Covid-19 : la mondialisation n’est pas coupable

Il serait criminel de penser qu’un retour à une société du Moyen-Âge dans un monde de nations repliées sur elles-mêmes nous évitera la catastrophe.

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Covid-19 : la mondialisation n’est pas coupable

Publié le 2 avril 2020
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Certains ne se privent pas d’utiliser le triste épisode du Covid-19 pour recycler leurs vieux modèles protectionnistes d’un autre âge.

Comment justifier n’importe quoi avec le Covid-19

L’épreuve du Covid-19 est une opportunité pour reconsidérer nos fondamentaux : l’organisation économique et sa résilience, la sécurité sanitaire sur le lieu de travail, la solidarité entre les pays, l’accès universel aux soins, la solidité des systèmes de santé, la collecte de données personnelles pour identifier les contacts et tracer finement la progression du virus, etc.

Mais c’est aussi l’occasion pour certains de revenir avec leurs gros sabots et nous dire : je vous l’avais bien dit, personne n’a écouté, le COVID-19 est arrivé, c’est donc que j’avais raison.

Ah bon ? Ce serait donc aussi simple ? Hé bien certains ne se privent pas pour nous resservir leur modèle vaseux.

N’avons-nous pas entendu que la diffusion du virus était due à la mondialisation qui permet aux humains de se déplacer ? Certes, si personne ne traversait jamais les frontières, le virus ne pourrait pas se propager bien loin. Mais rappelons que la grippe espagnole de 1918 a touché tous les pays du monde. Tous ceux qui voudraient jeter la mondialisation avec l’eau du bain devraient nous proposer de revenir à une date bien antérieure à 1918 pour obtenir un résultat.

Sur BFMTV Nicolas Hulot évoque avec complaisance « un rapport à la distance devenu fou » et dit que « tout ça est incroyablement fragile ».

Pourtant, notre rapport à la distance nous permet de mutualiser les risques à l’échelle de la planète.

Seul le protectionnisme freine cet élan. Par exemple, maintenant que la Chine n’est plus en crise, elle nous vient en aide en nous fournissant des respirateurs, des masques, des tests. Et plus important encore, elle partage son expérience de la crise en temps réel, donc en avance de phase pour nous. Certes, il aurait fallu écouter, mais tout plaide pour davantage de mondialisation.

On ne peut pas dire qu’on savait pas

Ce qui est fou, c’est surtout l’impréparation de nos systèmes de santé face une épidémie annoncée. Il est intéressant de voir ou revoir l’incroyable conférence TED donnée par Bill Gates 2015 où il explique étape par étape ce qui arrive aujourd’hui.

Ce qui est fragile, c’est l’écart entre notre volonté moderne de prioriser la vie par rapport au fonctionnement de notre économie sans nous en donner les moyens. Bien des dirigeants ont été tentés dans un premier temps d’inverser ces priorités en appelant leurs concitoyens à continuer de produire et de consommer, tels Macron, Johnson, ou Trump pour en citer quelques-uns. Ils ont avoué ainsi, à quelques jours d’une crise inévitable, qu’ils n’ont rien compris, donc forcément rien prévu.

Nous allons par conséquent subir la double peine : de nombreux morts et une crise économique.

Nous nous relèverons de cette mauvaise histoire, mais ce scénario pourrait se rejouer de manière bien plus dramatique avec la crise climatique qui sera plus progressive et donc frappera moins les esprits, empêchant de prendre les mesures drastiques.

Revenons à Nicolas Hulot.

Le contexte décrit ci-dessus lui offre un boulevard pour soutenir la cause écologiste. Au lieu de cela, il en profite pour nous servir son vieux discours anti-mondialisation, anti-technologie, anti-intelligence résumé en une phrase : « cette globalisation, cette mondialisation effrénée est confrontée aujourd’hui à une forme d’absurdité. On voit bien que malgré nos technologies, malgré notre intelligence la mal se propage plus vite que le bien ».

Et il nous propose « un modèle qui va favoriser la proximité plutôt que les flux tendus d’échanges commerciaux et de personnes » ; disant du modèle actuel « qu’on ne le pilotait plus ». Le coronavirus est un « ultimatum de la nature ».

Ce qui prévaut est une volonté manifeste de récupérer ce triste événement au profit d’un modèle mettant en avant la proximité, le repli géographique, le retour aux anciennes techniques, jusqu’à la décroissance, ce modèle estampillé par le camp du Bien.

