Après les « affaires » Fillon : le libéralisme première victime

Les multiples mises en cause du clan Fillon ont fait une victime collatérale, le libéralisme, qui a largement été confondu avec ses prises de position.

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Après les « affaires » Fillon : le libéralisme première victime

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 février 2017
- A +

Par Matthieu Mistret.

By: European People’s PartyCC BY 2.0

Il est difficile d’y voir clair dans les affaires qui entourent François Fillon, candidat de la droite et du centre aux élections présidentielles de 2017. Contrepoints soulignait récemment que la pratique qui consiste à employer des membres de sa famille en tant qu’assistant parlementaire était relativement courante et légale, tant que l’emploi, bien sûr, n’est pas fictif. Néanmoins, malgré le peu de recul dont on dispose sur les faits et leur véracité de même que sur la conduite du candidat, on peut déjà constater que le libéralisme est au fond la première victime de cette tempête.

La légalité ne fait pas tout

François Fillon a été qualifié de libéral par les médias. Dans la communauté libérale, le programme du candidat, s’il présente certaines avancées intéressantes, fait largement débat. Il n’en reste pas moins que le message qui est asséné aux Français à longueur de journée est celui de l’existence en France d’un candidat libéral et conservateur, comparable à Margaret Thatcher.

Que les accusations qui pèsent sur François Fillon concernant l’affaire Pénélope et les affaires connexes soient justifiées ou non, la légalité ne fait pas tout. Si la confiance du parlementaire envers les membres de sa famille est évidemment optimale dans sa position, comment les Français peuvent-ils croire qu’il n’existait pas, en France, d’assistants plus compétents que Pénélope Fillon ?

Le poujadisme n’est pas la solution

Tous pourris ? Si l’on s’en tient à la loi, on doit trouver un certain nombre d’entorses dans la classe politique. Sur un plan moral, il est malheureusement probable que la situation soit très mauvaise. On ne peut que se réjouir qu’un candidat soit épinglé par des médias qui font un vrai travail d’investigation sur des pratiques douteuses. Les dépenses publiques et le niveau d’imposition sont trop élevés pour que les Français soient privés de cette vérité. Tant-pis si les médias sont partiaux et si l’on tombe dans l’excès : le personnel politique doit être exemplaire. Il doit savoir à quoi s’attendre.

Ceci étant dit, il est largement préférable pour la profession de journaliste et surtout pour les Français que l’on se livre équitablement aux mêmes exercices d’investigation pour l’ensemble des candidats, voire pour l’ensemble de la classe politique. Dans cette affaire, l’impression qui domine est que ce n’est pas le cas.

Les médias ne veulent pas verser dans le poujadisme, par peur de la montée d’un Front National qu’ils exècrent. Dans le même temps, ils ne sont probablement pas très favorables au programme bien peu étatique de François Fillon. Une certaine focalisation sur les affaires concernant le candidat de la droite et du centre est un bon moyen de concilier ces deux tendances.

La solution est libérale

Le libéralisme classique laisse une place réduite à l’État. Dans cette espace contraint, l’absence de contrôle rapproché sur l’utilisation des ressources fournies par les contribuables et le privilège accordé à des proches pour des raisons assez peu tangibles, comme la confiance, n’ont aucune place. Le libéralisme classique est attaché à la liberté d’expression. Comment peut-on y prétendre quand la plupart des ressources de beaucoup de médias sont étatiques ? Le doute subsiste. Le libéralisme classique est favorable à la limitation du périmètre de l’État et à la limitation des pouvoirs politiques individuels.

C’est pourtant le libéralisme classique – qu’était censé représenter François Fillon dans cette campagne – qui souffre. On sait qu’on ne peut pas faire confiance aux parlementaires pour rendre les institutions suffisamment transparentes. Ce n’est pas dans leur intérêt. On sait aussi que la seule solution passera par le libéralisme, sous-représenté dans le paysage politique français.

Les citoyens n’ont plus qu’à trouver un autre moyen de faire entendre leur voix, en espérant qu’à terme, cela ne passe ni par les partis populistes qui sont fondamentalement néfastes, ni par la violence qui découle trop souvent de l’exaspération du peuple.

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  • Rien ne remplace le soutien d’une femme aimante dans une entreprise . Il n’a pas de prix, et salarier son soutien n’a été,n’est et ne sera jamais une faute .
    Ni pour un libéral, ni pour un socialiste .

    • Dans le privé oui, avec l’argent public le minimum est d’être capable de prouver le dit travail !

      • @ Proudhon

        Dans le privé, ce sont quasi des associés pour un but clairement lucratif avec un statut (époux/épouse aidant(e)), des cotisations sociales et une retraite bienvenue un jour.
        Dans le public, ça peut devenir aisément de la confusion d’intérêt (et du népotisme?)!

  • Le nœud du problème est ce « droit à la transparence » qui n’a absolument aucun sens. Un des principes fondamentaux du libéralisme classique, c’est la régulation du rôle du magistrat, la séparation des pouvoirs et la prééminence de la justice sur l’arbitraire : l’Etat de Droit.

