Fidel Castro n’est pas mort, les dictateurs sont immortels !

La résilience des dictateurs, en général « révolutionnaires », est un mystère pour nous qui avons été élevés en démocratie libérale et nourris de mythes sur les révolutions libératrices. Mais le fait est là : la révolution engendre en général la dictature.

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Fidel Castro n’est pas mort, les dictateurs sont immortels !

Publié le 10 décembre 2016
- A +

Par Yves Montenay.

Fidel Castro n'est pas mort, les dictateurs sont immortels !
By: Eddy MilfortCC BY 2.0

Les dictateurs sont immortels. C’est du moins ce que pensent les Cubains qui ont attendu la fin du cauchemar combien de décennies, pour constater que l’héritier est déjà en place et que ça va continuer. Raul, un peu moins pire que son frère Fidel, est bien installé, et on murmure que tel notable du parti nettement plus jeune est en train de bétonner la suite.

Comme Kim le nord-Coréen, qui prolonge la dictature de son père, est encore jeune, je souhaite une longue patience à ses compatriotes ! Il a déjà fait ses preuves en fusillant son oncle et en faisant crever de faim son peuple.

Cette résilience des dictateurs, en général « révolutionnaires », est un mystère pour nous qui avons été élevés en démocratie libérale et nourris de mythes sur les révolutions libératrices. Mais le fait est là : la révolution engendre en général la dictature, et cette dernière a tendance à durer très longtemps. Demandez aux Russes, aux Algériens, aux Chinois, aux Éthiopiens, aux Érythréens et je m’arrête parce que j’en aurais pour deux pages !

Après la dictature, la démocratie ?

Heureusement il y a quelques exceptions : Robespierre, que beaucoup admirent encore aujourd’hui, n’a pas eu de successeur du même style, et Hitler a été remplacé par une république libérale, mais il a fallu que l’ennemi détruise le pays pour y arriver !

dessin-contrepoints888Et le plus étonnant est que, comme pour Robespierre, il y a toujours des gens extrêmement sérieux et documentés pour nous montrer le bon côté du personnage : Sartre et Simone de Beauvoir ont chanté les louanges de Fidel Castro, et des décennies plus tard Danielle Mitterrand faisait de même malgré l’accumulation de témoignages de répression et de plongée dans la misère ! Quant à Che Guevara il n’a cessé ses activités sanglantes que parce que Fidel s’est débarrassé de lui en l’envoyant se faire tuer dans la jungle bolivienne. Mais il reste immortel sur les casquettes et T-shirts !

Ho Chi Minh a réussi à cultiver la légende de l’oncle Ho attendri par les enfants, mais sa révolution a commencé par une répression massive et sanglante de la paysannerie vietnamienne et s’est continuée par une misère généralisée, masquée par la guerre contre le bien meilleur régime du Vietnam sud, accusé lui, de tous les maux, pourtant véniels par rapport à ceux du Nord. De même pour le régime de Batista renversé par Castro : dans les deux cas avez-vous lu une étude comparant les niveaux de vie et de liberté avant et après ? Les ex-admirateurs, qui le sont souvent encore un peu, sont très discrets sur ces points. Et peut-être Fidel, comme Ho Chi Minh, comme Mao, comme Lénine, comme longtemps Staline, aura-t-il son mausolée pieusement visité par les touristes et les enfants des écoles.

Mais tout cela est loin dans le temps et dans l’espace, et nous utilisons notre énergie à diaboliser nos candidats ou élus : François Fillon est catholique, autant dire salafiste, Nicolas Sarkozy avait le gros mot facile, quelle horreur ! Quant à François Hollande… chut ! Je ne veux pas désacraliser la fonction…


Sur le web. Publié initialement dans L’Opinion, le 29 novembre 2016

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  • Cher H16,
    Que vous parliez de « gens extrêmement sérieux et documentés », en citant Sartre et Simone de Beauvoir, ou Danielle Mitterrand, me désole.
    Il s’agt de personnes sectaires, dogmatiques, pingres qui ont surtout profité d’une exposition médiatique de la part de gens favorables à leurs idées.
    Leur action a montré qu’ils étaient pusillanimes (surtout les deux premiers cités) et absolument pas sincères et respectueux de la vérité.
    Quant à Madame Mitterand qui vivait avec son amant sous le toit familial pendant que son mari dormait dans son autre foyer, ce n’est pas le modèle qui me vient à l’esprit pour illustrer « la vertu par l’exemple » ou la « défense des valeurs universelles ».

    Vu les accommodements intellectuels et moraux des auto-proclamées consciences de gauche pour justifier par tous moyens leur position et défendre l’insoutenable (Staline, Mao, Pol Pot, Castro , Kim Il Sung, Maduro), ces trois personnes ne sont pas les pires des partisans de la dictature : au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

    Reprenant une idée oubliée dans la Francie actuelle : liberté que de crimes commet-on en ton nom ?
    je dirais que les personnes exemplaires que vous avez citées comme soutien des dictateurs immortels ne sont pas des tueurs brutaux, mais simplement des complices tout aussi criminels, et bien plus dangereux par l’effet d’une contagion non maîtrisée.

  • Les révolutions libérales imposent aussi leurs dictatures, à leur manière, en se cachant derrière la démocratie.

    • C’est celaaa oui… Redonner leurs libertés aux individus c’est leur « imposer » quelque chose…

      Les « arguments » des idéologues groupies des dictatures liberticides et sanguinaires deviennent de plus en plus ridicules.

