Libéral conservateur : oxymore ou pléonasme ?

À quoi correspond ce vocable qui émerge de plus en plus des bouleversements qui agitent la droite française au soir de son désaveu historique lors des dernières élections ?

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Libéral conservateur : oxymore ou pléonasme ?

Publié le 8 juin 2019
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Par Olivier Maurice.

Bien que le clivage gauche-droite soit un peu passé de mode, celui-ci a laissé de sérieuses habitudes et de nombreux tics de langage. Conservateur a ainsi longtemps été assimilé par la gauche à réactionnaire tout comme libéral a été confondu avec libertaire par la droite.

De nos jours, les oppositions se sont déplacées et le libéral est devenu l’ennemi juré de tout progressiste tout comme le conservateur celui de tout social-démocrate, dessinant ainsi un camp du bien, progressiste et social-démocrate, opposé à un camp du démon, libéral et conservateur et recréant ainsi un clivage gauche-droite. La politique a semble-t-il de fâcheuses habitudes.

L’horrible épouvantail de droite

L’association libéral-conservateur serait donc issue de cette novlangue qui caractérise le camp du bien : un homme de paille, un monstre de Frankenstein habillé des pires ennemis du progrès et de la morale politique : le libéral qui laisse les plus faibles sous le joug du puissant capital et le conservateur qui propage l’obscurantisme intellectuel. L’association des deux résumant le vieux fantasme de l’impérialisme puritain qui a tout au long de la guerre froide déchaîné les diatribes des tribuns rouges, de Staline à Mao en passant par Tito et Castro.

Mais le libéral-conservateur est-il autre chose qu’un adjectif condescendant donné par les descendants des pires tyrans responsables des meurtres de plus de 100 millions de personnes, bouchers aux mains dégoulinantes de sang mais à l’âme animée paraît-il par les plus nobles et les plus louables des intentions ?

On trouve également une autre construction, moins éculée que la précédente pour expliquer ce vocable : le libéral-conservateur serait libéral économiquement et conservateur socialement : pour les libertés économiques et contre les libertés civiles.

Si cette vision oppose d’ailleurs plutôt le libéral-conservateur au social-libéral et en profite pour découper le libéralisme en tranches, elle n’en reste pas néanmoins un autre tour de passe-passe rhétorique : le conservatisme glissant ici d’opposition au progressisme à opposition à la liberté, ce qui revient à considérer que le progressisme serait le champion des libertés civiles, raccourci un peu rapide qu’il serait judicieux d’étayer par autre chose qu’une déclaration d’intention, la mise en place du « progrès social » s’effectuant le plus souvent par l’imposition de lois et une inflation d’impôts, de subventions et de réglementations qui n’ont pas vraiment grand-chose de libéral.

Des libéraux divisés

Même s’ils voudront prétendre l’inverse, il est très difficile pour les libéraux de s’affranchir du clivage gauche-droite. On peut même se poser la question de savoir si c’est vraiment possible et si c’est d’ailleurs quelque chose que les libéraux désirent. Entre ceux qui se réclament ouvertement de droite, ceux se positionnant à gauche et ceux pensant que le libéralisme ne se situe pas sur l’axe gauche-droite mais sur un axe perpendiculaire, on trouve à peu près toutes les positions possibles.

Mais cette discussion ne conduit-elle pas justement à ce que les libéraux détestent avant tout : à une vision idéologique et intellectuelle totalement déconnectée de la réalité ? L’important est-il de savoir si « par principe » le libéral-conservateur existe ou n’existe pas, ou s’agit-il ici de considérer ce qui est issu du marché politique ?

L’époque des appartenances partisanes semble s’éloigner à grand pas. Les électeurs sont de plus en plus versatiles et ressemblent de plus en plus à des consommateurs dans leur attitude face à l’offre politique. Se pourrait-il que le libéral-conservateur soit simplement le nom donné à une offre politique qui émergerait depuis quelques années et qui serait issue de cette dynamique de marché qui semble avoir conquis la vie politique ?

À droite et émergeant

Même si le paysage politique français montre une effrayante uniformité dans le socialisme, le candidat malheureux de la droite à la dernière présidentielle se rapprochait par de nombreux points à ce que l’on identifie dans d’autres pays au vocable de libéral-conservateur. Seraient-ce les premiers signes de l’émergence d’un courant qu’incarnait François Fillon et dont l’abandon par cette même droite au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron aurait pu être une des causes de la monumentale déconfiture que celle-ci a subi aux dernières élections ?

De nombreux libéraux semblent le penser et vont même jusqu’à dire que la droite n’a que peu d’avenir si elle ne tourne pas immédiatement le dos au socialisme.

Que ce soit parce qu’il est l’adversaire construit par la gauche qui voit en lui le dernier rejeton de son ennemi ancestral ou parce qu’il est issu d’une dynamique politique émergente, une chose est certaine : ce courant est définitivement identifié comme étant de droite.

Conservatisme libéral ?

Le libéral-conservateur serait-il donc alors une nouvelle variation du conservatisme qui aurait adopté une partie des thèses libérales ? Une droite qui se serait « anglo-saxonnisée » ? Nombreux sont ceux qui tendent à le penser. Mais si cette offre politique semble assez inédite dans le paysage politique français, c’est loin d’être la première fois que libéralisme et conservatisme se retrouvent ainsi associés.

