L’assassinat de l’automobile française

Depuis près de 60 ans, les pouvoirs publics, par incompétence et dogmatisme, assassinent cette industrie avec méthode et détermination.

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Peugeot 403 By: Yann Cœuru - CC BY 2.0

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L’assassinat de l’automobile française

Publié le 2 octobre 2019
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Par Alain Goetzman.

Les fabrications de plusieurs modèles importants, chez Renault et PSA, vont quitter l’Hexagone et en 2020 le niveau de production va chuter de 22 %, à environ 1,7 million de véhicules. Or, en 1903, la France fabriquait 50 % des voitures mondiales. En 1955, il y avait chez nous cinq grands constructeurs : Renault, Citroën, Peugeot, Simca, Panhard, à peu près le même nombre qu’en Allemagne, et de nombreux carrossiers et assembleurs comme Facel Vega ou Henri Chapron. La production française était alors de 725 000 voitures contre 908 500 en Allemagne. La même année sortait des usines Citroën une merveille technologique : la DS 19. Oui, l’innovation et l’audace étaient alors françaises.

Que s’est-il passé depuis ? En 2016, la France a produit deux millions de voitures, l’Allemagne six millions. Cherchez l’erreur ! Incapable de produire des voitures haut de gamme à forte valeur ajoutée, comme les Allemands, elle serait désormais aussi de moins en moins compétitive dans le bas de gamme, face aux usines des ex-pays de l’Est ou du Maghreb.

Depuis près de 60 ans, les pouvoirs publics, par incompétence et dogmatisme, assassinent cette industrie avec méthode et détermination. Considérant que l’automobile est un produit de luxe, tous les gouvernements successifs en ont fait une vache à lait et l’ont trait jusqu’à l’épuisement. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Renault, confisqué par l’État, est livré à la CGT et privilégie l’idée d’une vitrine sociale au souci de l’efficacité industrielle. Les carburants sont taxés de façon beaucoup plus lourde que chez nos voisins.

La vignette instrument du protectionnisme

Puis, en 1956, la vignette est assise sur la puissance fiscale. Invention tricolore pour nous protéger de l’importation des belles mécaniques étrangères, elle a surtout détourné nos constructeurs du haut de gamme. Étonnez-vous ensuite qu’en France, on n’ait jamais produit de moteurs puissants. Pourtant, nos ingénieurs savent faire ; les succès de Renault comme motoriste de Formule 1 depuis 35 ans sont là pour le prouver.

En 1956, c’est l’avènement de la TVA. L’automobile, un luxe, se voit donc appliquer le taux de 33,33% jusqu’en 1987. Les entreprises ne peuvent pas la récupérer. Elles ne peuvent pas non plus amortir les véhicules à leur prix. Quand on achète une DS, l’amortissement est limité à celui d’une 2 CV ; cerise sur le gâteau, en 1974 est instaurée une taxe annuelle sur les véhicules de société. En 1973, enfin, apparaissent les limitations de vitesse. Si, pour des raisons de sécurité routière, elles étaient absolument nécessaires en ville et sur la route, on peut se poser la question de leur utilité sur les autoroutes.

L’industrie automobile, comme toute l’industrie d’ailleurs, sur la perte de laquelle on verse régulièrement des larmes de crocodile, a pâti également des contrôles et normes de toutes sortes, infligés à l’économie française : contrôle des changes, contrôle des prix, encadrement du crédit et, pour finir, politique délibérée, dite du franc fort, dans les années 1990.

L’exemple allemand

Rien de semblable en Allemagne. D’abord, on y aime les voitures, les belles voitures et, parce que l’État, comme dans beaucoup d’autres domaines, laisse s’épanouir son industrie, dans la continuité du libéralisme économique instauré dès la création de l’État fédéral par son ministre de l’Économie, Ludwig Ehrhard, le secteur automobile prospère, même en ces temps de disette. Il n’a eu à affronter qu’un seul vrai problème : un Deutsche mark régulièrement réévalué, sanction de ses succès à l’export.