      • Ce n’est pas pour rien que les libertés sont délimitées en société, qu’elles s’arrêtent, pour un individu, là où commence celle des autres.
        Ceci dit Castro est bien un dictateur, et il ne s’est pas caché derrière une façade démocratique.

        • Ce n’est pas pour rien que les libertés sont délimitées en société,

          Par la taxation punitive par exemple ❓ pas content ❓ ben fallait rien posséder, parce que en possédant tu fais chier le monde hein ❗
          Et pis, faut ben laisser la liberté illimitée au taxateur non mais, lui seul est impartial :mrgreen:

          • Lorsque les prix sont libres et les marchés captifs, lorsque les valeurs de marché s’envolent et perdent tout rapport avec les valeurs produites, qui sont les « taxateurs » sinon le marché et ses bénéficiaires?

            • Qui rend un marché captif ?
              Comment un « taxateur » peut-il rendre les consommateurs captifs contre leur gré ?
              Il ne peut pas le faire tout seul, il a besoin pour ça soit d’un accord avec tous ses concurrents (on appelle ça un cartel et ça ne pose aucun problème de rendre ça illégal), soit d’un accord du législateur qui va empêcher les concurrents de rentrer sur ce marché (l’exemple des médicaments ou des banques est caricatural sur ce point).
              Dans un marché réellement libre et sans cartels, si un producteur abuse sur les prix la concurrence va en profiter.

              •  » Comment un « taxateur » peut-il rendre les consommateurs captifs contre leur gré ? »
                En les capturant comme Virenque, à « l’insu de leur plein gré »; par exemple les marchés de produits à propriétés addictives; comme le tabac, le dopage, les marques ….

                « Dans un marché réellement libre et sans cartels »
                Vous évoquez là des marchés théoriques. En connaissez vous ?
                Eliminons les marchés financiers, les marchés captifs, cartellisés, monopolistiques, ceux qui ne répondent pas à la Lof.
                Que reste t’il ?

            • Oui, qui rend les marchés captifs sinon des sots cialauds ❓
              Vous éliminez du marché des producteurs de logement, vous déséquilibrez le marché par un manque de logement de 2% et les prix s’envolent de 20%, les petits locataires se trouvant face à de gros acteurs connaissant toutes les ficelles et limites pour augmenter les loyers comme en Suisse. Au début des années 1990, les loyers étaient très bas, avec des taux d’intérêts très élevés. Puis avec l’augmentation des valeurs locatives la construction s’et arrêté net, laissant nombre d’artisans sur le carreau. On est passé d’un excès de logement de 2% dans certaines régions à un manque de 1%, le stock de logements libre étant trop bas pour assurer un marché fluide. Les loyers ont tout simplement explosé, avec les prix à l’achat au m2. Aujourd’hui, l’individu lambda peut oublier l’accession à la propriété, d’autant plus que l’état lui a retiré toute liberté d’utiliser son second pilier pour soit-disant éviter une bulle immobilière. En fait, on nous prend pour des crétins…

              Et ce « on », c’est l’état socialiste. Bref le marché fonctionne très bien sans l’intervention de l’état.

              •  » Bref le marché fonctionne très bien sans l’intervention de l’état. »

                Voila une prise de position plus qu’aventureuse.
                Les marchés ont besoin de règles de fonctionnement.
                L’exemple de l’auto régulation des marchés financiers, par la finance, est une des raisons de la crise financière de 2007
                L’exemple de la constitution du grand marché européen démontre la nécessité d’un maitre du jeu.
                Laissés à eux mêmes, sans règles, les marchés évoluent naturellement vers des monopoles ou des cartels.

                • La crise de 2007 n’a pu avoir lieu que parce que le marché a été biaisé par l’État américain, en incitant les banques à accorder des prêts à des individus pas très fiables. Pendant les premières années, tout semble aller parfaitement bien et on construit des tas de maisons.

                  Tout le monde est content et les médias chantent le retour de la croissance, jusqu’à ce que les faillites personnelles se multiplient, ruinant à la fois les bénéficiaires des prêts, les constructeurs de maisons et à peu près tout le reste de la population qui renflouera tout le monde via les impôts et une extension de l’état providence.

                  Profits privés et pertes collectives, en effet, le libéralisme est à l’œuvre, ici, c’est indubitable…

                • En complément des dires du Type sur Internet :
                  https://m.youtube.com/watch?v=RijpW3oxUHE

                  • La crise financière et bancaire s’est déclenchée en 2008 à la suite de celle des subprimes. Aux états unis une centaine d’établissement financiers ont fait faillite, Lehman Brothers étant le plus célèbre, et la crise s’est propagée au monde entier.
                    L’interventionnisme des Etats a consisté à prêter, renflouer, nationaliser les établissement financiers en crise.
                    Sans cette intervention, la crise aurait été totale, car tous étaient touchés.

                    Dans la première phase, la crise des subprimes, l’explication donnée dans la vidéo (responsabilité de l’interventionnisme des états) est très partiale. On ne peut raisonnablement pas exonérer le monde de la finance dérégulée de ses responsabilités qui se sont manifestées par des prises de risque déraisonnables et des pratiques commerciales folles.

