Hydrogène vert : un jeu de dupes

La possibilité de remplacer les 3 milliards de tonnes de carburants consommés en 2019 dans le monde par de l’hydrogène « propre » n’est pas pour demain…

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Hydrogen fuel station by Roo Reynolds(CC BY-NC 2.0)

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Hydrogène vert : un jeu de dupes

Publié le 11 octobre 2020
- A +

Par Michel Gay.

Des lobbies aux visées divergentes (industriels, nucléaires, écologistes…) veulent faire croire, pour des raisons opposées, que l’hydrogène, qu’il soit « gris » ou « vert », est l’énergie du futur, alors que… il n’est pas une source d’énergie !

Chaque partie participe à un jeu de dupes en cherchant égoïstement à promouvoir ses propres intérêts ou ses croyances incompatibles.

Hydrogène gris…

La molécule d’hydrogène (H2) n’existe pas seule à l’état naturel. Elle n’existe que combinée avec d’autres atomes tels que par exemple le carbone (CH4), l’oxygène (H2O) ou l’ammoniac (NH3). Il faut donc la fabriquer.

Aujourd’hui, le gaz hydrogène est essentiellement extrait industriellement du méthane (CH4), pour l’industrie des engrais et du raffinage de pétrole, ce qui implique la fourniture d’énergie produite par d’autres moyens.

Cette technique de séparation appelée reformage émet également… beaucoup de dioxyde de carbone (CO2). Une tonne d’hydrogène ainsi produite émet 10 tonnes de CO2. Cet hydrogène « gris » est déjà d’un usage courant dans l’industrie qui en a produit 75 millions de tonnes dans le monde en 2019.

Cet hydrogène « gris » donne des émissions de CO2 par kilomètre équivalentes à celles de l’essence dans une voiture. Mais ce CO2 est émis en amont alors que la voiture hydrogène ne rejette que de l’eau.

Produire de l’hydrogène à partir de gaz fossile ne permet donc pas de résoudre le problème climatique, même si certains espèrent qu’il sera possible de capturer le CO2 émis pendant sa production puis de l’enfouir sous terre… mais où ?

… ou hydrogène vert ?

L’hydrogène « vert » (sans émettre de CO2) par électrolyse de l’eau (H2O) avec de l’électricité bas carbone (nucléaire, éolien et hydraulique) est aussi techniquement possible si les coûts de sa production et de son utilisation sont ignorés. Le solaire est déjà trop carboné à cause de la fabrication des panneaux en Chine à partir d’électricité issue du charbon et du gaz.

Ce gaz propulserait des bateaux, des voitures « propres » et des avions (qui comptent pour seulement 3 % des émissions de CO2) afin de débarrasser le monde des énergies fossiles.

De plus, pour les avions, il faudrait utiliser l’hydrogène sous forme liquide à moins 253°C, ce qui est encore plus compliqué. L’expérience a déjà été tentée il y a plus de 30 ans, et ce fut un échec sans résultats probants. Mais aujourd’hui, « on » serait beaucoup plus intelligent, même si les lois de la physique n’ont pas changé.

Hydrogène pour le transport et le stockage ?

Les points de vue ridicules sur la gratuité de l’électricité renouvelable et sur le foisonnement de l’éolien et du solaire ne sont que des illusions entretenues (mais de moins en moins crédibles). Les barrages (STEP) et autres stockages par gaz comprimés ne pouvant suffire pour faire correspondre au besoin les productions fatales et erratiques issues du vent et du soleil, l’hydrogène fait de nouveau figure de miracle pour assumer ce rôle.

La principale raison de cette propagande sur l’utilité de l’hydrogène pour le stockage d’électricité et le transport est de promouvoir les énergies renouvelables éoliennes et solaires. Leurs zélateurs espèrent ainsi désamorcer les critiques sur leur intermittence pour pouvoir succéder au nucléaire.

L’objectif serait d’utiliser l’hydrogène pour stocker l’électricité intermittente et la restituer plus tard, quitte à en perdre les trois-quarts. Et donc à multiplier le prix de l’électricité « sortante » au moins par quatre, sans compter l’amortissement des gigantesques électrolyseurs nécessaires pour fournir la quantité suffisante d’hydrogène pour répondre au besoin de la France.