Il ne nous reste que le confinement, la seule arme du pauvre, la même qui fut utilisée au Moyen-Âge à l’occasion des épisodes de peste. Notons qu’actuellement, c’est grâce à une coopération européenne et mondiale que des citoyens français sont sauvés : accueil de malades par l’Allemagne et la Suisse, envoi de matériel par la Chine, retour d’expérience de Taïwan et Singapour.

Préparons-nous au niveau mondial avec l’aide des technologies

Le pays aurait dû se préparer à affronter une telle crise épidémique : s’équiper de masques ; gérer le matériel lourd à des échelles beaucoup plus grandes ; s’assurer d’une coopération mondiale ; se préparer au traçage des contacts via les nouvelles technologies ; développer des stratégies de télétravail pour mieux assurer la continuité de l’économie ; adopter la solution de la 3D pour produire rapidement et de façon décentralisée des appareils respiratoires ; réfléchir au pouvoir insensé de nos politiciens qui ont maintenu le premier tour des élections et des matchs de foot ; préparer les esprits à réagir au plus tôt dès les premiers signes.

Tout ça est possible grâce à une entraide mondiale, une prise de conscience globale, un retour d’expérience des pays qui ont su contenir l’épidémie, et avec l’aide des nouvelles technologies. Donc en suivant l’exact opposé du modèle fantasmé de la solution de proximité proposée par Nicolas Hulot. Gageons que nous saurons être clairvoyants et faire les bons choix.

Tirons les bonnes conclusions pour l’écologie

Revenons sur la catastrophe écologique bien pire qui s’annonce. Il serait criminel de penser qu’un retour à une société du Moyen-Âge dans un monde de nations repliées sur elles-mêmes nous évitera la catastrophe.

Imaginer que l’entraide de proximité, la frugalité, les circuits courts, la défiance de l’étranger sont les remèdes universels à toutes les épreuves que nous aurons à affronter est le symptôme d’un rejet irrationnel de la modernité et de la mondialisation.

La crise du Covid-19 est un avertissement, il faudra en tirer les bonnes conclusions.

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  • La première guerre mondiale est en fait l’exemple de l’effet de la mondialisation sur la rapidité de la progression de l’épidémie, « grâce » à la rotation des troupes infectées.

    Il faut remonter à l’épidémie de choléra de 1852 – 1860 pour voir une épidémie non mondialisée – d’où sa longue durée. La peste noire moyennageuse a également mis beaucoup de temps à se répandre, et les frontières et les confinements n’y ont rien fait.

    Au contraire de ce que dit Hulot, le problème du covid19 est bien l’absence de réaction mondialisée à ce virus, chaque gouvernement national le niant, en gros, jusqu’au dixième mort, avant de devoir avouer que rien n’a été préparé malgré les alertes des précédents coronavirus et les informations transmises depuis janvier, presqe en temps réel, par la Chine.

    • Il ne suffit pas d’une organisation mondialisée, encore faut-il qu’elle soit compétente. Or, plus l’on s’éloigne du terrain, plus la réalité est perçue au prisme d’experts et de technocrates, moins les décisions prises sont bonnes.
      Rappelons que l’OMS, le 31 janvier, a décrété l’état d’urgence sanitaire tout en disant qu’il n’était pas nécessaire de limiter les echanges avec la Chine.

  • la mondialisation n’est pas coupable …..mais on fera croire au peuple le contraire ; car il faut un coupable ; et si ce n’est la mondialisation , les dirigeants seront directement visés ; et pour ces gens là , hors de question que leur incompétence à gérer la crise du coronavirus soit visible ;

    • Sans mondialisation, la maladie serait restée en Chine ou aurait mis plus de temps à se propager. On aurait aussi pu produire nos propres masques, médicament. Après l’avenir dira si la mondialisation permettra de trouver un remède plus vite et si les interactions et solidarités entre pays seront capables d’effacer les dommages aussi rapidement qu’elle a été capable de les diffuser. Là dessus on pourra juger.

  • d’abord il faut définir a mondialisation..

    il faut supposer que c’est un projet.. pour pouvoir désigner des « responsables »..
    mr hulot voyage plus que le français moyen..mais bien sur en dépit de son plein gré..
    mr hulot a un smart phone fabriqué en chine mais en dépit de son plein gré..etc..

    en fait si on peut trouver des responsables ce sont forcement ceux qui entravent la mondialisation qui est juste la liberté d’échanger..

    il est fort curieux mais pourtant devenu banal que la liberté prenne l’allure d’une contrainte…

    de plus en plus de gens qui se proclament être plus responsables et éclairés crient..interdisez moi d’etre libre…

    ils mentent..ce qu’ils veulent c’est interdisez à ces gueux d’etre libres et consommer ma planete..