                    • Copie du commentaire originel affiché en bas de page le 10 décembre 2016 à 17 h 17 min :

                      « L’interventionnisme des Etats a consisté à prêter, renflouer, nationaliser les établissement financiers en crise.
                      Sans cette intervention, la crise aurait été totale, car tous étaient touchés. »
                      Avec quel argent ? Quelles conséquences sur le consommateur ? Quel signal est donné aux banques suite à ce genre d’opération ?
                      Les gouvernements irlandais et islandais ont laissé couler les banques et cela leur a été bénéfique : on ne frappe pas l’argent du contribuable, on ne fournit donc pas un matelas d’argent frais aux funambules, invitant les prochains à la plus grande prudence, et on relève la tête avec des baisses d’impôts (impliquant une réduction de la taille de L’État).

                      Sur l’explication « très partiale » : ce sont des faits. De plus réécoutez l’introduction et lisez les commentaires : l’auteur indique clairement qu’il n’occulte pas le rôle d’établissements financiers à l’attitude « irresponsable » mais pointe la (grande) responsabilité du « politique » dans les événements.

                      « la finance dérégulée »
                      Pitié……………………………………………………… les accords de Bâle, vous connaissez ?

                      « ses responsabilités qui se sont manifestées par des prises de risque déraisonnables et des pratiques commerciales folles »
                      Pratiques encouragées comment et par qui ?

                    • L’interventionnisme des Etats a consisté à prêter,

                      Les accords de Bâle. Tiens donc, les banques ont arrêté de prêter aux PME suite à l’augmentation du taux des réserves « sûres ».
                      Résultat, faillites et chômage en augmentation. Et tout cela pour que les banques se gavent avec ces obligations d’état qui sont en réalité totalement pourries. Et les états n’ont rien prêté aux PME …

                      Sans réglementation stupide, cela ne serait pas arrivé 🙁

                • Les marchés ont besoin de règles de fonctionnement.

                  C’est votre proposition qui est aventureuse et plantureusement 🙁

                  la crise financière de 2007 a été largement créée par l’état socialiste américain qui n’a pas appliqué sa propre réglementation ❗

                  L’exemple de la constitution du grand marché européen démontre la nécessité d’un maitre du jeu. qui sera incapable de courir après la balle tant il est obèse. les petits malins lui tourneront autour comme des roquets.

                  Laissés à eux mêmes, sans règles, les marchés évoluent naturellement vers des monopoles ou des cartels.

                  Au contraire, c’est grâce à l’état socialiste que les petits acteurs disparaissent à la plus grande joie des grands qui peuvent ainsi réaliser des monopoles et duopoles.

    • « La dictature libéral »
      Quand les mots n’ont plus aucun sens.
      Ça me fait penser à ces debiles leger qui voient dans la pub et ses corollaires une despotisme ou une oppression.
      Un rappel pour ces évolutionnaires de fête foraine : le patron de Coca-Cola ne vous collera jamais dans un goulag ou devant un tribunal « populaire » si vous n’achetez pas son soda ou si vous n’aderez pas à ses valeurs à la con. Il n’en a ni l’envie, ni les moyens. Et si ça vous plait pas, ben vous achetez son concurent ou du jus d’orange ou vous ouvrez le robinet…. bref, vous êtes libre de vos choix.
      Un état socialiste progressiste égalitariste eco contientisé citoyen et festif le fera sans sourciller. Faire rentrer dans les esprits des idées debiles à grand coup de tatanes, c’est leurs spécialités. C’est surtout leurs seul façon de garder le pouvoir, leurs résultats concret étants, dans le meilleur des cas consternant et dans les pires, une boucherie monstrueuse.
      Choisi ton camps camarade, mais on peut parier que tu sera du côté du manche.

      • Il utilise peut-être la définition américaine du terme libéral, un peu comme monsieur Jourdain… :mrgreen:
        Dans ce cas, le libéral amène bien à la dictature.
        Comme ces glands américains genre castristes qui hurlaient « vive la liberté » et qui se dépêchaient de vous les supprimer…

      • Les mots se fichent bien des opinions qui opposent des barrières à la compréhension. Ils portent toujours du sens.
        Qui peut échapper à Coca Cola ? Si vous n’achetez ses produits, il vous arrose néanmoins de ses publicités. Qu’elles vous incommodent ou qu’elles vous passionnent, elles prennent toujours un peu de votre cerveau et de vos libertés.
        Et oui, les dictatures libérales, les dictatures soft, existent bel et bien.

        • Ouahouh !! Ça c’est de la puissance argumentative !! 😆

          Bon allez c’est pas le tout, je vous laisse, je dois aller faire quelques courses… et affronter la dictature soft de mon épicier !

        • – Qui peut échapper à [insérer opinion dissidente] ?
          – Si [vous ne pensez pas comme lui], il vous [donne son opinion quand même].
          – Qu’elle vous incommode ou passionne, elle [exige de vous un certain effort mental, vous plaçant en position de « dominé » car étant récepteur de l’opinion et non émetteur].
          – Et oui [la liberté c’est l’esclavage].

          Implication du raisonnement : pour être libres, faisons taire les publicités [opinions dissidentes] pour ne pas courir le danger de nous voir imposer un effort mental non désiré !

          Vous avez fini de pleurnicher en constatant le ridicule de votre pensée ou vous avez besoin d’un « safe space » où la méchante publicité libérale dictatoriale ne viendra pas vous faire ̶l̶a̶ ̶p̶e̶a̶u̶, ̶l̶e̶ ̶c̶e̶r̶v̶e̶a̶u̶, stimuler vos neurones ?

