Peut-on comparer le Coronavirus à la grippe espagnole ?

Le Covid-19 et le virus influenzae de la grippe espagnole ont provoqué des pandémies. Peut-on observer une similitude entre les deux pandémies ?
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Peut-on comparer le Coronavirus à la grippe espagnole ?

Publié le 1 avril 2020
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Par Gérald Aubert1.

Les maladies provoquées par le Covid-19 actuellement et la grippe espagnole en 1918 sont dues à des virus. Les virus sont des parasites intracellulaires. Ils détournent le métabolisme de la cellule cible infectée à leur profit pour se multiplier. Les cibles cellulaires de ces virus sont celles de la sphère ORL et du système respiratoire.

Les coronavirus dont le Covid-19 et les virus influenzae de la grippe sont des virus à ARN (d’autres virus sont à ADN comme par exemple les virus herpes). Ils sont recouverts d’une membrane lipidique alors que d’autres sont nus comme celui de la poliomyélite. À cause de leur membrane ils sont sensibles aux antiseptiques (solutions hydroalcooliques, eau de javel…).

Le Covid-19 et le virus influenzae de la grippe espagnole ont provoqué des pandémies. Peut-on observer une similitude entre les deux pandémies ?

Instabilité du génome

L’ARN des coronavirus peut subir des mutations lors des réplications (multiplications virales). L’avenir dira si des mutations du génome peuvent changer les caractéristiques infectieuses de ce virus. Actuellement on ne connait pas son évolution.

Les virus de la grippe évoluent par des phénomènes de mutations de l’ARN. Les glissements antigéniques (mutations de gènes entraînant des modifications mineures) et de cassures antigéniques (réassortiments de gènes entraînant des modifications plus importantes). Les glissements antigéniques sont responsables des variations saisonnières du virus de la grippe, tandis que les cassures antigéniques peuvent parfois entraîner l’apparition d’un virus pandémique.

Il existe trois types de virus de la grippe (influenza) : A, B et C. Les virus A et B sont responsables des épidémies de grippe saisonnière. Les virus de type A sont nommés en fonction des protéines H (hémagglutinine) et N (neuraminidase) présentes sur l’enveloppe du virus.

En 1918, le virus A H1N1 a été responsable de la pandémie baptisée grippe espagnole. La population mondiale n’avait pas d’immunité face à ce nouveau virus.

Infections provoquées par les coronavirus et les virus de la grippe

Les coronavirus constituent une grande famille de virus qui provoquent des maladies infectieuses allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le SARS-CoV, responsable d’une épidémie dans 30 pays dont la Chine, entre novembre 2002 et juillet 2003, et le MERS-CoV, identifié pour la première fois en 2012 au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Égypte, Oman et Quatar).

Les symptômes de l’infection à Covid-19 sont ceux d’une infection respiratoire fébrile qui guérit spontanément, et qui ressemble à la grippe. Les patients fragiles peuvent présenter des complications respiratoires et nécessiter une réanimation. D’autres signes cliniques ont été trouvés surtout en début d’infection : digestifs, état de conscience, troubles ORL …

Dans la pneumopathie à Covid-19 on peut observer une évolution vers le SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë) caractérisée par l’incapacité des poumons à fournir suffisamment d’oxygène aux organes vitaux du corps. C’est un phénomène réactionnel à l’infection virale qui aggrave l’état clinique (rôle des cytokines dans la réaction inflammatoire). Cette affection est soignée par la ventilation mécanique qui permet aux poumons de respirer artificiellement.

La grippe, dont la grippe espagnole, se présente sous forme d’atteinte des poumons, c’est une pneumopathie.

La grippe espagnole se présentait parfois sous forme de pneumopathie grave provoquant un décès rapide, surtout chez les jeunes de moins de 45 ans, ce qui n’est pas le cas pour le Covid-19. Les moyens thérapeutiques de réanimation n’existaient pas en 1918.

