Retard de l’EPR de Flamanville : une aubaine pour les antinucléaires ?

Les retards dans le démarrage de la production du nouveau réacteur nucléaire EPR de Flamanville suscitent des critiques et des interrogations.
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Tourniquets anti nucléaires Flamanville by Frédéric Bisson (CC BY 2.0)

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Retard de l’EPR de Flamanville : une aubaine pour les antinucléaires ?

Publié le 22 juin 2019
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Par Michel Gay.

Les retards dans le démarrage de la production du nouveau réacteur nucléaire EPR de Flamanville suscitent des critiques et des interrogations. Certains antinucléaires vont profiter de l’occasion pour vanter « l’exemple » de la transition énergétique en Allemagne et les vertus des énergies renouvelables éoliennes et solaires.

Mais est-ce vraiment la solution pour que l’énergie, et notamment l’électricité, reste bon marché, durable, propre, et sûre ?

Le retard dans le démarrage de l’EPR de Flamanville

La démonstration de sûreté de l’EPR suppose une « exclusion de rupture » des tuyauteries de vapeur qui repose sur une haute qualité de réalisation des composants.

Or, après contrôles, il s’avère que certaines soudures ne sont pas au niveau annoncé.

Pire, elles ne sont même pas au niveau des réacteurs actuels (sur lesquels la rupture de ces tuyauteries est étudiée).

En 2017, EDF a informé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de l’existence de « non-conformités » pour 66 soudures des tuyauteries.

En juillet 2018, EDF a présenté à l’ASN sa stratégie de traitement. Elle a alors proposé de réparer en conservant le principe de l’exclusion de rupture par remise en conformité des soudures concernées, à l’exception de 8 soudures de traversée d’enceinte.

En décembre 2018, l’ASN a saisi l’IRSN afin de recueillir son avis. Cette dernière a répondu dans son avis du 22 mars 2019 qu’il faut procéder à la remise en conformité des soudures concernées plutôt que rechercher à justifier une acceptabilité en l’état.

Étrangement, les deux réacteurs EPR construits en Chine ne semblent pas souffrir de ces mêmes défauts… La France aurait-elle perdu des compétences locales après une interruption de 10 ans dans la construction de réacteurs nucléaires ?

L’Allemagne veut-elle influencer la France ?

Au Sénat en question orale, la sénatrice Anne-Claire Loisier a demandé quel était le bien-fondé de l’existence d’un bureau franco-allemand de lobbyistes des énergies renouvelables établi (infiltré ?) au sein du ministère de l’Écologie, et nommé Office Franco-Allemand pour la Transition Energétique (OFATE).

Cet « office » a été créé par les gouvernements français et allemand en 2006 avec des bureaux dans les ministères de l’Écologie à Paris et à Berlin, et son comité de pilotage se compose essentiellement de promoteurs des énergies renouvelables.

Une étude d’Agora Energiewende, une ONG appartenant aussi au lobby des énergies renouvelables opposée au charbon et au nucléaire, indique clairement (page 91) que :

« L’évolution du parc de production nucléaire en France influera sur la rentabilité du parc à charbon en  Allemagne. Le nucléaire a un coût marginal plus faible que le charbon, si bien que sa production peut se substituer à celle des centrales à charbon lorsque qu’il reste des capacités d’interconnexion disponibles. Si des capacités nucléaires sont retirées du mix français, la compétitivité des centrales à charbon maintenues dans le système en Allemagne sera améliorée… »

Cette organisation plaide pour une coopération franco-allemande renforcée afin :

  • « de faire reconnaitre que l’accroissement des productions renouvelables devraient s’accompagner d’une diminution (redimensionnement…) des puissances conventionnelles,
  • de diminuer le nucléaire et de supprimer le charbon ».

Elle incite les deux pays à envisager en commun « une taxe carbone minimale et des mécanismes conjoints de subventions (appelés pudiquement soutiens…) aux énergies renouvelables ».

Avec le développement gigantesque de leurs énergies fatales du vent et du soleil, les Allemands semblent craindre de dépendre d’importations du nucléaire français dans un contexte de sortie du charbon… pilotable.