          Quelle est la prochaine étape / stupidité que vous allez nous sortir ? Les publicitaires nous volent notre intelligence ? Font baisser notre espérance de vie de par la dépense d’énergie nécessaire au travail imposé de nos méninges ?

        • La dictature Coca-Cola, je la trouve très light

        • « Les mots se fichent bien des opinions qui opposent des barrières à la compréhension. Ils portent toujours du sens. » Superbe….T’est un champion du monde !
          On va faire simple pour pas mobiliser trop ton cerveau.
          Monsieur coca peut il te forcer (ou ton voisin) à quoi que ce soit contre ton grès ? Oui – Non
          Monsieur Castro (ou un Mélanchon quelqu’onque) peut il te forcer (ou ton voisin) à quoi que ce soit : oui – non
          Le reste, mon gars, c est de la branlette.

        • Mon dieu, mon dieu, mon dieu …

        • OK, vous n’aimez pas la propagande (moi non plus, notez bien)

          Dans ce cas, vous devriez être vent debout contre l’école dla république qui monopolise huit heures par jour et pendant une douzaine d’années les petits cortex sans défense de la jeunesse de France pour les bourrer d’idéologie étatiste

          Parce qu’à un moment, il faut aussi regarder la réalité. Quelques minutes de pub par jour sur une télé qu’on peut éteindre contre l’obligation d’aller se faire visser les fesses sur les chaises de l’éducnat à écouter des prêches … Si c’est vraiment la propagande qui vous chafouine, alors, attaquez vous à l’école, qui est dans le peloton de tête des bricoleurs de cerveaux, très loin devant Coca Cola.

      • pour prendre une peur plus actuelle vous pouvez parler de Google, de Facebook ou d’Apple. Mais de même, personne n’oblige personne à utiliser les services de ces entreprises, personne n’oblige personne à utiliser un smartphone. C’est toute la différence entre laisser ses données volontairement à une entreprise privée et les laisser par la force à un Etat. Lui peut vous obliger à lui donner les informations qu’il veut, il peut vous empêcher de « voter avec vos pieds » et il peut faire ce qu’il veut des données collectées. L’interdiction en France d’établir des statistiques sur les origines ethniques ou sur les pratiques religieuses a une origine, et elle n’est pas liée à d’obscures associations des années 80, de tels fichiers ont été fait et utilisés.

  • Robespierre débouche sur Napoléon ! S’il a forgé notre administration moderne, ce n’était pas vraiment une démocratie pacifique et liberale !

  • Les dictateurs sont immortels.

    Un rêve humide de Ségolènitude… une petite dictature écologique, hum ❓

  • « L’interventionnisme des Etats a consisté à prêter, renflouer, nationaliser les établissement financiers en crise.
    Sans cette intervention, la crise aurait été totale, car tous étaient touchés. »
    Avec quel argent ? Quelles conséquences sur le consommateur ? Quel signal est donné aux banques suite à ce genre d’opération ?
    Les gouvernements irlandais et islandais ont laissé couler les banques et cela leur a été bénéfique : on ne frappe pas l’argent du contribuable, on ne fournit donc pas un matelas d’argent frais aux funambules, invitant les prochains à la plus grande prudence, et on relève la tête avec des baisses d’impôts (impliquant une réduction de la taille de L’État).

    Sur l’explication « très partiale » : ce sont des faits. De plus réécoutez l’introduction et lisez les commentaires : l’auteur indique clairement qu’il n’occulte pas le rôle d’établissements financiers à l’attitude « irresponsable » mais pointe la (grande) responsabilité du « politique » dans les événements.

    « la finance dérégulée »
    Pitié……………………………………………………… les accords de Bâle, vous connaissez ?

    « ses responsabilités qui se sont manifestées par des prises de risque déraisonnables et des pratiques commerciales folles »
    Pratiques encouragées comment et par qui ?

    • Les accords de Bâle sont de l’autorégulation par la corporation bancaire. Il s’est trouvé des banques avec moins de 2% de réserve, alors que nominalement celles ci sont aujourd’hui fixées à 8%. De plus le monde bancaire est à l’origine du vif développement de la « finance de l’ombre » qui s’est créée pour échapper aux contraintes de la régulation bancaire.
      Dans les faits il y a une grande interpénétration entre le monde financier et le monde du trésor public (pantouflage dans les deux sens) et pour rien au monde la finance actuelle ne souhaite sortir de cette dépendance dans laquelle elle trouve son intérêt.

      La position que vous affirmez de la pleine responsabilité du politique, exclusive ou presque, est peu crédible.
      La pleine responsabilité de la finance est tout aussi engagée dans cette crise financière … et dans les prochaines.

      • Bonjour Aserei

        Je ne vois pas le rapport avec F Castro, vous êtes en pleine digression.
        Castro n’est pas un dictateur… Mais coca cola oui, la démocratie oui, la finance oui, le marché libre oui., tous dictateurs.

        Ne soignez pas ridicule, et au lieu de passer du coq à l’âne assumez votre anti-liberalisme.

        Ps F Castro attire tjs des mecs comme vous.

        • Bonjour Gilib,

          C’est le titre de l’article – les dictateurs sont immortels – qui me conduit à passer, de fil en aiguille, de Castro aux règles de Bâle, au gré des interlocuteurs.
          Le monde vit, depuis les années 70, sous une forme de dictature (pas soft du tout) dite néolibérale, et pas morte du tout, contrairement à Castro.

