Coronavirus : la France confinée… à quel prix ?

Dès maintenant, il faut mobiliser les esprits et les cœurs pour imaginer la sortie de guerre contre le virus.
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Coronavirus : la France confinée… à quel prix ?

Publié le 17 mars 2020
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Par Frédéric Mas.

Lundi 16 mars à 20 heures, Emmanuel Macron a pris la parole pour annoncer ce que tout le monde redoutait depuis plusieurs jours, le durcissement des mesures politiques pour enrayer l’épidémie de coronavirus à travers la France.

À plusieurs reprises, le président de la République a répété que nous étions en guerre, et qui dit guerre, dit mesures exceptionnelles, dérogatoires à l’État de droit, pour assurer la continuité de la Nation. En pratique, ce mardi midi, les Français ne pourront plus sortir de chez eux ni se réunir sans raison valable et « toute infraction sera sanctionnée ».

Parmi les mesures exceptionnelles prises par l’exécutif, on compte beaucoup de mesures de restriction des déplacements, le report du second tour des élections municipales et des aides aux entreprises. Désormais, comme l’a précisé Christophe Castaner après l’allocution présidentielle, les déplacements individuels seront soumis à autorisation. Le gouvernement s’est rattrapé sur la question des municipales. Le premier tour avait été maintenu, entraînant les protestations de professionnels de la santé qui trouvaient absurde de déployer les mesures d’endiguement du virus en évitant soigneusement de reporter la grand-messe politique.

La France à l’heure d’Orwell

L’ambiance en France depuis ce week-end a bien changé. Hier à Paris, Bordeaux ou Dunkerque, certains festoyaient encore et profitaient du soleil, bravant les consignes du gouvernement. Aujourd’hui, les citadins s’entassent dans les trains ou sur les routes pour rejoindre les campagnes, les rues sont désertes et l’armée est mobilisée pour aider le personnel soignant qui reste sur le pont.

Nous vivons ce monde orwellien où la libre circulation des biens et des personnes est mise entre parenthèses pour combattre la pandémie. L’expérience n’est pas très réjouissante, et va entraîner la récession la plus grave depuis 2008.

Le mauvais procès fait à la mondialisation

Les récupérations politiques de la crise ne manquent pas. Certains se réjouissent de la décroissance supposée ou de la fermeture des frontières créée par les mesures d’exception, les autres accusent l’intensification des échanges due à la mondialisation dans l’exportation du coronavirus. Beaucoup parlent de la crise du coronavirus comme d’une « crise du capitalisme ».

Contentons-nous ici de rappeler que c’est grâce à l’intensification des échanges liés à l’émergence du capitalisme moderne qu’il est aujourd’hui possible de combattre efficacement les grandes épidémies, en améliorant la santé des individus de manière exceptionnelle, et cela pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. C’était là la grande leçon de l’essai d’Angus Deaton The Great Escape, paru en 2014.

Le capitalisme encourage l’innovation et la recherche beaucoup plus efficacement que ses adversaires, et c’est l’innovation et la recherche qui nous permettront de sortir de la crise sanitaire, ne l’oublions pas. Seulement, la crise chinoise pourrait modifier durablement la physionomie du commerce et des relations internationales. Comme le disait Brice Couturier sur France Culture : « La mondialisation a permis au monde de bénéficier non seulement d’une période de prospérité sans équivalent dans l’histoire de l’humanité, mais aussi d’un bas niveau de tensions internationales. Le multilatéralisme, dont rêvait l’Europe, pourrait bien être remplacé par une nouvelle politique des blocs. Non, la mondialisation ne va pas s’arrêter. Mais un nouveau zonage géographique pourrait bien résulter de la crise du COVID-19. »

Penser la sortie de guerre

Dès maintenant, il faut mobiliser les esprits et les cœurs pour imaginer la sortie de guerre contre le virus. Historiquement, les périodes de crise et de guerre ont toujours été l’occasion pour l’État d’étendre son emprise sur la société civile pour pallier l’urgence et l’exception.