Une des complications de la pneumopathie grippale est la surinfection pulmonaire bactérienne. De nos jours l’antibiothérapie permet de la traiter.

Réservoirs de virus

Le réservoir du coronavirus du SARS-CoV était probablement la chauve-souris qui l’aurait transmis à la civette palmiste masquée, laquelle l’aurait finalement transmis à l’Homme.

Le réservoir du coronavirus du MERS-CoV était également la chauve-souris qui l’aurait transmis au dromadaire qui l’aurait transmis à l’Homme. L’hôte intermédiaire varie en fonction des lieux où se déroule l’épidémie.

Pour le Covid-19 il a été émis l’hypothèse de plusieurs hôtes intermédiaires : la chauve-souris, le serpent, le pangolin. Les études sont toujours en cours.

Les réservoirs de virus de la grippe A sont des animaux tels que les oiseaux (canards) et les mammifères (porc).

Origine géographique des souches virales responsables des pandémies

Le point de départ de la souche de coronavirus SARS-Cov de 2002 et de la souche du Covid-19 est la Chine. La promiscuité entre les humains et les animaux est mise en cause pour le passage des virus des animaux aux humains.

Les habitudes alimentaires des Chinois et le commerce d’animaux vivants sur les marchés seraient également les éléments de la contamination des humains.

Les nouvelles souches de virus grippaux proviennent le plus souvent de la Chine. Les cellules du porc sont souvent le lieu d’échanges de gènes entre les virus. La promiscuité des animaux avec les humains permet le passage à l’Homme.

Diffusion des virus

La diffusion du coronavirus se fait principalement par des gouttelettes (les postillons de salive) et par contacts rapprochés avec des malades ou des porteurs sains (les poignées de mains).

Le virus peut aussi se transmettre par des surfaces contaminées (les coronavirus survivent jusqu’à trois heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide). Selon les chercheurs du National Institute of Health, le Covid-19 reste actif quatre heures sur les surfaces en cuivre, 24 heures sur le carton et jusqu’à trois jours sur les plastiques et l’acier inoxydable.

La diffusion du Covid-19 par l’eau et l’alimentation est très peu probable car le virus est enveloppé et fragile. La recherche du virus dans les selles est en cours. À l’opposé du Covid-19, le virus à ARN non enveloppé de la poliomyélite circule dans l’eau et dans le tube digestif car il est plus résistant.

Les virus de la grippe se transmettent également par la voie aérienne. Le virus de la grippe survit cinq minutes sur la peau, quelques heures dans les sécrétions trachéales séchées, 12 heures sur les mouchoirs, les vêtements, les papiers et plusieurs jours sur des surfaces inertes (poignées de portes, plans de travail…).

Contagiosité du Covid-19 et du virus de la grippe

Le nombre moyen de personnes auxquelles un malade risque de transmettre la maladie (R0 : basic reproductive ratio) se situe pour le Covid-19 entre 2 et 3. Le coronavirus est très contagieux car il est nouveau et la population mondiale n’y a jamais été exposée. Les humains n’ont pas de défenses immunitaires locales et générales. Une fois qu’une masse suffisante de citoyens est contaminée, l’évolution est alors exponentielle.

Le nouveau coronavirus découvert en Chine en décembre 2019 progresse à grande vitesse dans le monde. Le 26 mars 2020, il s’est répandu sur les cinq continents et a touché près de 182 pays, plus de 474 000 personnes et causé plus de 21 300 décès. Il s’agit donc d’une pandémie.

Le taux de létalité qui est le nombre de morts rapporté au nombre de personnes infectées et diagnostiquées positives par un test de biologie est de 2 à 3,4 %. En Corée du Sud le pourcentage de létalité est de 0,7 % car le dépistage de la maladie est important et révèle les formes asymptomatiques.

La létalité est également basse en Allemagne. Le taux de létalité tient à la politique de dépistage du virus dans la population. C’est un indicateur de la gravité de la maladie.

