Quel avenir pour Renault ?

Les investissements consentis contre leur gré par les constructeurs, y compris Renault, et les coups de frein apportés au diesel ont coûté cher à tous les industriels et la rentabilité n’est pas au rendez-vous.

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Close-up of Renault sign on a car by Yvan Radic (CC BY 2.0)

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Quel avenir pour Renault ?

Publié le 3 août 2020
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Par Loïk Le Floch-Prigent.

L’annonce de résultats très fortement déficitaires en juillet 2020 est un beau cadeau d’accueil pour le nouveau dirigeant de Renault, il lui sera difficile de faire pire !

Les raisons évoquées par la presse spécialisée sont surprenantes : coronavirus et mauvaises performances de Nissan, dont Renault possède 43 % ! Et de se précipiter pour expliquer que, de toute façon, l’État ne pourra pas abandonner Renault comme l’État fédéral américain n’a pas pu abandonner General Motors ! À force de vouloir faire simple on finit par dire des bêtises.

Chez Renault comme ailleurs, le patron c’est le client !

Premier élément que tous les manuels nous apprennent : le patron c’est le client. C’est particulièrement vrai pour l’industrie automobile. Commission européenne et gouvernement ont beau menacer, contraindre, punir, subventionner, le consommateur européen ne se précipite pas sur le véhicule électrique, mais plutôt sur les fameux SUV protecteurs et consommateurs.

Les investissements consentis contre leur gré par les constructeurs et les coups de frein apportés au diesel ont coûté cher à tous les industriels et la rentabilité n’est pas au rendez-vous !

Le coronavirus est arrivé au bon moment pour justifier un ralentissement d’activité, et l’utilisation du chômage partiel a été une opportunité bienvenue pour le secteur automobile, créant ainsi un effet d’aubaine.

Le secteur automobile français, dont Renault, était malade des diktats politiques voulant partir à la chasse aux voix de l’écologie politique, le Covid-19 n’a été qu’un accélérateur, et le mal va résister au déconfinement : on a oublié que le patron est le client.

Mais dans ces périodes de crise les dirigeants d’entreprises sont ceux qui anticipent les réactions des consommateurs, qui comprennent comment la société évolue et qui lui servent le produit qu’elle désire : par exemple qui aurait pu imaginer le succès de la Porsche Cayenne à part le flair du professionnel ? Pas les fonctionnaires ou les gouvernements en tout cas !

Il faut des dirigeants d’entreprises courageux et résistants, aptes à ne pas suivre les  directives mais plutôt préparés à anticiper les nouvelles consommations… Méfions- nous donc des engouements médiatiques à l’égard de l’électrique pour tous et l’hydrogène vert pour demain. Les salariés des entreprises sont les premiers à payer pour les erreurs des décideurs, politiciens, fonctionnaires et commentateurs qui ont l’arrogance des irresponsables.

Quand Renault prend les rênes

Enfin nous nous apercevons un peu tard qu’une entreprise dont on a acheté 43 % peut peser sur les résultats si on ne s’en occupe pas ! Quelle surprise !

Lorsque la décision est prise de porter secours à une entreprise, Nissan en pleine déconfiture, Renault perçoit une opportunité, mais autour d’un projet de redressement et avec l’aide d’un professionnel qui venait de faire ses preuves et qui était volontaire, Carlos Ghosn.

On ne veut pas vexer les Japonais, on ne prend pas la majorité, mais Renault devient le premier actionnaire, la référence, et fournit l’équipe dirigeante : on ne laisse donc rien au hasard, Renault prend les rênes et la réussite de Nissan sera la sienne ! De 1999 à 2005 le redressement sera spectaculaire et Carlos Ghosn est appelé à Paris pour secourir la maison mère cette fois-ci.

C’est alors que prend corps non plus le concept classique, mais celui d’une alliance entre Renault et Nissan avec des échanges de fabrications, de composants, de conceptions, de modèles, avec les fameux plans de performances de Carlos Ghosn.