    C’est l’Etat de Droit qui a été la première victime et effectivement avec lui, les principes du libéralisme, battu en brèche pendant 15 jours par ce pseudo-principe autoproclamé par les médias, selon lequel les sermons moraux et l’opinion publique prévaudraient sur le droit.

    Ce pays est foutu.

    • Médiacratie. Votre commentaire est tout à fait essentiel, merci.

    • « ce pseudo-principe autoproclamé par les médias, selon lequel les sermons moraux et l’opinion publique prévaudraient sur le droit »

      Ceci n’a guère de sens dans le cas présent. François Fillon est candidat à une élection alors oui, l’opinion publique va le juger sur sa moralité, en partie au moins. La Justice va le juger selon le Droit. A qui la faute si le Droit a parfois si peu à voir avec la morale que cela en devient choquant ?

      • Ce qui fait que l’on ne va pas élire un responsable politique, un programme et des compétences, mais un candidat de télé réalité.

        • Connaissez-vous le concept de liberté d’expression ? A croire que non.

          Chacun votera selon ses convictions. Vous êtes prêt à élire une crapule parce qu’il vous promet je ne sais quoi (quid de la parole d’une crapule ?) ? Grand bien vous fasse mais cela n’est pas le cas de tout le monde.

          • Raisonnement socialiste typique, désolé.

            « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. » Adam Smith

            • Quel rapport ?

              Votre raisonnement n’est même pas idiot mais inexistant. Désolé.

              • Analogie :

                « Ce n’est pas de la bienveillance des l’hommes politiques que nous attendons une action bénéfique de l’Etat, mais plutôt du soin qu’ils apportent à leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. »

                L’homme politique n’a pas à être moral, mais efficace.

                • Votre analogie est ridicule puisque si votre boucher ne peut pas violer légalement votre liberté et votre propriété, le politicien (qui plus est lorsqu’il est crapuleux) lui le peut en toute quiétude.

                  Le jour où la politique marchera sur la base de la coopération volontaire, votre analogie tiendra la route. Mais jusqu’à présent, elle est aussi faible que le reste de vos arguments sur ce fil.

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_choix_publics

                  • Le politicien peut violer légalement votre liberté et votre propriété … ah bon, c’est nouveau.

                    Clairement la politique ne marchera jamais sur une base de coopération volontaire, vous citez la théorie des choix publics alors que vous défendez une vision complétement idéalisée de l’Etat.

                    Je vous engage à lire Bagehot qui explique clairement tous les travers du régime présidentiel et en particulier le processus de désignation par primaire qui fait que l’on n’élit pas un chef d’Etat, mais celui qui apparaît comme étant le meilleur candidat, ce qui n’implique absolument pas qu’il sera un bon président, ni que son projet soit celui qu’il faut.

    • La transparence des hommes politiques qui vivent de l’argent public, qui manipulent de l’argent public, c’est bien le strict minimum syndical dans un État de droit. Il semble qu’il n’y a qu’en France que ce principe élémentaire de politique publique pose problème.

      L’État de droit « victime » du fait que la presse fait une fois plus ou moins correctement son boulot… !? Et pourquoi pas coup d’État… ? Tant qu’on y est ? Les groupies fillonesques, ça ose tout…

      • Ah parce que d’après vous, c’est à la presse de réguler la moralité et les pratiques des hommes politiques ?

        Ce pays est vraiment foutu !

        • Que la presse fournisse des informations qui permettent de débusquer le cynisme, l’hypocrisie, la tartuferie, le mensonge, etc. chez les politiciens est des plus salutaires. Effectivement.

          • Ca s’appelle l’inquisition votre truc, ou le procès de moralité.

            Ce qui est complètement hypocrite, parce que la presse n’a aucune légitimité en ce qui concerne la morale et ce qui revient donc à dire que la manipulation de l’opinion est la règle.

            Cela veut aussi dire que les candidats ne sont pas élus en fonction de leur programme et de leurs compétences, mais en fonction de la bénédiction accordée par la presse, de leur certificat d’orthodoxie politiquement correct.

            J’admet le fait et vous avez sans doute raison : c’est sans doute la réalité de la démocratie. Mais je ne peux absolument pas le cautionner : ce système est basée sur une énorme hypocrisie : celui qui arrive à faire hurler les loup gagne.

            • « Ca s’appelle… »

              …liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse.

              Ou allez-vous prétendre que seuls quelques happy few, choisis selon on ne sait trop quel critère, auraient le droit de fournir des informations sur des hommes politiques, de donner leurs opinions quant à leurs agissements. Ou mieux : allez-vous prétendre que personne ne peut donner son avis sur un homme politique ?

              Décidément, c’est de la bonne qui circule chez les fillonistes !

              • J’avais eu le même discours lors des affaires Cahuzac et DSK. Votre ad hominem est minable.

                Le « droit de » lancer des accusations relevant de la justice, d’influencer l’opinion dans le but de se substituer à la justice, de faire justice soit même, n’existe pas, ce n’est pas de la liberté d’expression, c’est exactement l’inverse.

