Maintenir les municipales… « quoi qu’il en coûte » ?

Maintenir les municipales fait-il partie des mesures validées par Emmanuel Macron, "quoi qu'il en coûte" ? Quel sera ce coût ?
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Cough and sneezes spread diseases by Neil Moralee(CC BY-NC-ND 2.0)

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Maintenir les municipales… « quoi qu’il en coûte » ?

Publié le 15 mars 2020
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Par Margot Arold.

Le président l’avait bien dit : toutes les personnes vulnérables doivent rester le plus possible à leur domicile (mais « en même temps » peuvent sortir faire leurs courses, « s’aérer », comme il dit…).

Restez chez vous mais « en même temps », allez voter !

Il avait raison de donner un conseil de confinement, puisque l’exemple italien nous montre que le coronavirus a amené avec lui une médecine de guerre : le tri des patients qui seront, ou pas, réanimés. Pour parodier le regretté Roger Gicquel : la France devrait avoir peur.

« En même temps », les municipales n’ont pas été annulées. Un signal fort pour la population, ainsi que le montrent les micro-trottoirs : « J’irai voter parce que c’est un devoir citoyen ».

Bien. Quand le discours du chef de l’État incite à faire passer le devoir citoyen avant la santé personnelle des votants, l’heure est grave.

Le stade 3 de l’épidémie, attendu depuis plusieurs jours, a (enfin) été annoncé. Sans tambours ni trompettes, bien entendu. Il ne faudrait pas que la France ait peur. Donc les choses se sont faites très calmement, pour ne pas dire dans la plus parfaite indifférence générale, et pour cause : annoncée samedi soir avec effet à partir de minuit. Il fallait être à l’affût pour en être informé.

Trop tard pour annuler des municipales, évidemment

Un bilan sera fait dans 14 jours, ou 21, peu importe. De toute façon, l’expansion du virus étant exponentielle, on peut d’ores et déjà dire que si contaminations il y a eu aux bureaux de vote, ça passera dans le lot des statistiques.

Qu’adviendra-t-il de ce premier tour si le second devait être annulé ? Est-ce que ce sera une occasion pour des petits partis de faire valoir leur légitimité ? Une proportionnelle inattendue ?

Ou bien mettra-t-on les résultats en attente pour un second tour ultérieur ?

En tous cas, si vous vouliez une petite giclée de gel hydroalcoolique, le bureau de vote était the place to be ce dimanche.

Un stade 3 qui s’applique à tout… sauf aux élections

Les bars sont priés de fermer, les clubs sportifs n’assurent plus l’encadrement, même les stations de ski pourtant bien enneigées ferment les restaurants, les bars, les cinémas, et même… les pistes ! En extérieur, au grand air.

Mais « en même temps », au regard de la santé des Français, qu’est-ce qu’une fermeture de station liée à un loisir ? Une fermeture d’école, au regard de la santé de ses enfants ?

Tous se plient aux règles sanitaires, « quoi qu’il en coûte ».

Et « quoi qu’il en coûte », on vous a indiqué qu’il était sans risque de vous déplacer dans un bureau de vote. Car qu’est-ce que votre sécurité, au regard de l’importance d’élire votre futur maire ?

Emmanuel Macron a dit que « rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes ». Pourvu qu’ils n’y aillent pas plus vite que prévu.

 

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Créer un compte Tous les commentaires (24)
  • Oui, stupide idée que de maintenir ces élections. Elles n’ont pas de caractère urgent ; elles pouvaient être reportées de quelques mois, le temps que l’épidémie ait reflué.

    • Quel optimisme que de croire que dans quelques mois, l’épidémie aura reflué en France aussi ! 🙂

      • Pourquoi ? Il faut 3 semaines pour stopper la propagation en adoptant les bonnes mesures. Et si on ne le fait pas tous le monde sera vacciné par le virus lui même.

        Il est vrai qu’ils sont assez stupides pour nous laisser un taux de contamination de grippette puisque certains n’ont toujours pas atterri au plus haut de l’état.