  • L’irrationnel généré par la peur est bien la réaction à éviter. Il faut tout autant éviter l’idéologie: la mondialisation des échanges ne s’oppose pas à des productions locales essentielles dans la mesure des possibilités.
    Quand la mondialisation devient un dogme, la liberté se renie elle-même: c’est à chaque Etat de définir sa politique. En se rappelant que gouverner c’est prévoir.

    • Définissez l’essentiel.

      • Alimentation, pharmacie, énergie…

        • Pour assurer l’indépendance énergétique comme l’indépendance alimentaire, les lois à abroger sont nombreuses. Ce serait de toute façon une indépendance très partielle. En dehors des USA, aucun pays au monde ne peut prétendre à une véritable autonomie dans ces domaines.

          Pour la pharmacie, c’est beaucoup plus compliqué, pour ne pas dire impossible compte tenu de la grande dispersion des zones de production des principes actifs. Il ne suffit pas de dire qu’on va fabriquer les médicaments chez nous si on n’a pas accès aux principes actifs. Et comme la fabrication est l’activité la plus rentable, pas sûr que les producteurs à la source soient d’accord pour nous fournir les principes actifs s’ils perdent le meilleur de la rentabilité. Quoi qu’on décide, ce domaine nous contraint à rester ouvert au monde.

          • Il ne s’agit pas nassurer quand ce n’est pas possible, mais d’orienter les décisions en ce sens. Ce qui veut dire qu’il faut tempérer l’objectif de rentabilité financière qui prévaut le plus souvent

            • Pourquoi pas ? Deux problèmes toutefois.

              Le premier concerne la responsabilité des individus (politiciens, fonctionnaires) qui prennent les décisions stratégiques (ou tactiques d’ailleurs). Ils n’assument généralement pas le risque inhérent à toute décision. Même avec la meilleure formation et la meilleure volonté du monde, Ils sont irresponsables par destination (parce qu’ils sont dans le secteur public).

              Le second est qu’une activité non rentable n’est pas durable. Elle est condamnée à disparaître à brève échéance. Aucune décision ne peut être prise sans s’assurer d’abord de sa rentabilité. Dans ce cadre, la meilleure décision sera prise par celui qui assume le risque, le risque étant de perdre son propre argent, et non par l’individu irresponsable puisqu’il ne risque pas son propre argent.

              Exemple : si on veut que les agriculteurs respectent des normes qui rendent leurs productions non compétitives, il faut les rémunérer de telle sorte que l’effet de la norme sera neutre pour leur rentabilité. Mais ça coûte cher. Comme l’Etat a des moyens limités, il doit tôt ou tard limiter son champ d’intervention stratégique, faire des choix douloureux. L’Etat ne peut pas tout faire sauf à faire n’importe quoi, comme on en fait l’expérience cruelle aujourd’hui avec cette épidémie qui révèle un système de santé globalement dépassé et inadaptable, in capable de faire face sans un confinement général qui va conduire à l’effondrement économique s’il dure trop longtemps. Si l’économie s’effondre, il n’y aura plus un kopeck pour financer le système de santé, et on n’a pas fini de compter les morts non plus par milliers, mais par centaines de milliers, voire par millions.

              Bref, l’Etat doit se limiter au domaine régalien, se recentrer sur son seul domaine de compétence, et laisser faire pour le reste. Agriculture, énergie et santé (médicaments) ne relèvent pas du domaine régalien. Du moins, la part du régalien dans ces activités est tout à fait accessoire.

        • ça ne fait que déplacer la question qui devient quels sont les besoins essentiels d’un humain au point de vue energetique alimentaire et pharmaceutique et pour objectiver ça sans réduire les individus à du bétail , merci bien..
          la mise en pratique pratique donc controle de la production et de la consommation..
          et le commissaire vient vous expliquer que tu n’a spas besoin de te chauffer à 21 degrés, de manger de la viande 7 fois par semaine etc etc..
          et en réalité les besoins disparaissent il faut avoir besoin de ce qui est disponible..

          il a fallu deux semaines de crise sanitaire causée par un virus sans doute apparu dans un marché traditionnel sans normes d’hygiène modernes où sont vendus des animaux non pas élevés industriellement mais braconnés pour dire..on change tout à ce qui a causé une augmentation d’espérance de vie et de niveau de vie inédite dans l’histoire..