          Et je souhaite que cette dictature là soit simplement mortelle, et assister, de mon vivant, à son enterrement.

      • Les accords de Bâle sont un exemple parmi d’autres mais je vois que vous avez déjà pris de l’avance dans le cheminement de ma pensée en introduisant le mot « corporation ».
        Car vous ne faites pas la différence entre « crony capitalism » ou corporatisme et libéralisme.

        Le premier se fonde sur la CONNIVENCE entre un ou plusieurs groupes particuliers d’individus souhaitant acquérir une position privilégiée en se débarrassant de la concurrence. Or, ces individus ne peuvent proclamer la fin de la concurrence et aimeraient donc handicaper le plus possible leurs concurrents. Et qui a le pouvoir d’édicter taxes et régulations ? L’État…
        De plus, si il y a capacité à interdire, il y a possibilité d’une émission de passes-droit, qui seront bien évidemment octroyés aux corporatistes (en échange par exemple, d’argent ou de postes)… ou retirés, car l’État a toujours le dernier mot du fait de son monopole de la violence.
        De tels arrangements amènent à des distorsions de marché par la mort de la concurrence et la modification des comportements (comme des prises de risques inconsidérées) et finalement à des crises.

        Pourquoi vous dis-je tout cela me demandez vous ?
        Pour vous faire comprendre que si vous n’êtes pas (encore) dans une dictature à la Castro, vous n’êtes pas non plus dans une dictature du libéralisme (antithèse) mais bien dans celle, soft pour le coup, du corporatisme qui pour autant n’est pas immortelle : elle s’arrêtera le jour où l’État se désengagera de l’économie, faisant sombrer les corporatistes en laissant la CONCURRENCE faire son œuvre dans un marché libéré.

        Bref :
        – si les dictateurs sont immortels…
        – … les dictatures ne le sont pas
        – la sorte de dictature qui ne dit pas son nom et que nous subissons aujourd’hui n’est pas celle du libéralisme mais bien du corporatisme
        – celle-ci ne survivant que par l’intervention de l’État dans l’économie, les corporations cherchant naturellement à éliminer leurs rivaux et donc ne pouvant que faire appel à l’État et à son monopole de la violence
        – il est donc impératif que l’État reste en dehors du domaine économique
        – le libéralisme, prônant un État borné à ses fonctions régaliennes (voire l’anarchie), est donc la solution qui pourrait libérer les individus par la libération du marché qui constitue alors la véritable « révolution vers la démocratie ».

        Ce commentaire est ma réponse à Aserei mais également à Gillib, en espérant avoir réussis à clarifier la tournure qu’a pris cette conversation (qui a bien digressé je l’admets).

        • Bonjour à tous,
          Je ne suis pas un lecteur du Contre points, c’est pour moi une première fois instructive, et même passionnante. Je suis anti-libéral, et rejoins totalement le discours d’Aserei, et voila pourquoi. Vous comparez Castro et Coca Cola, mais savez vous que dans certain pays Coca prive d’eau les populations local ? que parfois le Coca étant moins chers que l’eau les populations local souffrent de devoir boire du soda à longueur de temps ? https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d

          Quelle différence avec une dictature, j’ai beaucoup de mal à saisir. Lorsque une multinational s’approprie des terres, au non du sacro-saint argent, c’est surement pas douloureux pour vous, confortablement assis à théoriser la stagflation et autre joyeuseté d’alchimiste, mais c’est très douloureux pour 80% de la population que vous vous évertuez à ignorer.

          Laisser le pouvoir au marché c’est laisser le pouvoir à l’avarice de ceux qui en profite, et je n’essaye pas de vous en convaincre, je tenais simplement à vous faire savoir que la dictature de Castro n’est pas morte. Les révolutionnaires qui en ont plein le pif de vos rêves de tout argent ne sont pas mort non plus.
          La dictature du libéralisme du n’importe quoi ? regardez donc autour de vous du haut de votre dédain, il y a un monde qui gronde de colère, et c’est pas pour la libération du marché.

          • Bonjour Antoine et bienvenue sur CP

            Vous confondez libéralisme et politique pro-business. Les libéraux sont tous simplement pour le respect des droits des individus, droit qui sont liberté et propriété de ses biens.
            Dans votre exemple de Coca cola, l’entreprise pompe l’eau des nappes et rentre en concurrence avec les autres utilisateurs, c’est le classique drame des biens communs par manque de propriétaire identifié. (cf: wikibéral: tragedie des biens communs)
            La solution indiquée dans votre reportage est tout à fait libérale, que la population se prenne en charge et collecte l’eau de pluie par exemple.
            Votre reportage parle de la mauvaise qualité du système de distribution d’eau, peut-être que celui-ci est étatique?
            Enfin la pollution se règle par le développement économique et par le principe de responsabilité, pollueur-payeur qui est la norme dans un état de droit.

            • Si vous fondez votre idéologie libérale, que vous qualifiez de vrai libéralisme, sur le respect de la liberté et de la propriété des individus, alors vous organisez peut être une sécession en divisant la société en deux, celle des propriétaires et celle des non propriétaires.
              D’autre part, la tragédie des communs reste une curiosité de scientifique largement débattue et contestée dans les années post 68… et dépassée; la notion de commun a été largement développée depuis en particulier avec Elena Orstrom. La propriété individuelle n’est pas la solution.

              Ce n’est pas pour rien que la république (une et indivisible) n’a pas choisi Liberté et Propriété comme devise, mais Liberté Egalité Fraternité.

