Le protectionnisme n’est pas un bon calcul économique

Pour convaincre que le protectionnisme n’est pas une bonne solution, les soutiens du libéralisme économique doivent expliquer que les échanges assurent la paix.

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Fence and pine by Ed Dunens (CC BY 2.0)

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Le protectionnisme n’est pas un bon calcul économique

Publié le 7 octobre 2018
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Par Erwan Le Noan.
Un article de Trop Libre

La guerre, écrivait Clausewitz, est la continuation de la politique par d’autres moyens. Le militaire prussien visait évidemment les conflits armés, mais son analyse pourrait probablement être transposée aux hostilités commerciales qui opposent aujourd’hui les États-Unis à la Chine.

Depuis son élection, le Président Trump a multiplié les déclarations et mesures offensives contre son partenaire économique, adoptant des dispositions commerciales pour sanctionner les importations chinoises. Il est loin, le temps où certains commentateurs parlaient de la « Chimerica » pour décrire les liens économiques harmonieux qui unissent les deux puissances. La nouvelle politique américaine marque une double rupture.

Le protectionnisme n’est pas un bon calcul

Une rupture économique d’abord : à court, moyen et long termes, cette politique protectionniste aura des effets néfastes sur les consommateurs américains et l’économie globale, comme Emmanuel Combe le montre clairement dans une étude récente1 : « le protectionnisme généralisé n’est pas un bon calcul économique ».

Et pour cause : les produits industriels importés sont souvent le fruit d’un assemblage de composants fabriqués partout à travers le monde. L’iPhone en donne un bon exemple : son appareil photo est japonais, sa puce mémoire sud-coréenne, sa puce de gestion d’énergie britannique, ses circuits taïwanais, son processeur d’interface utilisateur néerlandais et son émetteur-récepteur américain. Les employés chinois qui l’assemblent ne contribuent qu’à 1 % de sa valeur ajoutée2. Dans ce modèle de production, les barrières commerciales deviennent des obstacles à la production, au détriment de tout.

OMC. La Chine a rapidement répondu à l’offensive, en imposant des mesures de rétorsions ciblées plus particulièrement sur les comtés américains qui avaient soutenu Donald Trump. L’économie chinoise a également réagi, en délocalisant les chaînes de production qui peuvent l’être facilement vers les pays du Sud-Est asiatique, et en innovant, automatisant, et développant toutes les solutions qui permettent de faire baisser les coûts.

Les soutiens du libéralisme économique doivent parvenir à convaincre

Une rupture politique ensuite : le libéralisme postule que, dans l’ordre international, la multiplication des échanges économiques et humains permet d’assurer la paix et de rapprocher les peuples. Le discours populiste s’inscrit à l’inverse radical de cette vision : selon lui, ce sont les échanges commerciaux et les migrations qui ont contribué à déliter les peuples, déstructurer les sociétés et affaiblir les nations.

La réponse à la guerre commerciale est évidemment économique : l’OMC doit retrouver son utilité. Anne Krueger, ancien chef économiste de la Banque mondiale, s’en inquiétait récemment, écrivant que « le système commercial mondial pourrait s’effondrer ».

Mais la réponse est également politique. Les soutiens du libéralisme économique doivent parvenir à convaincre. Dans ce but, clamer aux électeurs qu’ils ont tort ou se fourvoient ne peut suffire (voire se révéler parfaitement contre-productif) : qui peut croire qu’insulter ses clients est une stratégie intelligente ? Il faut défendre un projet, c’est-à-dire une offre politique capable de faire concurrence à celle, largement démagogique, des populistes. À ce jour, cette offre manque cruellement…

Sur le web

  1.  Résister à la tentation protectionniste.
  2. Dedrick, Kraemer, Intangible assets and value capture in global value chains : the smartphone industry.
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  • Tout à fait d’accord. Pendant que l’on commerce, on ne pense pas à se faire la guerre. Encore faut-il néanmoins que les termes de l’échange ne soit pas exagérément déséquilibrés. Les USA ne sont certainement pas des anges mais reconnaissons que la Chine exploite une situation qui lui est trop favorable. Elle bénéficie d’un statut de pays en voie de développement à l’OMC maintenant totalement injustifié et qui lui procure des avantages indus, tous ceux qui ont fait des affaires en Chine (et j’en fais partie…) savent combien c’est compliqué et biaisé, sans compter le rapatriement des bénéfices quasi impossible, une monnaie un brin manipulée et des ambitions qui font fi du reste du monde (Plan « Made in China 2025 »).
    Enfin notons que le déficit des échanges USA-Chine a été de 500 milliards $ en 2017 avec 375 milliards de déficit pour les USA…
    Une fois de plus, les USA ne sont pas des anges mais force est de constater qu’il est indispensable de rééquilibrer les échanges avec la Chine et après des années d’inaction et d’angélisme de l’OMC, peut-être que les méthodes peu orthodoxes de Trump auront de l’effet…

    • 100% d’accord. La Chine profite de son status. Pas besoin de faire plus de 100 metres pour trouver de la contrefaçon de marque occidentale, la Chine fait semblant de lutter.

