La droite aussi antilibérale que les autres face au virus

Prise en tenaille entre le national-populisme du RN et le centrisme autoritaire de LREM, la droite ne fait plus seulement dans la surenchère sécuritaire. Désormais, elle se veut plus socialiste que les socialistes, qu’ils soient d’origine ou nationaux.

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La droite aussi antilibérale que les autres face au virus

Publié le 3 avril 2020
- A +

Par Frédéric Mas.

La crise du coronavirus n’a fait qu’amplifier le fossé qui s’est creusé entre le parti de la majorité présidentielle et le reste du spectre politique. Au sein de l’opposition, la droite et le centre ont du mal à se faire entendre, et quand ils le font, c’est souvent pour répéter des éléments de langage anticapitalistes que les concurrents marinistes, mélenchonistes et macronistes maîtrisent mieux.

Dans un entretien accordé à Libération, le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié, qui se réclame -comme tant d’autres- d’une droite « sociale » et « gaulliste » a déclaré qu’il fallait avoir le « courage d’interroger le libéralisme ».

Il explique ainsi :

« La question fondamentale est là : l’idée que l’argent serait la seule échelle de valeur, et que l’État n’a plus aucun rôle à jouer. On a tué l’idée d’État. On a dit qu’il était un problème, on l’a dépouillé et disqualifié. La crise le démontre, par exemple avec la question des masques. »

M. Pradié ajoute ensuite un vibrant hommage à l’État stratège, qui selon lui doit maintenant avoir pour objet supplémentaire la sécurité alimentaire :

« En réinventant l’État, on fixera les secteurs stratégiques de la Nation : l’alimentation, la santé, la sécurité, la défense. Ces secteurs, qu’on a réduits à l’état de squelettes, ne peuvent pas être soumis au marché, ni à une doctrine budgétaire. Dans ces domaines, on ne joue pas aux contrôleurs de gestion : ils sont hors limites et doivent faire l’objet d’une stratégie nationale. Je crois à la planification : c’est un point d’accord avec la pensée communiste, qui l’a d’ailleurs appliquée avec les gaullistes. »

Libéral, mais pour la régulation et contre le « libre-échange effréné »

M. Pradié s’est repris dans un entretien assez confus publié mardi pour Atlantico. Non, il n’est pas antilibéral, même s’il trouve que « le libre-échange effréné, sans aucune régulation, sans aucune limite, n’a pas apporté à l’Homme, depuis de nombreuses années, tous les bénéfices qu’il a pu apporter à l’origine. »

S’ensuit une longue tirade expliquant qu’il cherche à revenir à l’origine du libéralisme, sans doute celui compatible avec le planisme, l’économie administrée et le « gaullisme » publicitaire que tous les caciques de LR cherchent à recaser quand ils s’interrogent sur leur propre identité politique.

Non seulement M. Pradié ne sait pas exactement ce qu’est le libéralisme, qu’il ramène dans un premier temps au règne de l’« argent-roi » (c’est-à-dire l’épouvantail décrit par ses adversaires d’extrême droite et d’extrême gauche), mais l’interprétation qu’il donne de la crise qui se déroule devant nos yeux laisse perplexe même le lecteur le mieux disposé. Dans un pays où la place de l’État est omniprésente et l’empire de la bureaucratie tatillonne, il arrive à trouver les effets du marché excessifs.

Peu importe si la pénurie de masques et de gel hydroalcoolique a été encouragée par les réquisitions et le blocage des prix ou si les atermoiements de l’administration ralentissent aujourd’hui l’adoption des solutions les plus efficaces. Peu importe si notre système de santé nous coûte énormément, pour une efficacité bien moindre que certains de nos partenaires européens.

Un leader de la droite qui veut réguler les prix

Face aux « excès du libéralisme », comme Emmanuel Macron ou François Hollande avant lui, le leader LR réaffirme la nécessité de l’État stratège et la nécessité de sortir certains biens du marché. Nous rappelions récemment que l’État stratège n’a plus beaucoup de sens dans le monde d’aujourd’hui, et que son maintien se faisait surtout au détriment de citoyens français déjà largement sollicités sur le plan fiscal.

Contentons-nous d’observer que si l’État stratège s’occupe de sécurité alimentaire comme il s’est occupé des stocks de masques, alors le bon sens nous commande de la jouer un peu plus modeste. Ajoutons qu’il ne suffit pas de déclarer certains biens « indispensables » ou « hors marché » pour éliminer le phénomène de rareté qui est à l’origine du calcul économique et des variations entre offre et demande.