              • Le libéralisme est une théorie du droit fondé sur le Droit Naturel : droit à la vie (diriger votre vie comme il vous plaît), à la propriété (user de votre personne et de vos biens comme vous l’entendez) et à la sûreté (l’assurance que vos droits seront respectés et autorisant donc la résistance à l’oppression).
                Les hommes partageant une même nature du fait de leur appartenance à une même espèce dotée de raison sont donc égaux en Droit et son exercice n’est soumis alors qu’à un seul devoir : celui de respecter celui des autres (responsabilité).

                « en divisant la société en deux, celle des propriétaires et celle des non propriétaires. » + « La propriété individuelle n’est pas la solution »
                Sans propriété privée, tout appartient à tout le monde et donc plus rien n’appartient à personne : c’est la porte ouverte aux pillards car le seul moyen de rester en possession de ses biens (ou d’en acquérir de nouveaux) est la violence, qui connaîtra une escalade monstrueuse et rapide et SEULEMENT LA vous serez dans l’état de nature hobbessien du tous contre tous, chacun cherchant à éliminer les potentiels pillards les plus dangereux avant l’apparition d’une menace physique (puisque leurs simples existences sont en soi une menace).
                Bref, la scission ne se fait plus entre propriétaires et non-propriétaires mais entre ceux qui sont du « bon » côté du flingue et ceux qui sont du « mauvais ».
                En outre, je vous ferai remarquer est mauvaise car tous les propriétaires n’ont pas les mêmes intentions ni les mêmes capacités, conduisant à terme à un éternel renouvellement des individus dans cette catégorie.

                « la république (une et indivisible) n’a pas choisi Liberté et Propriété »
                Pas de Liberté sans Propriété, pas de Propriété sans Responsabilité, comme indiqué ci-dessus.

                « Liberté Égalité Fraternité »
                – Liberté : déjà expliqué
                – Égalité : les hommes naissent et demeurent […] »égaux en droits » et seulement en droits.
                – Fraternité : par le respect des droits de chacun et l’unité résistance face à la Tyrannie.

                « une et indivisible »
                La République ! Pas le territoire républicain !
                On ne me l’avait encore jamais faite celle-là !
                Je vous explique : cela signifie tout bonnement que les institutions républicaines interdisent à toute partie du territoire français de faire sécession en vue d’y établir un gouvernement ==> un avertissement aux colonisés, pas aux propriétaires !

                Même si on peut se poser la question aujourd’hui : http://h16free.com/2015/11/27/42743-ladministration-colonisatrice

          • Bonjour Antoine.

            « Je ne suis pas un lecteur du Contre points, c’est pour moi une première fois instructive, et même passionnante »
            Tant mieux.

            « Je suis anti-libéral, et rejoins totalement le discours d’Aserei, et voila pourquoi »
            Ok voyons ça.

            « Vous comparez Castro et Coca Cola, mais savez vous que dans certain pays Coca prive d’eau les populations local »
            A aucun moment il est dit dans votre article que Coca « prive » d’eau la population.
            En effet, on voit mal Coca pointer des flingues sur les habitants pour les empêcher de s’abreuver du précieux liquide et acheter leurs produits.
            Au lieu de ça je vous ferai également remarquer qu’il est fort probable que Coca et ses produits étudiés pour être accessibles à toutes les bourses soit un dernier espoir pour certains individus, en particulier les plus pauvres qui n’ont pas les moyens d’acheter leur eau, sachant que les prix ont certainement grimpés en raison de sa raréfaction.

            Pour le reste Gillib vous a très bien répondu.

            « Quelle différence avec une dictature, j’ai beaucoup de mal à saisir »
            Castro a des flingues et peut vous supprimez l’ensemble de vos moyens d’existence, lui qui contrôle l’ensemble des activités économiques (et donc les richesses) sur son île, quand il ne torture pas.
            Le jour où Coca-Cola se mettra à seulement édicter des commandements politiques et envoyer sa milice chez vous à 6h du matin, prévenez moi…

            Le « sacro-saint argent » et « Laisser le pouvoir au marché c’est laisser le pouvoir à l’avarice de ceux qui en profite »
            Gillib vous a aussi répondu à ce sujet et, pour ma part, je vous invite à relire mon commentaire sur le « crony capitalism ».

            Mais voilà que vous condamnez l’argent, aussi vous poserai-je la question : le problème serait-il l’argent ou la manière dont on l’acquière ?
            Car par une telle condamnation, vous renvoyez dos à dos celui qui a travaillé et le braqueur, vous renvoyez dos à dos les honnêtes entrepreneurs et les corporatistes ou tout autre parasite comme Castro qui entravent le marché, de façon « soft » ou « hard ».

            http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=5275585180H11690&contributor=Damien+Theillier
            Je vous conseillerai également le discours de Francisco d’Anconia sur l’argent dans le livre La Grève.

            Bref, ne vous trompez pas de cible.