                Ici on ne parle pas de donner son opinion, on parle de tenir un discours à charge dans le but d’influencer l’opinion, de se substituer à la justice, de juger moralement un élément de droit en déformant les faits.

                J’ai peine à croire que vous pensez vraiment que c’est le Canard qui est à l’origine des informations révélées : n’importe quel citoyen allant voir la police ou déposant une plainte pour les agissements de Mr Fillon verrait sa plainte partir en classement vertical. N’importe quel citoyen déposant une plainte se verrait contraint de dévoiler ses sources. N’importe quel citoyen ayant été payé ou ayant révélé cette histoire par amitié se verrait poursuivre par le parquet ….

                Soit vous êtes naïf, soit vous êtes partial, mais vous ne vous rendez pas compte que ce genre d’histoire détruit la liberté d’expression. On ne parle pas de « liberté » ici mais de « droit » … comme vous le dites vous même « droit de fournir des informations … » Oui seuls quelques happy few ont dans ce pays ce droit : la presse.

                • S’il est bien une seule noble tâche que peut effectuer la presse, c’est bien de mettre en accusation devant le tribunal de l’opinion les hommes du pouvoir. « Influencer l’opinion », mais mon pauvre ami, c’est bien une chose comprise dans l’exercice de la liberté d’expression et de presse. On interdira à la presse de chercher à influencer l’opinion publique quand on interdira aux politiciens de s’exprimer.

                  zola

                  Encore une fois, on se fiche complètement de savoir qui a tuyauté le Canard enchaîné – un fonctionnaire encarté à gauche ou un membre LR opposé à Fillon. On s’occupe des faits. Et les faits – non réfutés par Fillon – pourraient laisser supposer que ce dernier à commis des actes passibles de poursuites pénales. Deal with it.

                  • Lol, mais cet article dénonce exactement ce à quoi je fais référence :
                    « C’est un crime d’égarer l’opinion, d’utiliser pour une besogne de mort cette opinion qu’on a pervertie jusqu’à la faire délirer. »

                  • De un vous n’avez aucune compétence pour juger les faits, de deux vous n’avez pas entendu tous les faits (et le canard s’amuse bien à les recycler semaines après semaine), de trois vous êtes juges et partie, laissant votre opinion travailler soit à charge, soit à décharge, selon votre penchant.

                    Donc en gros ce que vous dites est : pour les hommes politiques, avec une bonne dose « d’opinion » le tribunal c’est le café du commerce et pas le Droit.

                    C’est exactement le fondement de la démocratie, exactement l’inverse du libéralisme, relisez la lettre sur la tolérance de Locke, je pense qu’il faut recommencer par les bases.

                    Après, vous avez absolument la liberté de soutenir le droit donné aux institutions (comme la presse), au dépend des libertés individuelles.

                    • « De un vous n’avez aucune compétence pour juger les faits… »

                      Je n’ai aucune compétence pour juger pénalement les faits. Si Fillon est mis en examen, c’est un tribunal qui se chargera de ce travail.

                      Par contre, j’ai – comme tout un chacun – toute la compétence et toute la latitude pour juger moralement et éthiquement les faits. Et là, mon jugement est fait : Fillon n’est qu’un politocard comme un autre, un poil plus cynique et hypocrite que la moyenne. Et qui, pour ma part – et celle de la grosse majorité des électeurs semble-t-il –, ne mérite pas un suffrage.

                    • Ok et dans deux mois, une fois que la poussière sera retombée et que quelqu’un d’autre sera au pouvoir, vous aurez peut être l’impression de vous être fait avoir, mais il sera trop tard.

                      Ca fait des années que le socialisme se maintient au pouvoir dans ce pays de cette façon : il est totalement illusoire de croire que quelqu’un qui combattrait un tant soit peu l’opinion publique (c’est à dire en fait ce système qui manipule les gens) puisse avoir une petite chance.

                    • Le socialisme se maintient dans ce pays parce que c’est la boîte à outil idéologique aussi bien de la gauche que de la droite.

                  • Et personnellement, je pense que c’est la principale raison pour laquelle aucun libéral n’émerge en politique : quel libéral aurait envie de renier ses libertés pour se faire juger par une opinion publique entièrement manipulée et pour se soumettre aux règle d’un système sans justice ?

          • C’est la base indispensable dans une démocratie.

      • @ José Lopez-Martinez

        La véritable « injustice morale » est d’abord de condamner un supposé innocent avant son jugement et sa mise en examen (mise en examen qui transforme le présumé innocent en « suspecté », anciennement « suspect ») ensuite de ne s’intéresser qu’à Fr.Fillon alors que j’ai bien lu que 94 députés agissaient de même. De là à supposer qu’il s’agit bien au moins d’une « cabale organisée » (à partir de l’entourage de Fr.Hollande, dit un autre organe de presse avec citation du nom de la source présumée), sur des faits passés, nous ramène au caniveau et ne devrait pas, théoriquement, influencer notre jugement.

        Mais qui se tient à cette discipline? En tout cas pas la presse « redresseuse de tort »!

