Fidel Castro mort : un dictateur de moins, rien de plus

Publié Par Gérard-Michel Thermeau, le dans Histoire

Par Gérard-Michel Thermeau.

Fidel Castro-Havana-1978 by Marcelo Montecino(CC BY-SA 2.0)

Fidel Castro-Havana-1978 by Marcelo Montecino(CC BY-SA 2.0)

Le Président de la république a cru devoir rendre hommage à « une figure du XXe siècle ». Certes Fidel Castro était une figure et il a exercé son pouvoir au XXe siècle. Mais il a été surtout un sinistre dictateur. Son goût de l’uniforme, qui exerçait une telle fascination sur les intellectuels progressistes pour lesquels il perd sa dimension négative quand il est porté par des « révolutionnaires », le prouvait assez.

Jean-Paul Sartre en 1960 s’extasiait, atteint de jeunisme : « Pas de vieux au pouvoir ! » Pour Simone de Beauvoir, Castro avait « bouleversé les notions de possible et d’impossible. »  Claude Jullien, correspondant du Monde, le journal de référence, était en état de lévitation permanente. Pour Henri Alleg, impitoyable pourfendeur de la torture (mais en Algérie uniquement), « l’exploitation de l’homme (était) liquidée. »

Fidel-Castro-en-compagnie-de-Sartre-et-Beauvoir-by-rv1864

Fidel-Castro-en-compagnie-de-Sartre-et-Beauvoir-by-rv1864-Licence Creative Commons

Les années 60 virent ainsi se multiplier les extases lyriques de la fine fleur de l’intelligentsia hexagonale1. La fascination pour Fidel Castro les rendait remarquablement aveugles au caractère totalitaire du régime pourtant affirmé dès les débuts.

Un régime totalitaire dès 1959

En effet, dès la prise du pouvoir, Castro organise des parodies de procès faisant exécuter 600 partisans du dictateur déchu Batista. Il refuse d’organiser des « élections libres » : « Pour quoi faire ? » s’étonne-t-il ? La constitution de 1940 garantissant les droits fondamentaux, il s’empresse de la suspendre et gouverne pendant 17 ans sans constitution. En 1976, il impose un texte qui est une copie carbone de la constitution soviétique.

Très vite les libéraux qui avaient fait alliance avec lui pour renverser la dictature Batista comprennent à qui ils ont affaire. Ils démissionnent, laissant la place aux fidèles de Fidel. À l’automne 1960, les derniers opposants qui n’avaient pas pris le chemin de l’exil sont arrêtés et éventuellement exécutés. C’est le début aussi d’un exil des classes moyennes : médecins, professeurs ou avocats manqueront cruellement à leur pays.

Les ouvriers, prétendument objets de tous les soins des communistes, ne seront pas épargnés. Les syndicats sont noyautés puis réduits à un seul, la CTC qui demande « spontanément » la suppression du droit de grève. L’Église catholique perd toute liberté, les établissements scolaires religieux sont tous fermés. Fidel Castro avait pourtant fait ses études dans le collège jésuite de Belen. Quant aux artistes, Castro avait clairement défini leur place : « Dans la révolution, tout, en dehors rien ! »

D’innombrables victimes

Un mouvement de révolte dans les montagnes de l’Escambray est impitoyablement réprimé, les paysans déportés. Les « contre-révolutionnaires » sont trainés au poteau d’exécution sous l’œil vigilant de Che Guevara. Sous la triste dictature, les prisonniers politiques étaient dépourvus de tout droit. Un étudiant récalcitrant, Pedro Luis Boitel, condamné à dix ans de prison, fait une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements. Le régime le laisse cyniquement mourir, refusant à la mère de voir le corps de son fils. Une victime parmi tant d’autres…

Le tendre frère de Fidel Castro, Raul Castro, fut chargé du ministère de la Défense et se montra très actif dans l’activité des tribunaux militaires si attachés à la noble tradition du poteau d’exécution. La sécurité d’État, qualifié tendrement de « Gestapo rouge » par les Cubains, avait mis en place les travaux forcés. Chargée d’espionner la population, elle visait à établir un dossier sur chaque Cubain.

Soigneusement protégé par des milliers d’hommes, ayant à sa disposition des « goûteurs » (un empoisonnement est toujours possible) et un corps médical spécial, la vie du Lider Maximo avait donc un certain coût pour la population. Mais quand on aime, on ne compte pas…

Les camps de concentration furent opérationnels en 1965 notamment pour les individus socialement nuisibles : prêtres catholiques comme homosexuels, témoins de Jéhovah comme proxénètes. Mais ce système trop voyant devait susciter des protestations internationales. Un système de travail forcé extrêmement violent lui fut substitué.

