Coronavirus : la politique nous a fait perdre un temps précieux

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Coronavirus : la politique nous a fait perdre un temps précieux

Publié le 18 mars 2020
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Par Peter Libtank.

Pour assurer une victoire définitive, les ordres pour endiguer la pandémie contre le coronavirus méritent encore des clarifications : la restriction des déplacements pour 15 jours, le concept de confinement non assumé, le soutien des personnels médicaux soutenus de manière plus tangible que par des bons mots et nos alliés encouragés pour trouver avec nos chercheurs une riposte thérapeutique déterminante.

Mais notre jeune Président semble avoir enfin pris la pleine mesure de la menace.

Le jour viendra où il faudra tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de la façon dont elle aura été gérée. L’exercice est périlleux car tout dépendra de la nature et du calendrier de l’issue du conflit.

Gestion chaotique de la crise

Pourtant, les premiers constats se dessinent. Par exemple, l’analyse de Arnaud Benedetti (Valeurs Le Club du 16 mars) est sans appel :

Depuis jeudi dernier, les décisions séquencées prises par le gouvernement trahissent une gestion inévitablement chaotique de la crise. Les discours de culpabilisation de l’opposition quant au maintien des municipales, de mise à l’index de l’indiscipline prétendue des Français, d’annonce prévisible du confinement mais en apparence à ce stade de maintien de l’ouverture des frontières sont autant de marqueurs d’une forme de débâcle communicante sur fond de dysfonctionnements organisationnels.

Pour beaucoup, le Covid-19 illustre les limites de la gestion de crise par l’exécutif mais aussi la fragilité de l’État-providence, comme celle de nos démocraties bienveillantes et endormies dans une Europe impotente.

Dans tous les cas, l’inconséquence du « en même temps » macroniste est clairement établie. Il est incohérent de demander aux Français de rester chez eux tout en maintenant une élection locale de première importance, pour ensuite dénoncer l’indiscipline d’une jeune génération qui prend le soleil dans des parcs parisiens ouverts au public, après leur avoir répété que le virus avait d’autres cibles, plus âgées ou plus fragiles.

Le mirage du « en même temps » résulte de la grande impréparation, de l’indécision naturelle et de la propension à multiplier les calculs politiciens de notre jeune président.

Un temps précieux de perdu

En situation de crise, ces traits de caractère et la posture qui en résulte font perdre un temps précieux. Ainsi, trois à quatre semaines auront été nécessaires pour qu’Emmanuel Macron se décide enfin à recourir au confinement. Pour paraphraser la célèbre citation de Churchill : « Vous aviez à choisir entre le confinement et la politique… Vous avez choisi la politique et vous aurez le confinement. »

Revenons sur le déroulé de cette terrible crise.

L’épidémie débute avec un discours rassurant, voire lénifiant, du gouvernement, des politiques et des médias, faisant référence à un problème d’hygiène localisé aux marchés vivants de la ville de Wuhan, pas plus grave qu’une petite grippette.

Le 24 janvier, Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, déclarait :

Le risque d’importation depuis Wuhan est modéré. Il est maintenant pratiquement nul.

Pourtant la réalité de l’épidémie et la réactivité de la réponse chinoise sont connues par tous, et particulièrement spectaculaires. Les médias nous montrent des rues désertées et des hôpitaux de 1000 lits en construction accélérée.

Le 17 février, Agnès Buzyn abandonne son poste au ministère de la Santé, pour être candidate à la mairie de Paris. On déplore déjà 73 300 contaminés identifiés et 1900 morts de par le monde.

Le 6 mars, Emmanuel et Brigitte Macron vont au théâtre pour inciter les Français à sortir malgré le coronavirus, tout en se justifiant :

La vie continue. Il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie.

Le même soir, 101 800 contaminés identifiés et 3460 décès à déplorer. Plus de 70 pays touchés sur les cinq continents.