Mais ils ne manqueront pas de gaz qui sera livré par l’entreprise russe Gazprom pour succéder au charbon… en 2038 !

Et l’engagement est lointain (18 ans). D’ici là, bien de l’eau aura coulé sous les ponts, et les gouvernements allemands se seront succédé…

Et la sécurité d’approvisionnement ?

La Commission européenne rappelle judicieusement que :

« Malgré les possibilités de secours inter-frontaliers, la responsabilité pour la sécurité de l´approvisionnement est avant tout l´affaire de chaque pays. La politique énergétique des autres pays européens peut changer et l´évolution des capacités de production des pays voisins est difficile à apprécier. »

Vouloir imposer à un pays les périodes de consommations d’électricité pour qu’elles coïncident avec celles des productions d’énergies renouvelables fatales et intermittentes, est une utopie économiquement et socialement destructrice.

Tout comme vouloir faire croire que le développement à grande échelle du stockage d’électricité (par hydrogène ou autres moyens) sera réalisé dans quelques décennies.

Pour le ministre de l’Écologie François de Rugy, la France veut seulement réduire sa dépendance au nucléaire qui doit représenter 50 % de son électricité à l’horizon 2035, contre environ 75 % ces dernières années. Il s’agit « d’un rééquilibrage dans lequel le nucléaire a sa place ».

Quelles sont donc les justifications techniques (et non idéologiques) de ce « rééquilibrage » insensé qui déplacera la « dépendance » vers l’existence de vents et de soleil, et aussi du bon vouloir des productions allemandes importées de gaz et de charbon ?

EPR de Flamanville : un enjeu stratégique

Dans un contexte de retards et de surcoûts de l’EPR de Flamanville, qui pourraient s’aggraver avec ces problèmes de soudures, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire estimait en début d’année « C’est la sagesse d’attendre que Flamanville ait fait la preuve de son fonctionnement avant d’engager des décisions. »

Le ministre devrait se rappeler que ce réacteur est déjà exporté en Grande-Bretagne, et notamment en Chine où deux EPR… fonctionnent.

Le président Emmanuel Macron avait demandé à EDF, en novembre 2018, « des engagements fermes sur le prix, pour qu’ils soient plus compétitifs. Tout doit être prêt en 2021 pour que le choix qui sera proposé aux Français puisse être un choix transparent et éclairé. »

Pour les industriels et le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, la décision ne doit pas être indéfiniment retardée. Il s’agit de ne pas perdre les compétences françaises dont, malheureusement, certaines semblent avoir déjà fait défaut dans la construction de l’EPR de Flamanville, après plus de 10 ans d’interruption de nouveaux réacteurs.

C’est aussi une question de « sécurité d’approvisionnement » pour la France. Les réacteurs actuels ayant été construits dans une courte période de temps, ils atteindront leur limite d’âge (60 ans) ensemble au tournant des années 2040. Il faut donc anticiper (d’environ 15 ans) leur remplacement pour continuer à bénéficier du nucléaire à terme.

Pour la mise en chantier de nouveaux EPR, le ministre François de Rugy souhaite « qu’un choix politique puisse être fait de la façon la plus transparente et démocratique qui soit, à l’occasion des élections de 2022 ».

Pour un choix démocratique sur le sujet vital de la production d’électricité décarbonée, bon marché, propre et sûre, il est donc grand temps d’éclairer les Français qui pourront éventuellement choisir de sauter de la falaise sans parachute, mais les yeux grands ouverts…

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  • Comment ne plus savoir souder deux tuyaux entre eux ….that is a question ..et cela n’a rien a voir avec la technologie nucléaire ,la plomberie est universellement utilisée partout et tout le temps !

    • Justement, la soudure est une technologie délicate et tous les grands pays ont leur « Welding Institute » pour la développer et la conforter, ça n’a rien à voir avec ce que votre plombier peut faire.

      • Il ne faut pas exagerer la soudure a l’arc c’est pour les bricolos du dimanche ,un circuit vapeur a les’ memes contraintes partout que cela soit nucleaire ou au fuel..l’asn est un belle fumisterie pour tuer le nucleaire francais , c’est tout.