Il était loin d’être seul dans cette aventure originale, et l’histoire vient de montrer que ses collaborateurs étaient à la hauteur : l’un vient d’être  nommé à la tête de Jaguar-Land Rover en Grande-Bretagne, un autre a pris brillamment le commandement de KIA en Corée du Sud.

Le plan faisait une part au développement du véhicule électrique amorcé d’abord au Japon avec la Leaf et devait se décliner en France en commençant par la Zoé.

Mais plutôt que de donner des directives souvent contradictoires les pouvoirs publics auraient mieux fait de réaliser un programme de bornes et de réseaux, puis calculer les besoins en électricité, cela leur aurait sans doute évité de fermer Fessenheim, la centrale nucléaire alsacienne, et de pousser les énergies éoliennes intermittentes inutiles.

Le vrai projet national était celui du réseau des bornes de recharge et de son alimentation pour assurer la satisfaction du client, celui de la voiture électrique que l’électorat supposé avait envie de voir généraliser.

Les constructeurs et les équipementiers étaient plus circonspects. Si les villes surpeuplées et polluées avaient besoin de voitures moins émettrices, ils savaient que les évolutions de la consommation ne se décrétaient pas et que la cohabitation thermique/électrique allait durer, ne serait-ce que parce que la moitié du territoire français est rural, et que cette moitié préfère le diesel car il consomme 25 % de moins que l’essence et que l’électricité n’y est pas foisonnante.

L’avenir sombre qui se profilait en 2018 rendait nécessaire une redéfinition de l’Alliance, mais c’est le moment qui a été choisi pour se lancer dans un nationalisme de façade inutile France-Japon avec une conclusion tournant le dos à la structure capitaliste de l’industrie : par décision de l’État français, actionnaire principal, Renault japonisait la direction de Nissan et considérait ne plus avoir droit de faire valoir ses 43 % dans le capital. Renault acceptait sans discuter les décisions du patron de sa filiale… qui n’était plus Carlos Ghosn.

Ahurissant de bêtise et d’anachronisme : au lieu d’entrer dans le monde moderne, on s’en tenait aux postures de luttes picrocholines. Cerise sur le gâteau, le seul qui peut encore agir car il détient encore le titre de président de Nissan, Carlos Ghosn, est incarcéré fin 2018 au Japon et rien n’est fait en France pour l’en sortir, on l’enfonce au contraire, laissant Nissan mal gérer Nissan !

On récolte ce que l’on a semé, au bout du compte les résultats de Renault sont plombés par les mauvais chiffres de sa filiale à 43 %, et on incrimine Carlos Ghosn.

Retrouver un leadership ?

Maintenant comment en sortir ? Difficile car Renault, Nissan et désormais Mitsubishi Motors sont imbriqués dans une grande partie des conceptions et fabrications. Il ne sert à rien de se faire plaisir en disant « on va vendre », c’est désormais plus compliqué que cela !

Il va falloir retricoter une gestion d’ensemble avec un leadership Renault et là ce n’est plus une question nationaliste mais c’est l’autorité du chef et son charisme qu’il faut retrouver. Avant de préparer une césure, il faut de toute façon redresser Nissan et ce ne peut être que sous l’autorité reconnue et non subie du dirigeant de Renault sur celui de Nissan et celui de Mitsubishi Motors.

On a bien compris que cela allait passer par des suppressions d’effectifs et des fermetures de sites, cela c’est la retraite, mais cela passe surtout par un projet commun mobilisateur d’énergies et par une réelle équipe soudée prête à prendre sa revanche.

Que les États qui ont envie d’en découdre s’occupent de leurs affaires, à savoir les réseaux susceptibles d’accélérer les désirs des consommateurs à acheter des véhicules électriques, qu’ils arrêtent de penser que cela va conduire à stopper l’achat et la circulation de véhicules thermiques diesel et essence, et s’ils pensent au véhicule à hydrogène qu’ils fassent confiance aux constructeurs.

