Le stockage d’énergie « en béton » : une utopie de plus

Stocker l’énergie « en béton », c’est possible ?

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Le stockage d’énergie « en béton » : une utopie de plus

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 août 2018
- A +

Par Michel Gay.

Une invention « incroyable » tourne en boucle depuis 2015 sur les réseaux sociaux (près de 900.000 vues à ce jour sur Facebook). Elle a même été citée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) lors la visite de la centrale solaire THEMIS dans les Pyrénées le 28 juillet 2018 !

Les grands groupes l’empêcheraient d’émerger car cette révolution nuirait à la consommation de pétrole. Son promoteur serait même menacé tellement son invention dérange.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit simplement d’un stockage d’électricité dans un volant d’inertie en béton combiné avec des panneaux photovoltaïques pour, selon son inventeur, rendre pilotable et économiquement viable leur coûteuse production électrique intermittente.

La présentation est suave et attrayante, mais pauvre

Cette habile présentation du stockage en béton est claire, courte, et convaincante pour la plupart des auditeurs non spécialistes, mais elle est pauvre en chiffres significatifs : il y en a trois.

  • La vidéo mentionne un stockage de la production journalière. Ni les diverses pertes, ni les variabilités hebdomadaires et saisonnières ne semblent prises en compte. Elles sont pourtant caractéristiques de la production variable des panneaux  photovoltaïques.
  • L’image du constructeur à côté de son volant en béton montre un cylindre mesurant environ un mètre de diamètre et de hauteur (soit un volume de 0,785 m3 et une masse d’environ 2 tonnes). Un poids supplémentaire doit être associé à la carcasse (enceinte sous vide, axe, ancrage du béton,…). Le poids total du système devrait avoisiner 2,5 tonnes.
  • Bizarrement pour un système tournant, la seule information fournie pendant la présentation est une vitesse linéaire en périphérie : celle des avions de ligne. L’énergie cinétique emmagasinée (1000 km/h à la surface du cylindre) serait alors d’environ 10 kilowattheures (kWh). Compte tenu des contraintes en fonctionnement opérationnel, chaque système pourrait stocker au maximum 7,5 kWh, soit seulement 3 kWh par tonne. Par comparaison, une batterie récente « Li-ion » restitue plus de… 100 kWh par tonne.

Pour stocker environ 300 millions de kWh (300 GWh) afin de couvrir de façon autonome seulement 15% de la consommation hivernale de la France (en tenant compte des rendements et des pertes), il faudrait donc :

  • 40 millions de ces systèmes tournants ;
  • installer et mettre en mouvement 100 millions de tonnes de béton ;
  • occuper 8000 hectares (estimation 2 m2 par système).

Le coût est passé sous silence

Seul le coût d’exploitation est fourni : 2 c€/kWh

Sans explication complémentaire, il s’agit probablement du coût du volant en béton, et non celui de l’’investissement complet (matériel et main d’œuvre inclus). Ce dernier devrait être au minimum de 1500 € par système.

Alimenter seulement 15% de la consommation hivernale de la France avec ce système de stockage inertiel en béton reviendrait à plus de… 200 Md€ !

À ce prix, et en supposant 1000 restitutions journalières complètes (sans frais supplémentaires ni entretien), chaque kWh restitué reviendrait à 20 c€, auxquelles il faut ajouter les coûts de production des panneaux photovoltaïques et les pertes.

Rappel : ce kWh produit actuellement par du nucléaire coûte moins de 4 c€/kWh sur le marché.

Pour faire bonne mesure, il faudrait aussi y ajouter le coût des centrales thermiques supplémentaires à gaz ou à charbon nécessaires pour compenser les fluctuations saisonnières…

Jacques Dutronc chantait : « Il est sympa et attirant mais, mais, mais, méfiez-vous, c’est… ».

Le stockage par inertie pour des « niches de sécurité »

Des dispositifs de stockage d’énergie par inertie (sans béton) existent déjà dans le monde. Ils servent principalement à maintenir la stabilité de réseaux d’électricité par des réactions rapides, allant de la microseconde à la minute.

Ils permettent aussi d’attendre la mise en route d’autres moyens plus conséquents (comme un groupe électrogène diesel) pour prendre le relais.

Dans ces cas là, les quantités d’énergies inertielles stockées sont souvent faibles et coûteuses, mais la plus-value sécurité est importante car l’évitement d’une coupure évite des dégâts catastrophiques (salle d’opération dans les hôpitaux, informatique,…).

Il semble donc bien que la présentation séduisante de cet ingénieur soit une ineptie, voire une utopie pour gogos, et qu’en matière de stockage massif d’énergie, l’avenir du béton résidera encore pendant longtemps dans les barrages hydrauliques.