Nos dirigeants devraient s’inspirer de cette lente agonie de l’automobile française lorsqu’ils tentent de créer les conditions du redéploiement de notre économie marchande. Maintenir un niveau de prélèvements supérieurs de 10 points à celui de nos concurrents directs, c’est tout simplement prétendre s’aligner à un 10 000 mètres avec des gueuses de fonte aux pieds. Ce qui est arrivé à l’automobile française et à l’industrie en général n’arrivera-t-il pas inéluctablement à d’autres secteurs de l’économie, entraînant son cortège de chômage et de fuite de talents ?

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  • Le véritable déclin de l’automobile française, et particulièrement du haut de gamme, on le doit essentiellement à la politique de sécurité routière francaise, à partir de 1972 (date de la creation de la DSR) qui fait de la vitesse l’ennemi public numéro 1.
    A l’inverse, l’Allemagne, parce qu’elle a gardé des autoroutes « no limit » devient LA patrie du haut de gamme.
    Les mesures d’économie d’énergie, à la suite du choc pétrolier de 1973, vont achever de clouer le cercueil.
    Ce regard sur la voiture des autorités françaises n’a pas changé aujourd’hui. La voiture est toujours cet objet qui tue et qui pollue. Quand bien même il y a 6 fois plus de morts d’accidents domestiques. Quand bien même la totalité du trafic routier ne représente que 15 % des émissions de PF ou de CO2.
    Economiquement, c’est tragique, car c’est le haut de gamme qui fait les marges. La trésorerie des constructeurs allemands est démesurée. Ils ont toutes les armes désormais pour investir dans le véhicule du futur, quel qu’il soit, et remporter le match.

    Bien évidemment, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’y a plus aucun constructeur moto français, alors que la France est le premier marché européen du 2RM !

  • Super article qui résume bien la situation qui continue de se détériorer pour l’automobile en France. Pourtant la bagnole c’est 5% de la production française, c’est la liberté de se déplacer pour n’importe quelle raison à n’importe quelle heure, individuellement, en famille ou entre amis et de déplacer des biens de porte à porte.

  • Il faut dire que certains constructeurs Français ne manquent pas une occasion de faire des conneries. Peugeot nous sert des moteurs à courroie de distribution humide. Durée de vie de la courroie humide à peine supérieure à celle d’une courroie sèche mais coût du remplacement = la peau des fesses en main d’oeuvre.
    Et comme Peugeot à racheté Opel, même problème sur les voitures Opel.
    Résultat, j’achète Hyundai: moins cher à l’achat + chaine de distribution au lieu de courroie. Durée de vie d’une chaîne de distribution = durée de vie du moteur.

    • une chaine de distribution finit toujours par s’allonger et doit être changer. mais c’est en fonction du kilométrage, non du temps.

    • Quand le moteur EP (le 1.6L essence atmo/turbo) a été développé avec la technologie « Béhème », PSA a fait des moteurs à chaine de distri : résultat : 10 fois plus de soucis qu’avec une courroie caoutchouc… Ca se détend, ça fait du bruit, ça consomme plus. Attention aux idées reçues !

      • Absolument !

        Avec l’aide de mon fils, nous avons changé celle de la 207 de ma fille qui faisait un bruit de crécelle à 50’000 km.
        La nouvelle est différente, surtout le tendeur, et pour le moment ça a l’air d’aller…

        Pour ceux qui se rappellent, la chaine des Simca 1100 faisait plus de bruit que le moteur !

  • Ceux qui sous-estiment l’importance du secteur automobile en France devraient lire les chiffres suivants: 160 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 400 000 salariés directs dans environ 4000 entreprises industrielles et un salaire annuel brut moyen de 28000€.
    Le principal perdant sera donc le salarié….