M. Pradié se souvient avec émotion du planisme économique pratiqué par le gaullisme mais aussi par l’URSS. Notons d’abord que les deux notions ne sont pas semblables. D’un côté, la planification gaulliste se fait au sein d’une économie mixte, à l’époque où la reconstruction du pays se traduit par un taux de croissance très élevé, là où l’Union soviétique organisait l’ensemble de la production à partir de la centralisation politique.

Dans les deux cas, l’efficacité économique d’un tel dispositif est au mieux improbable au pire totalement discréditée depuis au moins la fin des années 1970. Dans le premier cas, la création d’un organe de direction politique de l’économie a-t-il vraiment soutenu la croissance ? N’est-ce pas plutôt l’inverse1 ? La formidable croissance de l’après-guerre n’a-t-elle pas permis la constitution de toute une bureaucratie politique parasitaire qui aujourd’hui pèse désormais comme une chape de plomb sur l’évolution de nos institutions ? La planification en URSS a-t-elle encouragé autre chose que le triomphe de la bureaucratie d’État, le règne du marché noir et la pénurie généralisée ? Même les communistes aujourd’hui n’osent plus se réclamer des plans quinquennaux.

Prise en tenaille entre le national-populisme du RN et le centrisme autoritaire de LREM, la droite ne fait plus seulement dans la surenchère sécuritaire. Désormais, elle se veut plus socialiste que les socialistes, qu’ils soient d’origine ou nationaux. Qui défend encore la liberté dans cette galère ?

  1. Comme le suggèrent Thesmar et Landier dans leur essai Le grand méchant marché ?
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  • Tout cela n’est pas nouveau.

    Le débat présidentiel Sarkozy/Hollande c’était le concours du plus socialiste.

    Et les 3 élections précédentes ne proposaient quasiment que des partis socialistes.

    Il faut reconnaître aux socialistes d’avoir réussis le tour de force d’imposer leur idéologie à tous.

    Un parti qui ne présenterait pas un programme socialiste n’a aucune chance d’être élu en france.

    • J’ai vraiment un doute que sur le fait que tout découle du socialisme. Je parlerai plus volontier d’étatisme (dont certains courants socialistes font partie) sinon on ne vise que la moitié du problème.
      Il me semble que Hayek expliquait que l’Etat s’est développé avec le capitalisme (connivence) et la démocratie représentative, cette dernière en concernant tous les individus à provoquer l’individualisme (Tocqueville) et l’interventionnisme (réflexe atavique chez les humains livrés à leurs opinions). Donc il faudrait plutôt voir le problème de fond dans le cadre structurel.

      • @ indivisible :

        voici la définition du socialisme de nos jours, donnée il y a plus de 150 ans par Frédéric Bastiat !

        « Faire intervenir l’État, lui donner pour mission de pondérer les profits et d’équilibrer les fortunes, en prenant aux uns, sans consentement, pour donner aux autres, sans rétribution, le charger de réaliser l’œuvre du nivellement par voie de spoliation, assurément c’est bien là du Communisme. Les procédés employés par l’État, dans ce but, non plus que les beaux noms dont on décore cette pensée, n’y font rien. Qu’il en poursuive la réalisation par des moyens directs ou indirects, par la restriction ou par l’impôt, par les tarifs ou par le Droit au travail ; qu’il la place sous invocation de l’égalité, de la solidarité, de la fraternité, cela ne change pas la nature des choses ; le pillage des propriétés n’en est pas moins du pillage parce qu’il s’accomplit avec régularité, avec ordre, systématiquement et par l’action de la loi.

        • ou plutôt celle-là, plus complète :
          Il y a la spoliation extra-légale et la spoliation légale […] Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme

        • Que dit Bastiat : que le communisme essaie d’utiliser l’Etat comme moyen pour arriver à ses fins. Il ne dit pas que l’Etat est le seul résulltat du communisme/socialisme. Donc pas d’opposition à ce que j’ai écrit !

      • C’est absolument évident. D’une part difficile, sans sourire, de dépeindre la droite française comme accro au socialisme ! D’autre part, ne pas oublier que le socialisme historique vise à la suppression de l’Etat (peu ou prou la volonté libérale).
        Ce qui décrit le mieux aujourd’hui l’antithèse du libéralisme, et permet de comprendre la nature du problème (mal nommer les choses etc) c’est l’étatisme.

      • Socialisme et état vont l’un avec l’autre. le socialisme est un forme de tyrannie et sans état pas de tyrannie possible.