    • C’est ce je voulais écrire…

    • Si les termes de l’échange conviennent, un individu échange avec un autre. Sinon, non.
      J’ai beaucoup de mal à imaginer que les États fassent du commerce, ce ne serait pas les Hommes qui en font ?
      Laissons chacun décider si l échange lui sera profitable, et si ce n est pas le cas, l’échange ne se fera pas.
      Jamais un commerçant ( au sens large ) ne m’as mis un flingue sur la tempe pour que j achete son produit, même un produit chinois.

      • « Cette notion d’échange inégal est centrale dans la théorie marxiste et il faut bien voir qu’elle porte en germe la condamnation radicale de toute liberté contractuelle. […] Adhérer à la thèse marxiste de l’échange inégal, de l’exploitation, c’est prétendre qu’un contrat qui est accepté de part et d’autre est malgré tout injuste, qu’il est malgré tout le signe d’une « exploitation ». C’est là récuser toute logique, puisque, dans ce sens, il ne peut y avoir d’exploitation sans violence ou fraude. C’est aussi nier toute responsabilité personnelle, puisque l’on suppose implicitement que les agents ne sont pas autonomes. »
        François Guillaumat

      • C’est quand-même très mitigé. Personne ne nous met de flingue sur la tempe, c’est vrai, mais quand vous souhaitez vous procurer un produit, le choix est étonnamment restreint. Mettons que vous vouliez du PQ, et que vous soyez fermement décidé, pour des raisons évidentes, à cet achat. Eh bien, si le PQ est 50% plus cher qu’il ne devrait à cause de taxes et de droits de douane, vous l’achèterez quand bien même l’échange est déséquilibré.

        • « quand bien même l’échange est déséquilibré ». Attention ici à l’emploi des mots pour éviter la confusion dont profitent les socialistes pour faire avancer leurs idées néfastes.

          Un échange volontaire n’est possible que s’il existe un déséquilibre initial. L’échange volontaire a pour résultat de résorber ce déséquilibre de manière harmonieuse. Inversement, l’échange contraint (taxe, vol…) perpétue le déséquilibre. Dénoncer le déséquilibre des échanges, même pour les produits de première nécessité, revient à nier toute possibilité d’échange volontaire et ne laisse subsister que l’échange contraint, la collectivisation de tout.

        • Si vous êtes fermement décidé à effectuer cet achat, vous n’êtes pas contraint, seulement par votre volonté ?. Logique.
          En revanche l État vous contraint à payer une taxe lorsque vous échangez. Faudra m’expliquer sa légitimité à faire cela, si quelqu’un a le courage d essayer de me convaincre, je suis open.
          Dans votre exemple, ce n est ni le vendeur, ni le producteur de PQ qui me contraignent à acheter leur produit, c est l’Etat qui me contraint à payer une taxe de 50% si je veux garder les fesses propres. Ne pas confondre les agents qui échangent et qui sont libres tant qu un larron ne vient pas mettre la grouille en faussant les prix ( subventions, taxes protectionnistes, barrières douanières , etc.. )
          Le marchand de papier toilette n’y est pour rien et moi non plus.
          Essayez pour voir, de ne plus payer vos taxes et impôts, vous allez la voir de très prés la force légale et vous me direz si c est le vendeur de PQ ou l État qui vous l envoie.

          Ps : le choix est restreint en matière de papier toilettes, vous plaisantez j espère. Et puis il y a les toilette à la japonaise c est le top et tellement plus propre, mais je m’égare…

          • Les toilettes à la japonaise, c’est génial quand il y a des pictogrammes ou qu’on lit couramment le japonais. Sinon la première expérience du panneau de commandes est assez traumatisante.

        • Voyons, pour votre petite affaire, tout journal de gôche peut le faire…
          Bien sûr, le confort n’y est pas, mais cette qualité moindre, cet équivalent margarine du PQ, ne reflète t’il pas le génie citoyen triomphant face aux ultralibéraux prêts à faire du profit avec leur papier 3 couches responsable du réchauffement climatique ?