C’est certes clairement le cas dans les pays anglo-saxons, avec des libéraux comme Milton Friedman ou Ayn Rand ou encore des conservateurs comme Margaret Thatcher, personnalités que la quasi-totalité de la gauche française considère comme de pures et simples réincarnations du Démon. Mais de nombreux penseurs libéraux sont clairement catégorisés à droite et se sont vigoureusement opposés au progressisme, comme Hans-Herman Hoppe qui a à de nombreuses fois déclaré que la vision la plus proche de l’anarcho-capitalisme était le monarchisme.

La diabolisation est d’ailleurs amplifiée par le révisionnisme qui frappe le sujet. Dès lors qu’ils peuvent s’assimiler de près ou de loin au conservatisme, religions, entreprises ou encore régimes politiques sont rapidement rendus responsables des pires totalitarismes, et ce en faisant preuve d’une totale mauvaise foi et en oubliant les abominations qu’ont pu commettre les idéologies progressistes.

On ne compte plus par exemple les fois où l’abolition de l’esclavage aux États-Unis a été mise au crédit des progressistes alors que ses plus fervents partisans en ont été les Quakers que l’on n’hésite pas par ailleurs de qualifier de réactionnaires.

Les ouvriers d’Europe sont persuadés que si la guerre d’indépendance américaine a inauguré l’époque nouvelle de l’essor des classes bourgeoises, la guerre anti-esclavagiste américaine a inauguré l’époque nouvelle de l’essor des classes ouvrières. – Lettre de Karl Marx adressée à Abraham Lincoln, 30 décembre 1864.

Temps et individu, valeurs subjectives et objectivisme

Le libéralisme est certes la philosophie de la liberté, mais il est avant tout une conception du temps et de l’individu.

L’individu a conscience de ses actes et des conséquences de ceux-ci. Cette compétence induit toute une série de conséquences : l’individu peut associer une valeur à chacun de ses actes en estimant les conséquences que ceux-ci induiront : est-ce que faire ceci impliquera quelque chose ou non ?

De la même manière qu’il est capable de donner une valeur subjective aux objets en considérant leur utilité ou leur potentiel, il réagira tout aussi subjectivement à la disparition ou à l’altération des choses qui l’entourent : des gens, des animaux, des symboles auxquels il peut porter de la valeur.

Le libéralisme ne définit pas de valeurs universelles, qu’elles soient économiques, morales, sociales ou même éthiques : les valeurs n’ont de sens que par rapport à ce que les individus y mettent. Mais cette vision n’en est pas pour autant relativiste : les valeurs se découvrent, deviennent objectives, quand plusieurs individus s’accordent en toute liberté sur une vision commune, ce qui est d’ailleurs la seule façon d’obtenir un consensus, de ne pas subir l’imposition d’une vérité décrétée.

Libéralisme conservateur ?

Ce mécanisme d’échange et de contrat, qui permet à plusieurs individus de se mettre d’accord, ce processus d’objectivisation, s’appelle le marché et est à la base de toute société libre. Il permet aux individus de découvrir par l’échange la valeur économique des biens et services : le prix qui indique un échange juste, mais également la valeur culturelle et sociale que les individus portent aux diverses normes et convenances qui régissent la vie en communauté.

Agir en fixant arbitrairement les valeurs économiques : réguler les prix, taxer, subventionner, réguler, planifier les productions et les consommations etc… aboutit à créer toutes sortes de dysfonctionnements et à terme l’effondrement de l’économie. Mais de la même manière, décréter de façon autoritaire quelles sont les valeurs sociales et culturelles, quelles sont les normes auxquelles les individus doivent se soumettre n’aboutit qu’à exacerber les conflits que l’on tentera ensuite d’éteindre par une inflation d’interventions et de normes de plus en plus contraignantes.

Il faut laisser du temps au temps et le marché libre, l’échange sans contrainte, est le seul mécanisme qui soit pérenne et équilibré. Ce mécanisme porte à la fois sur l’économie et sur les interactions sociales entre individus.

On peut employer tant d’avis et de raisons que l’on voudra, pour contribuer au salut de son frère ; mais la violence et la contrainte ne doivent jamais être de la partie, et l’autorité n’a point ici de lieu. John Locke – Lettre sur la tolérance, 1689

Le libéralisme est donc fondamentalement conservateur, considérant que l’évolution des choses se doit d’être une évolution naturelle et le fruit des échanges libres et pacifiés entre individus. Le rôle de l’autorité se résumant à sanctionner les comportements qui mettent en péril la paix civile.

Liberté individuelle et droits

L’opposition entre libéral et conservateur vient principalement d’une confusion, ou plutôt d’une divergence de conception de la liberté.

La liberté au sens libéral originel, telle que définie par de nombreux penseurs libéraux classiques est uniquement la liberté individuelle : l’homme a en propriété sa liberté. Dès lors que la liberté ne concerne plus l’individu mais plusieurs individus, il ne s’agit plus à proprement parler de liberté, mais d’une norme sociale : d’un droit ou d’un interdit.