S’ils souhaitent avoir les batteries du futur sur le sol européen, que les États pensent à la disponibilité des matériaux nécessaires et qu’ils acceptent de ré-ouvrir des mines en Europe…

Chacun son métier : les États ne recèlent pas les talents qui permettraient qu’ils puissent se prendre pour des industriels, nous sommes toujours dans un système capitaliste, nous ne sommes pas revenus au système soviétique !

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  • Que l’état laisse faire les constructeurs automobiles, comme l’état doit laisser les médecins faire leur métier.

  • Un réseau de bornes pour sauver Renault….. Mr loic, c’est encore l’argent de nos impôts jeté à la rivière. La voiture électrique n’a aucun avenir… Faute d’énergie….. Et de pépètes pour cette ambition. Dépenser plus pour un même travail alors que nous pratiquons l’inverse depuis l’aube des temps.. Remplacer le tracteur par un bœuf, voilà ce qu’est la voiture électrique. Remplacer tout le parc francilien n’ ajouterait que des embouteillages supplémentaires et une perte de temps monstrueuse… Sans pour autant changer l’air de Paris.

    • « Le vrai projet national était celui du réseau des bornes »

      Il a dit « étAIT » !

      Outre l’idéologie douteuse et l’attitude méprisante envers les consommateurs l’interventionnisme étatique aboutit à des erreurs de stratégie de développement. Aujourd’hui il n’est plus temps de corriger ces erreurs.

      La crise du Coronavirus agit comme un révélateur des échecs de l’interventionnisme en déclenchant la chute simultanée de toutes les entreprises mal gérées. Et l’état se trouve réduit à injecter les fonds arrachés par chantage à l’Europe non pas pour relancer l’économie mais pour tenter de sauver les entreprises qu’il a mis lui même en faillite et dissimuler ainsi son incurie.

      Peine perdue car nous ne sommes qu’au début de la crise économique.

      • Vous êtes gentils en parlant d’erreurs, ce ne sont pas des erreurs à ce niveau là, mais une volonté de nuire.

  • je roule au diesel et je continuerai autant que faire se peut ; en tant que consommateur , j’achète ce que je veux , pas ce que veut l’état ;

    • Entièrement d’accord, je continuerai à rouler en diesel tant que je trouverai ce que veux chez les constructeur mais je m’aperçois que dorénavant il n’y a pas beaucoup de choix.
      Par ailleurs je n’achèterai plus de neuf car les malus à régler relèvent du racket, je me tournerai plutôt vers l’occasion car le montant de la taxe est calculé en fonction de la puissance fiscale du véhicule :
      Moins de 10 CV fiscaux : 0,00 €
      10 et 11 CV fiscaux : 100 €
      12, 13 et 14 CV fiscaux : 300 €
      15 CV et plus : 1 000 €

    • On va bien vous augmenter les taxes sur le diesel alors, idéalement jusqu’à la limite de vous en dégouter.
      Les particules fines, les NOx, l’energie grise, tout argument bidon ne vous sera pas épargné pour justifier de la taxation. Car il faut taxer ce qui est populaire, ça rapporte plus.
      Et il ne faut pas se leurrer, si l’électrique devenait populaire, un déluge de taxe s’abattrait dessus aussi.

      • Forcément, quand ils auront tué le moteur thermique, ils devront tenter d’enculer les vélos. Alors les voitures électriques… avec linky…

    • en l’occurrence le diesel en France ça a été une politique de l’Etat et minimiser les taxes sur ce carburant aussi donc dire qu’acheter diesel c’est faire ce qu’on veut et aller contre l’Etat c’est faux non?

  • La chute du prix du pétrole a rendu encore plus absurde ce recours forcé à l’électrique, et en plus au moment où l’on ferme une centrale ! Pour l’électrique il y a un (petit) marché en ville. Mais la batterie actuelle, par son poids , son peu d’autonomie, ses matériaux, et son bilan énergétique, n’a pas d’avenir. Il faut l’expliquer à M Le Maire avant qu’il y mette des milliards.