    • Ce que je veux dire, c’est que la Chine utilise la contre-façon pour booster son économie. Il y en a partout, pas plus de 100 metres a faire, d’ailleurs les derniers chiffre parut la semaine dernière sur les douanes disent que 83% des saisies de contre-façon viennent de chine.
      Naturellement les gens qui vivent de la contre façon ne déclarent rien en chine, mais cet argent va quand dans l’économie réelle, et devient de l’argent propre quand ils achètent un bien immobilier (on se demande pourquoi il y a 60 millions de logements vides) suffit de regarder les petits commerçants, qui commerce avec un bail de « farmer » donne par le pcc de Mao il y a 50 ans., aucunes taxes a payer, aucune TVA, aucunes caisse enregistreuse, direct in the pocket, alors que chez nous, on a meme pas vendu un article, qu’il faut deja payer des charges sociales.
      Meme marie a une Chinoise, je n’est pas le droit a la secu chinoise, ni meme ma fille. Pas étonnant que le cout du travail en chine soit inférieur a l’occident.
      Aucuns logement offert aux étrangers, pas d’AME pour les étrangers, nada rien, faut meme payer de sa poche une visite médicale complete pour pouvoir être resident 2 ans.

      • c’est quoi une contrefaçon ? un concept qui est appuyé sur la propriété intellectuelle , concept ultra bancal à la base.

        • Beethoven n’est pas le légitime propriétaire de sa 5e symphonie ?

        • Je plussoie, mais je ne sais pas l’ argumenter en quelques lignes et peu sont prêts à entendre ce genre de discours. Alors convaincre…même IRL je me lance rarement sur ce terrain là, pourtant je suis un cascadeur. Vous avez du courage.

          • Merci,
            la propriété intellectuelle est déjà un non sens sémantique, personne ne peux posséder une idée, le concept est ridicule à la base(enfin si on doit pouvoir plus ou moins posséder une idée si on ne la diffuse pas à l’extérieur de son cerveau , mais ca reste limité du coup, et encore que ca n’empêche pas une tierce personne d’avoir la même idée et de lui , la diffuser)

            De plus est-ce que la valeur réelle est dans l’idée ?
            J’en doute fortement, la valeur est dans la personne qui à des (bonnes) idées et c’est ca qui a de la valeur économique, sinon je me demande bien pourquoi on embauche des programmeurs alors qu’ils y a des bouquins remplis de pattern de programmation (entre autre) .

            On pourra souligner aussi que ce genre de droit est apparu comme un mécanisme de censure, et non pas pour protéger quoi que ce soit…..

            • « personne ne peux posséder une idée » : vous posez le problème d’un mauvaise manière.

              S’il ne possède pas l’idée universelle des notes de musique, Beethoven possède l’idée de l’arrangement particulier des notes conduisant à la 5e symphonie. Pour reprendre les termes de votre affirmation, on ne possède pas les idées élémentaires universelles mais on possède bel et bien les idées complexes que nul autre que leurs auteurs n’est en mesure de produire et, par conséquent, en mesure de revendiquer leur propriété.

              Par exemple, si jamais Booba revendiquait la paternité de la 5e, tout le monde se moquerait de sa face. Personne ne peut ignorer à qui appartient légitimement la 5e. Cette propriété intellectuelle est indiscutable. Si on reconnaît les grands artistes à leur style inimitable, n’appartenant qu’à eux, et permettant d’identifier leurs œuvres sans hésitation, c’est une manière de reconnaître leur propriété intellectuelle inaliénable sur leurs créations.

              • Non j’aurais dis que Beethoven a la CAPACITE à arranger ses notes d’une manière qui est inimitable, et sa on ne peux pas lui voler.

                « Par exemple, si jamais Booba revendiquait la paternité de la 5e, tout le monde se moquerait de sa face. »
                Certainement.

                Mais je changerais la phrase suivante en :
                « Personne ne peut ignorer qui à créée à l’origine la 5e. »

                Nul ne peux posséder une idée, nous avons juste la grande faculté de pouvoir générer des idées nouvelles qui ont une valeur pour les autres.

                • L’idée elle-même, ok, mais les efforts de pionnier que fait l’inventeur pour l’exploiter, c’est autre chose. Prenons l’exemple Goodyear et Hancock, le second ayant grillé le premier pour déposer le brevet de la vulcanisation en ayant observé les traces de son procédé qu’il avait mis près de 10 ans à mettre au point et Goodyear étant mort croulant sous les dettes, après avoir vécu dans la misère. Il me semble que c’est un exemple qui montre les difficultés de faire prendre en compte correctement l’antériorité et la paternité des idées, et combien il est facile pour un homme d’affaires de venir croquer les marrons qu’un autre aura tirés du feu pour lui.
                  En l’absence de propriété intellectuelle, qui voudra passer dix ans de sa vie à chercher un procédé comme la vulcanisation ? Ensuite, que le droit de la dite propriété intellectuelle soit très perfectible, je n’en doute pas, mais le principe est difficile à supprimer.