    • Oui mais le salarié pour nombre d’entres eux n’aime pas les riches, les patrons, les bourgeois… Qu’il couine lorsque son poste est supprimé et bouffe de la pauvreté qu’il aime tant.

  • Mais les français veulent un pays musée, ou aucun risque ne se réalise et les trouble dans leur sommeil. Cela veut dire d’industrie, plus d’agriculture, puisque les coqs n’ont plus le droit de chanter ni même les grenouilles le droit de coasser.

    Les polytocards servent ce que le peuple demande sans oublier de se servir grassement.

    • En effet, ça pourrait même être considéré comme astucieux de faire disparaître l’industrie automobile avant qu’elle n’entre en crise toute seule. Gribouille est un personnage français qui n’a, à ma connaissance, pas de véritable équivalent à l’étranger.

      • Oui, bien sur. Mais les crises ne sont générées que par l’état. Sinon, il y a évolution et adaptation. Seul l’état y met des barreaux dans les rayons de la roue, avec le ravissement d’un gamin de 5 ans.

  • chaque travailleur français supporte le poids d’une administration coûteuse , et ‘une redistribution ruineuse..

    çà ne peut donc pas marcher..a l’export..
    La France ne vent rien aux usa au contraire de l’allemagne..
    elle vendait en Afrique , mais c’est terminé
    La gauche a mis fin a toute l’industrie française, 35h retraite a 60 ans.. terminé..
    les verts de veulent plus de voitures..
    Alors que le marché futur c’est la deuch,
    on fabrique des voitures lourdes pleines d’électronique ..
    quand les chinoise vont arriver on va se marrer
    (ils ont en projet une bagnole a 3000 euros)
    hop on ferme!

    • Oui, ça ne peut pas marcher… sauf avec du protectionnisme. Protectionnisme que nos dirigeants refusent…
      A ce stade, ce n’est plus de l’incompétence, mais de la stupidité.

      • @La petite bete
        le protectionnisme ne marche que si on a pas besoin d’importer , sinon c’est se tirer une balle dans le pied..
        Les communistes ont construit un rideau de fer , non pas pour éviter l’immigration mais pour empêcher les gens de partir..en économie la france ferait pareil?
        Tout ce qui peut partir de france pour etre fait ailleurs , partira car les entreprises si elles veulent survivre doivent etre compétitives.. çà c’est un fait
        le protectionnisme au niveau français c’est de la connerie
        qui pourra acheter une chemisette française a 150 euros?
        ben voila
        donc c’est bien les coûts de la fiscalité nécessaire pour payer des légions de ponctionnaires et le règne du « gratuit » pour tout qui plombe ce pays..
        tant qu’on aura pas jugulé les coûts de l’etat , les gaspillages idéologiques, les rentes de situation,les normes imbéciles, la pseudo égalité et la trompeuse solidarité on ne sortir pas de cette merde socialiste..
        Libérons ce pays et bonne chance a tous!

        • Les chemises à 150 euros sont achetées par les ministres français, vous n’avez pas bien regardé

        • Saviez-vous que l’état subventionne la totalité de la presse française soit 326 titres de presse pour un montant de 387 millions € . La France dépense chaque année 40 milliards en subventions soit 56 % du montant de l’impôt sur le revenu collecté. Étonnant non !

    • Certes, mais on a encore les brouettes pour se déplacer. Il suffit de changer la roue tous les 100000 km. On ne pourra plus se payer des véhicules même à 3000 Euros.

    • Faux. Si je prends les chiffre du 1er semestre 2018 :
      France – USA : export 18,1 milliards / import 25,7 M
      Allemagne – USA : export 29,4 M / import 62,3 M

    • « Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d’Etat, c’est la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. » – Anatole France – L’Anneau d’améthyste – 1899

  • Le passage sur Renault m’a remis en mémoire un dessin de Jacques Faizant (qui se souvient encore de Jacques Faizant, il dessinait pour le Figaro) disant qu’une Renault était la seule voiture payée deux fois : une comme acheteur et l’autre comme contribuable.