Peu importe ! Dans la tête des écologistes il s’agit de « tuer » le nucléaire coûte que coûte. Ils s’acharneront à montrer que la production d’hydrogène ne doit rien à l’électricité issue du nucléaire.

À quoi servirait donc l’hydrogène ?

Comme le ruineux stockage d’électricité par l’hydrogène apparaît encore incertain et lointain, des applications sont recherchées dans un avenir proche, notamment dans les transports (voitures, camions, trains…).

Il faudrait produire une centaine de térawattheures (TWh) d’électricité issue de l’hydrogène pour électrifier seulement les voitures et les utilitaires représentant les trois-quarts des émissions des transports routiers.

Cela nécessite environ 400 TWh d’électricité, soit autant que l’actuelle  production d’électricité nucléaire française, pour fabriquer cet hydrogène.

La seule solution réaliste serait donc le doublement de la production nucléaire…

Pour remplacer par de l’hydrogène « vert » tous les carburants (y compris dans les camions), il faudrait doubler la production électrique totale française, soit augmenter la production d’électricité d’environ 500 TWh à 1000 TWh…

Aujourd’hui, l’hydrogène industriel ne sert quasiment pas aux transports (et pour longtemps encore) car il est dangereux, coûteux, et surtout difficile à stocker et à manier.

Une petite moitié sert à fabriquer de l’ammoniac (NH3) pour produire des engrais azotés. Une autre petite moitié sert dans les raffineries pour retirer le soufre des carburants.

Consacrer de l’hydrogène au chauffage serait une aberration vis-à-vis d’une consommation directe de l’électricité par des radiateurs électriques ou des pompes à chaleur.

Une utopie qui peut rapporter gros

La possibilité de remplacer les 3 milliards de tonnes de carburants consommés en 2019 dans le monde par de l’hydrogène « propre » n’est pas pour demain…

Toutefois, quelques scientifiques, techniciens et industriels (dont Total qui espère vendre du gaz pour succéder à la production d’électricité nucléaire) sont heureux de voir cette coûteuse fantaisie revenir à la mode. Ils espèrent se valoriser et s’enrichir sur le dos des Français dans cette impasse économique et technique qu’est l’hydrogène « vert ».

Le député du Vaucluse Julien Aubert aura beau avertir du risque hydrogène dans de beaux articles cohérents, les écologistes ne voudront jamais faire de l’hydrogène avec du nucléaire puisque, dans leur tête, il est censé permettre de le supprimer !

C’est donc un jeu de dupes :

  • les uns (pro-nucléaires) soutiennent l’hydrogène parce qu’il aura besoin du nucléaire pour produire régulièrement une grande quantité d’électricité nécessaire à sa production ;
  • d’autres au contraire (anti-nucléaires) pour le « tuer » en résolvant techniquement et sans considérations économiques le difficile problème du stockage des énergies renouvelables intermittentes (ou fatalement variables de manière erratique…) ;
  • d’autres enfin (industriels comme Air Liquide pour l’hydrogène et Total pour le gaz) afin de développer leurs activités sur de juteuses subventions.

Bien que le serpent de mer hydrogène « vert » se morde la queue, de puissants lobbies soutiennent son développement dans leur propre intérêt en surfant sur des lois iniques.

Le pont du gaz

Faire croire que le gaz est un pont provisoire dans la transition des énergies fossiles vers les 100 % renouvelables est un mythe débile (tout individu un peu sensé est bien d’accord, même chez les Verts). Mais lorsque le nucléaire aura été tué, il ne reviendra plus. Une fois installé, le gaz sera là pour longtemps, maintenu par le puissant lobby des gaziers à la manœuvre à Bruxelles, main dans la main avec leurs amis des renouvelables… qui rêvent d’hydrogène.

Total investit dans les renouvelables pour la garantie du profit sans risque pour ses finances pendant 20 ans grâce aux juteuses subventions. Peu lui importe le coût pour la collectivité puisque cette entreprise peut profiter du beurre et de l’argent du beurre. Après elle le déluge…

Comment lui reprocher cette intéressante combine alors que c’est l’État français qui lui propose ?

Si l’État lui offrait les mêmes avantages avec le nucléaire, Total investirait dans le nucléaire !