La torture, plus souvent psychologique que physique, était commune dans les prisons cubaines. Qui ne connaît la Cabana avec ses « trous à rats » ?

Les innombrables détenus ont constitué « la principale force de travail de l’île » selon les mots d’un responsable du régime en 1974. Ils ont construit notamment de nombreux établissements d’éducation qui suscitaient l’admiration d’illustres visiteurs. Les opposants étaient désignés sous le nom poétique de « vers de terre » (gusanos). La haine sociale était ainsi érigée en règle du gouvernement de Fidel Castro.

En 1980 l’exode massif de dizaines de milliers de Cubains par le port de Mariel soulignait combien le discours du régime était mensonger : ces Cubains appartenaient aux couches les plus modestes de la société. Un cinquième des Cubains vivaient en exil à la fin du règne personnel de Fidel Castro. Plus de cent mille Cubains ont subi sous une forme ou une autre la répression communiste.

Fidel Castro est mort ? La belle affaire…

  1. Lire François Hourmant, Au pays de l’Avenir radieux, Aubier 2000, 281 p.

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  1. Pépé Castro est mort, bientôt enterré… dommage que ça ait été de sa belle mort…
    A quand le tour des derniers khmers rouges ?
    A quand finalement le Nuremberg du communisme ?

  2. Vivre comme un Cubain, pendant 30 jours, avec 15 dollars : une expérience tentée par Patrick Symmes.
    Tout n’est pas négatif : à la fin du séjour, il avait perdu 6,25 kilos.

  3. Tout ceci n’est que stricte vérité, mais l’auteur semble se limiter à l’histoire.
    C’est jusqu’à ses derniers moments de pouvoir, que ce dictateur a fait régner la terreur sur le peuple Cubain.
    Il ne fut pas un dictateur tel qu’on l’entend en France, mais un double de Staline régnant sans partage. Seul Raoul chargé lui d’effectuer les basses besognes fut épargné.

    Voir les médias oser pleurer sur cette ordure qu’ils dénomment le “père de la révolution“ comme la presse soviétique disait Staline “ le petit père des peuples“ en dit long sur la valeur de nos commentateurs officiels patentés.
    Voir le résidu qui nous sert de président se prosterner devant ce criminel en dit long sur la moralité et les fantasmes inavoués du personnage.

    1. « Staline “ le petit père des peuples“ »

      Plus exactement :
      Staline “ le petit père de tous les peuples“

  4. Entre 16 000 et 75 000 « balseros », c’est le surnom donné aux Cubains qui fuyaient l’enfer communiste dans des embarcations de fortune — ont été tués en mer par le régime Castro. En effet, ceux-ci voulaient quitter le beau paradis communiste ! Et ils auraient pu relater leur enfer…

  5. Le pire c’est que France télévision et France radio le font passer pour un héros alors qu’il n’était qu’un dictateur totalitaire

  6. et donc on a aucun problème avec les médias grand public…on a une information pluraliste, équilibrée.

  7. Quand même hallucinant, qu’à l’heure d’Internet, de Wikipedia etc… les organes de presse Français glorifient quasi unanimement une personne qui a reçu (et accepté) officiellement le prix Lénine pour la Paix (en 1961), qui a été nommé Héros de l’Union Soviétique, nommé à l’ordre de Lénine, à l’ordre de la révolution d’Octobre et qui a reçu le Prix Kadhafi des droits de l’Homme (si, si)

    On est vraiment maso dans ce pays où alors plus c’est gros, plus ca passe …

    1. La France est un des derniers pays vraiment communiste, il y a une logique…

  8. Très bon résumé.

    Plus que les massacres et les parodies de procès avant exécution de ces opposants il faut rappeler que la dictature castriste c’est aussi la spoliation, l’expropriation, la mise en coupe réglée de la société érigés en valeurs a atteindre.

    Le plus drôle dans tout ça ce sont le nombreuses réaction qui tentent d’excuser la dictature du « leader maximo » sous le prétexte de l’impérialisme Américain via Batista. Comme d’habitude ils ne se gênent pas pour justifier la fin par les moyens.