        • Pour les bonnes mesures, en l’absence de masques et d’appels à la responsabilité individuelle, ça me paraît râpé. Pour la vaccination de fait par le virus lui-même, le pourcentage de cas à problèmes est incompatible avec notre système de santé et ses possibilités d’adaptation. Mais je reconnais avoir fait un peu de provoc, il est difficile de croire que nous persistions dans les mauvaises mesures quand tous les autres pays nous aurons montré quelles étaient les bonnes.

          • D’après certains journaux, 400000 morts ne fait pas peur à Macron qui aurait opté pour l’auto-vaccination par le virus.

            • Il nous joue ça comme les GJ. Droit dans ses bottes pour reculer ensuite, quand on annoncera 400 morts par jour.

              Et il envisage de laisser les commerces fermés pendant 3 mois ?!?

              Soit Blanquer avait un métro de retard, soit ça pédalle dans la choucroutte au gouvernement

        • Nuance : il y a un décalage assez long entre les causes et les effets visibles. On peut ne pas voir grand chose pendant une quinzaine de jours après des mesures sévères mais cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas eu un effet quai immédiat. En Chine, lorsque l’on ramène les courbes de contamination à l’instant vraisemblable de la contamination et non à l’instant confirmé par test, on s’aperçoit que les mesures de confinement ont eu un effet quasi immédiat. En d’autres termes, le fameux R0 peut chuter très vite au dessous du seuil épidémique (1). Le comportement exponentiel que l’on voit persister n’est que la translation dans le temps du comportement exponentiel avant la prise de mesures sérieuses.

      • La propagation de l’épidémie suit une équation différentielle du 1er ordre soit dN/dt = kN, N étant le nombre de cas, t le temps et k une constante directement lié au nombre de cas initiaux, ce qui après intégration donne une croissance exponentielle du nombre de cas en fonction du temps. Le gouvernement dans sa grande sagesse ayant renvoyé les stocks de masques, ne faisant pas de dépistages en cas de symptômes, de prises de température aux entrées en France, maintenu les municipales et laissant les frontières ouvertes a tout fait pour maximiser le nombre de cas initiaux. Ca va forcément bien se passer grâce au modèle social que le monde entier nous envie.

    • Faire voter quoi qu’il en coûte, une bonne mesure pour résoudre le financement des retraites?

  • On sait que la propagation d’une épidémie dépend du tout au tout de l’existence de « hubs » (moyeux) de transmission.

    Quand je vois les employés municipaux qui ont fréquenté les élus qui ont serrés des louches pendant un mois de campagne, qui accueillent le public sans masques, je me dis qu’il pourrait y avoir un problème …

    • 2 personnes de ma commune m’ont rendu visite en début de semaine, dont l’une de plus de 70 ans, et l’autre de plus de 60 ans, dans le cadre de la campagne électorale. Les deux m’ont serré joyeusement la pince. J’imagine qu’ils ont fait la même chose avec tous les citoyens qu’ils ont rencontrés.
      Quel meilleur moyen de propager le virus ? (et pour eux-mêmes, de le choper ? mais pire encore, de le refiler à des personnes âgées ou à risques)

      • Rien que le dépot de prospectus etait stupide. (Le virus résiste 24 heures sur le carton et 3 jouts sur les surfaces plastifiées).

        Pour les personnes bébévoles de plus de 70 ans qui ont serré des louches pendant un mois …

  • La France est en phase 3, mais il semble que les bureaux de votes sont en phase 1. Les assessseurs se gratent le nez, se mouchent puis posent les mains sur les pupitres ou manipulent les prospectus, sous les caméra !

  • Jean-François Molderez
    15 mars 2020 at 16 h 12 min

    Il faut non seulement les maintenir mais il faut aussi stopper cette hystérie collective entretenue par les médias et les politiciens. Se rend-on seulement compte que nous précipitons des faillites, que nous enrayons nos économies pour une simple épidémie de grippe un peu plus virulente que la normale. Un bon signal vient de l’Angleterre et Mr Johnson a certainement consulté des experts (qui n’appartiennent pas à l’OMS, je le concède) avant de prendre cette décision courageuse.