Les entreprises obéissent aux injonctions et aux incitations des politiques et elles s’arrangent pour en profiter. Qui pourrait leur reprocher ?

La folie du système devra cependant s’arrêter un jour. Reste à savoir quand et à quel prix ?

Les coupables sont le gouvernement, les élus et la presse qui préfèrent promettre aux Français un avenir radieux fondé sur l’hydrogène produit par du vent et du soleil plutôt que de regarder les réalités physiques en face.

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  • la fuite en avant …cacher toujours et encore l’appauvrissement..

    au final rappelons le peut être utiliserons tous des voitures électriques ou à hydrogène…mais pas tous..
    http://bostonreview.net/science-nature/david-mcdermott-hughes-save-climate-give-demand-constant-electricity
    ils se cachent à peine désormais..

    nous des dictateurs en puissance? des adeptes du retour à la bougie?
    ah ah ridicule! que nenni, nous avons la solution et neplus c’est pas cher…..éolien bla bla bla solaire bla bla bla hydrogène bla ..bla smart grid bla bla
    fin de la démocratie… bla bla bla retour à la bougie

  • Le coût de l’opération hydrogène sera astronomique… Le bon sens finira par l’emporter faute d’euros dans le monde d’apres et d’aujourd’hui. Mais sans doute qu’il y aura quelques bus.. Non, quelques trains…. Pas vraiment, des camions… Encore moins tant qu’il y aura du pétrole…. Le train à l’hydrogene pourrait être un plus avec la suppression des lignes électriques moyenâgeuses et peu fiables.. Le reste n’est qu’utopie.

    • Plus et pire qu’une utopie, c’est une aberration!

      • passons nous de pétrole, de gaz ,de charbon, du nucleaire, des barrages hydroélectriques en sauvegardant la biosphère et l’humanité. voila un bien beau projet..

        Mais je me souviens qu’au moment ou par exemple chirac parlait aussi de changer de système…il expliquait que reformer la taxation sur la restauration rapide était extrêmement difficile et complexe. Accessoirement il a dû aller au japon en zouli navion une bonne cinquantaine de fois..
        Ne pas rire…

    • le seul hydrogène qui soit pseudo gratuit c’est celui des centrales (nucléaires ou hydrauliques) en surproductions momentanées, ça ne nous amène pas très loin effectivement !

      • Nos voisins germains ont pensé qu’il était largement envisageable d’utiliser l’aléa éolien pour en produire, et vont financer cela en masse… avec leur caisses pleines.
        Nous, avec nos caisses vides, et nos gesticulations de petits activistes gauchos d’état, on regarde le train passer, encore une fois. On démantèle EDF, on va laisser les réacteurs nucléaires crever, et on achètera de l’électricité et de l’hydrogène pour nos déambulateurs électriques à l’Allemagne…
        L’affaire m’a l’air entendue. La France ne sera plus qu’un parc zoologique saupoudré d’ehpad, quémandant l’argent public à ceux qui produiront… ailleurs…
        Gesticulons, gesticulons… ca nous réchauffera pour l’hiver 🙂

    • Des locomotives alimentées à l’hydrogène, cela existe en Allemagne.
      Mais ce pas est encore un peu moins dirigiste que la France.
      Cela durera-t-il?

  • tiens ..digressons 1974

    gâché , gaspillé…
    les emballages « qui ne servent à rien. ».mais le monsieur ne se demande pas mais alors pourquoi on en utilise….

    • certes , « 40 000 m3 par jour de dihydrogène »…

      ça pèse combien un M3 de dihydrogène à la pression ambiante..?
      …utilisable par endroit pourquoi pas..
      mais…

    • Ils étaient très intelligents et sérieux nos ancêtres… Comme quoi, il ne faut jamais écouter les gens trop sérieux, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

    • pardon
      jacques lemiere11 oct. 9h15
      certes , « 40 000 m3 par jour de dihydrogène »…

      ça pèse combien un M3 de dihydrogène à la pression ambiante..?
      …utilisable par endroit pourquoi pas..
      mais…

    • L’hydrogène naturel est un carburant fossile comme un autre…

      • L’article explique qu’il n’est pas fossile, justement.