Quelle que soit la justification apportée à ces mesures étatiques, il est toujours difficile de s’en défaire pour revenir au statu quo ante. Quand les entreprises deviennent plus dépendantes encore des aides de l’État, que les citoyens s’habituent à la surveillance et au régime d’autorisation, il faut trouver des solutions pour se sevrer et retrouver le goût de la liberté. C’était la grande leçon de la Route de la servitude de Hayek, qui n’a pas perdu de son actualité.

Voir les commentaires (25)

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  • Une bonne guerre pour mobiliser la société !
    Technique politique souvent appliquée mais qui aboutit toujours à une perte de pouvoir d’achat des individus.
    Malgré les promesses de moyens pour faire appliquer les restrictions de déplacements, il me semble que le nombre de policiers est largement limité et que les amendes seront peut-être distribuées en ville mais difficilement à la campagne où je vis.
    Et si je vois un policier, je serais ravie de l’orienter vers les gens du voyage qui ont envahi le parking des écoles en sciant le dispositif anti-caravane à la tronçonneuse.
    Un confinement pour empêcher les citadins de se réunir, quoi.

    Les dirigeants sont ravis de cette agitation politique et d’appliquer les méthodes chinoises de contrôle de la population. Est-ce un progrès, j’en doute.

  • Il a réussi une seule chose, vider mon supermarché, plus qu’à attendre les rations de survie de l’armée… Si elles existent.

    • La petite bête
      17 mars 2020 at 16 h 43 min

      Ce n’est pas lui, mais nos compatriotes qui se comportent n’importe comment. Il faut dire que les médias, qui font monter l’anxiété depuis des semaines, y sont pour quelque chose.

      • Macron ou les.medias, kif kif bourricot. On n’annonce pas avant une annonce gouvernementale contraignante…. Enfin presque puisque tout ça n’est que du pipeau politique programmé pour créer un chaos économique suivi d’une dictature sans effet sur l’épidémie.

      • @La petite bête
        Bonsoir,
        Nos compatriotes se sont trouvés d’un coup l’âme de survivalistes, Compatriotes qui raillent ces mêmes survivalistes le reste de l’année, mais se ruent dans les magasins pour remplir des caddies de nourriture, de PQ, quand ça sent mauvais.
        Les magasins alimentaires dépendent des livraisons, donc des transporteurs. Si le transport se voit interdit lui aussi, ça va vite coincer.
        Même le gouvernement a produit une plaquette pour les cas de catastrophes dans laquelle il est conseillé d’avoir un stock de nourriture, entre autres, d’avance.

  • Pourquoi ne pas limiter les achats,incroyable de laisser des types remplir 3 caddies ras la gueule la GMS se frotte les mains n’est ce pas Monsieur « y a de la bouffe et de la mangeaille »!

    • Bravo! On vous supprime des libertés et vous réclamez encore plus de mesures liberticides.

      • Ca va cette liberté mise à toute les sauces ,en situation exceptionnelle et face à la connerie humaine il faut réguler.Vous serez le premier à gueuler si vous n’avez plus de PQ alors que votre voisin a fait des stocks,quoique il restera toojours Le monde,Libé et l’Huma pour se torcher!

  • Le socialovirus ne passera pas par moi !
    Vous pouvez prendre ma vie, vous n’aurez jamais mon âme.

    Vive la Liberté

    https://aynrand.org/
    https://mises.org/
    https://www.institutcoppet.org/

  • « Refuser la préférence communautaire depuis 15 ans, mépriser l’instauration d’un droit de douane sur tout produit non soumis aux contraintes européennes »

    Supprimer les contraintes européennes est infiniment plus efficace que l’instauration d’un droit de douane. Ce n’est pas en augmentant la fiscalité qu’on retrouvera de la croissance mais en laissant aux individus libres les moyens (notamment financiers) d’exercer leur rationalité.