  • La droite?
    Il y a une ‘droite’ en France?
    Avec des idées? un programme? des compétences?
    Non, il ne reste rien… Phagocyté de longue date par les énarques, la ‘droite’ a disparu, elle n’a ni programme, ni vision, à l’image des énarques, elle est sans compétence économique, elle confond ‘capitalisme’ et ‘capitalisme de connivence’ elle n’a rien compris, n’a pas lu ‘la gréve’ d’Ayn Rand, elle ne sait rien, ne comprend rien… Ses leaders sont en permanences à la ramasse du RN et des socialistes, sans comprendre que le RN et les socialistes sont des socialistes… Et puis surtout…
    Elle ne lit pas Contrepoints… : )

  • Qui est surpris ?

    Les crises révèlent à chaque fois la vraie nature de la droite française : étatiste et anti-libérale. Déjà la crise économique de 2008 avait parfaitement montré le vrai visage de la fine équipe de la droite ringarde alors au pouvoir, menée par Sarkozy et Fillon. Ce même Fillon qui était vanté par tous les droitards à la mémoire courte et aux idées moisies, égarés dans les commentaires de Contrepoints…

    • Aviez-vous lu le programme de Fillon en 2017?

      • Et vous, vous souvenez-vous du programme de Sarkozy-Fillon de 2007 ?

        Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

        Déjà en 2007, Sarkozy et Fillon nous avaient promis monts et merveilles libéraux… pour faire ensuite dans la surenchère socialiste et antilibérale lors de la crise de 2008.

        Rebelote en 2017 : le même Fillon nous promettait de nouveau monts et merveilles libéraux. Il aurait eu bien tort de se priver : les droitards ont la mémoire courte…
        Pour savoir ce qu’aurait fait Fillon au pouvoir lors de cette crise sanitaire, il suffit d’écouter ce que disent aujourd’hui tous les tocards de LR.

        Déjà en 1957, Guy Mollet faisait le bon diagnostic : « la droite française est la plus bête du monde ». La bêtise est dans ses gênes : elle est incapable de changer.

        • Il y a une minorité LR qui est plus libérale que le reste. C’est d’ailleurs un problème d’avoir de telles divergences au sein d’un parti.
          Vous remarquerez d’ailleurs le peu de soutien qu’a reçu Fillon de ses « amis »…

        • Moi je sais, il y avait dans l’aréopage des candidats LR à la présidentielle un certain Bruno Le Maire qui développe actuellement toutes les « bonnes idées de droite socialiste voir plus.

  • la premiere question est celle de l’honnêteté intellectuelle la seconde de sa cause..

    l’affirmation que le libre marché n’a pas produit tout ce qu’on peut attendre de lui est ou bien erronée ou bien confuse..les indicateurs du progrès humains sont clairs à l’échelle du globe..

    ensuite la cause de cet aveuglement; ce sont des hommes politique de carrière dont le metier est essentiellement demettre en place des lois qui entravent la liberté..

    • Oui bon et la cause de la cause de la cause de la cause.. c’est infini et fait que tourner en rond. Le politique est une partie d’un tout, il interagit avec son environnement. Même s’il vit en caste il n’en est pas moins dépendant et héritier du reste du système.

    • « les indicateurs du progrès humains sont clairs à l’échelle du globe.. »
      même en France il sont loin d’être négligeable, la mondialisation libérale à considérablement enrichi la France sur les 30 dernières années.

    • @jacques lemiere-Parler de libre marché en France fait sourire, non hurler de rire, car avec une dette de 99 % du PIB , un déficit de prêt de 100 milliards avant la crise sanitaire, des prélèvements sociaux de 1.050 milliards (46 % du PIB), une armée de fonctionnaires (5,6 millions), autant de chômeurs, c’est un marché contraint et asphyxié

  • Il me semble qu’il ne faut pas confondre la fin et les moyens. Dire que l’Etat doit redéfinir des priorités n’est pas choquant: c’est redonner tout son sens à la politique. La logique économique doit-elle prévaloir sur tout et en tout? Telle est la question posée. Et la réponse est négative car il existe des activités dans une société qui ne sont pas rentables.
    Cela ne veut pas dire que l’Etat fasse tout lui-même, encore que certains secteurs lui soient dévolus. Et l’Etat n’est pas non plus dispensé d’une bonne gestion des deniers publics…

    • la logique économique ne doit pas prévaloir sur tout !!!

      C’est comme dire que la réalité ne doit pas exister dans certains domaines …

      Il existe des activités dans une société qui ne sont pas rentables ???? lesquelles ? à part celles qui ne correspondent à aucun besoin ?