                  • Dans ce cas la est-ce qu’on aurait pas pu arranger la chose avec un contrat précis entre les hommes au départ ?

                    Un autre détail : comment était protégé untel, avant le moment exact ou le brevet est déposé ?
                    Dans ce cas la loi légitimiste quasiment le vol de de l’idée si le voleur peux faire breveter avant l’inventeur réel …
                    (j’imagine bien que c’est un poil plus complexe, mais ce ne change pas le fond)

                  • Goodyear à découvert la vulcanisation par erreur, il aurait pu chercher pendant encore 20 ans sans trouvé. même chose pour la pénicilline, le viagra et milles autre découvertes qui sont le fruit de la chance plus que celui du mérite.
                    Si demain on supprimait la propriétés intellectuelle je vous fait le paris que la recherche exploserait contrairement à ce que l’on crois parce qu’ile resterait plus que ce moyen là pour se démarquer des concurrents. Toutes les industries qui en disposent pas de la propriétés intellectuelle sont extraordinairement dynamiques parce qu’il faut constamment innover sous peine d’être rapidement laissé sur le bord du chemin. La propriétés intellectuelles freine le développement économique, il ne l’accélère pas. J’ai lu à ce propos un article très intéressant sur le brevet de la première machine à vapeur. A cause de ce brevet l’évolution technologique de ce procédé avait stagné pendant 20 ans avec quasiment aucune évolution. A l’ouverture du brevet il y avait eu plus d’évolution technologique en 5 ans que dans le 20 années précédente.

                    • Goodyear n’a pas découvert la vulcanisation par erreur, quoi qu’en dise la légende, mais par sérendipité. La sérendipité est la faculté de reconnaître dans ce qu’on observe par hasard la révélation de ce que les autres ne savent pas voir et d’en comprendre les formidables implications que nul autre ne voit non plus.
                      C’est donc d’abord le mérite. Combien de collègues de Fleming ont jeté leurs boites de culture contaminées sans en voir les conséquences ? Dans le cas de Hancock, c’est en observant des traces jaunes sur les échantillons préparés par Goodyear qu’il en a déduit l’importance du soufre dans le procédé. Ca n’est pas lui qui en avait eu l’idée…

              • C’est purement historique et ca vaut ce que ca vaut , mais certains des pères fondateurs avait aussi en horreur le concept de la propriété intellectuelle. Uniquement par compromis il l’ont intégré à la constitution.
                Jefferson notamment il me semble.

                • Cette citation de Jefferson lèvera votre doute @chk.
                  Le fait que Jefferson ait été opposé à la propriété intellectuelle n’est pas un argument bien sûr, mais celui qu’il donne me touche le cœur ( bon ) me semble logique ( perfect ) et conforme à la raison ( triple combo ) mais pourtant il ne convaincra pas grand monde que j’ai le droit de copier TOUT ce qui me passe dans les mains en abandonnant toute honte. ( mais la cinquième je peux l apprendre par cœur et la siflotter à la note prêt quand j’en ai envie, n est il pas ? )

                  Le problème est que ça fonctionne moins bien avec les sacs Hermès mais plutôt bien dans le monde de l’informatique et avec les idées. Peut être que ça biaise un peu le débat.
                  Jdcjdr, je suis pas à l’aise sur ce sujet.
                  J avais dit que je fermerai ma bouche et me voila en train de l’ouvrir. Désolé pour ce moment.

                  « Celui qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète, pour l’instruction morale et mutuelle de l’homme et l’amélioration de sa condition, voilà qui semble avoir été conçu à dessein par la nature bienveillante, quand elle les a créées, libres comme le feu qui s’étend partout, sans diminuer leur densité en aucun point, et comme l’air que nous respirons, dans lequel nous nous mouvons et nous situons physiquement, rétives au confinement et à l’appropriation exclusive. Les inventions, par nature, ne peuvent donc être sujettes à propriété ».

                  • Le sac hermes est un objet, je doute fortement qu’a l’origine sa valeur réelle ne vienne pas de l’agilité des artisans et de la qualité des matériaux (wai ok maintenant ca marche surement plus aussi bien, mais c’est de la faute d’hermes non ?)

                    Belle citation sinon, j’approuve !