        • Exactement la réaction qui plombe l’EPR français ! Il y a certes à redire sur l’ASN, mais quand on voit comment la technique de soudure peut être prise à la légère pour des tubulures qui seront sujettes à fatigue thermique et à des contraintes qui n’ont rien à voir avec les bricolages du dimanche, l’ASN n’est qu’une mauvaise réponse à un problème crucial et bien franchouillard de déni des exigences de qualité pour éliminer les risques.

          • On se demande bien pourquoi 8 soudures font exception. C’ est drôle de lire cela juste après avoir visionné la série Chernobyl…

            • Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais il est probable que les conséquences d’une rupture de ces soudures ne seraient pas aussi catastrophiques que pour les autres, tandis que leur réfection serait, elle, bien plus compliquée. On retrouve en effet les problèmes liés à une gestion « administrativo-connivenço-politicienne » du projet. Pour des procédures et des composants essentiels à la sécurité, le zéro-défaut devrait être la règle, et toutes les mesures prises à priori pour le garantir. Manifestement, ça n’a pas été le cas. Et cela faute de responsables et de décideurs déterminés. Pour rejoindre ce que je dis plus bas, qui a été viré et a vu sa carrière détruite pour avoir laissé passer ça ? En fait, le contrôle des soudures demande un certain délai, et on a l’impression que tous ceux qui auraient dû être responsables ont vu ce délai comme un moyen d’échapper à la punition s’ils ne faisaient pas correctement leur boulot. « D’ici là, j’aurai été promu ailleurs, ou sinon j’arriverai bien à faire traîner les choses jusqu’à cette promotion… »

    • Le plombier du coin, en comparaison de la technique nécessaire au nucléaire, c’est l’homme de Cromagnon. Il faut un gaz protecteur, les bons matériaux, la bonne technique, la bonne avance, trop cela ne va pas, pas assez, non plus.

      • @MichelC: Certes, mais :
        « La France aurait-elle perdu des compétences locales après une interruption de 10 ans dans la construction de réacteurs nucléaires ? »

        Avez vous remarqué ? Les erreurs ne sont pas dû à un seuil quantitatif inédit, mais bien à une perte d’expérience. Soit l’inverse de votre contradiction d’hier à ma suggestion de fabriquer une unité test avant le projet définitif.

  • claude henry de chasne
    22 juin 2019 at 6 h 33 min

    la seconde question est quid de la responsabilité des maîtres d’ouvres et des sous traitants..
    tout se passe comme si ce chantier avait pour seul objectif : ne jamais se terminer..
    avec 2 ou 4 limogeages chez EDF et 3 ou 4 fin de contrats chez les intervenants.. la solution apparaîtrait dans toute sa lumière..

  • les soudures sont elles moins bien faites en France qu’en chine ou bien les normes sont elles plus sévères en France qu’en Chine?

    • Les soudures sont peut être moins bien faites, mais les lettres de motivations sont nettement mieux écrites…

    • je crains hélas que ce soit révélateur de la perte de savoir faire industriel : on ne peut pas attaquer en permanence son industrie et conserver le savoir-faire.

  • En Chine, le soudeur qui aura soudé avec négligence les tuyaux se retrouvera à la rue et sans ressources le lendemain du contrôle. En France, on avisera une commission en fin d’année, qui transmettra un rapport sur lequel une autre commission statuera deux ans plus tard, en ayant laissé entendre pendant tout ce temps que l’on ne savait pas si c’était vraiment grave.
    Il reste une étape : on va rappeler le soudeur français qui soude sans doute aujourd’hui des tubulures dans une usine de liquéfaction d’hydrogène pour nos véhicules du futur, et lui offrir une prime exceptionnelle pour qu’il veuille bien abandonner temporairement son job pour refaire les soudures déficientes.

  • La petite bête
    22 juin 2019 at 9 h 21 min

    Merci pour cet article qui montre l’envers de certaines « coopérations »…
    Quand un politicien invoque la transparence et la démocratie, c’est en général qu’il n’en est pas question.
    Il paraît que gouverner c’est prévoir. C’est un réel problème quand l’horizon des politiciens est leur réélection.