  • un exemple :
    Il y a 20 ans , j’avais eu une proposition d’embauche par une entreprise allemande.
    Dans le package il y a avait un véhicule de fonction.
    A budget équivalent , en France on avait une Renault Mégane ( surtaxée ) et en Allemagne une Audi A6 ( détaxée ).

    • Rectification, chez Lidl c’est audi en france aussi…
      Milles excuses !

    • Exactement ça !

      Le fournisseur belge (habitant en Allemagne) de mon frère restaurateur à Cologne avait en son temps acheté une XM tant il adorait cette voiture…
      Devant les questions de ses clients qui lui demandaient avec un peu trop d’insistance comment allaient les affaires, il a fini par acheter une Mercedes classe E bleu marine, et tout est redevenu calme (business as usual)…

  • Il y a un peu d’exagération dans tout ca , l’industre automobile ne disparaitra pas…peutvetre les marques françaises mis cela n’a aucune importance ,bienvenue aux japonais chinois coreens….bintot nos salaires seront notre force

    • Vous voulez dire que le salaire moyen en France sera tellement plus bas qu’en Chine qu’ils attireront les constructeurs malgré les taxes diverses? Dans ce cas, pas de crainte pour l’industrie!
      Par contre pour les travailleurs français, je ne sais pas si c’est très rassurant…

  • Limpide. Pourquoi les dirigeants français sabordent-ils avec une telle constance les atouts de notre pays?

    • Parce que en partie, la France déteste la réussite et la performance. Parce que nous avons la culture de la tête coupée et de la haine sociale.
      Alors, on fait de petites choses, on bidouille des solutions très compliquées, et on distribue nos résultats à la terre entière en laissant partir des usines en Chine au Pakistan, etc….. qui nous renvoient des produits finis ce qui permet de crier contre ces traîtres qui n’achètent pas français.
      Le travailleur français est u excellent ouvrier mais empoisonné par l’idéologie marxiste qui veut que le patron soit obligatoirement un être abject. Voyez Piketty, tout plutôt que la fortune. Lisser la situation de chacun.
      D’autre pat, cela serait bon si le monde s’accordait sur le sujet, mais ce n’est pas possible. Les Arabes sont encore plus nuls que nous, mais les chinois pourraient nous coloniser de l’intérieur, nous n’avons aucune raison de leur résister.
      Vive Karl Marx et Mao.

      • La Chine est encore communiste non ! Je verrai le fond du problème dans notre hypercentralisation (pire que la Chine). C’est le meilleur moyen d’atrophier un pays à long terme.

        • La Chine est un pays où le patron est considéré avoir obtenu son poste grâce à ses mérites et où les puissants et les savants sont à priori respectés. Quels que soient les effets de la corruption, c’est bien l’opposé de la tête coupée et de la haine sociale françaises. La motivation à s’élever honnêtement dans la société est grande là-bas, nulle ici.

          • Oui je veux bien mais d’où vient cette culture, j’allais presque écrire cette exception française ?

            • De l’éducation nationale qui porte bien son nom, après la haine du curé, c’est la haine de l’entreprise dans les manuels, aujourd’hui il faudra y ajouter l’écologie ou le climat car depuis la rentrée on a les éco-délégués.

              • J’ai oublié Alternatives Economiques, dont la diffusion a infiltré toutes les écoles de commerce, c’est une scoop qui diffuse les idées socialistes de partages, de bien commun mais pour des économistes n’oublient pas de manger aussi au râtelier des subventions comme organisme de presse, vous avez dit bizarre !

            • C’est le discours ambiant, le seul qui trouve écho dans les médias et à l’EN, le seul qui soit politiquement correct en France. Très bien résumé par Gaël Sliman à l’instant : aux USA, chacun trouve que son patron se débrouille plutôt bien, mais qu’il pourrait sans doute faire mieux à sa place, en France, chacun trouve que son patron est un c.., mais ne voudrait pour rien au monde de la place.