                  • Et la citation marche très bien pour toute information numérique au passage, à chaque fois que je copie un fichier je ne soustrait pas, j’ajoute (le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui)

                  • Pour les programmes que j’ai écrits, j’aurais trouvé parfaitement normal que par défaut ils soient copiables, et qu’il me faille faire des démarches spéciales si je voulais qu’il en soit autrement. Pour un livre, c’est un peu plus compliqué : même en ne touchant que 8% avant impôts du prix de vente hors taxes, il vaut mieux vendre que donner, simplement parce que personne ne lit un livre gratuit, tandis qu’en le vendant, j’ai une chance d’avoir même la joie de le voir ensuite traduit et réédité ! De plus, qu’on le veuille ou non, on est dans le monde des copyrights et on ne peut pas obtenir l’autorisation d’utiliser certains éléments (photos, images, etc.) si on ne leur apporte pas un certain niveau de protection.

                  •  » je peux l apprendre par cœur et la siflotter à la note prêt quand j’en ai envie »

                    Certainement dans le cadre de votre usage personnel. En revanche, vous ne pouvez pas gagner d’argent en utilisant le produit à des fins commerciales (ou de don) sans rémunérer l’auteur en contrepartie. Même logique avec les médicaments par exemple. Personne ne vous empêche de les reproduire pour votre usage personnel mais seulement de les distribuer sans rémunérer celui qui les a inventés.

                    La propriété intellectuelle n’a jamais eu pour objet d’empêcher la copie d’une idée. La propriété intellectuelle n’est qu’une banale question de fric. C’est plutôt le secret des affaires qui empêche la copie d’une idée.

                    • « La propriété intellectuelle n’est qu’une banale question de fric »
                      ça n’est qu’une banal question de pouvoir et de force. Si vous avez la force derrière vous alors vous pourrez avoir l’exclusivité de n’importe quoi. La propriétés intellectuelle et les brevet ne sont que la continuation des privilèges et des prébendes de l’ancien régime. Ce n’est en fait du protectionnisme avec une bonne couche de sucre dessus pour masqué le gout amer du fait du prince.

                    • « ça n’est qu’une banal question de pouvoir et de force. »

                      L’échange volontaire remplace avantageusement les rapports de force primitifs par des rapports harmonieux entre individus civilisés. C’est la civilisation vs la barbarie.

                      Il n’y a pas lieu d’inventer de différence entre la propriété privée en général et la propriété intellectuelle qui n’est qu’un cas particulier de la première.

                    • Oui je doute également de mon argument

      • « la Chine utilise la contre-façon »

        On trouve des dizaines de contrefaçons du Coca Cola partout dans le monde et personne ne s’en émeut.

        • En l’absence de brevet à copier, et tant que les logos ou les formes ne sont pas copiés, ce ne sont pas des contrefaçons mais des concurrents légitimes.

    • 375 milliards de déficit pour les USA…

      Je vais faire la guerre à mon boulanger : tous les jours, j’ai un déficit d’un euro quand je lui achète une baguette.

  • que veut dire un bon calcul économique?

    si on a la liberté économique les gens échange en maximisant leur interet et d’ailleurs le nationalisme est un élément de choix acceptable , on a le droit de vouloir n’acheter que des voitures « françaises » ou rouge…
    donc entraver la liberté économique est entraver la liberté de choix des gens.. on a du mal à voir un interet collectif qui justifierait cette entrave…

    ceci dit nous sommes tous plus ou moins liés dans un pays par l’obligation d’utiliser la même monnaie d’échange…dont le cours est « artificiel »..
    la compétitivité de vos produits est affectée par des facteurs extérieurs et politiques.

    il me semble que ça fait foirer le bel édifice…si on pouvait utiliser librement des dollars ou des yuans en france…

    mais le problème est le monopole de la monnaie par les états me semble t il..
    je dis ça je ne dis rien je n’y connais rien en économie.

  • Œil pour œil dent pour dent ,ça c’est un bon calcul .si l’économie du monde était pure ,sans bras de fer entre commerçants sans doute que le protectionnisme et les subventions n’existeraient pas.

  • Le problème que cet article n’aborde pas du tout est celui du nouveau protectionisme:

    Au XIXeme siècle, un fabricant de chaussures dans un pays A faisait du lobbying auprès de ses hommes politiques –qui, le plus souvent, très obligeamment, s’exécutaient- pour qu’ils imposent des tarifs sur les chaussures en provenance du pays B afin que ses propres marges soient protégées.

    Au XXIeme siècle, l’enjeu n’est plus là. Dans le prix de chaque produit ou service échangé internationalement se trouve un part de plus en plus importante liée à la bonne –on peut dire aussi à la mal gouvernance politique du pays d’origine : les taxes, les règlements etc.

    Dans ses choix de consommation, chaque agent économique dans le monde met donc automatiquement en concurrence non plus tant des entreprises que…des hommes politiques qui se voient ainsi exposés aux conséquences parfois catastrophiques, de leurs actions, mais qui sont ainsi également incités à les corriger.