    • Il a surement le même « consensus » « d’experts » que Macron. Mais pas les mêmes retour des hôpitaux.
      D’ailleurs, j’ai comme dans l’idée que le « consensus » de Macron ne lui a pas encore avoué que la « mitigation » avait lamentablement échoué à entendre certains ministres.

      • L’énormité avec la soi-disant mitigation, c’est qu’ils ne peuvent ni prévoir (dépend du comportement des gens) ni mesurer (il faut 15 jours pour voir l’effet d’une mesure).

        Ils jouent donc au dé l’explosion du système de santé qui peut faire passer le taux de mortalité de 1% à 5% (faute de soins)

        Dans le dernier cas, c’est les équipes de pompier qu’il faudra renforcer pour faire le ménage dans les maisons.

    • Et dans 15 jours, il dira lui aussi que c’est la faute des Britaniques qui ne suivent pas les consignes …

      • Les Britanniques ont une autre conception de la responsabilité individuelle que les Français. L’hystérie se combat par la responsabilité, les déclarations d’autorité minimisant les risques sont un mauvais signal.

  • Macron n »a même pas eu le courage d’annoncer le stade 3 Jeudi.
    Lâche.

    Je ne suis pas aller voter pour proteger les autres et mes proches.

  • Il semble que notre cher gouvernement ait préféré maintenir ces élections plutôt que de subir les critiques d’ un report d’ une grosse et potentielle déroute…de plus il est tellement urgent pour le bien commun de remplacer des maires qui, le derche plein, ne renouvelleront pas leur mandat. Je sais, je m’ abaisse à de la théorie purement triviale, mais au regard de leur capacité à se masturber devant les quelques centimètres carrés d’ un portable, je suis presque sur de ce que j’ avance. Ils en sont là.

  • claude henry de chasne
    16 mars 2020 at 7 h 43 min

    moi je n’ai qu’une question : qu’y a t il d’urgent a voter
    en pleine pandémie pour des instances locales?
    reponse : aucune sauf pour la cuisine politicienne

  • Si les mesures de distanciation avaient été appliquée plus tôt et aussi bien que dans les bureaux de vote, l’épidémie serait déjà cassée.
    Si les français prennent enfin au sérieux les mesures, la fin n’est qu’un question de jours. Ceux qui vont mourir sont sans doute déjà contaminés et ne le savent pas car il y a un décalage entre l’instant de contamination et l’instant où cette contamination est confirmée. Il y a aussi un décalage entre le début de la maladie et la mort. Le pic sur les statistiques va donc demander encore au moins une dizaine de jours, ce qui au rythme d’augmentation des décès d’un doublement actuel en 3 jours signifie en gros que le nombre de morts actuel va être multiplié par 10 ou 20. On reste sur des ordres de grandeur d’une grippe « normale ».
    Reste le vrai problème de savoir jusqu’où pourront être adoucies ensuite les mesures de distanciation qui ne pourront revenir à la normale que lorsqu’un vaccin efficace existera.

  • Samedi les cafés/ restaurants étaient pleins dans mon quartier, Dimanche les voies sur Berge à Paris, Bois de Vincennes étaient remplis de piqueniqueurs en groupe etc .. Aujourd’hui les supermarchés étaient bondés sans aucun respect de règles de distances etc ..Franchement, je ne pense pas que le risque était dans les bureaux de vote où les mesures de sécurité étaient respectées et où au maximum on restait 3/4 minutes sans avoir réellement approché personne

  • En tous cas, dans notre pays parfait au système de santé imbattable, on est en pénurie des éléments de base : masques, gants, gel hydro…
    On confine les personnes parce qu’on ne peut pas confiner les visages et les mains.

  • Les commentaires sont fermés.

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