La grippe espagnole a une origine asiatique. Une atteinte pulmonaire dite  pneumonie des Annamites a débuté en Indochine chez les Annamites en 1917. Elle aurait été introduite en France par l’arrivée de soldats indochinois.

En janvier 1918 le virus gagne les États-Unis. Il est décrit dans le comté de Haskell au Kansas. Le 5 mars 1918 la grippe est présente dans le camp Funston de Fort Riley. Elle se développe parmi les troupes en partance pour l’Europe. Il est dit que la grippe espagnole est 30 fois plus mortelle que la grippe classique. On décrit des épidémies importantes dans les villes de Boston, Philadelphie…

Elle va débarquer en France avec les troupes américaines les 26 et 27 juin 1918 : Bordeaux, Brest, Nantes, Saint-Nazaire…

L’épidémie a été très sévère en Europe d’août à novembre 1918, avec une reprise en février et mars 1919 et en juin 1920.

Le taux de mortalité était élevé pour une population mondiale de 1,8 milliard d’habitants en 1918. La létalité n’a pas pu être chiffrée. La grippe espagnole a causé entre 20 à 50 millions de morts dans le monde dont plus de 220 000 décès en France.

Pour le virus de la grippe le R0 est de l’ordre de 1 à 2, proche de celui du Covid-19 qui est de 2 à 3.

Diagnostic biologique de l’infection

Le virus responsable de l’infection à Covid-19 a été découvert en Chine le 7 janvier 2020. Un test de diagnostic du coronavirus par une technique de biologie moléculaire a été rapidement mis en place (recherche d’ARN par RT-PCR).

Des études sérologiques avec détection des anticorps sériques spécifiques du Covid-19 permettront de connaitre l’étendue de l’épidémie ainsi qu’une meilleure compréhension de sa virulence. Ces études permettront de connaitre le pourcentage de personnes infectées, inclus les formes asymptomatiques, et un chiffrage plus juste du taux de mortalité du Covid-19.

En 1918 il n’y avait pas de test de dépistage de l’infection grippale, le diagnostic était clinique. En 1918 on ne connaissait pas le virus de la grippe. C’est en 1933 que W. Smith, C. Andrews, P. Laidlaw (MRC Angleterre) le découvrent.

Gestion de la pandémie

La gestion des épidémies à Covid-19 est nationale. Les moyens financiers utilisés pour réduire la mortalité sont très importants dans les pays industrialisés.
Les mesures prises pour éviter la contamination par le Covid-19 sont le confinement, le lavage des mains et des surfaces pouvant être contaminées, et le port du masque dans certaines circonstances.

En France, la gestion de l’épidémie de la grippe espagnole en 1918 et 1919 a été municipale ou régionale. Elle n’était pas coordonnée au plan national. Le confinement était recommandé ainsi que des mesures d’hygiène : masque, lavage des mains, désinfection des lieux publics. Dans certaines villes des cinémas, théâtres, écoles ont été fermés…

La Première Guerre mondiale en 1918 captait toutes les énergies. Les usines de guerre ne pouvaient pas être mises à l’arrêt. Des erreurs ont été commises : les soldats au front infectés par le virus de la grippe étaient rapatriés dans les garnisons et les hôpitaux militaires. Le confinement des militaires infectés n’existait pas.

L’armistice du 11 novembre 1918 a mis fin à la communication sur la grippe qui faisait rage mais on fêtait la fin de la guerre. Le virus a fait le tour de la Terre en six mois.

Traitement des patients infectés

Actuellement le traitement de l’inconfort provoqué par une infection bégnine à Covid-19 est le paracétamol. Ce médicament est un antalgique et un antipyrétique. Plusieurs études in vitro et in vivo sont en cours pour évaluer les médicaments antiviraux. L’objectif est d’obtenir un médicament actif contre le coronavirus et présentant le moins d’effets secondaires chez le patient.

Plusieurs pays contribuent à ces études, des budgets très importants y sont consacrés. Le traitement antibiotique n’est utilisé qu’en cas de surinfection bactérienne.