        • « …alors que j’ai bien lu que 94 députés agissaient de même… »

          Belle tentative d’enfumage. Mais raté. Pour l’instant seul Fillon est soupçonné d’avoir payé sa femme à ne rien faire sur des crédits publics. Oh… il y en a bien un autre qui est accusé d’avoir filé un emploi fictif à un membre de sa famille… Roland Povinelli. Et vous savez quoi ? Il a été mis en examen.

          Sinon, arrêtons de jouer sur les mot et de feindre de confondre condamnation en justice et réprobation de la presse ou de l’opinion publique.

          Quant à la « cabale organisée », si jamais il y en a eu, elle aurait parfaitement pu venir du propre camp de Fillon.

  • Seuls 2 candidats sont au moins partiellement libéraux : Fillon et Macron. Le libéralisme de Fillon est entièrement économique tandis que Macron est un peu moins libéral que Fillon sur l’économie (mais suit malgré tout les conseils de CroissancePlus) mais bien plus libéral au niveau sociétal.

    Vu les déboires de Fillon et sa perte totale de légitimité à réformer (que je regrette..) je choisirais Macron, il semble le seul qui puisse réformer et donner l’élan nécessaire pour hcnager le pays et en faire un acteur du 21ème siècle.

    • Sur le plan « social » aussi le libéralisme ne consiste pas à passer des lois et à user de la violence de l’État pour faire avancer des causes… C’est même l’exact opposé, c’est retirer l’État du détail pour laisser les individus interagir et laisser la concurrence décider de ce qui est apprécié ou non. Donc le libéralisme c’est laisser les gens être sexistes, racistes, islamophobes, antisémites, homophobes s’ils le veulent tant qu’ils n’exercent pas de violence physique contre ceux qui leur déplaisent. C’est supprimer toute loi qui avantage un groupe particulier, donc supprimer les quota de ci et de ça…
      J’ai pas vu l’ombre de cela dans quelque programme que ce soit. Et surtout pas dans celui (existe il vraiment, à part des déclaration d’allégeance à l’air du temps) de Monsieur Macron.

  • La perspective de son accession élyséenne donne des sueurs froides à la technostructure. Il n’y a strictement rien d’illégal dans ce dossier. Pourtant, sur le plan de la morale et de l’éthique, on pourrait trouver à redire mais dans beaucoup d’autres cas. Le Parquet National Financier étant maître de son agenda, nul doute que le « dossier » ouvert si vite va mettre une éternité à être refermé sur un constat d’absence de toute irrégularité. Chapeau pour ceux qui ont organisé ce lynchage. Le dossier est légalement parlant vide mais le tribunal de l’opinion savamment guidé l’a déjà condamné. Il est triste que les règles les plus élémentaires de droit d’une personne à la présomption de l’innocence soient aussi bafouées.

    • Mais le Canard ne juge pas François Fillon, du moins pas au sens strict, le même sens strict qui vous fait brandir la présomption d’innocence. Au cas où vous l’ignoreriez, se présenter à une élection c’est se présenter devant le tribunal de l’opinion.

      • Le problème n’est pas que Fillon soit jugé, mêmes moralement, via la presse à scandale, mais que les autres candidats ne le soient pas. Sans rentrer dans les détails, le passé et la vie privé des autres candidats sont également sujets à polémiques (rien d’illégal mais problèmes moraux ou contradictions avec leurs discours politiques « anti système »).
        Donc soit on arrête de parler de l’affaire Fillon, soit on balance tout sur tout le monde…problème, la droite n’a pas de médias aux ordres capables de sortir des affaires sur le camp adverse comme dans les pays anglo saxon (Figaro, Valeurs actuelles ne sont pas fox news ou le Sun !)… donc les dés sont pipés d’avance.
        Le problème de la droite en France tant sur le plan économique que sociétal est…médiatique…tous les journalistes officielles et efficaces sont culturellement de gauche. (C’est ce que dénonce Robert Ménard).

        • « Donc soit on arrête de parler de l’affaire Fillon, soit on balance tout sur tout le monde… »

          N’importe quoi. D’où sort cette règle ridicule ? Quand Médiapart a lancé l’affaire Cahuzac fallait-il se taire à moins de dénoncer tous les politiciens ayant un compte bancaire à l’étranger non déclaré ?

          • Cahuzac n’était pas candidat à l’élection présidentielle et a été jugé « légalement » pour fraude fiscale. Le « on balance tout » était une expression volontairement provocatrice et, je le reconnais, un peu maladroite de ma part. Personnellement le « grand déballage » et le lavage « plus blanc que blanc » ne m’intéressent pas. Je préfèrerais un « pourris » courageux devant les syndicats et l’opinion (et je ne pense pas à Fillon !) , qu’un « sainte ni touche » couché devant tous les gauchistes.
            Le problème c’est que des « ‘affaires » sans conséquences légales mais potentiellement « limites » aux yeux de l’opinion publiques, sont recherchées puis sorties ou pas au bon moment selon que vous êtes protégé ou pas par certains médias aux ordres. C’est le deux poids deux mesures, du fait de l’ancrage culturellement globalement à gauche de la presse, qui est problématique. C’est ce que laisse à penser cette affaire.