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  • Cette idée est tellement stupide qu’elle va être réalisée.

  • « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Au moins, il a proposé quelque chose, qu’il faudra essayer, quitte à l’abandonner par après, parce que c’est par essai et erreur que les solutions techniques naissent. Et c’est une des premières fois qu’une proposition écologisante vise clairement à réaliser quelque chose d’économiquement rentable – alors, comparer du béton, peu coûteux à des batteries Li-on en rendement par tonne est, au mieux, …… irrelevant.

    • « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait  » donc ce n’était pas impossible…
      possible ne veut pas dire intéressant…ni souhaitable.
      tu pourrais faire des choses « impossibles mais possibles  » avec ton argent si’il te plait?

      • mais bon…oui comparer les rendements à la tonne est assez peu intéressant … sauf si peut être un type décidait de faire une voiture à propulsion « inertielle » ( dans un sens différent à aller droit dans le mur évidemment).
        mais bon…on peut rappeler aussi que le stockage de électricité est une question « durable » et les volants d’inertie ne sont pas nouveaux. On a aussi de la peine à comprendre pour quelle raison ils deviendraient soudainement pertinents par rapport aux batteries et le poids des batteries a toujours été plus ou moins un problème..
        vous avez néanmoins raison sur le point précis mais tort sur l’idée à mon opinion. et le vrai post aurait du etre:
        comparer du béton à des batteries Li-on en rendement par tonne est x relevant puisque dans le cas d’espèce la masse des dispositifs donnés dans l’ article n’est pas un problème…et j’ajouterais puisque le terrain je le » paie » ou je le possède..

    •  » Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont subventionné.  » Merci de nous détailler les arcanes du  » raisonnement  » de nos édiles ignorants, victimes désignées de tous les escrocs, lesquels savent pertinemment ce qu’ils font. Merci de nous rappeler encore une fois le merveilleux raisonnement Shadok qui fait fonctionner les pompes à fric de Bercy qui puisent dans notre porte-monnaie : tous ceux qui ont réussi ont commis à un moment ou à l’autre des erreurs et subi des échecs, si vous ne réussissez pas, c’est que vous n’en avez pas commis ni subi assez, donc pompez !

    • @ Luckx
      Évidemment! Un ingénieur qui fonde une société pour développer une idée a bien le droit d’essayer de résoudre l’alternative aux batteries!
      Les études de faisabilité et de rentabilité diront bien si son idée est valable mais sans prototype (éventuellement à l’échelle x%), il n’en aura pas la confirmation convaincante pour lui comme pour d’autres!
      Toutes les inventions ont trouvé un accueil sceptique; pourtant le concours Lépine attribue des prix chaque année!
      La critique est aisée mais l’art est difficile.

      • Le prix du concours Lépine n’est pas 4 M€ par an d’argent du contribuable pendant des années…

        • @ MichelO
          Même M.Gay ne parle pas de subventions et la vidéo non plus. Quelles sont vos sources? Et qui les a attribuées et pourquoi?

          • Faites une petite recherche sur le projet FLYPROD, il y a un superbe dépliant sur le site de l’ADEME vantant ce partenariat exemplaire public-privé qui permettra de réduire le CO2 et à une PME française de se positionner sur le secteur concurrentiel des volants d’inertie. Quant à pourquoi ces subventions ont été attribuées, il me semble que c’est bien la question. Pour ne pas tomber dans la diffamation de certaines personnes que j’ai connues avant qu’elles n’occupent des postes prestigieux à l’ADEME, je vous conseillerais de vous contenter, comme je m’y efforce, de l’hypothèse « Hanlon’s razor » (faites une recherche sur ce terme).

            • @ MichelO
              Merci pour ces tuyaux! (je n’avais vu que le site ENERGIESTRO!).
              Et oui, vous avez bien éclairé ma lanterne alors que l’auteur n’en a rien fait!
              J’ai bien apprécié le Hanlon’s razor que j’ignorais aussi ainsi exprimé.
              Donc bien Merci!
              (Les subventions, c’est un problème franco-français qui ne me regarde pas.)

    • Les volants à inertie c’est vraiment pas nouveaux, proposer des choses dont on peux calculer précisément à l’avance le rendement , le coût, qui est pitoyable dans ce cas la, c’est stupide, c’est tout.

      Pour bien faire il faut continuer à investir dans le nucléaire qui n’est lui qu’une technologie à son stade infantile, et qui peut permettre une énorme production d’énergie quand on maîtrisera la fusion.

      • @ Chk
        La fusion, j’en entends parler (ce n’est pas ma branche!) depuis plus de 40 ans: où est-elle exploitée?
        La fission est exploitable depuis 1951: enfance un peu prolongée!