Les traitements pendant l’épidémie de grippe espagnole étaient hétérogènes et peu efficaces : quinine, aspirine, argent, or colloïdal, arsenic, essais de sérums et de vaccins de l’IPP, ventouses, mais aussi rhum et saignées… Il n’existait pas de traitements antibiotiques pour soigner les surinfections bactériennes, ni d’assistance respiratoire mécanique dans les hôpitaux.

Actuellement deux médicaments antiviraux sont efficaces sur le virus de la grippe A (H1N1) : l’oseltamivir (Tamiflu® – laboratoire Roche) et le zanamivir (Relenza® – Laboratoire GlaxoSmithKline). Ils doivent être administrés au début de l’infection grippale.

Recherche d’un vaccin

La recherche d’un vaccin est en cours pour le Covid-19. L’objectif est d’obtenir des structures moléculaires virales capables après injection d’induire une réponse immunitaire par la production d’anticorps. Cette réponse immunitaire doit permettre de neutraliser le virus lors d’une infection. Une année minimum sera probablement nécessaire à la mise au point de ce vaccin.

Au début du XXe siècle il n’y avait pas de vaccins efficaces contre la grippe.
Depuis 30 ans il en existe un pour lutter contre les grippes de type A et de type B. Il est actualisé chaque année car il prend en compte des mutations de l’ARN. La vaccination ne présente aucun effet secondaire.

Malgré les campagnes nationales, la vaccination en France est insuffisante chez les personnes de plus de 65 ans. Elle réduit pourtant fortement la létalité de la maladie.

Synthèse

Les pandémies à Covid-19 et à virus H1N1 de la grippe espagnole présentent des similitudes. Les agents responsables sont des virus à ARN, très contagieux, à tropisme ORL et pulmonaire.

L’origine des deux virus est un animal. Les virus diffusent en quelques mois au plan mondial. Aucune immunité n’existe chez les humains avant le début de l’infection, la population est donc vulnérable.

Pour la grippe espagnole les personnes les plus vulnérables étaient les jeunes adultes.

Pour le Covid-19, les plus fragiles sont les personnes d’âge mûr et celles qui sont atteintes de co-morbidité.

  1. Ancien Microbiologiste Chef de Service au CHU de Saint-Etienne. MD, PhD.
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  • jacques lemiere
    1 avril 2020 at 8 h 55 min

    je crois avoir lu quelque part que la seconde vague de grippe espagnole était plus létale..
    je crois que l’immunisation pour le covid 19 n’est toujours pas certaine..(mais ça me fait penser que je dois lire sur l’immunisation..car de façon générale on reste atteint par des virus toute notre vie..zona herpes..donc il faut sans doute regarder le duo immunité, virus..)

  • claude henry de chasne
    1 avril 2020 at 9 h 11 min

    On charge les hôpitaux de province avec des patients venus des villes…
    que se passera t il quand les provinciaux auront besoin de lits?

    • jacques lemiere
      1 avril 2020 at 9 h 20 min

      on espère que alors la vague sera passée à paris je présume..et en outre..il faudrait laisser les gens mourir alors qu’il existe des lits libres..?

      • claude henry de chasne
        1 avril 2020 at 12 h 15 min

        donc il faudra laisser mourir en province quand les hôpitaux seront pleins?

        • jacques lemiere
          1 avril 2020 at 13 h 56 min

          d’abord on gére comme on peut donc on soigne les gens..les lits dans les hôpitaux publiques sont  » à tout malade qui en besoin, pas aux locaux »..ce qui implique de les déplacer là où sont les lits.. ensuite on doit espérer que ça se calme à paris quand ça montera en province.. il ya aussi des raisons de penser que l’épidémie va évoluer différemment entre paris ,très dense et la province..