      • Exemple : si, par rationalité économique, l’Etat n’avait pas voulu économiser 200 millions par an pour la gestion et le maintien du stock de milliard de masques FFP2, on ne serait pas dans la m… aujourd’hui, qui plus est à mentir aux Français sur l’utilité des masques.
        Bon, vous pouvez me rétorquer qu’une bonne logique économique aurait aussi imposé qu’on fasse la balance entre ces 200 millions annuels dépensés par l’État et la perte de 5 points de PIB lors d’une pandémie. Oui mais voilà, la rationalité économique classique fonctionne très souvent à court terme. Seul un Etat stratège est en capacité de réfléchir en décennies. Il a su le faire avec le nucléaire. Il ne sait plus le faire en termes de santé publique. Et les rares fois où il le fait c’est à coup d’obligations, de répression et de lois absurdes (11 vaccins obligatoires, 80 km/h, alignement de la vape sur le tabac, etc).

      • Soigner un malade âgé, distribuer des lettres au bout des campagnes perdues…

    • « Dire que l’Etat doit redéfinir des priorités n’est pas choquant ». ça n’est pas choquant par ce que nous avons subit le lavage de cerveau étatique. l’expérience montre que les choix de l’état sont à 99% mauvais et en inadéquation avec les besoins réels de gens. Flute! on a les nez dedans!! les carences de l’état français, ses choix stupides éclates au grand jour et on en redemande!!

    • @La petite bette-Les deniers publics cela n’existe pas il s’agit toujours de prélèvements sur le travail et l’épargne

  • cela fait quelques décennies qu’il n’y a plus de droite libérale en France, juste différentes colorations du socialisme chez tous nos politiques, en fonction de l’opportunisme de situation ou de carrière.

    • La droite c’est les restes de la monarchisme et du bonapartisme, pourquoi voulez vous qu’elle soit libérale ? Dans l’esprit des gens la droite c’est l’ordre, la hiérarchie, le travail, le conservatisme catholique, la justice dure.

  • C’est que la droite française n’a jamais été libérale, à part quelques clusters, comme celui de Madelin.
    Le libéralisme ne fait pas partie de son ADN. Seul le conservatisme en fait partie.
    Plus généralement, toute la classe politique, de gauche comme de droite, est engluée en France dans l’étatisme, synonyme d’immobilisme.
    J’apprends aujourd’hui que la France dispose dès maintenant de la capacité de faire 300000 tests par semaine, par le biais des labos vétérinaires, mais que rien ne bouge, pour d’obscures raisons juridiques…

  • M. Mas semble un fervent partisan de l’école autrichienne, en feignant d’ignorer, ou plutôt en refusant de reconnaitre l’ordolibéralisme comme étant libéral.
    Au risque de déplaire, il n’y a pas une seule vision libérale « pure » et unique. Ma courte expérience sur ce site me fait craindre qu’il n’est pas aussi ouvert d’esprit qu’il le prétend au premier abord, et que seul Hayek ou Mises sont considérés comme libéral-compatibles. Et pourtant… les démocraties libérales ne sont pas d’immondes cloaques socialistes.

    • @ Kalbo :

      L’ordolibéralisme est imprégné de kantisme et met de la morale là où il ne doit pas y en avoir, et un rôle de l’état de « régulateur » en prenant comme présupposé de base que le marché ne se régule pas tout seul et que seul l’état peut lutter contre les monopoles, alors que c’est l’état qui les crée.

      L’ordolibéralisme est une théorie de réveurs n’ayant pas assimilé toutes les bases de l’économie, même si il se rapproche plus du minarchisme que du libéralisme autrichien, plus proche du libertarianisme.

      Néanmoins, entre « l’action humaine » de Von Mises, et tout ce que l’ordolibéralisme a pu produire d’analyse, il n’y a vraiment pas photo, sauf pour ceux qui n’ont pas lu « l’action humaine ».

      • @Stephane12
        Nous sommes totalement opposés alors sur le libéralisme. Etant convaincu que l’Etat (ou autre agent de contrôle ou de limitation, faut pas se cantonner à la simple idée d’Etat-nation) est absolument nécessaire pour que le libéralisme existe et fonctionne, et étant appuyé dans ma conviction par tous les réussites libérales dans le monde (Suisse, Singapour, Corée du Sud, états scandinaves, etc), je ne pense pas que Lippmann et consorts ait fait une erreur conceptuelle.
        De votre côté, les catastrophes sociales (notamment le système de soin au Royaume-Uni), les hausses des inégalités, les violations des droits et libertés des individus et des peuples par le secteur privé (Coca au Mexique par exemple) ne plaident pas en votre faveur.

    • @Kalbo :

      D’ailleurs, l’ordolibéralisme fait partie de toute une flopée de courant de pensée nés dans les années 30 (comme Lippman et son colloque par ex) qui ont en tête de « réformer » le libéralisme, car selon eux, c’est lui le responsable de la crise de 1929.