      • Piketti « tout plutôt que la fortune », oui… enfin sauf la sienne bien sûr, je ne crois pas qu’il ait distribué les profits de son (ses) escroquerie intellectuelles aux pauvres de son quartier

        • 2, 5 millions d’exemplaires vendus à 25 € pièce de son précédent ouvrage La Capital au XXIe siècle, rempli de sottises et d’erreurs volontaires soit dit en passant. S’il a perçu par exemple 5 € par ouvrage soit 12,5 millions de recettes, il a bénéficié de la moyenne de cette recette avec les revenus des 2 années précédentes ou 4 années selon ce qui est le plus avantageux et d’étaler cette moyenne sur 3 ans pour lisser/baisser l’impôt correspondant comme tous les artistes et les sportifs (tous égaux qu’ils disent) article 100 bis du CGI

    • Uniquement pour rester au pouvoir, voire y parvenir. Le reste, ils n’en ont rien à secouer.

    • Tout simplement parce que ce sont des debiles profonds.

  • Arrêter de vous plaindre, nous avons le fleuron mondial de l’administration, un monstre en chiffres, une organisation à reponsabilité inexistante ! Si avec ça on fait pas un malheur..

  • c’est toute l’industrie qui subit le même sort (exemple de la machine outil, où l’on était en pointe il y a trente ans).

    Toutefois, maintenant les écolos tentent partout de détruite l’automobile et l’industrie.

    • Comme a Rouen, au lieu de nettoyer et reconstruire plus sûr (selon ‘If’ de Kipling), cette usine ne ré-ouvrira plus, ni à Rouen, ni ailleurs en France…

      Game over

  • Destruction de l’industrie automobile, destruction du parc nucléaire, destruction de l’agriculture.
    Le syndrôme NIMBY est très marqué en France.
    Le rêve de tout politicien, est que chacun travaille dans les services, derrière un ordinateur.

  • Tout cela est exact, mais je m’étonne que vous n’abordiez pas ce qui me semble le plus grave, à savoir les normes d’émission de CO2 et de pollution qui se durcissent sans cesse, ainsi que le malus correspondant. Si j’en crois ce que l’on entend ces jours ci sur le sujet, je pense qu’il vaut mieux fermer tout de suite toute l’industrie automobile!!!

    • les normes inapplicables sont à l’origine du diesel gate, utilisé par les écolos pour pousser à l’électrique…

    • Surtout que le CO2 est un effet du réchauffement climatique, donc pansement sur jambe de bois pour justifier une énième taxation. Le climat a peur maintenant il va refroidir

  • Et la pression écolo n’est pas en reste sur la mort de l’automobile en France, le malus écolo sur les émissions de co2 est passée de 117 à 110 g/km. Encore une bonne façon de faire rentrer du pogon en ayant la conscience tranquille, c’est pour votre bien.
    Le communisme aussi c’était pour le bien des populations.

    • Cépapareil…là il faut sauver la planéte sinon on va tous mourirrr!!!!

    • Je sais que je vais faire hurler les humanistes, mais je me demande si je ne préfère pas plutôt la franchise des nazis qui me tuaient parce que j’étais juif, homosexuel, handicapé mental ou autre,
      plutôt que l’excuse de Staline ou Pol Pot qui me tuaient pour mon bien…

    • Le malus , c’est pour empecher les pauvres de polluer , ca n’empechera pas ta bmw d’afficher ses 350 ch et consommer ces 25 l d’essence de bettrave