J’appelle intérêts civils, la vie, la liberté, la santé du corps, la possession des biens extérieurs …  – John Locke

Mais cette conception est loin d’être partagée par tout le monde et la liberté est souvent assimilée à une protection donnée par l’État : l’interdiction faite aux uns d’intervenir et d’interférer dans les actes des autres, voire même l’obligation faite à certains de contribuer à la liberté des autres. Cette conception Rousseauiste attribue à l’État le monopole de la liberté, faisant de lui le seul en droit de décider de la liberté légale et de la liberté illégale, ce qui aboutit à une inflation de lois et de règlements, de subventions et de financements et à l’inflation de l’État obèse.

La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à ne pas être soumis à celle d’autrui.  Jean-Jacques Rousseau.

On peut citer de nombreux exemples de ces libertés légales obtenues par la contrainte ou financées par l’impôt : liberté de se déplacer délivrée par les transports gratuits (et donc payés par l’impôt des autres), liberté de commercer obtenue en contrepartie de l’obligation d’opérer la perception de la TVA, liberté d’expression protégée contre les fake news, liberté de calomnier qui consiste simplement à supprimer toutes les voies de recours en cas de conflit, liberté d’éducation gratuite qui déresponsabilise les parents, etc.

Libéral-conservateur contre social-démocrate

Cette conception de la liberté sous tutelle est incarnée par ce courant politique que l’on nomme liberals aux États-Unis (et que la grande majorité de la gauche et de la droite socialiste commence d’ailleurs à appeler également libéral en France) qui considère la liberté non pas comme innée, mais comme acquise par l’aboutissement de luttes sociales et par la seule implication de l’État.

C’est ce clivage qui est en train de mettre en place actuellement : libéral contre liberal, libéral-conservateur contre social-démocrate progressiste, opposant deux conceptions radicalement opposées de la liberté, deux revendications pour mettre en place une société libre par deux moyens différents.

Même si le débat promet d’être virulent, ce déplacement marque une étape majeure dans un pays où la seule option possible a longtemps été de choisir l’exception du socialisme nationaliste et où le seul choix se résumait à d’éviter de fâcher le communisme de l’Est ou à développer la connivence avec le capitalisme de l’Ouest.

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  • Le KKK est d’obédience et d’origine démocrate. Ce parti défendait l’esclavagisme. Les républicains voulaient son abolition au nom d’une saine économie.

    • Sur Netflix vous avez un documentaire sur la prohibition. Des images d’archives montrent très clairement que les démocrates avaient leur bras armé, le KKK.

      • A un autre degré mais l’ANC avait son bras armé MK.
        Je déteste le clivage droite/gauche parce-qu’il passe complètement à coté du problème (et l’entretient d’ailleurs)
        Mais il faut avouer que d’une manière générale ca sent pas bon à gauche……..

      • Et le PMRC créé par Al Gore pour traquer les déviants dans la musique. Cindy Lauper qui avait écrit une chanson sur les filles qui aiment les filles et Madonna s’en souviennent encore. Avec des procès de type stalinien retransmis à la télé.

  • « Le libéralisme est donc fondamentalement conservateur, considérant que l’évolution des choses se doit d’être une évolution naturelle et le fruit des échanges libres et pacifiés entre individus. »

    C’est totalement faux. Libéralisme et conservatisme sont ontologiquement différents car fondés sur deux paradigmes différents, c’est-à-dire deux conceptions et représentations de « l’ordre social » différentes, pour ne pas dire opposées. La pensée conservatrice s’enracine dans le paradigme de « l’ordre naturel » tandis que le libéralisme repose sur celui de « l’ordre spontané » (c’est-à-dire pluraliste et auto-organisé). Ces deux paradigmes sont incommensurables et irréconciliables comme le démontre brillamment Philippe Nemo dans son « Histoire des idées politiques ».

    • C’est amusant comment les anars se considèrent les seuls représentants légitimes du libéralisme 🙂

      • Ca n’est pas ma vision, je respecte les libéraux classiques et les minarchistes, mais il ne vont pas jusqu’au bout de la réflexion.
        Ceci dit, je me plairais surement beaucoup à vivre (en tant qu’anarchiste) dans un pays dirigé par des libéraux classiques.
        Ca serait limite le rêve, comparé à la bouillie actuelle.

        • Le problème est surtout que le terme de libéral est galvaudé.
          La moindre mesure en faveur des entreprises ou la moindre baisse d’impôt sera qualifiée de libérale. Les partisans de ces politiques interventionnistes en faveurs des entreprises ou de leur porte monnaie pensent logiquement qu’ils ont des idées libérales. Moi ça me ne me dérange pas qu’ils se racontent des histoires de libérales sauf quand ça les mène à prôner le protectionnisme ou la xénophobie, là je me marre.

          • Mais la moindre baisse d’impôts EST libérale, de même libérer le droit contractuel d’une manière ou d’une autre l’est aussi.

            Par contre c’est sur quand c’est juste pour une catégorie de personne, oui la aussi je me marre.

            Ca me fait penser à l’impôt progressif sur l’instant, « oui c’est pour tous les gens qui gagnent la même quantité pareil !, donc c’est pour tout le monde pareil »
            ou comment détourner le truc ni vu ni connu… oh wait !