Face à un nouveau virus contagieux, mortel et inconnu, sans traitement, sans antiviral, sans vaccin, avec une population qui n’y a jamais été exposée et donc sans anticorps, la plus grande menace est celle du pic épidémique. C’est l’étroitesse et la hauteur de ce pic, aggravées par la nature des moyens à mettre en œuvre pour sauver les contaminés (lit de réanimation, respirateur, oxygène…) et la durée d’hospitalisation qui créent le problème.

Le nombre de morts lié à la grippe saisonnière n’est pas une référence pertinente. Certes, les chiffres sont considérables par rapport au coronavirus mais le phénomène est annuel, connu et prévisible, le taux de morbidité et la durée d’hospitalisation beaucoup plus faibles, les possibilités de traitement plus abouties, le public moins sujet à la panique.

Surtout, au fil des années, la capacité des hôpitaux a été calibrée en fonction des besoins pour cette pathologie hivernale.

Dans une telle situation, tout l’enjeu est donc de maintenir le pic épidémique du Covid-19 à hauteur des capacités de soins pertinents du système hospitalier, quand ces derniers permettent effectivement de sauver les cas les plus graves. À défaut, mourront des milliers de contaminés, parmi les plus graves et les plus fragiles, alors qu’ils auraient pu être sauvés. Et le taux de morbidité de l’épidémie explose.

Éviter le pic épidémique

Avec les premières mesures d’hygiène, de protection et de distanciation sociale que l’on connaît (avec ou sans épidémie d’ailleurs), la seule arme vraiment efficace pour aplatir le pic épidémique est celle du confinement. Aucun système hospitalier, même dans le plus fortuné des États-providence, ne peut être calibré pour gérer une crise aussi imprévisible, de cette ampleur et de cette soudaineté.

Mais cette arme du confinement est délicate à manier. Son efficacité est altérée par le délai d’incubation puisqu’il faut attendre deux à trois semaines avant que les décisions soient mises en œuvre et que leurs effets sur la vitesse de propagation de l’épidémie se fassent sentir.

Il faut donc anticiper. Tout le problème est celui du timing. Trop tôt c’est le risque politique : décrédibiliser un système basé sur la confiance et la liberté, alimenter une psychose, aggraver les tensions, exacerber les critiques et les oppositions politiques… Trop tard c’est le risque d’inefficacité, voire d’effondrement.

Sur le plan sanitaire, le rapport bénéfices/risques est d’autant meilleur que le confinement est décidé plus tôt et qu’il est ciblé sur les premiers contaminés et leurs contacts, à l’instar de ce que la Corée du Sud a mis en œuvre avec succès puisque le Covid-19 semble y avoir été maîtrisé. Plus le confinement est tardif, plus il doit être radical et généralisé pour être efficace. Si l’on tarde trop, il doit concerner aussi les fonctionnaires et les serviteurs de l’État.

Le confinement total peut alors mettre en difficulté une multitude de services, bien au-delà du seul système hospitalier : éducation, justice, police, transports publics… On peut alors craindre d’autres problèmes (pénuries, émeutes, pillages, paniques…) qui viennent s’ajouter à la pandémie.

La crise en vue

Au final, le risque de crise profonde de l’État et de ses services s’accentue.

Sur le plan économique, il en va de même. Un confinement précoce mais ciblé semble moins dommageable qu’un confinement tardif et généralisé même s’il conduit à un ajustement plus brutal mais moins durable. Dans ce contexte, tous les dirigeants de la planète ont de bonnes raisons d’agir vite et de manière décisive.

Mais ils doivent être en mesure d’assumer le risque politique qui accompagne de telles mesures : l’incompréhension et la défiance des populations, les foudres de leurs oppositions, les réactions inconsidérées de leurs économies…

Quelques pays (Taiwan, Corée…) ont su le faire. D’autres semblent avoir manqué de lucidité et de courage, préférant minimiser le danger et l’urgence, prendre le temps de la réflexion « scientifique » au détriment des principes de précaution et de bon sens, gagner du temps pour préserver l’illusion de leur maîtrise de la situation.

Le nôtre a aussi hésité par peur d’une crise politique de plus, liée à un confinement précoce, dans un contexte déjà compliqué.