  • merci pour cet article très synthétique…

  • La petite bête
    1 avril 2020 at 9 h 39 min

    On doit garder présent à l’esprit que la grippe peut provoquer 500000 morts par an. Même si ce virus est nouveau, la crise économique qui va en découler est disproportionnée.
    Doit-on mettre ces événements en rapport avec certaines recherches?
    « Dans un article publié dans Nature Medicine le 9 novembre 2015, des scientifiques [12 américains, 2 chinois et 1 suisse] ont étudié un virus appelé SHC014, que l’on trouve chez des chauves-souris en Chine. Les chercheurs ont créé un virus chimérique, constitué d’une protéine de surface du SHC014 et de la colonne vertébrale d’un virus du SRAS qui avait été adapté pour se développer chez la souris et imiter la maladie humaine. Les cellules des voies respiratoires humaines sont infectées par la chimère ̶ ce qui prouve que la protéine de surface du SHC014 a la structure nécessaire pour se lier à un récepteur clé sur les cellules et les infecter ».

    D’autres scientifiques de haut niveau estimaient à l’époque que ces travaux entourant la création de virus-chimères étaient « trop risqués à poursuivre » et qu’ils avaient pour seul résultat « la création, en laboratoire, d’un nouveau risque non naturel », avertissant que si le virus parvenait un jour à s’échapper, « personne ne pourrait prédire sa trajectoire »
    A force de jouer avec les allumettes…

    • jacques lemiere
      1 avril 2020 at 14 h 02 min

      mais le fait est que ce qui nous tue depuis longtemps ce sont en premier lieu de simples « variantes » de virus déjà existant, grippe par exemple … liés sans doute à la domestication des poules s cochons, canards..et quels nouvelles saloperies liées au fait que on mange aussi des animaux sauvages..
      donc la nature gagne encore..
      et je pense que c’est approuvé par raoult 🙂

    • jacques lemiere
      1 avril 2020 at 14 h 11 min

      tiens pas besoin de cherche r longtemps ils abordent le sujet ici.. https://www.youtube.com/watch?v=CLa6KZwAf4Y&list=UUFaPzuoXcACu7jplePDfXmA&index=45
      ça c’est ce qu’on voit, on a pas vu de virus créer par l’homme connaitre une grande réussite; on a le droit da’voir peur de l’anticiper de l’imaginer néanmoins.

    • jacques lemiere
      1 avril 2020 at 14 h 14 min

      c’est un bon coté de cette épidémie ..apprendre des trucs..

  • Intéressant, mais pas mal d’affirmations encore mal fondées comme l’origine du virus, ou même le R0 qui est très difficile à estimer. Mettre des réferences est utile pour un MD, PhD. Non ?

  • Très bien. Merci pour cet article. Toutefois, j’aimerais avoir la référence principale des travaux sur :  » Le virus peut aussi se transmettre par des surfaces contaminées (les coronavirus survivent jusqu’à trois heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide). Selon les chercheurs du National Institute of Health, le Covid-19 reste actif quatre heures sur les surfaces en cuivre, 24 heures sur le carton et jusqu’à trois jours sur les plastiques et l’acier inoxydable. » Sur Google scholar, je ne trouve rien d’autre que les références sur la grippe A, datant de 2008. Les résultats sont les mêmes. A-t-on vraiment eu le temps de refaire tous ces essais sur le nouveau covid19? Je voulais aussi être sûr que les coronavirus ont des résistances physiques comparables parce qu’il sont entourés d’une membrane semblable. Pour la grippe A, on sait que la membrane provient de la membrane de l’hôte (Biochimie, p.1109, Voet & Voet, éd.de Boek, 1998). Le schéma que j’ai vu pour le Covid19 ne semble pas aussi net. Merci encore.

  • Philippe Lacoude
    1 avril 2020 at 15 h 59 min

    Vraiment un excellent article avec les idées claires et clairement exprimées !

  • « port du masque dans certaines circonstances. »

    « Pour le virus de la grippe le R0 est de l’ordre de 1 à 2, proche de celui du Covid-19 qui est de 2 à 3 »

    Voila les 2 affirmations qui ont conduit le monde à sa perte …

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