            • « La moindre baisse d’impôts EST libérale »

              Non. Un libéral dira plutôt « la moindre baisse de DÉPENSES PUBLIQUES est libérale ».

              Ce n’est pas la même chose !
              Il y a d’ailleurs des sociaux-démocrates (souvent de droite) qui prônent des baisses d’impôts tout en augmentant les dépenses publiques financées par l’endettement.

              • Privatiser n’est pas libéral puisque le champion dans ce domaine était l’étatiste (et ce n’était pas le pire, loin de là) Jospin. En revanche privatiser et ouvrir à la concurrence est libéral.

              • Je ne parlais évidemment pas de baisses d’impôts financées par la dette ….

      • De quel anar parlez-vous ? De Philippe Nemo ?
        Il serait amusé, mais pas surpris à mon avis, d’être traité d’anar par un nationaliste !… 😆 😆

        • Je parle de ceux qui comprennent strictement ce qui les arrange 🙂
          A part mettre des étiquettes, vous ne savez pas faire grand chose. Mais c’est déjà un boulot à temps complet, alors…

          • Amusant ! Chacun pourra voir que c’est vous qui m’attribuez ici une étiquette ! Je serai un « anar » paraît-il ? Eh non, simplement un libéral classique. Mais comme vous ne connaissez strictement rien à la pensée libérale, vous êtes bien incapable de le comprendre…

    • Ne confondez-vous pas libéral et libertarien?

      • L’ideal de base et le même, ce que vous appelez des « libertariens » (je n’aime pas le terme il produit un clivage qui n’a pas lieu d’être, les libertariens SONT des libéraux) , sont juste des libéraux « pur » ou radicaux (selon comment on le voit)

      • Plait-il ?
        Vous n’allez tout de même pas prétendre que le paradigme de « l’ordre spontané » n’est pas libéral mais uniquement libertarien ou anarchiste ?!

        Adam Ferguson, Adam Smith, Carl Menger, Walras, Jevons, Pareto, Hayek… et j’en passe et des meilleurs, tous ces auteurs classiques du libéralisme ont perfectionné la compréhension théorique de la logique de l’ordre spontané ou auto-organisé, essence même de la conception libérale de l’organisation sociale, en opposition à l’ordre naturel, fondé sur la tradition, tel que défendu par les conservateurs.

        • Laisse tomber…

        • L’ordre naturel (droit naturel) n’a rien à voir avec la tradition (droit coutumier) – vous mélangez un peu tout.

          • Euh non… c’est vous qui mélangez tout.
            L’ordre naturel n’est pas le droit naturel.
            Je vous renvoie au chapitre introductif de Philippe Nemo « Histoire des idées politiques », que j’ai sous les yeux.
            Philippe Nemo qui est l’un des grands spécialistes du droit naturel et de la pensée libérale.

            Je ne veux pas polémiquer avec vous, car j’apprécie beaucoup vos articles sur Contrepoints. Je me précipite toujours pour lire tous vos articles car je trouve que vous êtes l’un des meilleurs auteurs de Contrepoints (je suis très sincère en disant cela). Mais je pense que là vous vous fourvoyez et prenez vos désir pour une réalité : il n’y a aucune émergence d’un courant libéral-conservateur en France. À droite, il n’y a que des étatistes, qui veulent réaliser la même OPA sur le libéralisme que les gauchistes aux États-Unis.

            • Ce n’est qu’un problème de vocabulaire. Hayek a utilisé le terme d’ordre spontané mais c’est assez moderne. Hobbes, Locke, Rousseau parlaient de l’état de nature (Traité du gouvernement civil pour Locke) – comme j’oppose Rousseau et Locke dans mon texte, j’ai utilisé ce terme pour rester cohérent.

              C’est plutôt bon signe si tout le monde veut faire une OPA sur le libéralisme, non ?

              • Quand Macron d’un côté, et des gens de droite de l’autre s’octroient l’étiquète de libéral tout en prônant davantage d’étatisme, non ce n’est pas bon signe.

      • @la petite bête.
        C’est pareil.

        Ne confondez vous pas « libéral » et de « droite »?

        • Bah oui, c’est pareil. Libertarien c’est le terme « américain » après que la gauche s’est approprié le terme « liberal ». Je me demande si c’était pas « libertaire » qu’il voulait dire 😉

  • Il est vrai qu’en tant que libéral je regrette beaucoup que l’option « Fillon » ait été « écartée » lors de la dernière élection présidentielle. Son élimination a permis à toute la cohorte des étatistes, totalement décridibilisés par la période Hollande, de revenir dans le jeu avec Macron. Celui ci nous a bien roulés en faisant croire qu’il remettrait un peu de libéralisme dans ce pays.
    Depuis on a compris …

    • Fillon avait grosso-modo, à quelques détails près, le même programme présidentiel que Macron. D’ailleurs Contrepoints avait proposé à l’époque de bons articles d’analyses comparatives.

      Depuis 2 ans on a pu observer les prises de positions de tous les copains de Fillon qui étaient censés gouverner avec lui en cas d’élection. Grosso-modo les mêmes idées que Macron, voire pires…

      Enfin, Fillon a été durant 5 années chef de gouvernement. On a pu observer la politique qu’il a menée. Grosso-modo la même que Macron.