      • L’acquéreur d’une Porsche 911 crachant ses 174 grammes par kilomètre, se verra taxé de 12 500 euros (le montant maximum), alors qu’il n’aura payé « que » 5 810 euros en 2019.
        Avec 12.500 € on peut s’acheter un Renault Clio toute équipée…
        Oui mais le climat a exigé le sacrifice, un peu comme les incas, au lieu du cœur humain, il faut verser au budget écologique pour apaiser la fureur du dieu climat. Qui malheureusement pour ses adorateurs est indifférent à cette cause, mais je crois que les « grands prêtres » actuels doivent le savoir, les Hulot, Arthus Bertand on pris la scène en photo

  • Le suicide français…

  • Un constat parfaitement lucide quant à l’action de l’Etat sur l’industrie française, action qui est la cause première du fort chômage structurel affectant les français.
    Et l’on peut faire le même constat pour nombre d’autres branches industrielles (électricité, chimie, métallurgie…).
    Seules l’industrie d’armement et celles du luxe (au profit de clients de pays qui bénéficient des emplois détruits chez nous) ont conservé le niveau d’il y a quelques décennies.
    Une bonne illustration de ce que l’Etat français a fait de notre pays se trouve dans ces anciennes usines remplacées soit par des centres commerciaux, soit des friches.

    • Vous oubliez les anciennes usines remplacées par des zones de loisirs payées et entretenues à grands frais par les autorités territoriales (exemple typique à Nantes)

    • « Les gouvernements ont une vision très sommaire de l’économie. Si ça bouge, ajoute des taxes. Si ça bouge toujours, impose des lois. Si ça s’arrête de bouger, donne des subventions. » – Ronald Reagan

  • Et maintenant, cerise sur le gâteau, c’est l’UE, avec ses normes idiotes qui saborde toute l’industrie européenne.
    L’europe a plus de 100 ans de progrès technologique sur les moteurs à combustion interne (ce n’est pas fini, tant l’imagination des ingénieurs n’est comparable qu’à celle des mecs de Bercy pour inventer de nouvelles taxes), au point qu’un diesel moderne est plus économe qu’un hybride essence-électrique. Je ne parle pas des VE, utiles en ville et en péri-urbain, mais c ‘est tout.
    Finalement l’europe sait bien faire une chose (et à peu près rien d’autre): se tirer des balles dans le pied.

  • S’il n’y avait que l’automobile, ils ont détruit l’industrie française. Il ne faut pas oublier le nucléaire, un domaine où la France était parmi les meilleurs. Et maintenant c’est à l’agriculture et la pharmacie qu’ils s’attaquent !

  • Non seulement la France s’est fait larguer par l’Allemagne dans la production automobile mais encore elle a été rattrapée et dépassée par l’Espagne, l’ensemble République Tchèque plus Slovaquie et la GB.

    Si elle avait suivi la même trajectoire que l’Allemagne, la France produirait 4,5 millions de voitures, pratiquement 3 fois plus que sa production actuelle.

    Cette sous-production se chiffre en dizaines de milliards de taxes et de cotisations perdues, contribuant aux déficits publics et à la dette. Elle est également un des principaux facteurs explicatifs du chômage de masse.

    • Ah oui mais, cela aurait enrichi les actionnaires et là il n’en est pas question ou à moins que ce soit des EPIC

      • L’Etat, premier actionnaire du CAC40, le seul en mesure de contraindre une entreprise à s’endetter pour qu’elle lui verse des dividendes.

        C’est aussi pour cette raison que la France n’a pas su développer sa production automobile. C’est une nouvelle démonstration que l’Etat obèse est effectivement un parasite qui tue son hôte, lentement mais sûrement. Avec le recul, on voit les dégâts immenses que l’obésité étatique provoque. Le PIB français pourrait être aujourd’hui 50% plus élevé si l’Etat obèse ne passait son temps à parasiter et saboter l’économie du pays.