            « je tenais simplement à vous faire savoir que la dictature de Castro n’est pas morte »
            Oui, on le sait ; et cela risque de prendre encore pas mal de temps, malheureusement…

            « Les révolutionnaires qui en ont plein le pif de vos rêves de tout argent ne sont pas mort non plus »
            L’argent est un outil, pas une finalité. Le rêve d’un libéral est le respect de la personne humaine par le respect de ses droits, qui lui sont donnés par sa Nature, et donc par celui de sa liberté.
            Quant aux révolutionnaires, je doute qu’ils se soient engagés pour vivre dans la Cuba que nous connaissons ou contre le libéralisme mais plus pour la chute du Tyran Batista et l’espoir d’une vie meilleure, dernière chose que Castro aura balayé une fois au pouvoir.
            Alors « Non », a moins que vous parliez de ces révolutionnaires apparatchiks qui ont grimpé les échelons du régime et qui souhaitent conserver leur position dominante en maintenant le statu-quo, c’est-à-dire en empêchant le peuple de s’enrichir par lui-même, en le gardant en état de totale dépendance ? Alors « Oui », vous avez trouvé les plus fervents adversaires du libéralisme à Cuba.

            « La dictature du libéralisme du n’importe quoi ? »
            Oui.

            « regardez donc autour de vous du haut de votre dédain »
            Où en voyez vous ?

            « il y a un monde qui gronde de colère, et c’est pas pour la libération du marché. »
            Vous parlez du monde en général, auquel cas votre remarque est fausse, ou d’un monde en particulier ?

            • Hélas Franque, les multinational ne sont pas aussi tendres, vous les défendez encore…. Le fait est que Coca prend les armes, Danone, Nestlé prend les armes, mais pas les leurs. L’argent permet hélas d’acheter un état, et donc une armée. Que croyez vous qu’il se passe le jour où, au nom de la liberté, une entreprise achète (ou s’approprie bien souvent) un puits ? la population risque de ne pas prendre très bien le fait de ne plus pouvoir boire d’eau, il parait que c’est désagréable. Elle se rendra donc à ce puits quitte à prendre l’eau de force, c’est un cas de vie ou de mort. Et qui, dans ce cas, a raison ? Coca, puisqu’il a l’argent qui lui permet de s’approprier le droit d’user comme bon lui semble de son puits, librement. Que faire ? l’armée. Et oui l’armée dans ce cas entour le puits et empêche la population d’accéder au puits.

              Se battre pour encore plus de libéralisme et pour moi incompréhensible, et tout ce blabla d’argent outil une excuse laborieuse pour expliquer la terrible réalité. Le monde se libéralise, que je sache, de plus en plus, ou ai-je tort ? et la situation est de pire en pire, non ? alors pourquoi encore et toujours ?

              Les « parasites » sont pour moi les actionnaires, enfants du marché libre, et non les derniers résistants face à l’impérialisme :
              http://www.humanite.fr/la-france-pays-qui-verse-le-plus-de-dividendes-en-europe-599998

              J’ai lu (survolé) Francisco d’Anconia, et je ne reste pas d’accord. L’argent est surement utile comme moyen d’échange, mais bon, toute les guerres, la prostitution, le trafique d’organe, la drogues, les famines, sont liés à l’argent. Que vous le vouliez ou non c’est un fait, on ne fait pas une guerre par idéologie. Se débarrasser de l’argent n’est peut être pas la solution, mais refuser les règles du jeu dictés par les « spécialistes » sur canapé de cuir est une bien belle dictature. Pour Castro, renseignez vous peut être un peu mieux avant de ressortir ce discours prémâché.

              « la pollution se règle par le développement économique » pardon ??? j’ai vraiment beaucoup de choses à apprendre sur ce site… Je suis décroissant alors imaginez…

              • « les multinationales ne sont pas aussi tendres »
                Et je n’ai jamais prétendu le contraire. J’ai juste pour habitude de donner aux gens ce qu’ils méritent, et Coca ne mérite pas d’être qualifié de tyran dans le cas que vous donnez plus haut.

                « L’argent permet hélas d’acheter un état, et donc une armée »
                Et c’est précisément pour éviter ce genre de position privilégiée que l’État ne doit surtout pas intervenir dans l’économie (cf. mon commentaire sur le « crony capitalism ».

                « le jour où, au nom de la liberté, une entreprise achète (ou s’approprie bien souvent) un puits ? la population risque de ne pas prendre très bien le fait de ne plus pouvoir boire d’eau, il parait que c’est désagréable. Elle se rendra donc à ce puits quitte à prendre l’eau de force, c’est un cas de vie ou de mort. Et qui, dans ce cas, a raison ? Coca, puisqu’il a l’argent qui lui permet de s’approprier le droit d’user comme bon lui semble de son puits, librement. Que faire ? l’armée. Et oui l’armée dans ce cas entour le puits et empêche la population d’accéder au puits.  »
                Votre exemple est mauvais car simpliste : vous ne précisez pas le cadre spatio-temporel et la situation des acteurs à part supposer que c’est un cas de vie ou de mort pour les habitants (ce qui est très discutable ==> est-ce le seul puits + si oui, les habitants auront fait des réserves longtemps avant de le vendre), de ce fait vous ne me laissez que deux alternatives : soit j’abonde dans votre sens soit je suis un monstre qui regarde les gens mourir.
                Quant au « s’approprie », vous avez deux options pour entrer en possession d’une quelconque chose : l’échange ou le braquage. Or seul l’État peut mener une campagne d’expropriation. La ruse est alors la suivante : l’État exproprie et récupère le terrain qu’il revend à Coca, lorsque la compagnie ne traite pas directement avec le propriétaire du terrain qui est donc tout aussi libre de ne pas le vendre.