      Fillon est donc quelqu’un qui déjà eu le pouvoir et mené des politiques comparables à celles de Macron, qui avait un programme politique très proches de celui de Macron, et qui avaient des amis politiques qui se retrouvent chez Macron aujourd’hui ou qui prônent le même genre de politique… Et il y en a encore pour croire à la fable que « avec Fillon, c’eut été différent » !? 😆

      • Déjà, Macron n’avait PAS de programme, car « ce n’est pas important ». Comparer quelque chose avec le néant est assez hasardeux ?
        Ensuite, vous nous rappellerez les lois « fake news », « anti-casseurs », etc. (liberticides par excellence) imposées par le gouvernement Fillon. Il faut à un moment revenir sur terre, tout ne se vaut pas et tous les mensonges ne sont pas acceptables pour faire passer vos lubies.

      • ben fillon lui voulait baisser la depense publique , et virer 500 000 fonctionnaires.. çà a du vous échapper sans doute

        • durru et hdc, allez donc vous informer en lisant cette analyse comparative de Contrepoints des programmes présidentiels de Fillon et Macron :
          https://www.contrepoints.org/2017/03/13/283860-macron-programme-de-francois-fillon-va-casser-baraque

          Il serait peut-être temps de vous informer, hein… les présidentielles, c’était il y a deux ans ! 😆

          Un même programme social-démocrate dans les deux cas. Juste quelques points de détail pour se distinguer.

          • « un point de vue », selon le sous-titre. Vous en faites ce que vous voulez.
            Vous avez voulu Macron, pas la peine de tenter d’expliquer que de toute façon on avait pas mieux. Car de toute évidence c’est le pire choix qui aurait pu être fait. Et un seul mot à la fin de votre article explique pourquoi : « progressisme ».
            Et pour ne pas avoir à revenir là-dessus, je vous laisse la définition du mot : « la volonté d’instaurer ou d’imposer un progrès social par des réformes ou par la violence« .
            Allez, un de ceux qui ne sont rien vous salue.

    • Macron ayant été conseiller puis ministre de Hollande, on savait qu’il ne risquait pas de mettre un peu de libéralisme dans le pays.

      • Fillon ayant été Premier ministre de Sarkozy durant 5 ans, on savait qu’il ne risquait pas de mettre un peu de libéralisme dans le pays.

    • Faut arrêter avec le mantra Fillon libéral. Il a été aux commandes pendant cinq ans et a fait du keynésianisme pur jus. Il a quand même ramené Hirsch et Kouchner dans son gouvernement pour avoir son brevet de compatibilité socialiste.

  • En français (et encore plus en France), le concept peut défriser. Mais ailleurs, ce n’est que du classique :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Conservative_liberalism

    • Il défrise en France parce que justement le concept de « Conservative liberalism » ne correspond à aucune tradition intellectuelle française.

      Et pour info, le « conservative liberalism » n’a rien à voir avec votre conception étatiste, nationaliste et anti-libérale de la société.

    • Et il existe en revanche tout une tradition d’intellectuels libéraux en France, qui ne sont pas conservateurs.

      • Le contraire également. Mais vos oeillères vous empêchent de le voir.

        • Bof…
          Il y a quelques auteurs conservateurs français bien isolés, mais on ne peut pas parler ici de « tradition intellectuelle ».
          Et puis de toute façon, les conservateurs français n’ont strictement rien à voir avec le « conservative liberalism » anglo-saxon.

  • Toutes ces définitions de catégories au cordeau sont bien jolies, elles sont l’apanage d’une minorité et encore souvent il ne s’agit que d’une posture intellectuelle. Pour la grande majorité des personnes les frontières entre ces catégories sont assez floues et les paradoxes légions. Le seul paramètre discriminant est l’autonomie.

  • Les oppositions de partis politiques ont pour conséquence le manichéisme et la diabolisation des adversaires. Le progressiste assimile ainsi le conservateur au réactionnaire, et ce dernier voit en tout libéral un progressiste. D’où l’intérêt de donner un sens aux mots…
    Ce que fait très bien cet article, merci.
    Reste que, si norme sociale il doit y avoir, elle doit se définir en termes d’interdits: c’est l’interdit, la limite qui rend possible un choix; si tout est permis, il n’y a plus de liberté laquelle consiste non pas à gare ce qu’pn veut, .mais à vouloir ce qu’on fait suivant certains critères de décision. Poser des interdits, c’est ce qu’ont fini par faire toutes les sociétés pour assurer non seulement la paix sociale, mais leur pérennité: interdit du meurtre, du vol, du faux témoignage etc…, mais aussi de l’inceste par exemple ou du mariage homosexuel…
    Il est probable que ceux que nous appelons progressistes et ceux qui s’y opposent soient fondamentalement en désaccord sur le caractère indiscutable de certains de ces points, certains arguant de l’absolu de la loi naturelle (réactionnaires), les autres revendiquant que la société s’adapte aux évolutions des opinions et des comportements ainsi qu’aux avancées rendues possibles par la science (progressistes). Entre les deux, les conservateurs qui ne veulent pas éliminer normes et principes, mais veulent prendre en compte la réalité.
    Songeons par exemple aux débats sur l’avortement: pour un conservateur, en ouvrir la possibilité ne saurait remettre en cause l’interdit de tuer. Ce qui implique de veiller à ce que la loi ne banalise ce geste, en lui gardant un caractère exceptionnel et en essayant de l’éviter, dans le respect des personnes.
    Evidemment, il est plus simple pour un progressiste d’amalgamer réactionnaires et conservateurs…
    Reste à savoir si certaines évolutions germent spontanément dans l’opinion publique ou si elles résultent de groupes de pressions organisés.
    Ce qui ouvre bien d’autres débats…

  • Bon article. Libéral-conservateur me convient. Libéral car adepte de la philosophie de la liberté individuelle, et conservateur car persuadé que l’action humaine s’inscrit dans le temps.