  • bon article de gay je trouve… dont le propos véritable est le problème posé par la promotion politique de source d’énergie intermittente nécessitant de fait des dispositifs de stockage .
    Normalement c’est le marché qui tranche l’intérêt ‘économique de moyens de production.

    • Bon. D’un côté nous avons un ingenieur arts et metiers et polytechnicien et de l’autre un simple citoyen mais lobbyiste nucléaire…
      Match inégal, non ?

      • @ Guido Brasletti
        C’est clair!
        La vidéo fait 7 minutes pour, déjà, plusieurs années d’études: une interview du même ingénieur, 3 ans après, serait plus intéressante que l’avis de … !
        En France, vous avez déjà couplé un barrage avec une centrale chargée, entre autres, de repomper l’eau en amont aux heures de consommation électrique faible. Des solutions existent pour stocker, c’est leur rentabilité qui est moins séduisante. Mais comme on cherche partout dans le monde, on finira bien par trouver.

        Alors le rotor en béton dans le désert du Sahara, couplé à une centrale solaire, ça ne dérangerait pas grand monde!
        Il y a un autre problème à résoudre, ce sont les pertes thermiques sur les lignes à haute tension qui maillent la France! Qui en parle?

        • mikylux, 3 ans après, l’ingénieur en question n’a pas progressé, vous pouvez voir son site internet, rien de plus qu’à l’époque, et pour cause, il est dans une impasse technique.
          http://www.energiestro.fr/actualites/
          de la com, rien de plus, et de la chasse aux subventions : voir sa plaquette pdf : http://www.energiestro.fr/pdf/EnergiestroVOSS.pdf
          bpi, région central val de loire, ville de châteaudun…

          • @ jabo
            Oui, l’article de « l’auteur » n’en parle pas et j’ai donc zappé les aides publiques: c’est ma faute que je reconnais bien volontiers. Et si, comme vous dites ci-dessous, aucune évolution n’est survenue depuis 2015, on se dirige vers l’échec!

        • mikylux, 3 ans après, cet ingénieur n’a pas avancé d’un pouce, car il est dans une impasse technologique. voir son site internet, il n’y a rien de plus : http://www.energiestro.fr/
          son entreprise, ce n’est que de la com et de la chasse à la subvention : page 4 de son pdf http://www.energiestro.fr/pdf/EnergiestroVOSS.pdf
          on y voit la bpi, la région centre-val de loire et la ville de châteaudun.
          il faut bien avoir conscience qu’il n’existe aucun prototype en état de marche, il n’y a que des images de synthèse sur ordinateur. au chapitre technologie de son site internet, le paragraphe « expérience » se résume à ceci : http://www.energiestro.fr/technologie/
          « Avant de développer ses volants en béton, ENERGIESTRO a expérimenté la technologie des volants en acier en alimentant plusieurs sites pilotes pendant plusieurs années : une habitation, deux relais GSM, notre usine… Ils y ont accumulé des dizaines de milliers d’heures de fonctionnement et des centaines de milliers de cycles. »
          son expérience acquise est issue de volants d’inertie en acier ! et il vous vend du rêve avec du béton…
          son expérience, ce sont 2 relais de téléphone mobile, besoin de puissance phénoménal, et son usine où il ne produit rien, donc là aussi, pas de puissance demandée… des dizaines de milliers d’heures de fonctionnement avec des centaines de milliers de cycles, donc son cycle moyen dure quelques minutes, entre 5 et 10 minutes, et il prétend faire le tour de l’horloge avec des volants en béton…
          en réalité, ce mec est un escroc. en chemise blanche et cravate, c’est ce qu’on appelle un escroc en col blanc.

          • @ jabo
            Oui, j’ai vu energiestro mais sans actualité récente! Pour les subsides franco-français, ce ne sont pas mes oignons ni mon argent, donc neutre.
            Mais vous m’avez bien éclairé sur la performance de l’individu, donc grand merci: je ne suis ni physiciens ni ingénieur mais je garde le souvenir de principes physiques appris lors de cours universitaires autrement plus approfondis! Et je me suis souvenu qu’il avait existé des girobus dont l’énergie provenait d’un volant d’acier en rotation, réalimenté en énergie cinétique lors des arrêts. (et la dynamo d’un vélo ou la lampe de poche à rotation produite à la main).
            Encore merci!

        • « comme on cherche partout dans le monde, on finira bien par trouver »

          Trouver quoi ?

          Il y a longtemps déjà qu’on a trouvé le moyen de stocker l’énergie dans un volume raisonnable et la transporter à moindre coût en toute sécurité pour satisfaire les besoins de mobilité : ça s’appelle le pétrole.

          Pour l’énergie qui n’a pas besoin d’être stockée, c’est-à-dire pour les besoins fixes, il y a le nucléaire.