            • « Cahuzac n’était pas candidat à l’élection présidentielle… »

              Et être candidat à une élection présidentielle, ça sert d’immunité contre une procédure judiciaire maintenant ?

              « Je préfèrerais un « pourris »… »

              Bref, vous n’êtes qu’un étroit partisan prêt à pardonner à une crapule de votre camp ce que vous ne pardonnerez pas à une crapule du camp adverse. Paie ton éthique…

              « …aux yeux de l’opinion publiques… »

              Fillon a essayé de se faire passer aux yeux de l’opinion comme un parangon de vertu publique. Il a instrumentalisé politiquement des affaires de justice pour se mettre en avant et éliminer la concurrence. Il avait seulement oublié de bien ranger ses propres casseroles. Rien de plus normal qu’il se prenne un retour de flamme maousse costaud.

        • Ha mais lol ! Vous avez entièrement raison ! François Fillon aurait mieux fait d’employer un vrai spin doctor plutôt que de salarier femme et enfants.

      • « se présenter à une élection c’est se présenter devant le tribunal de l’opinion. » : donc dès que l’on se présente à une élection, on doit donc renoncer à ses libertés ?

        C’est peut etre vrai mais alors ca veut clairement dire que la démocratie n’est clairement pas faite pour les libéraux.

        • Quand on se présente à une élection on renonce à une partie de sa vie privée. La liberté réside dans la possibilité de concourir à une élection. Une fois cette voie empruntée, une personne qui prétend exercer le pouvoir sur ses concitoyens et manipuler leurs contributions doit se soumettre à la plus grande transparence. On sait que ce n’était pas du goût de Fillon, qui refusait en 2013 de voter le projet de loi sur la transparence de la vie publique. Ce qui démontre toute l’étendue de son cynisme et de son hypocrisie.

          • Donc il s’extrait de la justice pour n’être soumis qu’à la loi de la majorité des suffrages … Désolé, mais c’est inacceptable.

            • Non, mon brave : Fillon répond déjà devant l’opinion publique pour son hypocrisie et son cynisme. Et si les accusations d’emploi fictif sont avérées, il répondra également devant la justice comme n’importe quel délinquant.

              • lol donc ce que l’on juge ici sont l’hypocrisie et le cynisme … donc clairement un homme politique est au dessus des lois.

                En fait vous légitimez Marine Le Pen ou Donald Trump : l’opinion publique (joli constructivisme au passage) a jugé leur hypocrisie et leur cynisme : non coupable.

                • Feindre de ne pas comprendre ne vous avancera à rien.

                  Oui, Fillon passe devant le tribunal de l’opinion publique pour son cynisme de Tartufe de compétition. S’il est jugé coupable par les électeurs, il le paiera lors du premier tour de la présidentielle.
                  Oui, Fillon est engagé dans une procédure pénale pour détournement de fonds publics, pour abus de bien sociaux et pour recel. S’il est reconnu coupable, il encourt de cinq à dix ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros.

                  • Je ne feins rien du tout, vous savez très bien que la justice ne rendra pas son verdict avant des mois et que de toute évidence il n’y a aucune infraction pénale, il n’y a aucun détournement de fonds public, vu que cet argent, Fillon aurait très bien pu se l’attribuer à lui-même au lieu de l’attribuer à sa femme et ceci en toute légalité (ce qui serait revenu au même, sauf au cas où il y aurait un contrat de mariage très particulier), que la loi sur cet argent est juste de payer les charges sociales et de le déclarer aux impôts, ce qu’il a fait.

                    Entre parenthèses, vu que l’on paie des charges sociales, ce n’est pas de l’argent public, mais bien de l’argent privé.

                    Vous faites comme tout le monde, vous trouvez cela sale (et c’est votre liberté de juger) donc vous participez au mouvement collectif, parce que vous estimez que l’intérêt général est en danger.

                    • « …de toute évidence il n’y a aucune infraction pénale… »

                      Tiens… vous semblez, vous, disposez de compétences que vous me refusez… intéressant…

                      Sinon, oui, je trouve sale – comme Fillon en son temps – de percevoir de l’argent public à ne rien faire.

                    • Oui, de toute évidence il n’y a aucune infraction pénale, ce n’est pas un jugement, c’est une constation de l’absence totale de preuves fournies par le Canard.

                      Et c’est bien là le problème : si vous sortez du sensationnel des titres, il n’y a aucune évidence de preuve, uniquement des jugements moraux (le Canard a bien fait attention de ne pas se mettre sous le coups d’une poursuite pour fabrication de preuves)

                      Tout le problème est là et uniquement là : le Canard use du sensationnel pour mettre subtilement la justice hors circuit. Et c’est inacceptable.

                    • « …le Canard a bien fait attention de ne pas se mettre sous le coups d’une poursuite pour fabrication de preuves… »

                      Fabrication de preuve négative ? De fait, le Canard aurait été fort s’il avait réussi ce coup de maître.