  • Les physiocrates occupaient l’aile gauche du château de Versailles. La noblesse privilégiée (celle qui faisait chier le roi et que jalousait la grande majorité des nobles sans fortune ni rente) occupait l’aile droite du château de Versailles. Les premières assemblées n’avaient ni gauche ni droite (disposition en carré). Lorsque la salle est devenue un hémicycle, les libéraux se sont naturellement placés à gauche et les royalistes à droite.
    Le libéralisme est donc historiquement et factuellement de gauche, il est même la définition initiale de la gauche.

    Tenter de définir ce que pourrait être un libéralisme de droite est donc un exercice vain comparable à la recherche du sexe des anges.

    • encore faut il savoir ce que veut dire « liberal ».. la gaauche française n’a jamais rien libéralisé, elle a bien au contraire tout verrouillé

      • @claude henry de chasne
        La gauche française a été libérale pendant 150 ans. En 1848 les libéraux étaient l’extrême gauche de la chambre.
        Les libéraux ont participé aux gouvernements jusqu’à la période radicale, puis se sont éteints avec le socialisme. Les premiers socialistes qui se présentaient en ordre dispersé et sans parti sont entrés à la chambre à partir de 1880.

        Pendant toute cette période de 150 ans pendant laquelle des libéraux participaient au gouvernement le pays a connu sa plus forte création de richesse. Et ce, à partir de rien. Il ne s’agissait pas d’une économie de rattrapage comme celle des trente glorieuses.
        Donc le bilan de « libéraux de gauche » (pléonasme) est plus que positif. Encore une fois il ne faut pas confondre gauche et socialisme.

        Le bilan des libéraux de droite en France, donc après guerre, est lui calamiteux : échecs, trahisons, scores ridicules, pas la moindre initiative, pas le moindre succès.

        • Faux, le parti de la Résistance siégeait au centre droit.

        • moi je ne connais a gauche que les communistes puis
          les socialistes

          • Votre idole Marine Le Pen est classée abusivement à l’extrême droite puisqu’elle reprend dans son programme toutes les bêtises socialo-communistes…

          • Le libéralisme est initialement la définition même de la gauche. C’est le parti de l’individu. Il lutte contre les privilèges de la droite aristocratique et cléricale qui représente les valeurs collectivistes que sont la famille, la patrie et la religion. Il lutte aussi contre l’organisation en corporations qui bride la liberté individuelle d’entreprendre.

            Nier l’existence et la nécessité d’une gauche libérale est exactement ce à quoi s’emploient les socialistes. Ce sont eux qui ont inventé l’expression « première » et « deuxième » gauche. La première étant stalinienne et la deuxième censée être réformiste.

            Ce tour de passe passe révisionniste est destiné à occulter ce qui les gène le plus, à savoir que pendant 150 ans la gauche progressiste au pouvoir était libérale et profondément anti-socialiste, et que c’est elle qui a permis la révolution industrielle française.

            http://www.gaucheliberale.org/post/2013/11/26/Gauche-lib%C3%A9rale%2C-la-grande-amn%C3%A9sie

  • Excellent résumé de la situation.

    Les liberals sont des collectivistes, ni plus ni moins. Ils sont les nouveaux avatars du même socialisme qui détruit les sociétés humaines depuis si longtemps. Leur projet, loin d’être celui de la liberté, est un carcan permanent de tout et de tous, une société malingre et souffreteuse, une humanité choisissant le mensonge contre la vérité, choisissant la mort contre la vie.

    Le terme lui-même est un mensonge, une inversion perverse évidente du sens de mots, ce qui suffit à mettre en alerte même l’esprit le plus embrumé.

  • Difficile de sortir du carcan droite gauche ?

    C’est très facile, tu es pour la liberté ou pour l’esclavage. Dis à un socialiste qu’il est esclavagiste et appartient à une race supérieure, tu vas le mettre mal à l’aise.

  • Libéral.? Conservateur.? Social.? Démocrate.? Tas de naïfs….tout çà n’est qu’une question de fric car c’est là qu’est la liberté de penser et surtout d’agir comme on le veut.