      Erreur conceptuelle qui entraîne toute leurs théories dans l’erreur, comme toute démonstration partant d’un présupposé faux.

    • @ Kalbo :
      « les démocraties libérales ne sont pas d’immondes cloaques socialistes. »

      ça dépends lesquelles !!!

      définition du socialisme : Il y a la spoliation extra-légale et la spoliation légale […] Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme

    • Ah bon le libéralisme keynésien ça existe ?????

    • « les démocraties libérales ne sont pas d’immondes cloaques socialistes. »
      Elles sont exactement cela, en tout cas le socialisme est infiniment plus prégnant que le libéralisme qui lui est tout juste toléré du moment que la liberté est strictement réglementé.

      • Dites vous que la Suisse est un cloaque socialiste ? C’est un des plus parfait exemple de démocratie libérale que vous insultez.

    • @Kalbo-Il ne faut pas confondre le Libéralisme qui est un humanisme avec l’étatisme qui n’est pas un humanisme que je sache.
      Pour l’économie et sa libre expression dans le libre marché c’est certainement plus efficace que l’action étatique/administrative qui vient encore de lamentablement échouer dans la crise sanitaire actuellement en n’allouant pas les budgets et leur supervision des sommes faramineuses du budget de la santé (11,3% du PIB) pour actualiser les stocks de matériels divers nécessaires.
      L’échec interventionniste de l’état français n’est plus à démontrer et comme le disait fort bien Murray Rothbard : »« L’Etat moderne est inefficace et nuisible. Puisqu’il est inefficace on pourrait se passer de lui ; puisqu’il est nuisible on devrait le faire »,dans– Man, Economy, and State- Princeton – 1962

    • Kalbo : « Ma courte expérience sur ce site me fait craindre qu’il n’est pas aussi ouvert d’esprit qu’il le prétend au premier abord, et que seul Hayek ou Mises sont considérés comme libéral-compatibles. »

      C’est faux. Il m’a fallu moins d’1 mn pour trouver des articles de Contrepoints consacrés explicitement à l’ordolibéralisme. Par exemple :
      https://www.contrepoints.org/2016/10/15/268933-pouvons-apprendre-de-lordoliberalisme
      https://www.contrepoints.org/2016/06/10/256098-liberalisme-a-sorti-lallemagne-de-crise

      Ensuite, l’ordolibéralisme est un mouvement spécifiquement allemand. Ça ne me surprend pas qu’il soit moins souvent évoqué que d’autres courant dont la notoriété est plus étendue et le rayonnement de dimension internationale.

  • Après avoir lu la prose de Monsieur Pradié dans l’article ci-dessus, je pense que je ne voterai plus pour la « droite » la prochaine fois. C’est parfaitement intenable. Mais pour qui voterai-je ?

    • Même en tirant au sort le gagnant, vous avez 100% de chance de tomber sur un tocard, y a que les tocards de désignés pour concourir à une élection, les autres sont refoulés d’office. La democratie n’a jamais appartenu au peuple mais aux maîtres et les maîtres n’aiment pas prendre de risques.

  • Il y a pourtant une opportunité énorme pour un discourt libéral aujourdhui alors que s’étale en directe toutes les carrences de l’organisation d’une branche entière de l’économie par l’état à savoir la santé. En France la santé est à 90% organisé par l’état soit directement soit à travers un monstrueux corpus de réglementation et de contrôles. Qui du résultat? Clairement la France ne brille pas par une efficacité redoutable. La solution serait donc de passer de 90% à 95, 96, 99 ou 100% de controle pour résoudre tout les problèmes ou bien de descendre à 50, 30 voir même 0%. Si lorsque l’on a toutes les cartes en mains on est incapable de réussir alors il faut passer la main…

    • @Laurent-c’est ce qu’il faut dire.

    • C’est certainement plus complexe qu’un déplacement de curseur. Mais ne prenez pas ce qui suit pour un plaidoyer pro-Etat.
      Lors de la crise H1N1 2009, l’État a acheté plus de 700 millions de masques. C’est lui ensuite qui a géré ces stocks pendant qqes années. Ensuite, il a décidé de décentraliser la gestion de ces stocks au plus près du terrain, au niveau des hôpitaux, des cliniques, des entreprises…
      Résultat : aujourd’hui, nous n’avons plus de masques. Les entreprises publiques comme privées n’ayant pas jugé utile de (re)constituer ces stocks.
      Entretemps, les fabricants de masques ont délocalisé en Chine…

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