                      Pour l’instant, s’il y a absence de preuve, il semblerait que ce soit celle qui indiquerait un quelconque travail fourni par Penelope Fillon en échange de centaines de milliers d’euros puisés dans la poche du contribuable.

                    • Le principe du contradictoire est parfaitement compatible avec le fait que la charge de la preuve peut incomber à la défense. Quand le défendeur invoque un fait de nature à faire échouer la requête du demandeur, il se place lui aussi dans la situation d’un demandeur : il lui appartient d’apporter la preuve du fait qu’il invoque. Fillon pour faire échouer l’accusation d’emploi fictif – soutenue par un faisceau d’indices concordants – déclare que sa femme a bien travaillé pour lui ; il doit en apporter les preuves satisfaisantes. De manière générale, la charge de la preuve pèse sur celui des deux adversaires qui veut démontrer un fait contraire à la réalité apparente. Or la réalité apparente est que l’épouse de Fillon a indûment vécu aux crochets du contribuable.

                    • Allons. Ces quoi ces calembredaines ? Le Canard et la Justice accusent Fillon d’avoir contracté un emploi fictif avec son épouse. Ils accusent : ils doivent apporter la preuve. C’est tout. La charge de la preuve, dans une justice bien conçue, incombe à l’accusation, pas à l’accusé. Pas de preuves ? Relaxe. Preuves ? Condamnation. Tout le reste, c’est du vent, de la rhétorique, de l’effet de manche, du sensationnel.

                    • Ce ne sont pas des calembredaines, c’est du droit. Différents articles du Code de Droit civil indiquent qu’il doit exister un dialogue entre les parties quant à la charge de la preuve. Ainsi l’article 1353 dit que celui qui se prétend libéré d’une obligation doit justifier le fait qui a produit l’extinction de son obligation. Fillon prétend que sa femme a reçu un salaire en échange d’un travail. Dès lors que l’apparence des faits indique que cette dernière semble n’avoir jamais travaillé, il/elle doit prouver le travail.

                    • Non. Tu retournes l’accusation.

                    • @h16

                      Prenons, par exemple, une commande sur internet. Tu paies. Tu ne reçois rien par la poste. Les explications données par le commerçant ne te satisfont pas. Tu vas en justice. Tu es demandeur. C’est pourtant au commerçant, défendeur, d’apporter la preuve qu’il a bien envoyé le colis. Et pas à toi, demandeur, de fournir la preuve négative que tu n’as rien reçu.

                    • Les analogies, ça ne marche que jusqu’à un certain point. Ici, c’est bien au Parquet de mener l’enquête pour prouver les allégations, pas l’inverse.

                      En attendant, Fillon n’est même pas mis en examen, ce qui veut dire que l’enquête n’a même pas été lancée.

                    • Différents indices et témoignages pourraient amener à conclure à un emploi fictif (invisibilité de Penelope, pas de badge à l’Assemblée, pas d’adresse email, etc.) et mener à une condamnation. Si Fillon veut éviter cela, il peut prouver le travail de sa femme. Comme un accusé produit un alibi pour se défendre.

                      Sinon, bien sûr que Fillon n’est pas mis en examen, ce qu’il y a pour l’instant, c’est une enquête préliminaire.

                    • Mais vous raisonnez complétement à l’envers !

                      Fillon prétend que sa femme a travaillé effectivement, suivant l’obligation qu’elle avait de le faire par son contrat de travail. Il doit donc prouver qu’il a payé sa femme, ou que celle-ci a bien refusé d’être payé. Le contrat de travail et le paiement sont bien les preuves de la levée de l’obligation qu’avait Fillon.

                      Le parquet (ou plutôt le Canard qui présume que …) prétend que la femme de Fillon n’a pas travaillé et que le travail était bidon, il doit en apporter les preuves et les communiquer à la partie adverse pour contradiction.

                      C’est tout et le reste ce sont des calembredaines (pour être gentil)

                      On n’est plus au temps du tribunal révolutionnaire de l’An II, ni en URSS (ou pas encore …)

                    • « Il doit donc prouver qu’il a payé sa femme… »

                      Fillon n’a pas payé sa femme, c’est le contribuable français qui l’a fait. Si l’on est dans une procédure pénale, c’est justement parce que l’on soupçonne les Fillon d’avoir causé un tort à la société française. Donc, la femme de Fillon doit bien prouver à la société française qui l’a payée qu’elle a fourni un travail en échange de l’argent.

                    • Faux, archi faux !

                      « Le principe du député-employeur et l’application du droit commun du travail

                      Le député dispose d’un crédit lui permettant de recruter jusqu’à cinq collaborateurs. Ce crédit mensuel s’élève à 9 561 €.
                      Le principe de base est celui du député-employeur : le collaborateur est le salarié du député, non celui de l’Assemblée nationale.