    • La petite bête
      17 mars 2020 at 16 h 45 min

      La Syisse, mays libéral, protège certaines de ses activités par des droits de douane.
      L’efficacité économique doit-elle être le seul critère de la décision politique?

      • La petite bête
        17 mars 2020 at 16 h 46 min

        La Suisse, pays libéral…
        pardon

        • On peut défendre ses activités, mais pas au nom de règles absurdes qu’on s’impose à soi-même. Dans ce cas là, supprimer les règles est plus urgent et protège plus efficacement les activités.

          L’efficacité économique ne peut pas dépendre de la décision politique, en dehors d’un cadre très large et marginal. Il convient de dépolitiser l’essentiel de l’économie. Cet objectif passe par la réduction des dépenses publiques, et non par leur augmentation, ici par le biais des droits de douane. L’économie a besoin de vrais prix, pas de faux prix intégrant des taxes et des normes à l’excès.

      • oui.
        c’est aux individus de décider. si il préfère acheter des produits locaux 3 fois plus cher libre à eux. l’état n’est pas là pour décider à la place des gens ce qui est bon ou pas.

      • La Syisse, mays libéral, protège certaines de ses activités

        Il y a 20 ans, l’américain ne connaissait pas l’Étivaz. Depuis que les subventions sur le lait sont tombées, les producteurs se sont fait connaître à l’étranger, et ce fromage à pâte dure se vend très bien à l’international.
        Donc, si vous voulez couler un savoir-faire local, subventionnez le.
        Moins il bouge, et plus vous le subventionnez .
        Résultat garanti.

  • censuré

  • La petite bête
    17 mars 2020 at 16 h 42 min

    E. Macron a répété cette phrase 6 fois pendant son discours…
    Nous sommes en guerre… Il est bien connu qu’une guerre a de multiples avantages… pour les dirigeants qui sont autorisés à prendre toutes mesures de coercition. C’est juste que la guerre pour la nation est remplacée par la guerre contre le méchant virus qui va être le prétexte pour faire avancer l’agenda mondialiste.
    Rendez-vous compte : on assigne à résidence des millions de personnes pour 7200 morts dans le monde, alors que c’est le bilan annuel d’une épidémie de grippe en France. Parallèlement, les mesures nécessaires (fermeture des frontières) n’ont pas été prises au bon moment. Et la catastrophe sanitaire met le virus en principal accusé alors que c’est le système de santé qui, mis au pain sec depuis des années, est défaillant malgré le dévouement des personnels.

    Oui, nous sommes en guerre, mais ce sont les peuples et les nations qui sont en guerre contre une oligarchie de crapules qui veut achever de prendre le contrôle du monde, monétaire (quasiment fait), économique (bien avancé), politique (par subversion/corruption des dirigeants, variable suivant les pays) et social.
    Cette oligarchie a autant à voir avec le libéralisme ou les échanges marchands internationaux que le noeud coulant avec la corde qui a permis de le faire.

    • la guerre est le seul divertissement des rois auquel les peuples prennent part.

      Pour le reste, monsieur Macron ne sait pas de qu’est la guerre. C’est sans doute pour cela qu’il en parle : mot choc pour masquer la vacuité du discours et faire de la présence télévisuelle.

      N’est pas de Gaulle qui veut.

  • « l’esprit vraiment scientifique qui rejette l’idéologie,de Bastiat à Hayek et Maurice Allais. »

    A oui le marxisme en tant que doctrine scientifique ca me rappelle vaguement un truc qui à fait 100+ millions de mort

  • Esprit critique
    18 mars 2020 at 13 h 22 min

    Le Coronavirus tue les vioques, et épargne les D’jeunes, il semble donc être adapté au problème des retraites et aussi un booster du grand remplacement. Ceux qui voient dans cette crise un moyen de contrer l’idéologie officielle se mettent le doigt dans l’œil, et cet article mondialo-promotionnel le démontre bien.

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