    Des citoyens dotés d’un tel pouvoir ? Des hommes politiques –enfin !- responsables de leurs actes d’une manière visible et qu’ils ne peuvent dissimuler avec une bonne campagne électorale bien ficelée ?

    Cela ne se peut !

    Donc, faisons des accords commerciaux que l’on baptisera encore de libre échange, mais qui auront, en fait, l’objectif exactement inverse, celui de mondialiser la mal gouvernance par la contrainte internationale, en imposant la règle du « mieux » disant fiscal et règlementaire afin d’empêcher une bonne fois pour toute les agents économiques de voter librement avec leur argent.

    Et voilà !

    Même les Suisses –qui sont de moins en moins « Eidgenossen » et de plus en plus des parisiens de sous-préfecture en sont là avec leur Tierschutzgesetz –vous savez le homard dans l’eau bouillante- qu’ils veulent étendre au monde entier.
    La conclusion appartient évidemment à H16.

  • Bien d’accord avec la conclusion. Comme dirait Macron : il faut arrêter de se plaindre… et proposer un projet.
    Mais j’ajoute : un projet de libéralisme seulement économique ne sera pas suffisant pour se montrer séduisant électoralement. Le libéralisme économique ne séduira guère à ce stade que les entrepreneurs. Que propose t’on aux autres ? D’attendre que ce sous domaine du liberalisme ait irrigué le pays pour profiter à tous ? Ils auront quand même un peu de mal à croire que le libéralisme économique a lui seul va dépénaliser l’usage des drogues, faire cesser la traque des prostitués et de leurs clients, ouvrir la GPA, arrêter d’emmerder les automobilistes, bloquer la folie normative du gouvernement, etc. Ces choix là, qui sont aussi des marqueurs profonds du libéralisme, ne vont pas de soi, même quand l’économie s’est liberalisée…

    • Mettre drogue, prostitution, GPA et automobile sur le même plan est caractéristique d’une mauvaise foi habituelle chez les socialistes, l’instrumentalisation du libéralisme bien compris pour atteindre des objectifs pervers, monstrueuse supercherie pour aboutir à une tyrannie.

      https://www.contrepoints.org/2013/12/11/149440-deux-conceptions-de-la-liberte-par-isaiah-berlin

      • Vous connaissant, il me semble que c’est la GPA, qui, dans ma liste, vous ait fait tiquer. Guère surprenant, vous êtes un faux libéral.
        https://www.contrepoints.org/tag/gpa
        Vous considérez, à juste titre, que le libéralisme économique est une condition nécessaire pour vivre dans un pays libre, mais vous tremblez de peur à la seule perspective d’examiner les conditions suffisantes…

        • « vous êtes un faux libéral » : vraiment ? Quelle découverte ! Réfléchissez un instant…

          Plus sérieusement, il me semble, en observant le monde évoluer, que ce sont les socialistes qui paniquent face à la mise en cause de plus en plus affirmée de leur vision hémiplégique du progrès social, leur revendication d’irresponsabilité individuelle systématiquement compensée par la collectivisation économique, jusqu’à l’absurde.

          • @Cavaignac Je note que vous « invitez à réfléchir » alors que lors d’un échange précédent (démantèlement de centrales nucléaires et devenir des déchets) vous montiez rapidement sur vos ergots avec des tons à la Fouquier-Tinville.

          • La panique morale… Voilà qui vous fait déjà un point commun !

    • « Le libéralisme économique ne séduira guère à ce stade que les entrepreneurs. »
      Et encore, beaucoup d’entrepreneurs en France ne sont pas du tout libéraux et totalement drogués à l’étatisme, le sevrage sera difficile…

  • @Gerard. Oui. On peut se demander pourquoi l’auteur – libéral – ne pense pas à la théorie du ruissellement, à propos de tous ces travailleurs qui retrouvent du boulot.
    Quant au sur renchérissement des produits, il s’équilibre avec la diminution des freins économiques mis en place par obama.

    Ce qui est rigolo, c’est l’importance donné à une mesure anti protectionniste de la Chine :
    — « L’économie chinoise a également réagi, en délocalisant les chaînes de production » —
    Pour rappel, l’industrie américaine avait fait de même sans être sous une contrainte quelconque autre que d’augmenter ses propres bénéfices.

    Les chinois ou plutôt les entreprises chinoises ne font que suivre le chemin d’aller où leurs couts seront les plus faibles.

    Sûr que les chinois-consommateurs apprécieront de voir les prix des produits baisser autant que leur revenu…

    • Il faudrait absolument trouver un autre nom que « théorie du ruissellement » pour ce phénomène. Rien que théorie du ruissellement évoque pour beaucoup un jeu à somme nulle, où l’argent donné (ou pas pris) aux riches serait le même qui finirait par arriver aux moins riches. Or nous savons très bien que ça n’est pas cela qui se passe, que l’argent laissé aux riches fructifie pour le bonheur de tous, tandis qu’il se perd en érosions et gaspillages quand il est distribué sous conditions de ressources.

