Jean-François Revel, révélateur inlassable de la « parade » socialiste

Dans le prolongement de la cécité sur le communisme par rapport au nazisme, la gauche occidentale, et la gauche française en tout premier lieu, ont toujours fait preuve d’une immense bienveillance envers les totalitarismes sanglants pourvu qu’ils soient de gauche.

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Jean-François Revel, révélateur inlassable de la « parade » socialiste

Publié le 11 novembre 2019
- A +

Par Nathalie MP.

Anniversaire du 9 novembre 2019 : il y a 30 ans, le mur de Berlin s’effondrait sous le poids de sa propre pourriture, signant sans équivoque l’échec politique et économique absolu du communisme – pas loin de 100 millions de morts dans le monde, n’oublions pas. Or il reste des voix nombreuses pour nous expliquer encore aujourd’hui que le socialisme n’en conserve pas moins sa glorieuse supériorité solidaire et humaniste. Une bonne occasion de relire Revel, pourfendeur inlassable de la « grande parade » socialiste :

L’Union soviétique, laboratoire grandeur nature du communisme de 1917 à 1989, s’est effondrée sur elle-même il y a plus de 25 ans sous l’effet de ses propres incapacités génétiques à assurer la liberté politique et la prospérité économique. Les pays qui persistent à se réclamer du progressisme socialiste le plus idéologique sont tous en faillite, noyés en bonne et due forme dans la répression et la pénurie, les exemples les plus représentatifs et les plus accablants étant Cuba et le Vénézuela. Il n’empêche. Nous sommes en France. 

Nous sommes en France, en 2017 ou presque, à la veille d’une élection présidentielle cruciale pour notre pays, lequel vit depuis trop longtemps dans l’illusion confortable que semble procurer l’État-providence. Ce qu’on voit, ou plutôt ce que l’on veut voir absolument, c’est que nous sommes protégés par « un modèle social que tout le monde nous envie. » Ce qu’on ne voit pas, ou plutôt ce qu’on ne veut voir sous aucun prétexte, c’est qu’il coûte tellement cher qu’il ne survit qu’en pompant sans fin les forces productives par l’impôt et les cotisations sociales, jusqu’à les rendre de moins en moins productives, donc de moins en moins capables de l’entretenir. La faillite est au bout, et elle n’est pas si loin.

L’avenir de la France dépend donc beaucoup et plus que jamais de la tournure des débats publics qui sont en train de se développer autour de cette élection présidentielle. Or il reste des voix nombreuses, haut placées et acharnées pour nous expliquer que le régime cubain fut et demeure un havre d’humanisme. Or il existe des voix nombreuses et acharnées pour nous expliquer que s’il est un régime monstrueux en ce monde, c’est uniquement l’épouvantable ultra-libéralisme de M. Reagan et Mme Thatcher qu’un candidat de droite particulièrement dépourvu de sentiments humains compte mettre en œuvre en France s’il est élu.

Dans cet article, je ne me prononce pas sur le libéralisme, ultra ou pas, de François Fillon. On verra bien, à mesure que la campagne avance, puis éventuellement à mesure que sa présidence avance, à supposer que les sondages d’aujourd’hui se répercutent dans les urnes. Mais j’en viens forcément à repenser à l’excellent livre de Jean-François Revel La grande parade. Publié en 2000, soit une dizaine d’années après la chute sans gloire de l’URSS, il cherche à élucider le pourquoi et le comment de « la survie de l’utopie socialiste. » 

Alors qu’on aurait pu croire qu’un tel échec allait déclencher un examen de conscience radical chez nos intellectuels et autres compagnons de route plus ou moins rapprochés du communisme, Revel constate dix ans plus tard qu’il n’en est rien :

« Après un instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impressionnante flottille de justifications rétrospectives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute l’histoire du XXème siècle, ce serait non le totalitarisme communiste, mais… le libéralisme ! »