            • Fixation sur Cattenom ❓

              • @ MichelC
                Pas seulement! D’autres centrales le montrent aussi. Ainsi qu’en bord de mer alors qu’à Fukushima, il a bien fallu constater la contamination radio-active de l’eau de mer après l’accident. Non, l’intention française était bien de partager les frais en cas de coup dur: vos voisins vous connaissent: « profiter mais pas payer »!

                • Les fleuves, les rivières et les mers sont des frontières géographiques naturelles, ce sont aussi des lieux privilégiés pour obtenir de l’eau de refroidissement pour les centrales. Et lorsque le fleuve quitte la France, il est logique d’installer la centrale là où le débit est le plus important, donc à la frontière.

                  • @ MichelO
                    Oui, bof! Les excuses sont faites pour s’en servir: Cattenom n’est en rien une frontière naturelle ni un lieu où la Moselle a le plus grand débit mais en cas d’accident nucléaire grave, mon pays sera rayé de la carte!

                    • En cas d’accident domestique grave, 1000 fois plus probable, votre existence sera rayée de la carte. Le Luxembourg est un beau pays (même si ne pouvoir y emporter ma maison à la mer me retient de m’y établir), mais dans votre échelle personnelle de valeurs, vaut-il plus de mille fois votre existence individuelle ?

          • Vous avez raison, on n’avait pas trouvé mieux que le pétrole. Il est même encore aujourd’hui moins cher au litre que l’eau minérale. Malheureusement, son prix va drastiquement augmenter (ce n’est pas moi qui le dit mais l’AIE, l’IFP, …) et ce dans la première moitié des années 2020. Moi, je ne suis pas prêt à payer mon plein 500 € et plus, vous peut-être ?
            Pour le nucléaire, ok, qui est prêt à voir une centrale nucléaire s’installer dans son environnement proche ? Parce que, quoiqu’il en soit, un jour ou l’autre les centrales actuelles il faudra les fermer, et quand on voit les temps de traitements de dossiers et de construction, il faudrait presque prendre la décision pour les remplacer demain.

            • Lorsque vous paierez votre plein 500 euros, il est plus probable que vous deviez accuser les taxes et non le prix du baril hors taxes. Sinon, votre réaction est un choix personnel qui illustre à merveille la régulation par le marché, la baisse des quantités demandées entraînant la baisse des prix au bénéfice du plus grand nombre, conforme à l’intérêt général. Enfin, un prix du baril HT suffisamment élevé favorisera le développement de la production de pétrole artificiel et l’abandon du pétrole fossile. Le pétrole est et restera encore très longtemps le moyen le plus efficient de stocker en masse de l’énergie destinée aux besoins de mobilité, loin devant les batteries et autres dispositifs totalement inappropriés.

              Qui veut une centrale dans son environnement proche ? Tous ceux qui profitent des avantages innombrables qu’offre cette situation.

              • Vous semblez bien convaincu de votre calcul probabiliste, je le suis moins. De toutes mes lectures, le prix de 500 € le plein correspondrait plutôt à un prix de stabilisation que celui que vous décrivez de régulation du marché.
                Comment savoir si le pétrole artificiel en masse sera plus efficace et plus économique que les batteries ? A ma connaissance, les deux types de technologies sont loin d’être au stade industriel productif.
                Vous croyez vraiment que tout le monde en veut ? La région Ile de France (sous présidence LR) vient de décider un moratoire sur l’installation de nouvelles installations sur leur territoire.
                Mes connaissances autour de ces sujets ne me permettent pas de partager votre bel optimisme, et encore ceci inscrit dans une stricte perspective économique sans parler de tout le reste.