Comme sur d’autres sujets, notre exécutif a tergiversé, multiplié les déclarations maladroites ou contradictoires, pris des décisions incompréhensibles.

Avec le renfort des médias, on nous explique que le Covid-19 provoquera moins de morts que la grippe en cours, ce qui est sans doute vrai mais hors sujet. On se concentre sur une vaste opération de communication « L’État est présent et agit pour vous » en instaurant un contrôle du prix des gels hydro-alcooliques alors que la mesure est parfaitement inutile et contreproductive dans une économie de marché mondialisée. On vante la solidité de notre système hospitalier, le meilleur au monde bien sûr, comparé à celui de nos voisins alors que la réalité des faits est bien plus complexe.

On nous demande de réduire nos déplacements et nos regroupements mais on maintient le premier tour des municipales est maintenu. Cette mesure est techniquement compréhensible sur un plan sanitaire, mais c’est une grave erreur politique. Trop de politique tue la politique.

Et pour finir, dans son discours du 13 mars, Emmanuel Macron continue à faire de la politique. En pleine crise pour le pays, il juge opportun de lancer l’acte II de son quinquennat « ni gauche, ni droite » en plaidant pour une nécessaire démondialisation et en se faisant le chantre des services publics.

Jusqu’aux discours en mode panique de samedi soir et d’hier soir…

Un temps précieux a été perdu à faire de la politique avant d’en arriver à la seule mesure qui s’impose : le confinement, ici comme partout dans le monde.

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  • Bon résumé finalement.
    Ce qui a prédominé c’est l’esprit de Munich et la (très basse) politique politicienne.
    De l’affaire Ferrand, suivie par (très loin d’être exhaustif) , les déficits budgétaires en augmentation (78 Milliards hors gilets jaunes cette année, avant l’effondrement économique actuel) , une « réformette » des retraites (après celle de la SNCF) qui, au prix d’une fragmentation accrue de la société avec au bout du compte un coût accru et le maintien de régimes « spécifiques », on peut sans aucun doute poser le diagnostic d’amateurisme, mais aussi de népotisme (le bal des nominations au CESE, au conseil constitutionnel etc…) et surtout d’incompétence.
    Bref le changement dans la continuité ! (Quoique j’en arriverais « presque » à regretter l’inactivité molle lente et Chiraquienne de Hollande : c’est dire !)

    Pas de ligne politique non plus autre que celle vraiment risible de « penser printemps » qui en disait long sur la « pointure » du roitelet.

    Du point de vue énergétique « en même temps » on frappe très durement les énergies fossiles et « en même temps » on pousse vers les véhicules électriques (ceux qui compensent, enfin, la pollution liée à leur fabrication et à leur recyclage qu’au bout de 7 ans alors même que leur batterie est déjà amputée de 50% de leur capacité)…et « en même temps » on diminue la capacité à faire de l’électricité en fermant Fessenheim, pour privilégier une source (lobbying) très intermittente éolienne.

    Quand vat-on pouvoir se réveiller pour échapper au cauchemard ?

  • jacques lemiere
    18 mars 2020 at 7 h 25 min

    le nous pose problème..

    il y a bien un enjeu de santé publique et un aspect « collectif » du fait du dépassement des capacités hospitalières
    mais,non pas le gouvernement mais la raison implique de rappeler aux gens que la préservation de leur santé et de celle de leur proche incombe aux gens… si nous sommes dans un pays démocratique où la population se fout des mesures d’hygiène, alors rien d’anormal à ce qu’un virus foute le système e santé du pays en l’air et tue des gens…

    il y a a deux mondes ceux qui se foutent des mesures de bon sens pour ne pas être contaminé et les autres..
    vous notez que le gouvernement comme un objet pensant a changé de personnalité ..