        • on verra..ce n’est pas les ources d’energie qui manquent en fait..

        • « L’oxydation de Fe2+ en Fe3+ permettrait la réduction de H2O en H2 ».
          Et une fois oxydé, le Fe3+ reviendrait par opération du Saint-Esprit en Fe2+ ? Le carburant fossile est l’oxyde ferreux, si l’on préfère, mais il n’y a pas de renouvellement, quoi qu’en dise Alain Prinzhofer.

          • faut pas se tromper de débat…

            source d’energie possible ou alternative aux fossiles..

            • En effet, justement, on passe de « ces flux sont extrêmement diffus et nécessitent des instruments pour être détectés » au sous-entendu qu’il suffirait d’envoyer plus d’eau pour créer un flux sortant plus conséquent d’hydrogène. Parce que 40000m3 par jour font à peine plus de 0.001 million de tonnes par an, si je ne me trompe.

              • ouais ..voila…trouver des endroits exploitables..ça doit exister mais..bon..

              • Un site localisé se compare à un puits de pétrole. Celui-ci remplace l’équivalent d’un peu plus de 4000 tonnes de pétrole par an. Si vraiment le sujet est prometteur, les sites d’extraction se multiplieront. Combien compte-t-on de puits de pétrole dans le monde ? Plusieurs millions ?

                • Sauf que d’ici que la technologie permette de capter cet hydrogène à un coût justifiant les investissements nécessaires… Les puits de pétrole se sont multipliés grâce à la simplicité de l’équipement nécessaire à les forer et à les faire produire.
                  Le centrale de Bourakébougou a une puissance 7kW, et l’hydrogène « naturel » y proviendrait peut-être en fait d’une surmaturation du pétrole souterrain.

                • Non, je dirais quelques centaines….

          • Certes, mais tout dépend de la quantité disponible. Si elle correspond par exemple à plusieurs millions d’années de production, il y a de la marge.

    • @Cavaignac: « N’existe-t-il pas des sources naturelles… »

      Bin si, vous en avez d’autres de sources naturelles, encore plus facilement accessibles que l’hydrogène : le vent et le solaire. Et malgré les milliards et le temps de passage de l’expérimentation à la production, a-t-on vraiment progressé ? Non, parce que ces énergies naturelles sont trop dispersées et que leur accumulation dans un réservoir est extraordinairement coûteuse.

      Idem pour ces fuites d’hydrogène.

      • La comparaison n’est pas valable en l’occurrence. Si vous avez un puits qui vous sort en continu ses tonnes de gaz pendant plusieurs milliers d’années, c’est parfaitement prévisible contrairement aux énergies erratiques fatales, vent et solaire. La dispersion géographique des sources d’hydrogènes, s’il est confirmé qu’elles existent bel et bien et que ce n’est pas un fantasme de géologue, n’est pas plus problématique que la dispersion des puits de pétrole dans le monde. Au contraire, ça permettra de diluer les problèmes géostratégiques. A voir donc.

  • On a eu un Bullot ministre de l’écologie. Il est possible de faire mieux: Un Légume. Le Navet étant pris par le cinéma, je pense qu’ un Oignon ferait l’affaire a défaut de faire la Force ….

    • Avec un oignon on n’aurait pas fini de pleurer…

    • Il faudrait surtout qu’il s’entoure de vrais scientifiques! ça ne doit pas être difficile de montrer que démonter de l’eau avec de l’électricité pour faire de l’hydrogène que l’on va recombiner pour refaire de l’eau avec un rendement catastrophique, c’est comme creuser dix trous pour en reboucher un!

  • Le plus inquiétant, notamment pour la démocratie, c’est la domination des lobbies en Europe.

    • non que les peuples croient en des absurdités que des lobbies poussent.
      faut arrêter avec les lobbies… en tant que tels ..rien à dire si il y a problème il se situe au niveau de l’élu.
      Pas impossible qu’un vaste mouvement anti écolo se fasse jour..
      il suffit que la croyance en la bonté de la nature soit brisée…pas facile certes..

  • Erratum : NH3 n’est pas l’azote, mais l’ammoniac.
    Azote= N2.

  • Comment Airbus arrive à faire croire qu’il aura un avion commercial à hydrogene vers 2035? Yabon subventions ou existe-il une technologie possible commercialement ?