    Quant au fameux embargo, rappelons plusieurs choses :

    – celui ci à été réduit à peau de chagrin au fil des années

    – il ne concernait que le commerce avec les USA

    – Un embargo n’est un problème que pour un pays qui fait déjà un auto-embargo, c’est à dire pour un pays qui a un fort protectionnisme et une politique économique très collectiviste. Or les importation étant très taxées et contrôlées à Cuba…

  9. Oui mais bon il n’y a pas d’electronique dans les voitures .

  10. Heureusement que Justin Trudeau lui a rendu un vibrant hommage.

  11. le problême , c’est que ce genre d’individu à la peau dure ; ils vivent longtemps pour le plus grand malheur des autres ;

  12. Il faut s’examiner pour pouvoir comparer. Ce n’est pas parce qu’on a une cravate et le bel habit que l’on devient un Honorable.

    Avec 600 000 élus, en France, et tous les avantages reliés aux Élus, il y a de quoi réfléchir sur la valeur de notre démocratie.

    Combien de députés de l’Assemblée nationale française le sont ils avec une majorité d’électeurs ? Vraiment une démocratie ? Non. Disons le franchement : une dictature parlementaire. On obtient un siège avec 25% – 30% – 35% des voix exprimées par les électeurs ?

    Ces Élus d’apparence légitime font des LOIS pour 100% de la population.

    La vraie DICTATURE est dans nos parlements dits démocratiques. Tout le système est faux. Et vous proposez quoi comme changement à vos citoyens ?

    Facile de parler dictature chez les autres Chefs d’État. Regardez-vous bien en face et dites nous que vous n’agissez pas en dictateur dans votre système actuel ?

    Rappelez-vous : un NON à l’UE est devenue un OUI ? C’est la démocratie qui commandait de faire comme si ?

    Et vos décisions de permettre que des milliers de milliards soient dans les paradis fiscaux ? C’est voulu par qui ? Par le peuple ?
    Vous vous servez du pouvoir pour répondre aux besoins des 1% — les bénéficiaires des paradis.

    J’ajoute, parce que les problèmes sont bien visibles. C’est la volonté de la population que de recevoir des centaines de milliers de migrants par année ?

    C’est de la DICTATURE sous le couvert de la démocratie.

    Une dictature qui permet que 97% de la population soit instruite, ait un système d’hospitalisation avec une qualité de médecins qui feraient l’envie de toute la population.

    Dans tous les systèmes, il y a des défauts. Regardons-nous bien avant de lancer la pierre.

    1. Quand on verra des Français fuir la « dictature » dont ils souffriraient dans leur pays et voguer sur des embarcations de fortune vers Cuba, vous pourrez plus aisément émettre ce genre de commentaire pitoyable.

    2. Vous avez raison, nous sommes dans une espèce de dictature qui ne dit pas son nom. Dans une sorte d’oligarchie, plus exactement.
      Cependant il y a une différence majeure entre la dictature cubaine, vénézuélienne, etc. et la nord : la relative liberté d’opinion, d’action, d’information, et la relative possibilité que nous avons de faire un peu ce que l’on veut, en matière de travail, d’études, d’expression politique, etc.
      Nous sommes encore loin d’une dictature totalitaire.
      Enfin, je crois…

      1. Nous sommes encore loin d’une dictature totalitaire

        Oui, mais on a mis le pied dans la porte : encenser cette personne en est un signe.

    3. ben oui on a regardé comparé…et donc c’est un dictateur.. Hollande n’est pas un dictateur, trump n’est pas un dictateur….voila…

  13. La morale socialo-communiste a décrété qu’un dicateur sanguinaire pouvait être un modèle pour tous les peuples. Ça en dit long sur la perversion de ceux qui l’ont adoptée: les Hollande, Mélanchon, Cambadélis, etc. La seule différence qui nous protège c’est qu’ils sont trop lâches pour mettre en application leurs convictions, comme le firent Staline, Mao, Castro ou… Hitler, le socialiste, qui ne voyait aucune différence entre sa doctrine mortifère et le communisme stalinien décimant par la famine des millions de paysans soviétisés.
    Et tous ces tyranos nous donnent, en plus, des leçons de morale en permanence. Et ceux qui les portent au pouvoir se réjouissent de leur servitude.

  14. Peut être que nous pourrons ne pas connaitre le paradis de la démocratie socialo communiste hollandiste de Valls3 en ne choisissant aucun de leurs sympatisants lors de toutes les élections publiques prochaines.
    Mais l’hydre socialiste a tellement de branches que certains français se tromperont encore aidés par les voix de medias aux ordres.