  • L’article est tout à fait exact, mais effectivement j’élargirais à l’Europe. On va dire que la France a jeté son industrie à l’eau, et que l’Europe appuie bien fort sur la tête pour qu’elle ne puisse pas respirer.
    Les réglementations CO2 sont les plus sévères du monde pour l’industrie auto… Si je veux exporter une voiture en Chine, je paie 25% de taxes… Dans l’autre sens, même pas 10% !!
    On nous force à intégrer dans les autos européennes des batteries asiatiques (qui représentent plus de la moitié du prix de revient)…
    Après faut pas s’étonner de ce qui arrive.

  • Un moins 5 je vais tenter de faire mieux:
    L’industrie automobile n’a jamais eu besoin de l’etat pour s’auto detruire , ils sont mauvais tout simplement .combien de poubelles a roulettes a leur actif ?

    • Ca vient…mon experience est limitee , 5 voitures , une fiesta ,2 renault ,une peugeot et une citroen de fonction……seule la fiesta etait coherente avec le prix ,les autres , des poubelles meme au prix fort.ma derniere ,une 406 haut de gamme ,45000€ ,meme pas capable de faire des poignees de porte ou mettre des roulements de qualité ,le moteur..une usine a gaz donc de fiabilte..nulle, la qualitee d’une voiture est dans les details et les details n sont pas agreables a vivre au quotidien…et comme dit , justement cavaignac, avec la qualite du management ,issue du copinage, on ne peut pas obtenir des industies performantes..on a vraiment des ecoles d’ingenieurs en france ?

  • « Politique délibérée, dite du franc fort » puis « Deutsche mark régulièrement réévalué, sanction de ses succès à l’export ».

    Réflexions à courte vue négligeant l’intérêt économique d’une monnaie stable ou forte. Les industriels croyant qu’une monnaie faible est nécessaire à leurs exportations ne méritent pas le succès. D’ailleurs, il est rare qu’ils l’obtiennent puisqu’une monnaie faible est souvent synonyme de production de mauvaise qualité, l’industrie concernée étant dotée de dirigeants aussi bas de gamme que leur production.

  • En Belgique et aux Pays-Bas (pays fort libéral), je ne vois pas trace de constructeurs automobiles, mais ya encore des usines.
    Alors qu’en Belgique, la fiscalité hyper avantageuse sur les voitures de société inonde les routes de grosses cylindrées. Et le carburant est moins cher qu’en France.

  • L’article décrit bien au delà de l’industrie automobile, l’état d’esprit promu par la logique « collectiviste ». Perso il m’arrive d’aller souvent en Allemagne et en Belgique. Ils n’ont aucun complexe par rapport aux voitures haut de gamme. C’est quasiment la norme et ça traduit tout simplement le fruit d’un travail bien fait qui apporte une grande satisfaction d’avoir réussi un challenge. En France, c’est le contraire. On cherchera d’abord ce qui est douteux et par où il faut taxer.

  • L’europe du paradis?

    la cuisine française, la police anglaise,
    la mode italienne, les voitures allemandes,la banque suisse..

    l’europe de l’enfer?

    la cuisine anglaise, la police allemande , les voitures françaises,
    la mode suisse , le tout géré par les italiens

    • Je tente le coup:

      la cuisine allemande, la police française, la mode suisse, les voitures anglaises, la banque italienne ?

  • A la libération devaient survivre 3 marques, dixit le PC et la CGT:
    Renault pour les ouvriers et employés
    Peugeot pour les ingénieurs et professions libérales
    Citroën pour les ruraux.
    Toutes les autres marques devaient disparaitre!
    On a du mal à en sortir

  • « les limitations de vitesse. Si, pour des raisons de sécurité routière, elles étaient absolument nécessaires »

    Si c’était vrai, la courbe du nombre de morts à moto aurait suivi celle des automobiles. Mais ce n’est pas le cas. La baisse des morts depuis 73, dans un contexte d’augmentation du trafic, a plus à voir avec l’amélioration continue des automobiles, notamment avec la généralisation de la ceinture de sécurité dans les années 70, la généralisation des freins à disque puis l’ABS dans les années 90, l’ESP dans les années 2000, les airbags, les carrosseries prévues pour mieux absorber les chocs, etc. ainsi qu’à l’amélioration des routes (multiplication des autoroutes) et le renforcement de la signalisation routière, franchement anecdotique avant 1973. Quand vous déportez le trafic des nationales et départementales vers les autoroutes, avec des voitures de meilleure qualité, vous réduisez mécaniquement le nombre des accidents, peu importe les limitations.