Jean-François Revel aurait entendu Ségolène Royal faire ses déclarations ineptes sur Fidel Castro, il aurait entendu toutes nos belles âmes entonner d’une seule voix (allant du FN à l’extrême gauche en passant par Emmanuel Macron, pas d’exceptions, ou si peu) leur rengaine hystérique sur la cruauté du libéralisme ultra-thatcherisé, il n’aurait pas été dépaysé. Depuis son constat de 2000, rien n’a changé. Le socialisme et ses avatars chiraco-socio-démocrates continuent à nous enfumer de leurs belles intentions tout en nous asphyxiant sous une dette galopante, un chômage trop élevé, une Éducation nationale dont le niveau atteint le déplorable et un environnement de moins en moins favorable aux libertés individuelles, j’ai déjà évoqué tous ces points.

Si le constat n’est donc guère réjouissant, j’ai cependant grand plaisir à vous présenter Jean-François Revel. Je l’ai découvert il y a plus de trente ans en lisant par hasard une de ses chroniques politiques dans Le Point. Depuis, je n’ai plus cessé de le lire, dévorant avec passion tous ses livres et tous ses articles. Polémiste hors-pair, doué d’un humour pince-sans-rire particulièrement réjouissant, il a d’autant plus compté dans ma formation libérale qu’à tous ces atouts qui font qu’on le lit avec une véritable délectation, il ajoute précision des faits relatés, qualité des sources, immense culture et sûreté du raisonnement. Pour moi, un homme de confiance intellectuelle.

revelJean-François Revel est né en 1924 à Marseille. Son vrai nom est Ricard1, il appartient en effet de loin à la famille qui a mis au point et développé le fameux apéritif anisé. En 1943, il intègre Normale sup Ulm et obtient par la suite l’agrégation de philosophie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans la résistance à Paris. Il commence sa carrière professionnelle comme enseignant, puis il se consacre ensuite à l’écriture et au journalisme. Il est l’auteur d’une Histoire réputée de la philosophie occidentale (1968). Il est élu à l’Académie française en 1997 et décède en 2006.

D’abord socialiste, il s’écarte de ce courant en 1970 pour défendre avec passion, parfois véhémence, ce qui lui tient le plus à cœur : la culture de la liberté. Dans ses écrits politiques, il se spécialise dans la description et l’analyse de La tentation totalitaire (1976) qui s’est emparée de la gauche et qui tend à influencer l’ensemble de l’esprit occidental.

Puisque les fêtes de Noël et leurs quelques jours de congés approchent, j’aimerais évoquer deux de ses ouvrages moins strictement politiques que les autres, mais tout aussi passionnants. Tout d’abord, ses mémoires intitulés Le voleur dans la maison vide (1997) dans lesquels sa plume alternativement douce ou aiguisée nous fait parcourir une large part du XXème siècle depuis l’époque où il était écolier turbulent à Marseille jusqu’à son élection à l’Académie française en 1997, en passant par les voyages, les rencontres et l’aventure journalistique à L’Express.

Dès les premières pages, il a captivé mon attention. La plupart des hommes déclarent volontiers que si leur vie était à recommencer, ils ne la choisiraient pas différente, mais, explique-t-il, « tel n’est pas mon avis sur la mienne » :

« […] il subsiste dans mon souvenir un foisonnement de circonstances […] dans lesquelles je vois bien que c’était moi qui avais le choix et que je me suis trompé. »

On aimerait tant pouvoir revenir sur ces moments où l’on s’est montré bête ou méchant ! Quelques lignes plus bas, il décrit son idée d’une journée réussie. Je vous la livre aussi, tant cela correspond bien à ce que j’en pense moi-même (si ce n’est que j’aurais peut-être inversé l’ordre) :

« S’il n’est pas pour moi de journée heureuse qui ne comporte une portion de solitude, il n’en est pas non plus sans qu’y figurent quelques heures du plus vif de tous les plaisirs de l’esprit, la conversation. »