  • le ministre de l’Économie Bruno Le Maire

    Celui-ci ne sera jamais que numéro deux. :mrgreen:

    Pour la mise en chantier de nouveaux EPR, le ministre François de Rugy souhaite

    Ce qu’il va faire c’est rugir, eh François…, rien d’autre. :mrgreen:

    STP François, va rugir ailleurs histoire de voir si nous y sommes. Les gens dans votre genre sont nuisibles au pays. Avant, c’était mieux? Vraiment? Teste le donc sur île. Aucun bâteau sauf des pirogues, et surtout aucun avion.

    Allez, soit courageux. Soit un homme. Un vrai.

  • Il serait amusant qu’au premier tour de la prochaine présidentielle, Macron soit battu par un écologiste à 1 ou 2 points près, terminant sa carrière avec une tronche façon Jospin 2002. A force de jouer avec l’écologie, Narcisse pourrait finir par se brûler les doigts. Ne jamais laisser sans surveillance un enfant irresponsable à côté d’une boîte d’allumettes.

    En agrégeant les voix résiduelles des vieux partis en décomposition avancée avec les voix écologistes, il y a de quoi faire un bon 20%, éliminant Narcisse du second tour. L’hypothèse n’est donc pas totalement farfelue et l’écologie pourrait bien ressusciter l’union des gauches sous sa bannière, le vert valant bien le rouge pour un aller simple en enfer.

    On aurait alors un second tour RN vs Ecolo. Spectaculaire, non ? Ce ne serait pas aussi pittoresque qu’un second tour Islamistes vs Animalistes, mais tout de même…

    • Si seulement on pouvait déjà avoir un programme détaillé de ce que feraient les EEVL, les français auraient une juste idée de ce qui les attendrait, car après il sera trop tard.

      • Leur programme est simple avoir la vie de nos arriere parents avec tout le monde dans les champs a semer retourner recolter..et pas de boeufs evidement, a la sueur du front populaire.

    • RN vs écolos!! Charybde vs Scylla! Si cela devait être, il faut de toute urgence préparer les valises.

    • claude henry de chasne
      22 juin 2019 at 12 h 43 min

      vous oubliez le RN+ les gens de droite

    • Le vert finit toujours par virer au rouge 😉

  • Esprit critique
    22 juin 2019 at 13 h 34 min

    Si a chaque fois qu’une soudure est réalisée, on crée une norme qui la définie comme mauvaise, c’est pas demain qu’on va joindre les deux bouts !

  • Esprit critique
    22 juin 2019 at 13 h 36 min

    Si connaissant les normes, on réalise systématiquement des soudures « Déficientes », c’est qu’on est con ou qu’on le fait exprès.

  • Fallait embaucher des Soudeurs chinois et virer les polytechniciens d’EDF

  • Cet EPR est un programme communiste dont la technologie obsolète est promue par le mensonge, y compris auprès de politiciens eux-mêmes étatistes qui tout en touchant de bonnes rétro-commissions ou pire gratuitement par simple paradigme nucléariste, signent ce qu’ils ne comprennent pas.

    Un seul exemple suffit à démontrer l’escroquerie de ce programme :

    Sous le réacteur de cet EPR est installée une cuillère en béton supposée récolter le coeur fondu du réacteur (corium) en cas de Chernobyl ou Fukushima repetita.. !

    A cela deux remarques s’imposent.

    1° – Nous sommes passés d’une politique où l’accident atomique n’était pas une option à une politique par laquelle les contaminations radioactives sont déjà intégrées comme étant une variable de l’exploitation des centrales atomiques, au même titre qu’ils nous expliquent doctement à CIGEO (centre d’enfouissement des déchets atomiques) qu’après un court laps de temps (50 à 100 ans) de toutes façons la radioactivité remontera à la surface pour contaminer toute la Champagne et l’Ile-de-France..

    2° – La température de fonte du béton est inférieure à la température d’un corium. Car le béton est composé d’eau. Ce qui signifie que cette cuillère de récupération de corium est inutile, il s’agit donc bien d’un placebo pour politiciens marxistes. Je dis marxiste car c’est bien le marxisme qui est mère de cet EPR et non le libéralisme.