      • ingénieur arts et métiers, pour moi, ça veut dire mécanicien, non ?
        il n’est pas ingénieur génie civil, il ne connaît du béton que sa masse volumique, pas grand chose de plus.
        sait il que même dans du béton sec, qui a fait sa prise, il reste de l’eau ? sait il que cette eau résiduelle a un rôle dans les caractéristiques du béton ? lui qui prétend mettre ses volants d’inertie en béton (ses voss) dans des chambres à vide pour éliminer les frottements, sait il que cette eau résiduelle va finir par s’évaporer et affecter ainsi les caractéristiques du béton ? non, il ne le sait pas, l’essai de soumettre une pièce en béton au vide pendant des années n’a jamais été fait, car ce n’est pas le cas d’usage du béton.
        par ailleurs, son site internet indique différents modèles de « voss », toute une gamme http://www.energiestro.fr/produits/ le plus gros a un diamètre de 4,6 mètres, soit une surface de 20 m2 environ au dessus et en dessous du cylindre qui doit résister à une pression 1 atmosphère, 1 kg/cm2 c’est à dire 10 tonnes par m2, 200 tonnes au total… c’est pas du petit matériel dont on parle là…
        à la 25ème seconde de sa vidéo, il parle de béton pour « chauffer » (sa maison, sans doute). dans ma région, en hiver, j’ai besoin de 20 litres de mazout par jour par grand froid, soit 200 kwh d’énergie, il me faudrait 2 voss de 100 kwh pour passer la nuit, soit 2 toupies de 30 tonnes chacune. je lui fait la charité de ne pas lui demander comment je recharge ces toupies en hiver avec 8 ou 9 heures de jours et 20 cm de neige sur mes panneaux solaires… mon objection principale se situe ailleurs, sur l’aspect sécurité du système : que ce passe t’il le jour où l’axe qui porte en tournant des 30 tonnes de béton se rompt ? ce phénomène s’appelle la fatigue des matériaux… pour ma part, je refuse d’avoir dans ma cave ou dans mon garage un bolide de 30 tonnes qui tourne à la vitesse de 1 000 km/h en périphérie. et je refuse également que mes voisins dans un rayon de 300 m autour de chez moi aie ça aussi chez eux.
        un camion de 30 tonnes à 50 km/h en ville, c’est déjà pas terrible, le gars, 30 tonnes à 1 000 km/h, il ne voit pas le problème ?

        • Sans compter la corrosion due à la vapeur d’eau…
          Il faut lui traduire charlot dans sa langue afin qu’il comprenne…

      • Giscard aussi était polytechnicien, ça a bien marché pour les avions renifleurs, hein !

        • J’en doute fort puisque, m’a-t-on dit, il a quitté la démonstration assez énervé qu’on lui fasse perdre son temps avec ces « pieds nickelés ».

      • Bonjour G Brasletti

        Hum.. l’argument d’autorité, on vous a connu mieux inspiré.

  • « Seul le coût d’exploitation est fourni »
    Vous n’avez pas saisi : la durée de vie du système étant infinie, l’amortissement de l’investissement (non-négligeable pourtant, avec des bétons UHP à 1600-2500€ le m3) s’obtient en divisant par cette durée infinie, il est nul !

    • Durée de vie infinie… Humm, on sent l’ingénieur qui parle, que dis-je, le docteur en mécanique… Par contre, et parce qu’il ne faut sous estimer personne, si vous avez dans vos cartons des plans de machines à durée de vie infinie, sans maintenance et sans usure, je suis preneur. Je ne dois pas être le seul. Et pendant qu’on y est, si vous êtes détenteur de tels secrets, faites attention, je pense que des sociétés comme SKF vont vous vouloir du mal….

    • … et il n’y a pas à prévoir de prix de démantèlement et de retraitement en fin de vie.

  • Bientôt un gars tournera en boucle sur YouTube pour avoir redécouvert le pompage-turbinage

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pompage-turbinage

    même si cette solution est souvent rentable et éprouvée.
    Quand à la roue à inertie, mon tonton en avait une énorme sur son vieux tracteur monocylindre Lamborghini (si, si), qui absorbait les chocs dus au travail pour épargner vilebrequin et piston et servait de poulie pour une sangle reliée à une batteuse.

    • @ Leipreachan
      Oui, il a aussi existé des « girobus » sur le même principe.

    • cite wiki..En France, plusieurs études ont été consacrées à l’identification du potentiel des côtes de la Manche et de la Bretagne11, qui apparait intéressant : une douzaine de sites répondent aux critères de compétitivité : dénivelée d’une centaine de mètres entre la mer comme réservoir bas et un réservoir de 1 à 2 km2 situé à l’écart des villages sur une falaise, puissance installée de 1 à 2 GW pour un investissement de l’ordre de 2 milliards d’euros, voisin de celui des STEP de montagne existantes12,13. EDF estime le potentiel des STEP marines à 5 000 MW14, dont un en Guadeloupe et un à la Réunion15. Un projet détaillé a été réalisé par l’INP-ENSEEIHT, école publique d’ingénieurs faisant partie de l’Institut National Polytechnique de Toulouse ; il conclut à la faisabilité technique du projet, à son impact environnemental réduit mais à son absence de rentabilité dans les conditions actuelles, conclusion qui pourrait cependant changer rapidement avec le coût croissant des contraintes causées par l’intégration dans le réseau de la production des éoliennes16.

  • Une obsession, c’est fait pour être fait.
    A force, ils seront faits, c’est bête, mais c’est inéluctable.