                      De ce principe, dont la portée a été renforcée en 2002 par la possibilité offerte aux députés de gérer directement leur crédit collaborateur, découle l’ensemble des règles et dispositifs qui organisent la relation du député avec son ou ses collaborateurs :

                      – le député a la qualité d’employeur : il recrute librement ses collaborateurs, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel, dans le respect des dispositions du code du travail ;

                      – les collaborateurs sont recrutés sur la base d’un contrat de travail de droit privé. En règle générale, il s’agit de contrats de travail à durée indéterminée, mais le député peut recruter des collaborateurs sur la base de contrats à durée déterminée (dans les conditions fixées par le code du travail) ou conclure des contrats spécifiques lorsqu’un fonctionnaire est détaché auprès de lui en application des lois portant statut des fonctionnaires. Le contrat à durée indéterminée perdure en cas de réélection du député employeur ; en revanche, il est rompu lors de la fin de mandat du député ou en cas de dissolution ; »

                      Jusqu’à 2012, si cette enveloppe n’était pas dépensée, elle basculait dans le revenu du député. On brasse vraiment du vent avec cette histoire.

                    • La qualité d’employeur du parlementaire est juste une fiction juridique concernant le volet droit du travail. Comme il est bien indiqué : le député dispose d’un crédit – ce n’est pas son pognon.

                      Le véritable employeur des assistants parlementaires, c’est bien l’Assemblée nationale, qui paie d’ailleurs les cotisations patronales (et non pas Fillon).

                      Donc, si l’emploi fictif est avérée dans le chef de Penelope Fillon, on se trouve bien dans un cas de détournement de fonds publics.

                    • @José : Trois fois faux :

                      – Le statut est bien un statut de droit privé : « le collaborateur est le salarié du député, non celui de l’Assemblée nationale » Les charges sont soit payées par le député, soit par l’assemblée nationale, mais c’est un service rendu au député, je vous passe la jurisprudence (je vous envoie les liens si vous voulez), mais il a été établi que même si l’assemblée nationale paie les charges, il ne s’agit pas d’une entité mais d’une mutualisation de moyens. Dans le cas où c’est l’assemblée nationale qui paie les charge et gère la paperasse, il y a un mandat signé par les deux parties.

                      – Je vous passe votre tour de passe-passe sur le crédit. Je suis sur que je peux retrouver au moins 100 posts de votre part expliquant que l’argent déposé dans une banque (un crédit) et bien votre argent et pas celui de la banque.

                      – Jusqu’à 2012, ce crédit pouvait non pas être utilisé pour employer des collaborateurs, mais simplement donné au député (si il le voulait) ce que de très nombreux députés ont fait, mais bizarrement, ceux-ci ne font pas la une du canard. En plus, dans ce cas là, il n’y avait carrément aucune charge sociale à payer ! Cet argent pouvant être utilisé comme le député le voulait, pour payer des factures de sous traitants par exemple, ou simplement se le mettre dans la poche.

                    • Feignez donc de ne pas voir que c’est l’Assemblée générales qui paie les cotisations patronales obligatoires des assistants parlementaires.

                    • Quant à votre tour de passe-passe sur l’article 1353 (d’abord c’est une plainte civile entre deux parties, alors que dans le cas Fillon, le parquet a été saisi, mais passons) le commerçant n’a nullement à apporter une preuve, mais à réfuter ce que prétend l’adversaire, ce qui peut être fait sans preuve, mais par une explication, une jurisprudence, un article de loi, etc.. voire même en réfutant les autres preuves apportées par l’adversaire ou en établissant sa mauvaise foi….

                      https://www.contrepoints.org/2017/02/07/280300-penelope-gate-liberalisme-premiere-victime#comment-1264220

                    • « …réfuter ce que prétend l’adversaire… »

                      Bien sûr que le commerçant peut se limiter à réfuter la demande. Seulement si le demandeur prouve le paiement et qu’il dit n’avoir rien reçu et si le défendeur ne veut pas donner de preuve qu’il a bien envoyé l’objet au demandeur, le tribunal condamnera à coup sûr le défendeur.
                      De la même manière, Fillon et son épouse peuvent se cantonner dans le silence. Et ils risquent fort d’être condamnés si des indices concordants et satisfaisants laisser bien supposer un emploi fictif.

                    • @ José :

                      Petite précision au sujet des charges patronales et de la gestion du contrat de travail : le député peut décider de gérer cela lui-même, et le crédit qui lui est alloué se monte alors à 14 341€. Cette fonction, lorsqu’elle est effectué par l’Assemblée, s’apparente bien à de la mutualisation de service comme l’a dit Stéphane : le collaborateur est bien l’employé du député et non de l’Assemblée.

                    • @José : les emplois fictifs, tout comme les autres abus de bien sociaux ne concernent que les sociétés à responsabilité limité et le député employeur n’est pas une société à responsabilité limité.

                      Cherchez sur le site du conseil constitutionnel, le document expliquant tout cela est le 2014 -705 (les liens ne passent pas) pages 36-37 le cas a déjà été jugé par le tribunal d’instance du 7°, il y a une jurisprudence.

                      Bon … si on revenait au point de départ. Le net de toute cette histoire, c’est que c’est bien la désinformation qui prédomine, ce qui est vraiment ridicule au temps de l’internet, ou n’importe quel journaliste digne de ce nom devrait au minimum expliquer toute l’histoire, y compris le fil de discussion que nous avons eu.