  • Les Français colbertistes considèrent que Trump est protectionniste, alors que le raisonnement n’est pas du tout celui-ci.

    Il s’agit principalement d’un rééquilibrage pour compenser l’implication des Etats sur les prix par leurs taxes et leurs subventions : les américains n’ont pas à payer indirectement la TVA européenne, ni les subventions Chinoises. Ces mécanismes faussent totalement le marché et ne pas les prendre en compte aboutit à favoriser les politiques les plus étatiques.

    Une entreprise européenne déduit la TVA de ses fournisseurs, une entreprise américaine vendant en Europe ne le peut pas. Idem pour les subventions chinoises qui sont en fin de compte payées par le consommateur américain via le déséquilibre du commerce extérieur.

    On ne peut pas parler de protectionnisme avec des monnaies fiduciaires non indexées sur un métal précieux. Le protectionnisme ayant comme but la conservation du métal. Or il n’y a pas de stock d’or à protéger …

    Il s’agit d’une guerre commerciale, pas de protectionnisme.

    • Ah, ah ! C’est la meilleure celle-là !
      « Ce n’est pas du protectionniste », c’est juste du « rééquilibrage » pour se « protéger » de la vilaine « guerre commerciale »… !!
      On ne fait pas du protectionniste, c’est juste pour… se protéger.

      « Idem pour les subventions chinoises qui sont en fin de compte payées par le consommateur américain via le déséquilibre du commerce extérieur. »
      N’importe quoi. Encore un nationaliste qui ne sait pas interpréter le solde d’une balance commerciale…

      « Le protectionnisme ayant comme but la conservation du métal. »
      N’importe quoi.

      • Il y aurait réellement libre échange si les entreprises US vendaient en France sans taxes comme aux US et si les entreprises Françaises ajoutaient 20% de TVA lorsqu’elles vendent aux US.

        Le système actuel n’est absolument pas du libre échange, car il permet aux pays de taxer différemment les entreprises étrangères des entreprises locales.

        • Chacun pourra apprécier la puissance de votre raisonnement : le commerce international n’est pas suffisamment libre, donc renforçons les politiques protectionnistes et liberticides.

          Cette façon de penser, anti-libérale, ouvre de sacrée perspective :
          – le marché du travail n’est pas suffisamment libre, donc renforçons le droit du travail ;
          – les banques ne sont pas suffisamment libres, donc renforçons les règlementations financières ;
          – l’instruction n’est pas suffisamment libre en France, donc renforçons les prérogatives de l’Education nationale ;
          – etc.

    • Votre attirance pour Trump, comme vous, libéral ultraconservateur, ne devrait pas vous autoriser à tordre les faits. La politique qu’il mène est effectivement protectionniste – ne jouons pas sur les mots – même si l’objectif est de rééquilibrer les balances commerciales avec la Chine et l’Europe ou de sauver l’emploi américain.
      On ne peut pas militer pour le libre échange et se replier sur le protectionnisme des qu’on commence à perdre, parce qu’on est moins bon que les autres !

    • Ouf, c est seulement une guerre commerciale car c’est normal de se faire la guerre lorsqu’on échange, pour peu qu’on se fasse avoir et que le partenaire vous oblige à lui acheter ses produits, ne soyons jamais trop prudent. Et puis c est l’autre qui a commencé ( l’autre est souvent un filou ) .
      J ai tellement eu peur que cela soit du protectionnisme, merci.
      Rééquilibrez, rééquilibrez…dans l intérêt de nos peuples. Merci.
      Capitaliste de connivence.

      • Ca n’est pas normal de se faire la guerre, mais la neutralité est elle-aussi un art, bien plus difficile à imposer qu’une « bonne » rétorsion, en particulier quand il s’agit de convaincre ses électeurs. Je ne crois pas que Trump soit protectionniste par conviction, juste un pragmatique qui pense qu’il obtiendra plus de résultats par la guerre dont il maîtrise l’art que par la neutralité, voire l’ouverture unilatérale, qu’il ne saurait absolument pas exploiter à son profit.

        • Je suis d’accord avec votre analyse, mais ce n’est pas pour autant que j’approuve la polique de Trump. J’ai tout de même un léger doute sur ce que vous entendez par « bonne » rétorsion? Je ne vois pas bien la différence entre la mauvaise et la bonne. Plus de précisons m’intéresseraient vraiment. Si vous me lisez…je repasserai.