    • non vert 2035 sa désignation prévu pour 2214 un mardi je crois.

      • La bonne question est: après ce fameux mardi de 2214, y aura-t-il encore des clients assez fous pour monter dans les bombes volantes d’Airbus? Et en plus on me dit qu’elles seront sans pilotes!!!!

        • Et sans passagers puisque l’avion sera interdit bientôt à 99% de la population restante et nos élites ne sont pas assez idiotes pour risquer leur vie à cause de la résistance et de leurs drones meurtriers.

        • Les avions sont déjà des bombes volantes et l’erreur de pilotage compte pour la moitiés des causes d’accident aérien.

          • C’est un peu comme le Covid. C’est une erreur de pilotage car il n’a pas compris le manuel : dans le cas décrit Page 379, il ne faut pas appliquer la procédure de la page 772 mais celle de la page 1521.

          • L’explosion de 80 tonnes de Jet A1 et 80 tonnes d’H2 à -250°C n’ont rien à voir. Le propre du kérosène c’est justement qu’il n’explose pas contrairement à l’hydrogène.
            Quant on voit les précautions qu’il faut pour remplir une seule fois une fusée et les contraintes qu’elles subissent une fois pleine (fuites, cryogénisation des matériaux), cette idée est une escroquerie administrative.

  • On voit fleurir dans toutes les communes urbaines mais aussi rurales des bornes publiques de recharge électrique. Le moindre village de plus de 500 habitants en possède une. Je n’ai encore jamais vu une voiture utiliser ces bornes, elles ne servent qu’à prendre de la place sur des parkings souvent surchargés.
    Ces bornes coûtent de 5000 à 20000€ pièce, payées par nos impôts. Le coût global s’élève à plusieurs milliards. Ce scandale financier n’est dénoncé par personne alors que c’est une insulte visible à notre porte-monnaie.

  • Merci pour cet article qui clarifie la nébuleuse de l’hydrogène « nouveau Mr. Propre », assimilable à la « voiture propre » électrique dont les batteries ne sont pas recyclable. Le premier un pollue en amont, l’autre cumule les deux : en amont lors de sa production et en aval pour son non-recyclable. Et dire que les Verts osent se draper du « vertueux-zéro-déchets », slogan matraqué dans leur pub. De qui se moque-t-on ???
    Un autre aspect non évoqué c’est accident de circulation. Qu’advient-il du (ou des) véhicule lors d’un choc violent ? Explosion du réservoir d’hydrogène ? J’en ignore la réponse. Mais une chose est sure, lorsque la racaille habituée à « s’exprimer » dans la rue (protestation ou « distraction ») en incendiant les

  • mauvaise manip. Suite et fin du commentaire
    voitures… ce seront de véritables feux d’artifices !

  • Ceal fait des années que j’explique à mon entourage que l’hydrogène est une vraie mauvaise idée.
    Pour la raison numéro UN que le CO2 est le gaz de la vie, un gaz utile donc et en aucun cas nuisible et que vouloir le réduire est de l’argent fichu en l’air.
    Ensuite, il faut soit le comprimer à 700 bars soit le liquéfier, deux opérations très coûteuses en…énergie.
    Bref, cela ne résoud rien et complique beaucoup de choses. Ne serait-ce qu’y penser est débile.

  • Argumenter qu’il faut fabriquer l’hydrogène et que ça consomme de l’électricité, c’est trompeur.
    A ma connaissance, le pétrole extrait à grand frais des sous-sols marins n’est pas utilisable tel quel dans nos voiture et nécessite d’immenses unités de raffinage, dangereuses, polluantes et consommatrices d’énergie.

    • Les raffineries sont des usines désormais bien maîtrisées depuis …une centaine d’années. Elles consomment fort peu d’énergie par rapport à ce qu’elles produisent et sont indipensables pour la chimie. Quand on ne connait rien à une sujet, on la…..