  15. On entend souvent parler de la réussite exceptionnelle de Castro en matière de santé.
    L’espérance de vie à Cuba est passée de 64 à 79 ans entre 1960 et 2014, soit une augmentation de 15 ans
    L’espérance de vie au Costa Rica est passée de 61 ans à 79 ans, soit une augmentation de 18 ans
    L’espérance de vie du Mexique est passée de 57 à 77 ans, soit une augmentation de 20 ans.
    http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SP.DYN.LE00.IN

    1. et en matière d’éducation certes…mais ça traduit surtout la lubie du chef… la question c’est que pour aboutir à ce résultat on piétine les libertés des gens ..
      et ça fait toute la différence, il est clair qu’un pays socialiste ou communiste peut être à la pointe dans un domaine, mais à quel prix?

      Notez que la santé est un fin en soi..donc…pas mal; pour l’éducation on peut se poser davantage de questions…

      1. Je pensais que mon commentaire montrait que la santé n’avait rien d’exceptionnelle à Cuba en montrant qu’au Costa Rica et au Mexique, les résultats avaient été meilleurs. C’est loupé.
        Comme quoi, il ne faut jamais se contenter de fournir des données. Il est aussi nécessaire de les commenter.

        1. oui j’avais compris, je ne faisais que rebondir , pour autant les médecins sont bien formés, l’espérance de vie à cuba est bonne donc ont peut objectivement en dépit des réserves considérer que cuba fait pas mal en la matière, pas pire en tous les cas , il en va de même pour l’éducation…

          pour vous satisfaire j’aurais du dire que même si la médecine à cuba est de qualité …ça ne prouve pas grand chose.

          1. je vais essayer de dire ça encore autrement : regarder un indicateur macrosociétal pour justifier la suppression d’une (sinon presque toute) liberté individuelle est à mon point de vue toujours une erreur.
            Il y a des individus qui ne placent pas l’espérance de vie comme une priorité, ils picolent, ils fument,ils bouffent trop, refusent la vaccination les transfusions sanguines les médicaments ou que sais je encore: c’est leur choix … seule MON espérance de vie me concerne…
            dans un pays où les soins de santé sont collectivisés , l’etat pourra parfaitement se trouver légitime à vous interdire de vivre comme vous l’entendez…pour le bien commun ..mesuré notamment par l’espérance de vie…

            ce n’est pas un hasard si les pays socialistes se focalisent sur certains indicateurs certains symboles pour justifier l’injustifiable.

  16. vous avez raison la belle affaire. les cubains de Miami se rejouissent de leur cadeau de notre NOEL: LA FIN D’UN TYRAN

  17. Fidel Castro dans la lignéee des chefs d’etat communistes ,assassins de leurs propres peuples!

  18. Il convient désormais de confier à la justice Hollande et ses complices politiciens ou journalistes pour apologie de crime contre l’humanité et pour incitation à commettre des crimes.

  19. Quelque chose m’échappe : machin de Syrie doit partir et une ordure cubaine est encensée par l’état français.
    Il y aurait donc de bons dictateurs et des mauvais ❓ Incroyable ❗
    Mais qui juge cela ❓
    L’état français ❓
    C’est neutre ❓ Ah, c’est l’aristocratie …
    Ou bien au pif … les autocrates français ❓ Des arisautocrates :mrgreen:

    Cela sent la dictature en France 🙁

    1. Vous n’y êtes pas du tout !

      Fidel est un bon dictateur qui a élevé son peuple ! Alors que Bachar est un mauvais dictateur mangeur de petits chatons….

      Ah sinon l’argument des commentateurs sur Le Monde par rapport au personne s’offusquant des éloges que reçoit Fidel Castro : avant à Cuba il y avait Batista et c’était pire ! Donc si vous ne soutenez pas Fidel Castro c’est que vous préfériez Batista (je sens que le raisonnement possède une faille… mais je ne sais pas laquelle !)

  20. Cette mort est probablement celle de la fin effective de cette séduction opérée par le communisme sur l’inconscient collectif des élites occidentales.
    Les jeunes français sont hermétiques à cette question et n’en connaissent que les posters du Che, dont ils ignorent les crimes.
    Les élites ont encore ici et là adoré quelques populistes du genre Chavez, mais c’est clairement la fin de cette dynamique.
    Il n’y a plus de substrat intellectuel marxiste qui puisse irriguer cette pensée, ou plutôt cette nostalgie de la Révolution populaire.
    Bien au contraire, ces élites médiatiques s’angoissent à l’idée de la révolte du peuple.
    Curieux retournement !

    1. Cette mort est probablement celle de la fin effective de cette séduction opérée par le communisme sur l’inconscient collectif des élites occidentales.

      Le Nuremberg du communisme n’a jamais été effectué, pourtant avec 100 millions de morts et 37 pays dévastés il y aurait largement matière à le traiter comme le nazisme, son cousin.