Le second ouvrage auquel je pense est une sorte de journal de l’année 2000 titré Les plats de saisonJean-François Revel y scrute l’actualité de l’époque (cohabitation Jospin Chirac, tempête du « millénium »... ) avec son humour décapant habituel qui lui faisait dire, et lui ferait certainement dire encore aujourd’hui, car oui, rien n’a vraiment changé depuis 2000 en la matière :

« Dimanche 16 avril 2000. J’écoute la revue de presse de France Inter à 8 h 30. Elle se limite à trois nouvelles, mais trois nouvelles de poids, qui dominent sans conteste la scène internationale :
1. L’équipe de football de Monaco est désormais assurée de remporter le titre de champion de France 2000.
2. Une photo de Diego Maradona le montre boursouflé par l’abus des drogues. […] mais le malheureux se rachète cependant : il a choisi de vivre à Cuba, où Fidel l’honore de son amitié […]
3. Troisième nouvelle capitale : Bernard Tapie s’apprête à publier un roman […] Avec un tel titan de la pensée, la France n’a plus rien à redouter de cet « impérialisme » culturel américain qui l’effrayait tant.
Dernière remarque : […] sans le niveau de conscience professionnelle de notre cher service public, on imagine la trivialité de l’information dont nous gratifierait un audio-visuel purement commercial… »

J’espère que ces quelques mots vous auront donné envie de vous plonger dans les livres de Jean-François Revel, et j’aimerais revenir maintenant à mon thème de départ, La grande parade. Pour Revel, la grande et unique leçon à tirer de la chute de l’URSS, c’est que :

« Le communisme avait été poussé à n’engendrer que misère, injustice et massacres, non par de contingentes trahisons ou malchances, mais par la logique même de sa vérité profonde. »

Bien sûr, cette leçon n’est pas satisfaisante quand on considère que quoi qu’il advienne, le communisme et lui seul est apte à faire advenir le bien sur la Terre. En conséquence, si le communisme a disparu, tout espoir d’une société juste a disparu avec lui.

Les justifications directes des régimes en question étant devenues cependant délicates (sauf pour Ségolène Royal), la réhabilitation du communisme va passer par la mise en accusation du libéralisme et de la mondialisation, faisant dire à une ministre de Lionel Jospin que « le XXème siècle aura vu la faillite du libéralisme. » Et Revel d’ironiser :

« Ce que la décomposition du communisme a prouvé, c’est que le libéralisme n’est pas viable ! »

S’ensuit ce que Revel appelle un débat « truqué » entre le communisme et le libéralisme, ce dernier étant taxé d’idéologie comme le premier alors qu’il est beaucoup plus le résultat de l’observation et de l’expérience des Hommes qui trient entre ce qui marche, ce qui apporte la prospérité et garantit la liberté, et ce qui ne marche pas.

En plus d’aider à justifier un passé injustifiable, l’anti-libéralisme a également comme fonction de conjurer deux peurs, celle de la concurrence et celle de la responsabilité. On retrouve ceci à la virgule près et à l’état pur dans les démêlés arbitrés par la puissance publique entre Uber ou Heetch d’un côté et les taxis ou les VTC de l’autre.

Une autre technique pour repousser tout inventaire du communisme consiste à refuser la moindre comparaison avec le système totalitaire nazi malgré les parentés évidentes de leurs origines idéologiques, de leurs méthodes et de leurs résultats aussi catastrophiques que criminels. Seul le nazisme doit servir de repoussoir et incarner le mal absolu afin de mettre le communisme à l’abri d’un examen trop attentif. À cet égard, Le livre noir du communisme (1997) a été reçu avec des cris d’indignation et il a déclenché une énorme polémique car dans sa préface, l’un des auteurs, Stéphane Courtois, a eu l’outrecuidance d’oser ce parallèle.

Dernière astuce de réhabilitation du communisme que j’aimerais rapporter ici, celle que Revel nomme judicieusement « la clause du totalitarisme le plus favorisé » et qui convient si bien à Ségolène Royal et à tous ceux qui l’ont défendue lorsqu’un Raphaël Enthoven ou un autre ont brocardé son sens de l’histoire à sens unique. Dans le prolongement de la cécité sur le communisme par rapport au nazisme, la gauche occidentale, et la gauche française en tout premier lieu, ont toujours fait preuve d’une immense bienveillance envers les totalitarismes sanglants pourvu qu’ils soient de gauche.