      • Bonjour Gerald555.
        Reprenons un instant ce que j’ai dit (ni plus ni moins) et analysons cela.
        – extraction pétrole = ça coûte cher, oui ou non ? OUI
        – raffinerie = dangereuse ? OUI (si vous dites non, je vous invite à aller visiter une raffinerie. Pour ce faire, vous devez potentiellement être certifié VCA** pétrochimie, ne pas fumer, porter des semelles antistatiques à certains endroits, être équipé de matériel pour zone ATEX 0, et bien sûr vous aurez un briefing costaud sécurité en arrivant).
        – Raffinerie = polluant. OUI. Toute activité industrielle étant polluante, c’est logique. Mais une raffinerie génère des résidus toxiques, émet des émanations toxiques, etc. Le maximum est retraité, récolté, etc etc, mais il en reste toujours.
        – Raffinerie = consommatrice d’énergie. Ben oui mon cher hein… Là je laisse nos amis ingénieurs vous donnez des chiffres. (je ne dis pas que produire l’hydrogène ne consomme rien).
        Pouvez-vous me dire où j’ai dit que les raffineries n’étaient pas indispensables à la chimie ou qu’elles n’étaient pas bien maitrisées ? Non bien sûr, vous ne pouvez pas puisque je ne l’ai pas dit.
        (Amusant ce que vous dites : vous sous-entendez qu’il n’y a pas eu de (gros) gain de productivité dans le raffinage depuis 1 siècle ? Lol).
        Mon commentaire est limpide : le carburant de nos voitures est, comme l’hydrogène, issu d’une fabrication/transformation. Dire le contraire est simplement impossible.

        • A.dolf a fait construire des usines pour fabriquer 11 millions de litres de carburant synthétique.

          Et a perdu la guerre …

          On ne peut pas être à la fois un grand visionnaire et un grand économiste.

          • Euh…. ??? Rapport choucroute ?

            • Et vous dites que c’était un grand visionnaire ??? Alan, vous êtes un cas assez exceptionnel de médiocrité.

              • C’était un grand dict… pardon visionnaire. Vous êtes totalement réfractaire au second degré.

                Si l’idéologie d’une caste au pouvoir en mesure de commander les ingénieurs pouvait révolutionner (pour le bien ou le mal) le monde, nous écririons ces commentaires en gothique et les américains en kanji.

            • Sinon choucroute, batteries, carburant de synthèse … On sait faire de puis longtemps.

              Mais la choucroute est parfaitement adaptée pour la conservation et pour le reste on n’a pas encore trouvé de solution miracle.

        • gay dit juste que présenter l’H2 comme une alternative aux fossiles est bidon.

          en fait nous n’avons pas d’alternative au pétrole à court ou moyen terme si bien sur on tient à conserver notre niveau de vie..

        • Cactus : « ça coûte cher, oui ou non ? OUI »

          Pour vous, comme pour les enfants de CM2, tous les coûts et les dangers se valent, c’est du binaire « OUI/NON », mais les ordres de grandeur et les détails font toute la différence.
          .
          Il faudrait tripler le parc nucléaire pour produire l’hydrogène pour les 30 millions d’automobiles françaises.
          Un réservoir d’H2 à 700 bars est incomparablement plus dangereux que votre bouteille de vodka matinale qu’un réservoir d’essence et 6 fois plus lourds (240kg contre 40kg).
          Ensuite côté transport, il faut 22 camions citerne d’hydrogène à 200 bars pour transporter la même quantité d’énergie qu’un seul camion d’essence et on ne parle même pas des tuyaux, l’H2 traverse même le métal.

          • Bonjour Guillaume P.
            Pouvez-vous me dire où j’ai écrit que produire de l’hydrogène ne consommait pas ou peu d’énergie ? Non bien sûr vous ne le pouvez pas puisque je ne l’ai pas écrit.
            Pouvez-vous me dire où j’ai écrit que j’étais favorable à l’hydrogène vs le pétrole ? Non bien sûr vous ne pouvez pas puisque je ne l’ai pas écrit.
            C’est embêtant hein ? Toujours vos hallucinations ?
            Pour les dangers de l’hydrogène que vous citez, bien sûr qu’ils existent, comme pour le nucléaire. (vous feriez un bon militant Greenpeace) et c’est pour cela que je vois mieux l’hydrogène dans les trains et les bateaux (des projets portés par de grands acteurs du domaine existent) que dans les voitures.