    « NOUS » n’avons pas perdu du temps, la majeure partie des gens a des conviction erronées sur la santé publique ce qui a des conséquences.

    je dis depuis le début que si on a peur d’être contaminé on ne va pas au boulot, au risque d’être licencié..

    on le voit dans les débats et les mesures, l’utilisation et l’appréciation du NOUS n’est pas consensuelle.

    il est quand même frappant que cette crise mette en avant les errements du gouvernement et ne m^me temps l’attente que une grande part de la population a dans le gouvernement …ça DEVRAIT être une apocalypse sur la réalité de la compétence des élus..

    d’un autre coté chez beaucoup de détracteurs du gouvernement il y a une erreur à mon opinion c’est de dire que des mesures de précautions peuvent être prises de façon rationnelle.. or non..la grande ignorance c’est de savoir ou non si le virus est présent ou non et quand… avant ça les gens sont souvent insouciants mais on peut dire à raison..en corée pourtant plus préparée des gens se sont rassemblés dans un église..

    en pratique limiter les contacts sociaux semble être la bonne solution pour éviter aux INDIVIDUS d’etre contaminés, surtout dans un pays sans masque et gel ,
    si le gouvernement ne cesse de répéter que la population comprend ces mesures, c’est que justement ce n’est pas vrai..

    gouvernement nounou,
    Enfin si il y a peu de morts il y aura d’ailleurs des gens qui mettront en avant que le gouvernement a surjoué et à la prochaine crise les gens n’auront pas de crainte..
    pour beaucoup de gens les leçons sont apprises par la mort…

    dans un pays où on met à l’ordinaire des gens dans des salles d’attente lors des épidémie de grippe..que faut il attendre d’autre..

    on va en tirer des leçons…ou pas..

  • le gouvernement a commencé à s’affoler lorsque certains députés ont contacté le coronavirus …..c’est à dire vers le 9 mars …..marrant ça hein ….

    • jacques lemiere
      18 mars 2020 at 16 h 47 min

      il y a du vrai… mais c’est vrai pour tout le monde, jusque ce qu’il vous touche, c’est pour les autres..

  • La petite bête
    18 mars 2020 at 9 h 26 min

    La peur sert toujours le pouvoir.
    Or, tout est fait pour susciter la panique depuis le début, tandis que les décisions adéquates n’ont pas été prises.
    Il est pathétique d’entendre le premier ministre se défendre en disant qu’il a dès janvier… organisé une réunion.
    Or, en janvier, l’épidémie flambait déjà en Chine et les premiers cas sont apparus en France le 24 janvier. Qu’a fait le gouvernement? Rapatrier les Français de Chine, mais pas de fermeture des frontières. Et on apprend maintenant que Mme Buzyn avait alerté. Mensonge ou scandale d’Etat? Car il faut bien noter les retombées positives d’une crise aggravée pour le gouvernement…
    N’importe quel individu responsable – devant le peuple – aurait agi différemment, dès le mois de janvier.

  • Les mafieux politiques Français on surtout et comme d’habitude oublié de dépenser les ressources colossales qu’ils volent aux français dans des choses utiles et régaliennes comme la sécurité.
    Les risques de pandémie dangereuse sont scientifiquement bien connus depuis les années 90 et tous les pays développés sont censés avoir des réserves stratégiques de matériel médical. La Corée du Sud, par exemple, a parfaitement géré sans confinement : masques, désinfectant et gants largement disponibles et 140’000 tests rapidement effectués.
    .
    En France, on découvre avec stupéfaction une gestion moyenâgeuse de cette crise : les gens au front n’ont tout simplement pas de matériels; les réserves stratégiques n’existent pas, tout l’argent a été dépensé en bouffonneries politiciennes.
    .
    Si le virus avait été réellement méchant comme certaines études le prédisent, on serait actuellement à quelques centaines de milliers de morts avec un décompte final de l’ordre de la dizaine de millions pour la seule France.
    .
    J’entends très peu cette critique qui est pourtant fondamentale : où est passé l’argent, ou sont les réserves stratégiques ? Où sont les infrastructures ?

    • Des réserves stratégiques…. Il faut du pognon pour cela pas des dettes…

    • c’est toute la gestion de l’Etat qui est comme cela : d’où l’important de limiter son champ d’action au minimum.