  • La pensée libérale est ancienne et profonde. Elle été illustrée par une pléiade d’écrivains prestigieux, parmi lesquels on peut citer : La Boetie, Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Turgot, la Fayette, Condorcet, Benjamin Constant, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, François Guizot, Victor Hugo, Alexis de Tocqueville, Gustave de Molinari, Jacques Rueff, Bertrand de Jouvenel, Raymond Aron, Jean-François Revel.
    L a pensée libérale est si prestigieuse qu’elle fait de l’ombre aux hommes de pouvoir. Aussi la dénigrent-ils sous des vocables variés, et se gardent-ils bien de l’enseigner dans leur système d’éducation. Si bien que les idées les plus fausses courent à son sujet. Le libéralisme c’est d’abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie.
    Le libéralisme est un système dans lequel s’épanouit celui qui utilise sa raison, qui fournit des efforts, qui échange ou s’associe librement avec les autres, notamment pour désigner un gouvernement à qui ils délèguent le pouvoir de faire respecter les droits individuels. Dans ce système, le transfert de biens d’un individu à un autre ne se fait pas par décret, redistribution, expropriation, vol, pillage ou faveur du prince, mais par l’échange volontaire.Dans tous les autres systèmes, un pouvoir central domine peu ou prou l’individu, et exerce sur lui diverses spoliations.

    • Ben oui le système libéral est fait pour des personnes autonomes, qui ont les capacités naturelles pour cela. Or ce n’est pas le cas d’une très grande partie de la population, pour les mêmes raisons que les autonomes sont libéraux. Bon ils existent et vivent tous ces gens.
      Bon voilà une fois qu’on l’a dit, on regarde le monde et on se murmure : concrètement peut-il être autrement ?

      • Si l’homme n’était pas par essence autonome, notre espèce n’existerait tout simplement pas (plus) aujourd’hui. Cette projection sur le manque d’autonomie est une arnaque socialope. Sinon, à quoi pourraient bien servir les parasites ?
        Le problème de nombreux auto-proclamés « libéraux » est plutôt leur côté asocial, qui leur fait croire que les individus normaux, sociaux, manquent d’autonomie de par leur dépendance de la société, du groupe. Ce qui est une aberration, car l’homme a toujours été un animal social.
        De là, on se retrouve avec ces marginaux qui se croient la norme et qui cherchent le délitement de tout lien social construit au fil des millénaires, tout simplement parce qu’ils ne le comprennent pas. Et vas-y que pleuvent les accusations de collectivisme, de nationalisme, quand on va pas directement au fascisme et autres points Godwin…

        • «Si l’homme n’était pas par essence autonome, notre espèce n’existerait tout simplement pas (plus) aujourd’hui.»
          Quel rapport ! Je vous parle de la variabilité de l’autonomie parmi les individus. Ce qui crée nécessairement une stratification dans une société. Même dans une société strictement libérale vous auriez ce phénomène. Jusqu’à l’avènement de l’Etat il y avait la notion de réciprocité qui faisait que les plus riches aidaient les autres en cas de coup dur en contrepartie de loyauté et de fidélité. Cet équilibre n’est pas le fait de principes libéraux mais une nécessité pratique encourageant la paix sociale. On peut regretter que l’Etat s’en mêle de plus en plus mais ça ne change pas le fond.

          • « Jusqu’à l’avènement de l’Etat »
            Etat-providence, vous voulez dire ? Je ne dis pas le contraire, car ce truc est une invention socialiste.
            « ce n’est pas le cas d’une très grande partie de la population »
            Là, par contre, je m’inscris en faux. On a enlevé les possibilités d’autonomie à « une très grande partie de la population », pas les capacités. Nuance.

  • « Libéral conservateur : oxymore ou pléonasme ? »


    Oxymore.
    Tel que l’avait parfaitement résumé Nathalie MP : « Le mot composé « libéral-conservateur » a-t-il un sens ? J’ai tendance à répondre que non. Soit le conservateur est conservateur pour lui-même sans chercher à voir ses opinions prévaloir pour l’ensemble de la société, et dans ce cas il n’a pas besoin d’ajouter le terme CONSERVATEUR à libéral dans la mesure où son cas est prévu dans le libéralisme.
    Soit le conservateur ne sera satisfait dans ses convictions que si celles-ci s’imposent à tous. Pour ne pas être progressiste, il n’en est pas moins constructiviste (étatiste) selon ses propres valeurs. Cela l’écarte à tout jamais de la philosophie libérale qui appelle à la tolérance et à l’esprit de responsabilité des individus, dans l’unique limite du respect des personnes et des biens. Dans ce cas, le terme LIBÉRAL est non seulement de trop : il est incompatible avec le conservatisme en question. »

    En résumé :
    Soit vous êtes un emmerdeur (qui force tout le monde à avoir les mêmes préférences personnelles que lui, qu’elles soient conservatrices ou progressistes), et dans ce cas vous n’avez rien de libéral.
    Soit vous avez des préférences personnelles (conservatrices ou progressistes) mais vous n’emmerdez personne, et dans ce cas vous êtes libéral.
    Point final.
    Vous revendiquez du terme «libéral-conservateur» ou du terme «libéral-libertaire» ou d’un autre terme ne fait que compliquer inutilement le débat.

    • Lisez rapidement l’article Wikipedia (anglais) que j’ai mis en lien plus haut, vous verrez que les choses son loin d’être aussi simples. Rien que la liste des partis devrait vous faire réfléchir 😉

    • C’est marrant votre commentaire : c’est l’argument de Bakounine (l’homme ne peut être libre que si tous les hommes autour de lui sont libres) à l’envers.