            • Est ce que cette puérile argutie a quelque chose à voir avec la discussion de fond, mes arguments et votre troll objection initiale oui/non ? NON
              Êtes-vous encore sous l’emprise de ce produit liquide dont étaient friands certains apparatchiks soviétique oui/non ? OUI

              • La discussion de fond ? Laquelle ? Celle de l’article que je ne remets pas vraiment en cause ? Ou ma remarque soulevée en premier commentaire ?
                Vous en êtes réduit à me traiter d’alcoolique… mon dieu. Quelle tristesse…

          • Une centrale nucléaire a 33% de rendement. Le reste, c’est de la vapeur d’eau, une chaleur fatale parfaitement adaptée à la thermolyse pour fabriquer de l’hydrogène. Technologie EVHT développée depuis 20 ans au CEA, bientôt en test industriel sur 3 premiers sites en France. Faire de l’éolien offshore lointain, c’est multiplier par 3 le potentiel Enregistré d’Europe… impossible à rapatrier à terre en électron, idéal pour produit de l’H2 massivement à injecter dans les milliers de km de pipe gaz bientôt vides qui tapissent le fond de la mer du nord. Si vous saviez ce que sont en train de préparer les pétroliers en mer du nord, vous en caleriez votre chapeau. En fait, vous parlez mal de ce que vous ne connaissez pas, car vous répétez les bêtises de Gray qui ne sait pas non plus de quoi il parle en fait.

  • Le principe des écologistes est toujours le même : partir de la « science intuitive » ou « de raisonnement qualitatifs) pour décider des problèmes et des solutions, puis exiger des scientifiques qu’ils justifient les problèmes et les solutions, exiger des ingénieurs qu’ils résolvent les problèmes de faisabilité et des industriels qu’ils fassent l’impasse sur la rentabilité.

    Malheureusement la science n’a rien d’intuitif (tout est pipé dès le départ), l’ingénierie à le mauvais goût de soulever des milliers de problèmes annexes (un nombre considérable de développement est effectué en pure perte) et n’en déplaise à Cactus la rentabilité se fiche pas mal de la propagande écolo (et devrait être le filtre aux mauvaises idées).

    Le plus grave est que des gens ayant un minimum d’expérience pratique (dans quelque domaine que ce soit hormis le verbiage) puissent penser qu’une telle démarche mène quelque part.

    • Hum, vous êtes bien bon en parlant de science. En fait, c’est de la fakee-science.

      • C’est aussi de la fake-ingénierie et de la fake économie pour tenter d’expliquer comment on rentabilise des EnR alors qu’il faut les multiplier au delà du besoin (et en ruiner l’amortissement) afin de compenser l’intermittence:

        « YAKA » électrolyser de l’eau avec le surplus pour faire rentrer les sous. C’est hyper dangereux et on n’a pas la filière pour utiliser l’hydrogène mais comme on a la solution sur le papier (sur un post-it), on peut immédiatement planter 10 fois plus de moulins à vent.

        Je me demande parfois s’ils savent seulement planter un clou sans s’écraser les doigts.

  • « https://www.rtflash.fr/l-eau-mer-transformee-en-carburant-synthese/article »

    Pour (parait-il) un euro le litre, on sait fabriquer des hydrocarbures de synthèse par extraction de CO2 et d’hydrogène de l’au de mer. (bilan carbone nul).

    « https://www.usinenouvelle.com/article/en-images-nuscale-franchit-une-etape-decisive-pour-le-developpement-d-un-mini-reacteur-nucleaire.N999254 »

    Remplacez l’idée foireuse de fournir l’énergie par des cellules solaires par des minis réacteurs nucléaires afin d’obtenir une production continue même la nuit et ça peut devenir rentable. (De toutes façons, c’est l’état qui paye).

    Moi aussi, je suis expert en YAKA.

  • Pardon, mais on a financé de la recherche sur l’éthanol, où en est-on ?
    Car si ça fonctionne, ce n’est pas la peine de réinventer la roue…
    On reste avec nos moteurs thermiques. Que je suis vilain !

    • La planète n’est pas assez grande pour planter toute la surface nécessaire pour faire pousser les plantes à partir desquelles ont fabriquerait l’éthanol nécessaire à nos besoins….
      On oublie que le pétrole est un hyper concentré d’énergie obtenu après des millions d’années et non pas après un an de récolte…..

