparemment de désordre mental. L’étudiant, Nikolas Cruz, a utilisé un AR-15 pour exécuter son plan funeste. En un rien de temps, un mouvement national s’est créé, accompagné d’appels renouvelés en faveur du contrôle des armes à feu ou d’exigences réglementaires accrues pour leur acquisition. Mené par des survivants de tueries de masse, le mouvement tente de faire passer pour responsables les politiciens, les propriétaires et les fabricants d’armes à feu, pour des actes commis par un individu.

Qu’est-ce qui ne colle pas dans ce tableau ?

Un mouvement contestable

La première chose qui frappe est la vitesse à laquelle ce mouvement s’est formé. Il a fallu un an à Black Lives Matter pour acquérir une notoriété nationale. Mais ce jeune mouvement l’a accompli en quelques jours. On pourrait penser que les défenseurs du contrôle des armes à feu sont à l’affût d’une tragédie justifiant le lancement d’une campagne nationale anti-armes.

Il semble y avoir là une combinaison intéressante de procédés. 

Veuillez observer ce qui suit :

1. L’an dernier, 650 personnes ont perdu la vie à Chicago sans qu’aucune manifestation nationale anti-armes ne se déploie dans le pays.

2. D’innombrables pertes de jeunes vies humaines surviennent dans les pays déchirés par les interventions militaires américaines, sans soulever le moindre intérêt. Pourtant le tollé actuel est supposé être motivé par une préoccupation de la sécurité des jeunes.

3. La plupart des crimes commis avec des armes le sont avec des armes de poing, mais ce mouvement semble focalisé sur les fusillades de masse et les AR-15.

4. Les jeunes ont 10 fois plus de risques de mourir d’accidents de vélo.

5. La probabilité de trouver la mort lors d’une fusillade de masse est inférieure à 0,002%, selon le National Safety Council.

Malgré cela, les médias et les partisans du contrôle des armes à feu semblent déterminés à réglementer leur possession et à diaboliser quiconque y est associé, en appelant les entreprises à prendre leurs distances vis-à-vis des organisations pro-armes à feu.

N’oubliez pas que les propriétaires d’armes à feu ne sont pas des criminels, malgré cette présomption de culpabilité provenant de la masse des partisans de leur contrôle.

Un préjugé racial implicite vient également s’ajouter. La violence armée ne semble pas être une préoccupation urgente en Amérique tant qu’elle n’affecte pas les jeunes enfants caucasiens. Lors des manifestations publiques, les adolescents survivants semblent faire autorité morale dans leur critique des pro-armes. Où étaient-ils lorsque d’innombrables familles noires ont enterré leurs enfants l’an dernier ?

Les armes à feu, un problème ?

Le risque de mourir d’un décès lié à l’alcool est de 1 sur 123. On évalue à environ 88 000 le nombre de décès annuels liés à l’alcool, troisième cause de décès la plus évitable. Selon le NSDUH (National Survey on Drug Use and Health) de 2015, on estime que 1,3 million de personnes, de 12 à 20 ans, ont consommé de l’alcool avec excès au cours du dernier mois. La recherche indique que la consommation d’alcool à l’adolescence nuit potentiellement au développement normal du cerveau et augmente le risque de développer un trouble de la consommation d’alcool. De plus, chez les mineurs, elle occasionne de graves conséquences, comme les blessures, les agressions sexuelles, et éventuellement la mort.

Il existe 0,002% de risques de trouver la mort dans une fusillade de masse.

Néanmoins, certains prétendent que ce sont les armes à feu qui mettent en danger notre jeunesse. Statistiquement parlant, 99,99% des Américains ne mourront jamais par arme à feu, mais plutôt d’une maladie cardiaque. Il n’y a pas de problème d’armes à feu en Amérique.

Le Deuxième Amendement

Les Pères fondateurs de l’Amérique ont mis fin à la lutte contre une gouvernance tyrannique. Afin de réaliser cet exploit, ils ont créé une association d’États liés entre eux par les articles de la Confédération. Une fois débarrassées de la Grande Bretagne, les jeunes colonies ont souhaité avoir un gouvernement national pour se protéger des envahisseurs étrangers. Elles étaient conscientes qu’un État fort pourrait devenir un cauchemar identique à celui qu’elles venaient de vaincre (l’Empire britannique).

Afin de régler cette question, le Bill of Rights,1a été rédigé afin de protéger ce que les fondateurs considéraient comme des droits inaliénables. Parmi ces droits figure le Second Amendement, centre de vifs débats ces jours-ci.

Le sens du Second Amendement est absolument clair : les fondateurs ne se souciaient pas de permis de chasse ; leur priorité était que l’État qu’ils avaient créé ne puisse se confondre avec une institution oppressive.

Avons-nous oublié les termes de la Déclaration d’Indépendance ? Le peuple doit toujours être en mesure de se défendre contre son propre État. C’est l’intention fondamentale du Second Amendement. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de compromis ou de concession possible en ce qui concerne nos droits. Le droit des individus de se protéger leur est inhérent et n’a pas été créé par le gouvernement. Ce dernier ne peut que reconnaître ce droit. C’est pour cela que la pureté du Second Amendement ne peut être entachée d’hystérie et de peur.

La plus grande terreur pour tout peuple libre, c’est un État qui a été responsable de bien plus de morts que n’importe quel groupe humain. Si l’on se fie à l’histoire,  l’expansion du pouvoir fédéral et la diminution de la détention individuelle d’armes créeront l’environnement parfait pour la tyrannie.

Il serait insensé de confier complètement notre sécurité à un État qui nous espionne déjà, nous ment, nous emprisonne, nous réduit en esclavage, nous enrôle dans des guerres dénuées de sens, et met en oeuvre des politiques limitant notre liberté. Un gouvernement comme celui-ci serait un monstre si n’existait pas la possibilité d’une rébellion de la part d’une population armée.

Traduction par Dominique pour Contrepoints de Don’t Let Gun Control Hysteria Strip Us of Our Rights

  1. La Constitution américaine.