    • Le protectionnisme n’est jamais un bon calcul économique mais peut être parfois un bon calcul politique. Au vu des accords récents des USA avec le Mexique et le Canada (qui doivent encore être validés par les parlements de chaque pays), le sujet mérite d’être discuté.

      L’argument du rééquilibrage peut donc être recevable dans certaines circonstances. Toutefois, celui sur la TVA est sans fondement dès lors qu’un accord réciproque de remboursement de la TVA existe entre les pays.

      • Creusez un peu l’argument de la TVA et vous verrez que c’est faux : la TVA fausse les prix et implique donc un avantage concurrentiel aux locaux, quelque soient les accords qui puissent exister.

        Le sophisme est de dire que ce sont les consommateurs qui paient alors que c’est faux, c’est exactement comme pour les charges sociales, c’est toujours l’entreprise (les actionnaires, les employés) qui paie.

        De plus la TVA sert aussi à subventionner des prix (services publics, subventions et autres) qui n’existent que dans le pays percepteur et dont ne bénéficient que les entreprises de ce pays.

        On cumule donc les deux : taxe à l’import et subvention.

        • Si votre argument est : « Une entreprise européenne déduit la TVA de ses fournisseurs, une entreprise américaine vendant en Europe ne le peut pas », alors il est faux.

      • @Cavaignac: « le protectionnisme n’est jamais… »
        La Russie est de fait dans une situation de protectionnisme à cause des sanctions. Est-elle vraiment dans une situation difficile ? Ne peut-on même dire que c’est un ré-équilibrage à sa situation de pays producteur de pétrole/gaz ?

  • Je suis bien d accord que le protectionnisme est sur le long terme nefaste a un pays.
    Meme la France qui avait une longue tradition protectionniste (depuis colbert !) avait accepte de devenir moins en moins protectionniste sans trop de heurt jusqu aux annees 80.

    Depuis la tendance s est inversee et on assite a un retour en force du protectionnisme. La raison ?

    La mondialisation a fait que le niveau de vie d une grande partie de nos concitoyen a ete laminee (aux USA comme en France les jeunes generations vivent moins bien que leurs parents au meme age).
    Pire les perspectives d un avenir meilleur ont disparu (les jeunes lecteurs vont etre surpris mais en 1970 tout le monde pensait que ses enfants allaient avoir une vie meilleure qu eux).

    Meme si le protectionnisme n ets pas la solution, qu allez vous repondre a quelqu un qui vous dit que liberaliser les echanges c est lui demander de travailler pour le meme salaire qu un chinois mais en ayant le cout de la vie d un francais ? (je sais on peut certes se former et faire autre chose, mais n est il pas utopique de penser qu on va pouvoir former 10-15 millions de francais)

    • Libéraliser les échanges, c’est ramener le coût de la vie d’un Français au niveau de celle d’un Chinois. Oui il y aura des répercutions sur les salaires, et alors ? Qu’est-ce qui dit que l’on ne sera pas gagnant au final, et surtout sur quels arguments ?

      • Liberer les echanges, c est ramener les salaires des francais au niveau des chinois rapidement. Pour le cout de la vie, il y aura surement un rapprochement mais ca va etre plus long car je doute qu on va demain voir des appartement a vendre pour 30 000 € ou pouvoir manger au restaurant pour 5 € (pour ceux qui doutent des chiffres, j ai mange en chine pour 2-3 €).

        Psychologiquement les gens ont du mal a baisser leurs prix

        Une liberation des echanges fera des gagnants et de perdants bien evidement. Si on prend par ex l ouverture avec la chine vous aurez
        gagnants :
        – ceux qui ne sont pas impacte par la concurrence chinoise dans leur metier (ex avocat, notaire ou fonctionnaire).
        – ceux qui n ont plus besoin de travailler (rentier ou retraités)
        – les vendeurs (ex supermarchés) qui pourront acheter moins cher (et qui ne baisseront pas forcement leurs prix de vente )

        perdants:
        – ceux qui travaillent dans les secteurs qui vont disparaitre et qui vont devoir se reconvertir. Par ex vous etiez employe dans le textile, vous allez devoir faire autre chose. Pas un mal en soit, sauf si votre nouvel emploi est moins paye ou sans aucune perspective de carriere (genre service a la personne)

        Personnellement, je serai plutot dans les gagnants vu que ca me permet d acheter moins cher que du made in France et que le risque de me rertouver en concurrence avec des chinois est pour l instant moderé (mais il fait pas rever, les chinois montent en gamme et dans 20 ans ca sera une autre chanson). Cependant ma situation et mon interet personnel m empeche pas de voir que l interet de mon pays n est pas forcement correle a mon interet personnel

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