          • et quelle baisse de niveau de vie??en pratique vous êtes prêt à renoncer à quoi pour vous offrir l’indépendance nationale??? en énergie ça semble surréaliste;.pas de petrole? qui doit constituer encore la moitié de le consommation d’energie primaire…
            je pense m^me que c’est quasiment impossible meme notre production électrique demande une consommation de fossile minimum..

            non…Independence energetique a un coût.. pas sur qu’on puisse ou veuille vraiment se l’offrir…

            • A la question « A quoi êtes vous prêt à renoncer pour X », la réponse que la plupart donne est RIEN.

              Avant les vacances de carnaval, tout le monde savait que le virus commençait sa sortie de Chine, et donc que les aéroports seraient des endroits de contagions. Qui a renoncé à ses frais à son voyage prévu parfois de longue date? Presque personne. Il ne faut pas s’étonner que nos gouvernants ne sont pas prévoyants si nous ne le sommes pas non plus.

            • L’indépendance, c’est aussi parfois avoir des stocks suffisants.
              Il ne s’agit pas de viser l’autarcie, surtout quand elle n’est pas possible.

  • Il y a encore des adeptes du flux tendu. Des ignares qui n’ont toujours pas compris qu’n flux tendu, quelque part, dans une chaîné de production et de commercialisation, implique que dans une partie du système il y ait des stocks et une productivité extrêmement puissant et versatile. Le fait de délacer les outils et les forces d’adaptation chez les autres, a un autre endroit de la chaîne ne signifie pas qu’elles n’existent plus ou ne sont pas nécessaires, indispensables et vitales.

    • Adepte du flux tendu, ça n’a pas de sens. Il n’y a pas le choix. Si vous êtes deux fois plus cher que votre concurrent, lui aura les profits, vous les ennuis, jusqu’à ce qu’il vous absorbe. Flux tendu, c’est zéro stock.

      Sinon, pas de rapport avec la mondialisation. Le flux tendu peut être purement local. Cette crise met en lumière le monopole chinois dans trop de domaines. Mais ça ne remet pas en cause le principe de la mondialisation. On pourrait même dire que la concentration de beaucoup trop de productions en Chine est contraire au principe de la mondialisation, sans même parler de la question cruciale de la gouvernance de ce pays.

      • « un modèle qui va favoriser la proximité plutôt que les flux tendus d’échanges commerciaux et de personnes » Propos attribué par l’auteur a N Hulot (Le Bulot), et qui défend donc le Flux Tendu , Qui repose sur la délocalisation et la mondialisation , de fait.
        Flux tendus et prix de vente n’ont que peu de chose a voir.
        La chine n’est pas en flux tendu , c’est elle qui maîtrise tous les stocks.
        « le monopole chinois dans trop de domaines… »
        Il est pour partie une conséquence de la généralisation de la stupidité du flux tendu chez les tarés sortis de nos écoles de commerce qui ont imaginé que repousser tous les problèmes de production et de gestion toujours plus en amont allait augmenter les marges indéfiniment. le pays qui fait les plus grandes marges aujourd’hui est la chine !
        En prime avec la maîtrise des stocks planétaires , elle détient le pouvoir politique! et cela est sans rapport avec leur régime politique.

        • non…désolé.. c’est une pirouette..
          car vous dites zéro stock pas bien, inepte …..pourquoi pas..

          mais alors de combien de stock faut il disposer.?.. et vous allez vous retrouver devant un choix à faire car le stock ça coûte et ce sera celui qui a le stock minimum qui « gagne »..

          donc si zéro stock est inepte..quel stock est optimum? et pourquoi?

          • le stock de masque est le reflet de la hiérarchie des peurs.. il est douteux qu’un homme ;au sens de parfois une femme politique élu fasse des stock si le peuple n’est pas lui aussi concerné par la question..
            je veux parier qu’en corée ou au japon le gens ont deux ou trois boites de masques à la maison..parce qu’il savent que c’est utile ..
            ;

          • c’est le  » il faut augmenter le salaire minimum.. »