Lorsque, en 1999, un procureur espagnol demande l’annulation pour vice de forme d’un mandat d’arrêt international contre Pinochet, c’est une véritable fureur indignée qui saisit toute la gauche européenne et tous ceux qui veulent lui plaire. Et c’est une indignation que Revel aurait volontiers fait sienne avec plus d’enthousiasme s’il avait pu oublier parallèlement que cette même gauche s’est montrée plus que silencieuse à l’égard de dictateurs comme Mengistu en Ethiopie (de 1977 à 1991) ou Pol Pot au Cambodge (de 1975 à 1979), dont les accomplissements dans le crime, rapidement connus mais promptement « oubliés », allèrent bien au-delà de tout ce que Pinochet avait jamais pu faire.

Comme Fidel Castro, si pieusement réhabilité par Ségolène Royal selon un mode absolument pas isolé, mais typique de « la grande parade » de la gauche française, Mengistu et Pol Pot ont eu le bénéfice de « l’immunité révolutionnaire. »

Finalement, pour Revel, les valeurs ultimes qui président à ce « deux poids deux mesures » toujours agencé en faveur de la gauche sont à chercher du côté de Jean-Jacques Rousseau. Homme de l’époque des Lumières, il n’est pas un philosophe des Lumières, il n’est pas un adepte de l’émancipation par le savoir ou le développement des sciences. Au contraire, il prône en permanence un « retour aux sources » (qui lie du reste la gauche totalitaire à la droite passéiste) qui fait que nos progressistes se caractérisent essentiellement par une haine du progrès qui transparait encore aujourd’hui dans les interdictions sur les OGM ou l’exploitation des gaz de schiste, ainsi que par la volonté d’abandonner l’énergie nucléaire, par exemple.

Alors que l’utopie socialiste a prouvé ses qualités dystopiques, la grande parade installée par la gauche avec un raffinement sectaire qu’elle maîtrise à merveille, n’est pas encore complètement éradiquée des modes de pensée occidentaux. Il en découle que le libéralisme, qui risque d’enrichir des hommes, puis d’autres hommes etc. suite à leur soif de connaissance, à leur propre initiative et à leurs idées innovantes, est pour elle un progrès haïssable à empêcher à tout prix.

Sur le web

  1. Son fils Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste tibétain, est l’interprète du Dalaï-Lama pour le français.
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  • La gauche a besoin de croyants .. pour arriver a ses fins
    très opportunément l’écologisme va lui en fournir par wagons entiers

  • Merci Nathalie MP de nous parler de Jean-François Revel. A noter aussi, sur un autre sujet, son livre « L’obsession anti-américaine » !

  • Super.Keep fighting Nathalie.

  • Excellent article. L’échec du totalitarisme de gauche n’entraîne pas son abandon puisque cela supposerait la reconnaissance de la supériorité du libéralisme. Impensable.

  • Je me rappelle ce qu’avait relaté JF Revel d’une échange qu’il avait eu avec un intellectuel communiste, après la chute de l’Urss.
    Celui-ci ayant déclaré : « À l’époque, les communistes avaient raison d’avoir tort ».
    À quoi JF Revel avait répondu : « Et nous, nous avions tort d’avoir raison. » 🙄

  • « Les pays qui persistent à se réclamer du progressisme socialiste le plus idéologique sont tous en faillite, noyés en bonne et due forme dans la répression et la pénurie, les exemples les plus représentatifs et les plus accablants étant Cuba et le Vénézuela. »

    Plus accablant encore que ces deux pays : la Corée du Nord…

  • il faudra un jour avoir un débat le sens même de l’échec d’un régime.
    cela ne peut se faire que pas la mise en évidence d’une part de ses buts et d’une part à l’inefficacité à les atteindre..pas de son effondrement.