                      Bref soit ce sont des amateurs (et à ce moment là, leur salaire de 100k euros brut est largement fictif) soit ils cherchent avant tout à faire du buzz, à vendre du papier et à aider leurs petits copains et clairement le grand perdant de l’histoire, c’est la liberté.

                    • Ne feignez pas d’oublier le détournement de fonds publics. Et que la prévention d’abus de biens sociaux concerne le volet Revue des deux Mondes.

                    • On verra bien ce que le Parquet sortira du chapeau.
                      Un emploi fictif est un abus de bien social et dans le cas du public, un détournement de fonds publics.

        • Qu’allez vous chercher là ? Le tribunal de l’opinion ne condamne ni aux galères ni à la prison et les cris d’orfraie de l’accusé sont ridicules.
          Il est bien entendu que c’est un coup bien préparé.

        • « donc dès que l’on se présente à une élection, on doit donc renoncer à ses libertés ? »

          C’est ce qu’on appelle le concept de responsabilité. Vous savez le revers de la liberté ?

          En général, il est nécessaire d’assumer les conséquences de ses actes. Sauf pour les socialistes, bien sûr.

  • le jour où le parlement publiera ses comptes (certifiés), comme les syndicats (c’est à dire comme tout organisme qui perçoit de l’argent public), ce sera déjà plus simple !

    • A vous lire je pense que la presse a réussi son pari de détourner les vrais enjeux de cette élection. Cette focalisation sur FILLION est une mascarade tellement grosse que j’ai encore peine à croire qu’elle soit à ce point créditée vu les enjeux pour notre pays. Ce détournement de notre attention est vraiment le reflet de cette société de téléréalité et n’augure rien de bon pour les générations à venir. Comment peut on accepter qu’une société dite évoluée puisse à ce point se fourvoyer dans des débats aussi inconséquents au moment ou le pays nécessite un réel regain de bon sens, juste de bon sens pour se redresser.

  • Par l’absurde c’est très simple. Les députés sont débordés et travaillent 60h par semaine nous dit on. Ils ont des assistants parlementaires qui travaillent vraiment. Si Fillon n’a pas reçu les prestations prévues de sa femme il aurait dû travailler 60 + 39 = 99h soit 20h par jour ouvré… Impossible. Donc il a bien reçu une prestation d’assistance parlementaire, et il n’y a pas de problèmes. En effet soit sa femme l’a fait soit c’est quelqu’un d’autre et ce quelqu’un d’autre a soit été bénévole soit été payé sur les fonds privés de Monsieur Fillon, donc c’est sa femme.
    Fin de l’affaire après cinquante secondes d’utilisation modérée du tas de neurones généralement inactif situé entre les oreilles des humains, même semble t’il quand ils sont journalistes.

    • Quand on sait l’absentéisme de Fillon au Sénat… on y croit moyen au fait qu’il ait été un bourreau de travail.

      C’est pas un reproche, hein… je préfère de loin un parlementaire qui glande à un autre qui fait preuve de zèle pour ajouter sa petite crotte dans la diarrhée législative…

    • Les députés, si ils sont débordés, devraient donc voter le non cummul si il veulent rester cohérents

  • Le libéralisme même en demi teinte de Monsieur Fillon n’est pas une victime collatérale de cette affaire, il est la cause, la raison même de cet acharnement médiatique. Ça a commencé sur le programme « casse sociale » « destruction de la protection des travailleurs » et comme ça ne marchait pas assez bien « Penelope Gate », diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose, surtout s’il y a des bouts de vérité.
    Le conservatisme, là aussi en demi teinte du même Monsieur fait que les libéraux « ultras » préférant vivre en socialisme intégral et se battre sur qui est assez libéral pour ne pas atteindre 1% des voix, lui tapent dessus au moins autant que les socialistes pur jus.
    Cette affaire semble sans lien avec son programme, mais c’est tout le contraire. Et elle montre le niveau portable où on en est rendu sur la scène mediatico-politique… L’insulte et la calomnie tienne lieu d’arguments, le vote de joue à l’émotionnel et non plus sur le programme…

  • Cette affaire ne devrait pas être le procès d’un homme, mais celui de la classe politique entière. Fillon n’a rien fait de plus que ses con-frères.Sa seule erreur a été de se présenter comme un « monsieur propre ».
    Ces gens là envoient des contrôleurs fiscaux aux gens qui travaillent, chez qui chaque centime dépensé est contesté, alors qu’eux mêmes disposent d' »enveloppes » généreuses à utiliser sans justification.

  • Comme le dit très bien Ziop, oui Fillon c’est fait prendre, comme cahuzac, comme beaucoup avec leur système qu’ils gèrent eux, avec les salaires qu’ils s’augmentent. Il faut arrêter tout cela. Ensuite on nous dit, les français n’ont plus confiance dans la classe politique, faut arrêter le délire. Avec la chômage les gens sont dans la galère et nos « représentants » se font des petits cadeaux entre amis. Même les italiens rient de nous (je suis italienne)

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