    Multiplier les indications de vitesses conseillées était indispensable mais imposer des vitesses limitées, sauf exception, n’a pas permis de réduire la mortalité. Du moins, il est impossible d’isoler ce facteur des autres. En faire le facteur déterminant est un acte de foi. L’exemple allemand démontre en outre que le nombre des accidents a décru au même rythme qu’en France, sans politique répressive. Cela tend à prouver que les limitations de vitesses n’ont pas l’effet qu’on leur attribue par facilité ou démagogie. Depuis l’apparition des radars, elles sont en revanche bien utile aux recettes fiscales et au contrôle social de la population soumise à un harcèlement du quotidien.

    Suppression des limitations de vitesse.
    Généralisation des vitesses conseillées.

    • Je suis parfaitement d’accord avec vous.
      Mon bémol concerne les routes des Alpes Maritimes du bord de mer entre Cannes et la frontière italienne, qui sont devenues des rapiéçages dignes d’un après-bombardement que l’on qualifiait de Beyrouth, une tôle ondulée pigmentée de ralentisseurs tous les km environ. Pour des vacances circuler ailleurs

  • Le projet écolo-européen est de faire disparaître l’automobile à moteur thermique pour nous interdire de nous déplacer librement, sans contrôle étatique et les industriels, au lieu de résister, suivent sans rechigner trop fort toutes ces législations européennes de merde en espérant vendre des tombereaux électriques qui leur permettraient de retrouver une clientèle. Et, à part les gilets jaunes du début, avant qu’ils ne soient récupérés par les climato-hystériques, personne n’a réagi ! Je me sens un peu seul dans mon coin en gueulant que la voiture c’est la liberté, y compris en ville !

  • on peut ajouter l’intervention directe de l’Etat dans cet industrie, comme la nationalisation de Renault.
    La dernière intervention (l’affaire des droits de vote doubles) due à notre président aura eu comme effet la réponse des japonais avec l’arrestation de Carlos Ghosn : je ne donne pas cher à terme de l’Alliance.

  • L’industrie représente encore 12,4 % du PIB et l’industrie automobile 0,46 % encore un petit effort monsieur le bourreau.

  • Franchement aucun doute, c’est peut etre l’une des dernieres industrie avec les télécoms donc vite vite, il faut l’achevé comme ca on sera sur de faire des musées au frais des contribuables .
    Dans tous les cas, tous se que touche l’état pourris…

  • Excellent article ; il faut ajouter à cela les griefs liés à la pollution atmosphérique : on reproche à l’automobile les gaz d’échappement, les particules, l’abrasion des pneus, etc. Pour voir ce qu’est devenu le 11ème arrondissement de Paris, à la lumière de la politique bobo-écolo anti automobile, voir : http://nouveau75011.fr/

  • Les commentaires sont fermés.

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Les politiques n’aiment pas l’innovation. Ils la tolèrent si celle-ci se fait dans des laboratoires agréés, avec marqué « innovation » au-dessus de l’entrée et sur les papiers à en-tête, et avec des subventions décidées en commission et un planning bien défini : janvier, définition des objectifs ; février, rédaction du rapport préliminaire destiné aux politiques ; mars, échanges avec les politiques ; avril, mai, juin… décembre (des années à venir), remise du ou des prototypes et du rapport final aux politiques.

Le lamentable exemple ré... Poursuivre la lecture

diesel
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