    • On n’explique pas à mr le maire, on lui donne des ordres et il exécute .. C’est à macron qu’il faut expliquer… Mais on n’explique rien à macron, on lui donne des ordres…..

      • A Avorton.
        Expliquer à le maire ou à macron est inutile et épuisant, autant prêcher dans le désert ! Car les « sachants », supérieurs aux autres, détiennent la Vérité ! C’est là que le bât blesse.

    • Macron a déclaré : en 2030, Renault fabriquera 50% de véhicules électriques. Si dans ses projections données en 2010 pour 2020 Carlos Ghosn s’est planté dans les grandes largeurs sur le sujet, qui peut douter de la capacité de Manu à faire pire…?

  • Tous ça est exact et très bien expliqué. Le problème c’est que Macron a 15 ans d’age mental et qu’il est entouré d’idéologues écolos d’une inculture scientifique abyssale !

  • « Quel avenir pour Renault? ». merci à Loïc Le Floch Prigent de poser la question en forme de constat d’échec généralisé de l’Etatisme COCORICO!
    Alors, quid de la construction aéronautique, de l’industrie nucléaire, d’Air France, de la SNCF et bien d’autres encore…
    Et très prochainement, des spectacles de rue qui vont générer encore plus d’interventionnisme distributif pour assurer une prorogation de règne jusqu’en 2027…

    • l’état change en plomb tout ce qu’il touche. Après avoir diabolisé le diesel, qui ne pollue objectivement pas plus que l’essence, avoir imposé des normes d’émissions intenables, sans dialoguer avec les constructeurs, il a ruiné la filière automobile française, après avoir ruiné la filière nucléaire, s’apprête à faire de même avec Air France en voulant créer la compagnie aérienne la plus « vert » du monde, rien que ça! Et on continue à se lancer avec l’argent des autres dans des lubies ruineuses (hydrogène, éolien)

  • Cette histoire de CO2 est une farce qui va coûter à l’europe des centaines de milliards. Autant dire qu’en matière de savoir se tirer une balle dans le pied, l’europe est championne du monde.
    Nous avions, européens la plus belle industrie automobile du monde, surtout en Allemagne. La saboter était une urgence prioritaire.
    Quant à Renault, depuis que l’état y fourre ses gros doigts boudinés, cela va de Charybde en Scylla. Ghosn avait un temps fait illusion par une forme de fuite en avant, même si le redressement de Nissan est à son actif. Cette affaire se terminera mal, surtout si le nullissime Le Maire y fourre son nez.
    Quant à moi, ma prochaine voiture émettra au moins 350g/km de CO2, rien que pour emmerder les écolos!

    • Puis je suggérer, à tous les deux, une Buick Riviera Boat tail 1972, Bigblock 455 ci ?

      Le seul palpeur qu’on y trouve est celui que vous posez sur le siège conducteur…

    • A Gerald555
      Vous êtes bien gentil en parlant de « farce ».
      Ces écolo, avec « leur CO2 », leur « bon pour la planète », leur « jour du dépassement » et toutes leurs inepties révèlent le crétinisme Vert. C’est par le biais du « sauver la planète », (qui elle, s’en-fout royalement elle a subi d’autres bouleversements), que le communisme veut refaire surface.
      Quand ma 206 diesel m’ayant lâchée à 315 000 km, réparation trop importante avec risque de ne plus trouver la pièce de rechange, je l’ai remplacée, sans la moindre hésitation, par une C3 diesel d’occasion contenant le minimum d’électronique. Elle me convient à merveille et les écolo je les em…..* !