    • Le pognon est passé dans les eoliennes et s’y déverse encore ! Merci au nucléaire d’assurer le fonctionnement des respirateurs des services de réanimation, avec les éoliennes non pilotable bonjour la casse ! Enfin ce que je dis…

  • Jerémy Lapurée
    18 mars 2020 at 10 h 57 min

    Le gouvernement est gonflé de critiquer le comportement de quelques citoyens qui entre le discours du Président en milieu de semaine et les restrictions énoncées pour la fin de semaine se seraient permis de profiter de quelques derniers instants de libertés.
    Ca fait des semaines que l’Etat nounou nous répète que tout va bien, sous contrôle, que ce n’est qu’une grosse gripette, que 98 % des gens infectés s’en sortent, que l’économie doit tenir et les élections se tenir.
    Et voilà que ce même gouvernement, acculé à force d’avoir nié (cf Buzyn) l’ampleur du truc voudrait que du jour au lendemain les Français abordent la question avec une approche radicalement nouvelle, oubliant tous les discours lénifiants pour appliquer des mesures qui semblent tout droit sortir d’un chapeau de magicien.
    Faut pas pousser Mémé dans les orties !
    Ca me rappelle les sermons de la sécurité routière sur la mortalité routière. Quand ça baisse c’est grâce à elle, mais quand ça stagne ou remonte, c’est toujours de la faute des conducteurs… C’est un comportement de gamins immatures que de toujours rejeter la faute sur autrui.

  • Ils manipulent depuis des années l’arme de la panique pour faire de l’écologie politicienne. Pour une fois qu’il était utile de paniquer les gens pour leur faire prendre des précautions, ils on fait tout le contraire …

  • Demi-mesures pour tout depuis des années ,c’est pour cela qu’on en est là,manque de couilles évident sauf lorsqu’il s’agit de sauver leur siège d’élu et les avantages afférents!

  • Il y a pas mal d’inexactitudes dans cet article:
    « Le nombre de morts lié à la grippe saisonnière n’est pas une référence pertinente.  » Au contraire, c’est une bonne comparaison parmi les rares possibles: virus à transmission aérienne, la pneumopathie est la complication sévère non rare,traitement de soutien en 1ère intention, etc. Il n’y a pas beaucoup d’autres points de repères sinon. 6000 à 8000 décès par an en France uniquement. 500 000/an dans le monde.

    De plus le confinement total n’a pas prouvé son efficacité. Les études se basent surtout sur la grippe « espagnole » de 1918. Il s’agit d’étude retrospective d’archives dont la fiabilités est…disons partielle.

    Enfin la Corée du Sud a organisé une quarantaine des patient testés positifs uniquement. Ce n’est pas clairement dit dans l’article. Le 1er cas coréen date du 20 janvier (24 janvier pour la France). Le nombre de nouveaux cas est déjà drastiquement réduit ce qui est loin de notre cas. Ma conclusion est que ce confinement généralisé est une énième erreur, un suicide économique et pour citer le vice-ministre coréen de la santé « sape l’esprit de démocratie et aliéne le public qui devrait participer aux efforts de prévention. » Notre état est plus proche des chinois que des coréens dans son mode de pensée et de fonctionnement.

    • Tout à fait.
      Le covid-19 est une infection sérieuse certes. Mais si le chiffre de la mortalité est également un reflet du manque de sérieux de l’Etat dans la compréhension et la prise en compte des conséquences de cette infection, le taux de létalité est lui surévalué dans la plupart des articles ou tout du moins, sa comparaison avec celui de la grippe est inadéquat.