                « tout ce blabla d’argent outil une excuse laborieuse pour expliquer la terrible réalité »
                Vous travaillez pour la satisfaction d’avoir un capital plus important à la fin de chaque mois ou pour la satisfaction que vous allez être en capacité de réaliser des activités qui vous tiennent à cœur ?
                Bref, vous travaillez pour avoir de l’argent ou pour ce que vous pourrez vous payez grâce à cet argent ?
                Si vous êtes dans le premier cas de figure, souvenez vous de l’histoire de l’avare et du jardinier.

                « Le monde se libéralise, que je sache, de plus en plus, ou ai-je tort ? et la situation est de pire en pire, non ? alors pourquoi encore et toujours ? »
                En l’espace de 30 ans, l’extrême pauvreté, les famines et l’analphabétisme ont effectué des reculs sans précédents :
                http://www.courrierinternational.com/une/2015/01/06/couverture-1262-un-monde-meilleur (je vous invite à lire ce numéro si vous parvenez à le retrouver, sachant qu’il a été éclipsé par les attaques du 7 janvier)
                https://www.contrepoints.org/2016/04/14/247174-la-revolution-neoliberale-aux-origines-de-lage-dor-de-lhumanite
                http://h16free.com/2016/03/09/48456-on-va-tous-encore-plus-mourir-de-faim
                + voir les cultures de riz doré au Pakistan et Chine
                Les pays du monde entier s’enrichissent http://knoema.fr/tbocwag/gdp-by-country-1980-2015?country=World

                Et désolé mais en ce moment, particulièrement en Occident, l’heure n’est pas au libéralisme mais au corporatisme qui, soit dit en passant, se fait au grand jour sous les noms de « social-démocratie », « subventions », « réglementations », « taxation ».
                Et pour ce qui concerne la France je vous ferai une copie d’une partie d’un de mes anciens commentaires : « Même plus besoin de relire Atlas Shrugged ! » ==> ça en dit long croyez moi (je vous recommande la lecture)

                « Les « parasites » sont pour moi les actionnaires, enfants du marché libre, »
                Vous savez quoi, si demain j’ai envie d’acheter une action chez LVMH (comme Ruffin des Bois ;)) je deviendrai un parasite !
                Oh certes un parasite qui apporte le capital nécessaire au bon fonctionnement des entreprises et donc indirectement des milliers d’employés (pour ne citer que cela) et dont la contrepartie est la perte de son capital engagé (rien que ça !) et qui nécessite donc une attention de tous les instants sur son investissement (et oui c’est du travail, et plus plus vous avez d’actions plus vous travaillez*).
                D’ailleurs votre lien n’indique que le montant des dividendes, à aucun moment le nombre d’actionnaires et le dividende médian…

                * à ce moment là vous me rappelez un de mes copains lycéens qui était en BAC pro qui sous-entendait que je ne travaillais pas vraiment car ne suant pas toute la journée du fait de mon inscription dans un cursus général.
                Vous saisissez l’analogie avec votre réflexion sur les actionnaires ?
                Après je ne dis pas, rien n’échappe longtemps aux « Cronies » et certains sont effectivement des parasites.

                « J’ai lu (survolé) Francisco d’Anconia, et je ne reste pas d’accord. L’argent est surement utile comme moyen d’échange, mais bon, toute les guerres, la prostitution, le trafique d’organe, la drogues, les famines, sont liés à l’argent »
                Dans ce cas je vous recommande doublement la lecture de l’œuvre d’Ayn Rand et vous ferai remarquer que TOUTES les activités que vous mènerez un jour dans votre vie, aussi morales (ou pas) qu’elles soient, sont liées directement ou indirectement à l’argent, et le seul problème que je vois dans les activités que vous citez est qu’elles ne sont pas légalisées et que donc les droits de propriété ne sont pas respectés, se traduisant par la violence et le pillage.

                « Se débarrasser de l’argent n’est peut être pas la solution »
                Loin de là…

                « mais refuser les règles du jeu dictés par les « spécialistes » sur canapé de cuir est une bien belle dictature »
                Vous parlez de qui exactement ?

                « Pour Castro, renseignez vous peut être un peu mieux avant de ressortir ce discours prémâché. »
                C’est clair que ce type inspire le respect : mise en place d’un régime totalitaire se traduisant par des nationalisations de l’ensemble des activités économiques de l’île (maintenant la population dans la dépendance la plus totale), des parodies de justice pour les anciens opposants avant que ceux-ci ne soient conduits au poteau d’exécution, massacre de dissidents dans les montagnes (dont au moins 2 enfants), pratique de la torture, liberté d’expression et de la presse rien à dire là dessus c’est excellent ; on rappellera que le bonhomme a poussé en 62 à une guerre atomique avec les EU qui heureusement n’a pas eu lieu, preuve qu’il était plein d’empathie pour son peuple qui tentait déjà de se barrer (j’ai entendu « bombardements de balseros par hélicoptère » ?), en particulier pour les communautés catholiques, gays et noires qu’il appréciait tout particulièrement….
                Mais point positif, il aura laissé les cadavres se décomposer au lieu de les mettre dans des fours, comme ça pas d’émission de Co2 mais du bon engrais pas cher (quelques « balles »)… c’est bon pour la planète vous dis-je

                « « la pollution se règle par le développement économique » pardon ??? j’ai vraiment beaucoup de choses à apprendre sur ce site… Je suis décroissant alors imaginez… »
                C’est la thèse de la soutenabilité faible.

        • Pour ce qui est du capitalisme de connivence (crony capitalism) je suis assez d’accord avec vous, il est indésirable.

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