    • @ MichelC
      Au moins pour être essayé.
      À l’usage, il semble que l’éolien sur le continent soit bien moins rentable qu’en mer où le vent est plus souvent présent: platitude!
      Des Suédois auraient conçus des tuiles de toiture associant chauffage de l’eau, électrogenèse photo-voltaïque et couverture de toiture.
      Je ne dis pas que c’est super-rentable mais je trouve ce genre d’autarcie familiale sympathique comme produire ses patates, légumes et fraises dans son potager.
      Nous ne sommes pas tous des oncles Picsou! Vivre de ce que l’on a produit peut devenir une satisfaction! Et ne plus dépendre (partiellement) est déjà un acte libéral!

  • Cela me rappelle irrésistiblement les avions renifleurs! Les Shadoks sont bien là, et en France, ils pompent!

  • Pour produire de l’électricité rien ne vaut une bonne vieille Gégéne, demandez à LePen il s’y connait, lui.!!!

  • Le problème n’est pas le produit en lui-même qui pourrait présenter un avantage dans certaines situations (encore que c’est au marché de décider) mais la manière de le présenter comme une solution de remplacement à grande échelle contre les énergies polluantes. Et là effet c’est plus casse-gueule..

    • @ Indivisible
      Évidemment, vous avez raison.
      Mais c’est là qu’on redevient des individus libres de refaire ses libres choix et risquer à bon escient ses capitaux après mûre réflexion sur le risque, en pleine responsabilité.
      Ne préférez-vous pas ça aux injonctions de l’état?

  • A la réflexion et à la relecture des paroles de la Java des bombes atomiques, c’est peut-être une excellente initiative. Je m’explique : le Kevlar ou la fibre de carbone, avec lesquels on fait habituellement les volants d’inertie, ont une limite d’élasticité en traction de 2500 à 3600 MPa. Le béton fibré est plutôt de l’ordre de 10 MPa, dans les conditions d’homogénéité de contraintes d’un volant d’inertie, bien qu’on puisse atteindre les 200 MPa en compression. Ca n’est pas pour rien qu’on utilise le Kevlar et la fibre de carbone, malgré leur coût considérable, dans les volants habituels… L’explication la plus vraisemblable des affirmations de la société Energiestro est donc qu’elle n’a d’autre intention que de rassembler tous ces décideurs écolos dans un petit espace pour une démonstration. Et quand le volant aura explosé, de tous ces personnages, il n’en aura rien resté !

  • « ce kWh produit actuellement par du nucléaire coûte moins de 4 c€/kWh sur le marché. »

    Que l’Etat fixe une bonne fois pour toutes le prix de rachat de l’électricité à ce prix, en l’imposant uniformément à toutes les sources et après avoir supprimé les subventions (et surtout les taxes qui les financent). Chacun prétend produire moins cher que le concurrent ? Ce n’est pas compliqué : ils gagneront de l’argent si et seulement si ils sont réellement en dessous de ce prix de rachat.

    Si de nouvelles sources apparaissent sur le marché, peu importe les rêves d’ingénieurs la tête dans les étoiles, les startups promettant le meilleur des mondes ou les investisseurs en mal de sensations subventionnées avec l’argent gratuit des autres, elles devront faire au moins aussi bien si elles veulent être compétitives.

    • @ Cavaignac
      Ben non! Ce n’est pas comme ça que ça marche: l’initiateur sait qu’il prend un risque et que ce ne sera peut-être pas rentable et c’est souvent le cas,donc l’argent est perdu inutilement, mais si tout fonctionne, alors c’est le jackpot mérité!
      Si on ne rémunère plus le risque, on stagne! C’est bien le cas en France où on en reste à la vieille fission nucléaire en fermant un projet d’EPR!

      • Vous sombrez dans une totale confusion. La prise de risque subventionnée avec l’argent gratuit des autres n’est en rien une prise de risque.

  • Cet article supposé démontrer l’absurdité du stockage par inertie n’est pas du tout convaincant.

    L’erreur centrale de l’article est l’hypothèse d’une durée de de vie de 1000 cycles de restitution complète, ce qui est à peu près comparable à la durée de vie d’une batterie. Tous les chiffres supposés ridiculiser la start-up découlent de cette hypothèse. Or elle me paraît fort douteuse et d’un grand pessimisme pour une machine tournante essentiellement en béton et métal. On a connu M. Gay plus optimiste quand il s’agit de nous vanter la durée de vie des centrales nucléaires.

    Avec une durée de vie déjà nettement plus réaliste de 15 ans, soit environ 5000 cycles complets à raison d’un par jour, on améliore quasiment tous les chiffres cités d’un facteur 5, les rendant compatibles avec celui de la production actuelle. Il faudrait connaître le gain du passage à l’échelle et les coûts de maintenance pour aller plus loin.