      Le taux de létalité français du covid-19 fait le rapport entre le nombre de mort et le nombre de cas diagnostiqués positifs. Cela fausse la comparaison avec la grippe saisonnière dont le taux de mortalité est calculé par rapport au nombre de personnes estimées ayant eu la grippe (personnes qui se sont traitées seules et cas asymptomatiques inclus). Ce nombre global de patients touchés par la grippe saisonnière est extrapolé à partir du nombre de cas soignés par les médecins car la dissémination et la propagation de la grippe sont bien connues. Par contre, la dissémination et la propagation du covid étant très mal connues, son taux de létalité ne tient compte que des cas diagnostiqués positifs. Cas diagnostiqués peu nombreux par rapport au nombre de cas supposés, le test diagnostique étant si peu disponible dans notre pays.
      A la différence de la Corée qui a testé systématiquement sa population en cas de suspicion d’atteinte (+ de 150000 personnes testées) et qui a obtenu un taux de mortalité de 0.6% (0.2 à 0.5% pour la grippe).
      Très peu d’articles de journaux rappellent cette différence de calcul du taux de létalité entre ces deux maladies, mélangeant de plus allègrement le « risque à contracter » avec la contagiosité et la virulence. La contagiosité est un terme très apprécié de nos journaleux. Celle du covid est bien sûr supposée « très élevée ». Lol. Cela fait peur bien sûr et c’est vendeur. Cette contagiosité (capacité à déclencher/transmettre une infection) est souvent confondue avec la virulence d’un virus (capacité à déclencher des manifestations graves). Cette contagiosité plus élevée du covid est affiché haut et fort dans certains articles comme une preuve de gravité! Pourtant, cette contagiosité n’est pas une caractéristique uniquement liée au virus mais également liée au milieu qu’il infecte.

      R0 (contagiosité) = transmissibilité X le nombre de contacts sociaux X durée de la période contagieuse

      Quand on dit régulièrement à une population qu’il n’y rien à craindre et que tout va bien (cf France jusqu’à il y a 2 semaines), le nombre de contacts sociaux reste élevé augmentant la contagiosité!! Indépendamment des caractéristiques propres au virus, la contagiosité de la grippe est aussi plus faible car les comportements d’évitement sont relativement bien développés en France vis-à-vis des personnes malades de la grippe et par les malades eux-mêmes!
      https://www.sante-sur-le-net.com/r0-virus-le-plus-contagieux/

      Dernier point, la comparaison initiale du gouvernement avec une « simple grippe » laissant croire à une faible nocivité, est débile. Ce message se voulant rassurant s’appuie sur la méconnaissance des chiffres de mortalité de la grippe par la population qui, dans sa très grande majorité, considère cette maladie comme bénigne, surtout depuis les vaccins. Pourtant la saison dernière, la grippe saisonnière a fait plus de 8000 morts en France malgré le vaccin. Et 28% des personnes passant en réanimation pour grippe sont des sujets entre 30 et 60 ans. A peu près comme le covid.
      Et vu l’énergie maintenant dépensée pour gérer le covid, il y a de forte chance que la mortalité du covid reste très inférieure à celui de la grippe.

      SI vous voulez un aperçu des chiffres d’hospitalisation et de séjours en Réanimation pour la grippe, tapez sur votre moteur:
      « Caractéristiques des hospitalisations avec diagnostic de grippe, France, 2012-2017 » il y a un Pdf de la Santé Publique intéressant à lire et pas trop long.
      La grippe n’a rien d’une petite maladie même depuis les vaccins. Alors sans ces derniers…

  • Je pense aussi qu’on était coincé car on devait demander l’accord de l’U.E surtout pour Macron où c’est un dogme. Quand l’U.E ne répondait pas, il a du agir mais avec du retard.
    Je me pose la question comment dans une société libertarienne, nous aurions pu gérer la crise. Par des assurances faisant passer les tests à ses assurées, elles auraient commandé du stock de gel hydroalcooliques et masques?

    • La principale utilité des tests n’est que de faire prendre conscience aux contagieux qu’ils sont contagieux. Une prise de conscience qui dans une société libertarienne serait quasi-inutile, puisque chacun se comporterait de toute façon de manière responsable.
      Les masques et le gel n’auraient pas eu besoin d’être commandés, la perspective d’une demande forte, et donc de profits en proportion, aurait conduit certains à en produire et stocker, et d’autres à se reconvertir à leur production de masse dès les premiers signes.

  • Il n’y a pas d’argent pour multiplier les tests diagnostiques. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont contingentés. La gestion socialiste est une gestion de pénurie quelque soit le domaine y compris la Santé.

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