      Les mémoires des crimes s’éteignent, les partis communistes sont toujours là dans nombre de pays et dans les forums une partie non négligeable de la jeunesse songe à faire revivre cette « idée noble » pour combattre les « inégalités » et la « pauvreté » due au « néo-libéralisme capitaliste à la botte des plus riches ».

      « Le substrat intellectuel » est toujours là et bien vivace, à gauche comme à droite en France et mondialement dans les écrits des Hessel, Piketty et autres Atkinson. En faits les rayons « économie » et « social » des centres commerciaux regorgent d’attaque contre « le capitalisme » et le « néo-libéralisme » appelant à un contrôle de plus en plus serré de l’économie par les états pendant que
      dans tous les pays, les enseignants-fonctionnaires biberonnent les jeunes générations avec ces vieilles lunes.

      L’URSS et les pays communistes agissaient comme autant de repoussoirs. Actuellement le contrôle et l’interventionnisme des états n’ont jamais été aussi élevés et devant les problèmes créés par ses états, de plus en plus de gens accusent la liberté.

  21. Soyons sérieux: il y a des affaires à faire à Cuba. Notre presse subventionnée aux ordres du pouvoir ne peut pas décemment dire du mal de Fidel et faire de la peine à Raul.

    De toute façon, j’ai comme dans l’idée que pour dire du mal de Fidel, Raoul s’en charge très bien tout seul en privé (ou alors il est pas rancunier) … Quand celui la aura aussi débarrassé le plancher, la vie des Cubains pourra peut-être enfin changer.

  22. C’est bizarre, tous les « philosophes » que je hais, les Bernards-Henri Lévy des années 60 que l’éducation nationale nous a servi pour nous dégoûter de la philo, tous les « intellectuels français » stupides qui m’ont passable ennuyé,
    tous ceux que je ne considère même pas comme des philosophes pour leur absence de logique mathématique,
    tous ces « branleurs de mots » qui s’écoutent parler dans des livres ennuyeux et abscons qui vomissent des erreurs et des banalités dans des phrases alambiquées,
    bref, tous les crétins socialistes soutenaient Fidel Castro.

    – Jean-Paul Sartre, sinistre imbécile dépressif à la limite du nihilisme, était fasciné par ce type malsain, tout comme il était fasciné par toutes les réflexions à l’inverse de la logique.
    Certes, il retournera sa veste quand Castro s’en prendra à Heberto Padilla, un poète.
    Mais il sera resté imperméable à tous les massacres ayant eu lieu auparavant.

    – Simone de Beauvoir, qui s’extasiait devant Che Guervara autant que devant Castro ou tout homme de pouvoir, mènera une vie individualiste terne et la terminera seule et malheureuse en se mentant à elle-même, consumée par son orgueil. Bref, dans la lignée du socialisme (donc du fascisme).

    – Régis Debray, lui il s’excitait tellement devant les figures comme Castro qu’il assumera sa profonde stupidité et partira en Amérique du sud pour rejoindre Che. Dieu merci, il y sera enfermé et torturé, tout gamin a besoin d’assumer ses erreurs.
    Il finira par devenir poète, préférant la forme au fond (comme tout bon masturbateur de mots qu’il était), confirmant qu’il n’avait rien à faire en philosophie.

    – Claude Jullien était journaliste au Monde.
    Rien de plus à dire, poubelle.

    – Henri Alleg était un journaliste à l’Alger républicain, membre du parti communiste. Là aussi, faut pas s’attendre à une analyse très pertinente, juste à une usine à gaz basée sur des erreurs.

    => Et donc MAINTENANT, qui voit-on faire une ovation à Castro ? François Hollande ?
    Nooooooooooooooooooooooooooooon, pas possiiiiiiiiiiiiiiiible !

    C’est la cerise sur le gâteau, la preuve irréfutable que Castro (tout comme Che Guevara, Mao, Staline ou Hitler) n’était qu’un déchet.

    Allez Fidel, t’as enfin crevé, tant mieux, va prendre ta place en Enfer et tournons cette sinistre page de l’histoire.

    La mort de Fidel me laisse le même sentiment qu’une feuille de PQ jetée dans les toilettes après m’avoir torché.
    Et encore, mon caca est plus propre que lui.

    1. +1
      Les « intellectuels » français donnent souvent leurs cautions aux pires idées, figures ou régimes possible depuis deux siècles.
      Antisémitisme guerrier, déclaration d’amour à Mao, Staline, Fidel etc. etc.