          • Vous avez du passer a un moment dans une école de commerce…. Le stock ça coûte quoi avec des taux zéro ?
            La vrai réactivité économique, changer un planning de fabrication pour répondre a une cde « Urgente », (Provenant d’un client qui n’avait pas bien géré ses stocks), composants de la cde qui justement ne sont pas en stock, tient donc encore une histoire de stock, Cet réactivité suppose donc que vous avez en stock suffisant les éléments pour fabriquer la dite cde ….
            Après vingt ans de direction technique d’une entreprise, de La récolte annuelle de la matière première, a la Table du consommateurs en passant par toutes les étapes intermédiaires d’élaborations de conservations de conditionnement etc… avec heureusement une très large autonomie, j’ai pu vérifier que la notion de flux tendu, n’était qu’une niaiserie dans la tronche de « Commercieux » incapables de réaliser eu mêmes quoi que ce soit.
            Effectivement le bon stock est une chose complexe a définir, cela dépend de très nombreux facteurs, le plus basiques étant la vitesse moyenne d’écoulement d’un produit, Quantité par mois , des délais d’approvisionnement des fournitures, avec deux catégories :: standard , sur le marché, ou spécifique « Sur mesure », et cela inclus aussi le coût d’un dérèglement du planning, avec modification de l’outils de production, du a la moindre erreur de stock ! Justement.

            • non pas commercial du tout juste ouvrier.. mais vous ne répondez pas vraiment , vous constatez un problème et dites les choses auraient du être différente..

              non..la pénurie de maque n’est pas le signe des limitations du flux tendu c’est bien la conséquences de la non prévisions qu’on aurait besoin de masques..à l’échelle mondiale.. ou pire de la négligence de politiques pariant sur le fait qu’un événement rare ne se produit pas;.
              je ne suis pas commercial mais je trouve que la description du bon stock n’inclut pas l’accident…imprévisible..

              donc la nature du stock son importance vitale ou non entre en jeu..
              le fait est que pour des stocks d’équipement vitaux; il faut sans doute avoir de la reserve mais je le répété l’erreur est alors politique..
              les gens ou l’etat peuvent constituer des reserves..avec un flux tendu.
              mais pas au moment de la crise..avant et progressivement…

              il y a un écart entre votre critique du flux tendu et la crise..

              les gens ont juste estimé que ce genre de crise sanitaire est peu probable pour dépenser des sous à stocker..

              • Un exposez complet sure la gestion des stocks prendrait des pages. (Et j’ai pas mal de bricolage a faire) Le mot stock revêt en outre des aspect fort différent. Ce qui est sur c’est que la mondialisation et la facilité de tout délocaliser nous a conduit a ne plus prendre en charge et choisir notre destin. Les problèmes vont bien au-delà des conséquences économique et de chômage, c’est une perte d’identité et niveau de conscience. Le rappel est brutal .

                • si le rappel est brutal, c’est aussi que avant ce rappel ,ça se passait bien… DONC il faut mettre en balance les années douces avec la crise pour ne pas sur réagir..

        • Mais non, la Chine ne fait pas les plus grandes marges. C’est un simple effet de masse. Si c’était le cas, il y a longtemps que son PIB serait 5 fois celui des USA. Quant au pouvoir supposé, il ne dépend que de notre couardise, notre refus de les affronter quand ils font n’importe quoi. Ceci dit, après cette crise, pas mal de choses vont changer pour la Chine.

  • retour au moyen âge avec les famines, les mortalités hivernales, infantiles, une espérance de vie de 30 ans et l’illettrisme généralisé ???? bravo M Hulot

    • La mondialisation existe depuis la nuit des temps sous diverses formes adaptées aux technologies du moment. Aujourd’hui, la technologie alliée à l’ouverture des marchés, permet l’optimisation des flux ( relativement tendus..) selon les domaines d’activité et le réseau + ou – éloigné des fournisseurs. Dans le cas de l’Asie/ Chine,ce sont les Occidentaux qui y sous traitent..(je n’ai pas vu beaucoup de commerciaux chinois venir me proposer leurs pièces mécaniques) .
      Enfin, chaque entreprise organise son flux .. pour beaucoup le juste à temps = temps de transit: soit 4 à 6 semaine de stock sur l’eau. Ce qui est beaucoup dans certains domaines.
      Mais pas dans le domaine de la SECURITE nationale!

  • voila quelque chose qui me parait toujours surréaliste..
    inter-marché m’envoie un mail pour me sire que pour « soutenir « les producteurs français je dois acheter leurs produits…

    je trouve que c’est en tout point pathétique.. acheter les produits d’un producteur n’est pas une façon de le soutenir.. ‘est la normalité Economique..
    ça indique aussi que les autres moyens lois et règlements en tout genre sont néfastes..
    et il est curieux qu’on nous donne des injonctions à acheter français au moment m^me où on nous annonce une crise alimentaire possible ou nous n’aurons pas d’autres choix!!

    les gens découvrent » que pour un producteur vive on doit lui acheter des produits…moi qui croyait que ce qui permettait aux producteur de vivre était la loi alimentation, la pac et autre..

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