      • Ces deux propositions sont inexactes.

        Il y a suffisamment de superficies agricoles sur terre pour faire pousser les plantes nécessaires à une production d’éthanol remplaçant en totalité la consommation actuelle de pétrole. La FAO estime en effet que sur les plus de 3 milliards d’hectares de terres agricole disponibles, seulement 1,3 sont exploités et ce chiffre baisse constamment avec la hausse de la productivité. Or, la production d’éthanol en quantité nécessiterait moins d’un milliard d’hectares et beaucoup moins en pratique grâce aux futurs OGM et à l’exploitation d’algues en complément, le tout sans toucher aux 4 milliards d’hectares de forêts, ni aux hectares nécessaires à l’alimentation humaine.

        Par ailleurs, un an de récolte suffit bel et bien à récupérer un concentré d’énergie proche du pétrole fossile distillé (il faut 1,5 litre d’éthanol pour remplacer 1 litre de pétrole). Ce dernier est resté des millions d’années sous terre uniquement parce qu’il n’y avait personne pour le récupérer. Pas de rapport entre le temps long et la quantité d’énergie stockée.

    • L’éthanol, c’est un hydrocarbure. facile à stocker, à utiliser.
      Le produire en quantités, c’est une autre affaire car cela nécessite des surfaces aujourd’hui dédiées à l’alimentaire. c’est déjà le cas aujourd’hui, mais de manière assez marginale (Brésil, USA), surtout intéressant pour les producteurs quand le prix des céréales (ou canne à sucre) sont bas. Cela permet d’équilibrer les prix: des prix de céréales trop bas occasionnent un sous investissement puis des chutes de production (rappelez vous 2008) et…envolée des prix.

    • Savez-vous pourquoi les moteurs thermiques sont la solution la plus élégante et performante ? Parce qu’ils consomment principalement ce qui est autour de nous naturellement sans avoir besoin de le travailler ni de le transporter, l’oxygène de l’air. Aucun autre dispositif n’offre un tel avantage économique et pour cette raison, nous ne cesserons jamais de l’exploiter.

  • Je vous propose de virer les centrales nucléaires à l’uranium contre des centrale au Thorium qui ont des déchets de 300 ans.
    En plus, on arrête de les refroidir avec de l’eau, on passe à l’air : plus de risque d’inondation et de tsunami.
    Il y a un tsunami qui doit nous arriver des Canaries, un volcan qui s’affaisse depuis sa dernière éruption de 1949. Des vagues de 25/30 mètres sur les côtes françaises…

    • 16 à 23 pieds sur la côte anglaise, et sans doute moins, vu la configuration géographique, pour les côtes françaises. Si c’est à marée basse, no problem. Et de toute façon, vu ce qui arriverait de l’autre côté, le flanc menaçant de s’effondrer étant le flanc ouest, les journalistes n’auraient même pas un entrefilet pour évoquer la France…

  • Je suis doctorant en hydrogène naturel et L’hydrogène existe belle et bien a l’état naturel, il est d’ailleurs produit dans le sous-sol a l’état gazeux dans certains endroits du monde. Tel que le Mali où La société Hydroma inc l’exploite dors et déjà depuis 2012 pour produire de l’électricité pour tout un village.

  • Commencez par vraiment apprendre le sujet. l’hydrogène est bel et bien aussi une énergie primaire disponible partout sur terre, sous zones aquifères, car le manteau terrestre produit de l’H2 gazeux de manière renouvelable (allez voir du côté des chercheurs de l’IFP EN), un puit d’H2 pur à 80% est d’ailleurs exploité au Mali. Ensuite, il vous manque trop d’éléments de compréhension sur le système énergétique global pour appréhender le sujet entièrement. Essayez simplement de raisonner pour commencer en sachant que le coût de transport d’un kWh en gazeux coûte 10 ces entre Afrique du Nord et Europe, par exemple, et que le transport d’électron (lui aussi simple vecteur et non pas énergie primaire), ça coûte 15 fois plus cher en infrastructure que des tuyaux de gaz chemisés pour de l’H2 à 200 bar. Après, on discutera sérieusement.

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