  •  » nous ne sommes pas revenus au système soviétique  » ??? voire !!! nous souffrons pourtant des maux communs aux systèmes communistes : l’état communiste cubain se mêle de la production de canne à sucre et Cuba manque de sucre , l’état communiste russe se mêle de la production de blé et l’Ukraine grenier à blé de l’Europe est en famine , l’état français en voie de soviétisation se mêle de la construction automobile et le secteur va à la faillite !!! Les mêmes cause produisant les mêmes effets on peut en conclure que nous sommes déjà en régime communiste et les taux de prélèvements confiscatoires le prouvent !!!!!

  • je vois chez moi une petite dizaine de bornes mais rarement des véhicules en charge, en fait le VE ne peut être le véhicule principal d’une famille, donc le marché est étroit : riches bobos citadins, race dont l’avenir est incertain si la crise continue

  • La voiture électrique, dernière propagande à la mode, n’est que du pipeau.
    L’idéologie écolo oublie, volontairement ou par ignorance, de spécifier que les batteries de ces véhicules sont non-recyclables ; que la recharge rapide des ces dernières les usent prématurément ; que l’émission de particules, soit disant réduite à zéro, est une pure invention puisqu’elles sont émises (pour l’essentiel) par le frottement des pneus sur l’asphalte ; et cerise sur le gâteau l’autonomie énergétique n’est que de 300 km.
    Le prix exorbitant de ces véhicules neufs ; le nombre assez impressionnant du parc des occasions électriques (pour quelle raison ?) comme la non connaissance de l’état de ses batteries ; les rares bornes de recharge ; la fermeture des centrales et réacteurs nucléaires (outre Fessenheim, 14 réacteurs ont été fermé en catimini durant le confinement) tous ces éléments sont dissuasifs pour l’achat de ces véhicules. Mais l’idéologie prime chez nos clowns à roulettes. Les « sachants » ne peuvent imaginer l’effondrement économique, conséquence de leur confinement doctrinal… non, elle ne peut pas s’effondrer si elle se plie aux chimères inadaptées de nos guignols !
    Pauvre France ! Notre pays est réellement foutu !

  • Superbe papier de Loïk Le Floch-Prigent. Ca fait du bien tant cela tape dans le mille. C’est rafraichissant dans le contexte de désinformation et de lavage de cerveau mené dans ce pays par l’oligarchie en place.

  • pour ajouter quelques info techniques, le VE est l’avenir de l’automobile mais laissons le marché choisir, actuellement c’est trop tot, messieurs les politiques laissez les entreprises faire leur travail, R&D, industrialisation,
    aujourd’hui un VE de 300 Kilometres d’autonomie sur papier, il faut soustraire 3-5% de perte annuelle d’autonomie , pour le dire crûment votre reservoir rétrécit avec les années, de plus sur autoroute le superchargeur va être efficace de 0 à 80% de la capacité de charge de la batterie, par ex. il faut compter 40-60 minutes pour recharger la batterie d’une Tesla jusqu’à 80% de sa capacité et le double pour aller jusqu’à 100%,., donc cela veut dire que votre autonome sur autoroute doit être amputée de 1/5, et de plus vous devez rouler jusqu’à vider presque totalement votre batterie pour conserver les 80% d’autonomie, bon pour le stress.
    et je ne parle pas d’un black-out sur les routes de vacances………..
    c’est encore un marché de niche, je recommenderai aux décideurs politiques de lire une these sur le vieillissement des batteries, c’est très instructif et la comm’ va se fracasser sur le mur des réalités.
    La commission européenne est en train de construire une autoroute aux constructeurs chinois au detriment des emplois industriels européens, quand il n’y aura plus d’esclaves européens pour payer tous ces improductifs, ce sera trop tard.

    • A priorori, quelque soit la batterie, après 500 rechanges, on a la chance ou pas… Sans compter l’usure obligatoire de 20%..ce qui nous donne.. Des emmerdes à l’utilisation et plus dans le temps.. Je ne connais pas la technologie des moteurs mais vu le prix final de cette œuvre d’art il faut faire des sacrifices.. A la chinoise, donc, les fils électriques sont en cuivre de contrebande.. Bah, après 2 ans c’est du jetable et conseillé par votre médecin, le stress rend cardiaque.