    Autre élément de comparaison douteux: le coût de production d’un parc nucléaire essentiellement amorti et dont on ne connaît ni le coût réel de démantèlement (variant de 1 à 2 en fonction de qui l’évalue) ni le coût de renouvellement (cf l’EPR ).

    • L’article ne s’attaque pas au stockage par volant d’inertie, mais à l’idée farfelue que les matériaux très coûteux utilisés aujourd’hui pour fabriquer les volants, choisis en raison de leur propriétés physiques exceptionnelles nécessaires à résister aux forces de dislocation interne induites par la centrifugation, puissent être remplacés par du béton. Même avec les progrès récents des bétons fibrés ultra-haute performance, le béton est un des pires matériaux qui soient en résistance à la traction (d’où le principe du béton précontraint, qui garantit qu’il travaille toujours en compression) donc en cohésion interne, sa résistance en utilisation sous vide ne laisse pas d’inquiéter, et je n’ai pas trouvé d’information sur ses limites de fatigue (j’en étais resté à l’adage des bétons standards où la fatigue est celle des armatures), mais justement si ces BFUHP avaient les propriétés nécessaires, les informations en question seraient faciles à trouver.
      En bref, dire qu’on va faire des volants en béton, c’est traiter d’imbéciles et d’escrocs ceux qui prennent du Kevlar ou des fibres de carbone, malgré leur prix exorbitant, pour faire les volants actuels. Un peu comme ceux qui menaient des campagnes coûteuses de sismique pétrolière plutôt que de se contenter d’un survol à bas coût par un avion avec deux armoires d’électronique bidon…

      • Votre argument sur la résistance en traction du béton est déjà contredit dans la vidéo (l’avez-vous vue ?): le béton est supposé être entouré d’une enveloppe pour augmenter sa résistance à la traction. Là serait l’innovation. L’inventeur prétend avoir déjà réalisé des essais avec des dizaines de milliers de cycles. Je ne dis pas que c’est vrai ou qu’il a raison, juste que l’hypothèse centrale de l’article d’une durée de vie de 1000 cycles de M. Gay est très criticable.

        Par ailleurs, votre comparaison avec le kevlar ne tient pas non plus. En effet, d’après les informations à notre disposition, la vitesse périphérique de ce volant en béton est de très loin inférieure à la vitesse des volants en kevlar (un facteur 5x semble-t-il). Il est expliqué dans la vidéo que le gain par rapport aux autres matérieux est un problème économique global, prenant en compte la durée de vie totale, le coût de construction, etc.

        Votre comparaison avec les avions renifleurs est également fallacieuse.

        Bref, vous ne démontrez rien du tout.

        • Oh, je n’ai aucun doute que le projet subventionné aboutira à un rotor « en béton », avec un peu de kevlar comme le pâté d’alouette contient un peu de cheval, dans la proportion d’un cheval pour une alouette : il y a des limites à ce qu’on peut faire gober à l’ADEME. Pour avoir  » trempé  » autrefois dans des essais de fatigue de béton en eau de mer sous pression, je doute un peu de la représentativité réelle des essais que l’inventeur a réalisés, en particulier quand il s’agira de convaincre une agence de sécurité qu’on peut s’aventurer à proximité d’un volant sans risque.
          Et économiquement, tous les facteurs sont réunis pour que ça coûte bien plus cher qu’un volant classique monomatériau.
          Quant à la vidéo, elle prend ses spectateurs pour des gogos…
          Enfin, je rappelle que ça n’est pas à moi de démontrer que ça ne marche pas pour le prix prétendu, mais à l’inventeur de convaincre ses financeurs que ça marche à ce prix. Si vous le financiez volontairement, on pourrait dire que je vous aurais averti, mais très bien. Hélas, tout est financé avec l’argent du contribuable (pourquoi n’y avait-il pas suffisamment de fonds volontaires ?), et en ce qui concerne ma part, j’ai la certitude d’avoir été arnaqué.

        • C’est presque idiot : il suffit que l’enveloppe en acier soit plus épaisse et l’on besoin de moins de béton.
          Allez laisse béton…

  • Si je comprends bien, la partie innovante est l’utilisation du beton pour le volant d’inertie. Pourquoi ne pas utiliser de l’acier, bien plus resistant en traction? Et en fait dans ces systèmes ce n’est pas le volant lui même qui coûte mais l’enceinte sous vide, alternateur, roulement sans frottement etc. C’est pourquoi on cherche à utiliser le meilleur materiau possible à volume donné (la masse est sans importance par contre). Je propose d’ajouter une enveloppe de Kevlar ou fibre de carbone. On devrait pouvoir tripler la vitesse, soit x9 en energie. Mieux remplacer le beton par du plomb. Et encore mieux remplacer tout ça par des batteries au plomb à 20€ le Kwh déjà sur le marché !