    Je conclurais en vous mettant face à vos contradictions, lorsque vous vous prétendez libéraux mais que vous cautionnez une centrale atomique EPR financée par l’impôt, en violation du libre choix des consommateurs, une centrale EPR à l’égard de laquelle aucun assureur privé ne souhaite couvrir le risque (donc c’est le contribuable qui paie) et enfin une centrale EPR dont les équipements de sécurité (telle que cette cuillère de béton) ne sont que de l’esbroufe politique.

    Les centrales atomiques et les avions renifleurs, même combat..

    Et concernant le coût de l’énergie atomique, lorsqu’on additionne l’impôt et les factures payées par le consommateur, on constate que le nucléaire est l’énergie la plus couteuse jamais exploitée.. normal, puisqu’une centrale atomique n’est pas conçue pour produire de l’électricité, mais du plutonium pour faire les bombes atomiques.. aussi le coût n’a jamais été une variable prise en compte par cette industrie, puisqu’il s’agit d’assurer les stocks de plutonium..

    Et un EPR fonctionne au MOX, c’est à dire un carburant qui contient un plus haut pourcentage de plutonium.. que les carburants des centrales à eau pressurisées..

    N’en jetez plus, cela n’est rien d’autre qu’un asile psychiatrique.

    Au fait Fukushima est totalement hors de contrôle et personne n’en parle plus..

    • Autrefois les situations de crise étaient peut-être succinctement étudiées. On disait il faut faire mieux (sirènes, périmètres de confinement, distribution de pastilles d’iode, contamination des terres agricoles, etc, etc). Aujourd’hui on fait plus précis dans l’étude et on crie vous voyez c’est plus dangereux qu’on ne l’a dit. La mauvaise fois de certains discours est pitoyable et l’argumentation de leurs auteurs militants et malhonnêtes non crédible et donc sans intérêt!

    • « donc c’est le contribuable qui paie »
      Merci d’indiquer le coût annuel de la prime d’assurance.

    • jacques lemiere
      22 juin 2019 at 21 h 03 min

      marcher sur 20 000 cadavres pour aller se faire peur à fukushima…
      on a le retour désormais sur les accidents nucléaires..et ben..tout compte fait le nucleaire est le mode de production électrique affectant le moins la santé humaine. ACCIDENTS COMPRIS.

      oui désormais l’accident nucleaire ne faut plus peur de la même façon…

  • Je trouve que l’actuelle campagne « d’information » du gouvernement concernant l’extension de 10 à 20 km du périmètre de sécurité autour des centrales nucléaires ressemble furieusement à de l’intox ! Ils voudraient réveiller les vieilles peurs du nucléaire qu’ils ne s’y prendraient pas autrement : allusions lourdingues à Fukushima, distribution de pastilles d’iode aux populations, etc.
    Je suis surpris de n’avoir pas vu dans leurs tracts d’information (de propagande) d’allusion aux énergies si propres et si renouvelables qu’ils voudraient imposer…

    • jacques lemiere
      22 juin 2019 at 21 h 09 min

      l’erreur a été de cajoler les verts et de valider leurs salades.. désormais sauf à opérer un virage à 180° qui pourrait se remarquer, ça pourrait faire perdre une élection…ceci dit sarko avait osé avec l’écologie ça commence à bien faire..
      macron est parti trop loin…
      nous sommes dans un pays ou une Ségolène peut affirmer vouloir 1000 km de routes solaires sans provoquer la moindre réaction dans monde journalistique…
      hollande peut dire qu’il veut diminuer la consommation énergétique de 50% : pas de réaction…

      • Le français est devenu un corps mort devant une tele en voie d’extinction..il bouge encore un peu mais , c’est les nerfs…

  • L’EPR chinois a bien été inauguré mais se met constamment en sécurité et produit donc beaucoup moins d’électricité que prévu. Le principe des chantiers chinois est de construire à toute allure pour pouvoir respecter les objectifs des plans quinquennaux communistes et le coût des grands chantiers tels que celui là est tout simplement décidé par le parti avant le chantier (de toutes façon les entreprises appartiennent à l’état donc tant pis si elles perdent de l’argent à travailler à perte…).

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