    • tant qu’il n’y aura pas de rupture technologique permettant de multiplier les capacités des batteries et de diviser leur prix, il n’y aura pas d’avenir pour le véhicule électrique (Cavaignac avait bien expliqué la chose dans un commentaire ad hoc).

    • sans parler des conditions climatiques..en hiver en électrique vous allez mettre le chauffage , en été la clim vous regarderez bien votre jauge d’énergie à ces moments là parce que la perte est colossale.

    • J’ajoute que si le rendement global d’un diesel euro 6 avoisine les 40%, le rendement global de la chaine d’alimentation électrique entre une centrale et le VE est de 18% ( rendement de la centrale, transformation des tensions, pertes en ligne, rendement de votre chargeur domestique, rendement du moteur électrique)….
      En d’autres termes, quand on roule en VE, on consomme deux fois plus d’énergie primaire au KM qu’avec un diesel !!! C’est quand même hallucinant que des gens en fasse la promo.

  • Que l’Etat laisse faire les constructeurs automobiles et écoute les automobilistes plutôt que les écolo socialo bobo égoïstes et minoritaires comme dans beaucoup de domaines pour des raisons bassement électorales probablement en pure perte!

  • Depuis que Renault à grands renforts de pub a introduit la Zoé en Australie il s’est vendu plus de Rolls, de Mazeratti et de Porsche Cayenne que de Zoé, un flop coûteux total ! Il est vrai que dans ce pays les distances ne sont pas adaptées à une voiture électrique dont l’autonomie est limitée : visiblement les dirigeants actuels de Renault n’ont personne à la direction pour réaliser la moindre étude marketing correcte …

  • M. Le Floch, nous ne vivons pas dans le même monde. Quand vous parlez d’innovation sur les marchés, vous évoquez le Porsche Cayenne… Moi, je pense plutôt à la Dacia Logan qui était un coup de génie de Louis Schweitzer, d’ailleurs attribué à tort à Carlos Ghosn… C’est sûr qu’on n’a pas tous le même portefeuille.
    Ce qui me gêne dans vos articles, c’est que vous souhaitez dédouaner Ghosn à chaque fois, alors qu’il a une véritable responsabilité dans la galère actuelle de Renault Nissan. Il a peut être eu des bon lieutenants, mais il les a tous virés tellement il s’accrochait au pouvoir…
    Pour le reste de l’article, je tiens à souligner que le véhicule électrique est une escroquerie ; d’abord en France car notre électricité est décarbonée, et les écolos veulent supprimer le nucléaire, qui ne fait pas de CO2…
    Et aussi car c’est une délocalisation de notre pollution et de nos émissions de CO2 : les batteries sont asiatiques, les recyclages de batteries se feront aussi là bas. Donc toutes nos émissions de CO2 sont faites là bas, et aussi les dégâts environnementaux qui vont avec (les enfants à l’extraction des terres rares, et j’en passe)…
    Bref, au final les escrocs sont vraiment nos dirigeants, car ils font sciemment des actes qui mériteraient la potence… Polluer ailleurs que chez nous (c’est valable pour l’Europe d’ailleurs), et imposer des modes de transports totalement inaccessibles au commun des mortels… Je pense que les GJ vont vite revenir sur les ronds points !

  • Article confus et dont l’argumentaire n’est guère convaincant…. Pendant la même période et subissant les mêmes contraintes et revenant d’un état financier désastreux, PSA a brillamment rebondi, se permettant le luxe de rester bénéficiaire au 30/06 ce malgré le covid19 !!!!
    Ah, oui, mais c’est Monsieur Tavares qui dirige….. Un manager d’exception

    • j, attend avec une certaine délectation les reportages cet hiver des automobilistes bloques sur l’ autoroute avec leur voiture électrique / je salive déjà …

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