    tant que beaucoup penseront que une société égalitaire en tout est un but souhaitable…le collectivisme renaîtra.

    les différences de capacités, les circonstances font que sans aucune injustice les inégalités apparaissent entre les individus.

    les gens qui se disent de gauche mais pragmatiques nient qu’ils refusent inexistence d’inégalités…mais qu’elles ont dans le cas présent , trop grandes. Il ne peuvent cependant pas le démontrer…

    nous devons aussi arrêter de systématiquement plaindre les pauvres comme si les causes de pauvreté étaient simples.
    beaucoup de gens sont pauvres du fait de ce qu’on appelait vices.

    c’est une folie de considérer que tous les pauvres doivent être aidés de la m^me façon.
    on peut aller jusque penser que certains pauvres ne méritent pas d’etre aidés sinon qu’ils ne bénéficient pas du fait d’etre aidés. C’est difficile d’aider une personne pauvre que l’on connait !!!
    On se dit souvent qu’on s’y prend mal..
    il faut être un bureaucrate pour penser que ce genre de truc rentre dans des cases cerfa…
    il en va de m^me des migrants..

    et c’est fatigant d’etre toujours coincés entre deux visions simplistes des choses.
    la pauvreté n’est pas un vice mais pas une vertu.
    tout comme il y a des bons et des mauvais migrants..

    et tiens un « écologiste » peut dire ou proposer un truc qui fait sens.

  • Heureux de lire un article consacré à Jean-François Revel,, lequel semble maintenant bien oublié, alors même que ses écrits savoureux sont d’actualité. Je pense en particulier à « Pourquoi des philosophes » et « La cabale des dévots », sur les impostures intellectuelles, et à « La nouvelle censure », détaillant les mécanismes de la calomnie, mécanismes toujours à l’œuvre dans les débats d’aujourd’hui.

  • « Le socialisme et ses avatars chiraco-socio-démocrates continuent à nous enfumer de leurs belles intentions tout en nous asphyxiant sous une dette galopante, un chômage trop élevé, une Éducation nationale dont le niveau atteint le déplorable et un environnement de moins en moins favorable aux libertés individuelles »
    Quelle belle synthèse !
    Bel article très bien écrit.

  • Excellent article !

    Mais que faire contre l’Empire du Bien ?

    Tenter de convaincre, développer un discours rationnel, faire appel aux penseurs libres, démontrer par l’histoire, par l’exemple ?

    C’est ce que certains essaient de faire depuis plus de 40 ans.

    Croyez-vous que l’Empire du Bien ait réussi à étendre son emprise avec les mêmes armes (ce qui dans l’absolu eut été impossible) ?

    Évidemment non. Alors, chercher l’erreur.

    Tant que nous ne comprendrons pas cette question essentielle.
    Tant que nous ne nous réunirons pas et nous ne nous organiserons pas pour libérer les Hommes en utilisant les mêmes armes (avec un brin de Machiavélisme) que ceux qui les ont asservis, nous continuerons à assister, tels des bovidés regardant les trains passer, à la décomposition du monde et à échanger vainement dans ces colonnes.

  • Bien d’accord! Très bon article sur JF Revel, à lire et relire sans modération . Je rappelle aussi le décès V Boukovski qui mérite lui aussi d’être lut et relu et saluer pour sa détermina

  • Ne pas oublier ce grand philosophe qui à l’époque de Sartre n’était pas politiquement correct
    Merci de nous rappeler toutes ses qualités.
    Dans son récit autobiographique il nous parle de México où il fut professeur,profitant de ce passage pour se lier d’amitié de ce grand penseur qui fut classé à gauche par erreur
    Il fut l’ami de cet immense cinéaste Bunuel et créa un ciné club au lycée qui avec ses quatre mille élèves reste encore un lieu de culture
    Je n’oublierai pas qu’il était un bon vivant et un fin connaisseur de l’Amérique latine souvent difficile à comprendre

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