    • @titi: Non, ce n’est pas le « béton », l’innovation. C’est l’échelle visée. Contrairement aux volants classiques où la vitesse est l’élément déterminant, on tente ici de trouver une combinaison afin de stocker l’énergie sous forme de masse*vitesse, cette fois sans tenir compte de la compacité de l’ensemble. L’augmentation de la masse compense la vitesse et il est suggéré que le béton pourrait être le matériau adéquat (lourd, solide, matériau connu…).

      C’est toujours le même problème. Construire le premier est couteux. Et le risque d’échec est important. Quant au bénéfice, il peut être difficile face à la concurrence. Ensuite, il faut trouver des candidats susceptibles de choisir cette solution.
      – les japonais ? quid des tremblements de terres ?
      – les russes ou les US ? ils ont du gaz, charbon…
      – les chinois ? s’ils leur restent du béton …
      – l’Afrique ? tout le reste pose déjà problème (réseau, production, investissements à long terme…)
      – etc…

      • @ amike
        Oui, le principe est théoriquement acceptable, sa réalisation pratique, beaucoup moins: c’est bien ça que les lecteurs de C.P. m’ont aimablement expliqué, comme vous le faites aussi. Merci.

        D’où ma question: serait-ce possible au Sahara comme l’ingénieur de la vidéo le propose, bien que la faisabilité n’est pas encore clairement démontrée (avec carapace en fibres de carbone, de kevlar ou d’acier ou pas etc…) !

        • Quelques éléments :
          – La faisabilité technique n’est pas démontrée, et le béton pré-contraint en situation de surveillance difficile ne va pas avoir grand succès après l’accident de Gênes…
          – Les cimenteries et les infra-structures pour la construction et la maintenance ne sont pas présentes au Sahara (bon, il y a une cimenterie bien connue en Syrie, on peut y déplacer le projet).
          – La sécurité d’un système où il suffit de faire trembler le sol un bon coup pour déclencher une réaction en chaîne, dans une région où les apprentis terroristes maîtres-chanteurs ne manquent pas, laisse à désirer.
          – Il manque un peu de consommateurs sur place, la connexion à Gibraltar est un peu faible et son renforcement se chiffre en centaines de milliers d’euros, le passage par le Bosphore est sans doute moins cher mais politiquement plus risqué.
          – Les pertes en ligne sur quelques milliers de km ne sont pas une mince affaire.
          – …

    • Bah, ils sont dingues : il suffirait de mettre du gravier, ce serait encore moins cher…

      • Du sable, puisque c’est pour le Sahara.

      • @MichelC: « il suffirait de mettre du gravier »
        Avec du gravier, la répartition des masses ne serait pas garantie. Ou alors, il faudrait remplir les espaces avec un liant, et… du béton quoi.
        On peut aussi penser que le gain sur le gravier serait perdu sur le coût de l’emballage en un composant ultra cher.

        Il s’agit de faire un bidule très, très gros.

  • J’aurais une simple question, qui n’est pas abordée dans la présentation : Comment le « volant d’inertie » en béton est il entrainé en rotation ? S’il est entrainé par un moteur, quid des pertes en fonctionnement ? Comment est géré l’échauffement de pièces en mouvement ?

    • @ Aymeric
      Bon, la présentation ne prend que 7 minutes et l’ingénieur dit qu’il a déjà passé plusieurs années sur la question! Et sans progresser comme je l’ai appris, depuis 2015! Bon! Il ne peut pas breveter le volant, connu depuis longtemps! Il pourrait juste breveter son prototype utilisable, sans doute! Or 3 ans après la vidéo, le projet n’aurait pas évolué: pourquoi?

  • Ce qui est embarrassant, c’est la perte de tout bon sens. Avec quelques notions de physique, l’énergie accumulée est proportionnelle à la masse de l’objet qui tourne, et le carré de la vitesse de rotation. Les volants inertiels existent depuis longtemps avec des matières lourdes et très résistantes, typiquement l’acier. Avec une densité 4 fois moins importante que l’acier et sa résistance bien plus faible, le béton est un très mauvais candidat. On rajoutera que ce n’est pas parce qu’il tourne dans le vide, que le volant ne perdra pas d’énergie dans les frottements sur les paliers.

  • Ce qui me rappelle l’autoroute photovoltaïque…

    • Une affaire qui tourne l’électricité verte : si ce n’est les éoliennes qui brassent de plus en plus d’air pour produire un peu de jus, c’est le stockage qui fait tourner les meules de bétons ; je pense que cet ingénieur ex TOTAL ( j’ai honte ) devrait inventer l’éolienne qui fait les deux à la fois en tournant sur son socle ; cela économiserait de nombreuses tonnes de ciment et de CO2 en l’air

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