    • @commando
      oui, et d’autant plus que les plus emmerdeurs des conservateurs, ceux que les libéraux vont devoir combattre pendant les décennies à venir, sont les écologistes.
      Car refuser de voir que les écologistes sont l’archétype du conservatisme, sa plus parfaite caricature, relève de l’aveuglement.
      Donc se positionner comme conservateur alors qu’un grand danger totalitaire archi-conservateur menace notre liberté c’est vraiment se tirer une balle dans le pied.

      • Vous confondez, comme Commando et tant d’autres, le conservatisme en tant que courant politique (qui encourage, en gros, la mise en place de solutions déjà éprouvées plutôt que d’innover pour le plaisir d’innover) avec la volonté de conserver un état de faits, l’ordre établi, qui n’est pas une politique…
        En fait, il y a deux axes qui sont orthogonales et qui voient se confronter, d’un côté, les progressistes et les conservateurs, et de l’autre les socialistes (étatistes) et les libéraux.
        Il n’y a pas de contradiction entre être libéral et conservateur.

        Les écolos sont tout aussi conservateurs que les salafistes. Et tout aussi verts 😉 C’est peut-être pour ça qu’ils s’entendent aussi bien.

        • Déjà assimiler socialisme et étatisme illustre bien la confusion qui règne dans certains esprits.
          Mais bon, vous êtes un conservateur de droite qui se prétend libéral, donc votre commentaire ne surprendra personne…

          • Ah oui, c’est sûr, aucun rapport entre socialisme et étatisme, c’est même contradictoire, n’est-ce pas ? Voyons ce que dit le dictionnaire (le CNRTL, j’espère que c’est une source acceptable, même pour un socialiste) :
            Ensemble de ,,doctrines […] ayant pour objectif la transformation de la société dans un sens plus égalitaire.
            Et il veulent faire ça sans s’appuyer sur l’Etat ? Trop forts…

            • Qui a dit que c’était contradictoire ?
              Si la plupart des socialistes modernes sont étatistes, l’inverse n’est pas vrai : tous les étatistes ne sont pas socialistes…

              Pour les socialistes « canal historique », relisez Marx : la revolution socialiste doit aboutir à une société sans Etat…

              • Non, vous avez du mal à lire. Ce que je dis c’est que tous les socialistes sont étatistes, pas l’inverse.
                Quant à la société « sans Etat », elle est communiste, pas socialiste. Nuance. Il faut réviser vos classiques…

      • Je crains que ce ne soit pire que ça. L’écologie en tant qu’idéologie flirte de plus en plus avec les fondamentaux du nazisme…

  • Oxymore… bien évidemment !
    Sauf pour les conservateurs ou certains gens de droite pour qui l’horizon du libéralisme se limite à l’économie.

  • L’article est assez intéressant, mais l’auteur se disqualifie de toute objectivité et de détachement intellectuel quand il écrit : « Mais le libéral-conservateur est-il autre chose qu’un adjectif condescendant donné par les descendants des pires tyrans responsables des meurtres de plus de 100 millions de personnes, bouchers aux mains dégoulinantes de sang mais à l’âme animée paraît-il par les plus nobles et les plus louables des intentions ? »

    Quels auraient été les commentaires s’il avait écrit « les sociaux démocrates est un adjectif condescendant donné par les descendants des esclavagistes capitalistes ».

    Ah oui.. double standard.

  • le livre de Jean Philippe Vincent « qu’est ce que le conservatisme », passionnant sort des idées reçues pour définir le conservatisme qui remonte à la nuit des temps.
    Il est confondu avec tout ce qu’il n’est pas, immobilisme, réaction, traditionalisme voire contre révolution. La pensée conservatrice va de Cicéron à nos jours.
    Les lignes de force sont autorité, liberté, bien commun, confiance, elles structurent la pensée conservatrice et lui donnent son authenticité et sa permanence.
    Le conservatisme ne se résume pas à une doctrine, il est aussi un style de pensée, une façon d’appréhender la vie dans toutes ses dimensions : littérature, religion, vie morale, histoire, économie, vie en société.
    L’auteur pense que le conservatisme a un avenir s’il est capable de faire vivre une nouvelle alliance du libéralisme et du conservatisme.
    Extraits :
    “ Seule l’alliance du conservatisme et du libéralisme démocratique permet de concilier des éléments qui sont nécessaires à une pratique de la démocratie.”.
    “Il manque deux choses au libéralisme, une âme et une stabilité historique…. Le conservatisme est l’âme et la conscience du libéralisme…. Même l’utilitarisme n’est pas capable de produire du lien social (paix, justice, amitié). qui fait qu’il est encore possible de vivre ensemble. L’éthique incorporée au conservatisme a permis ce miracle…. Le conservatisme libéral tel qu’il a été défendu par Guizot et Renan est une formule qui a été déjà expérimentée idéologiquement et historiquement…..D J. Mahoney a une très belle formule pour définir le conservatisme libéral : « l’art d’aimer la démocratie avec modération ».
    Et ce conservatisme libéral pourrait constituer une idée neuve en Europe et en France. C’est bien ce conservatisme libéral que défendait F Fillon durant la campagne présidentielle et c’est celui là que doit porter le parti LR.

  • Les commentaires sont fermés.

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