Réformer les retraites : politiquement explosif, mais vital !

Le nombre de retraités étant considérable, à savoir autour de 16 millions de personnes en France, et les personnes âgées s’abstenant moins aux élections, l’enjeu politique d’une réforme du système de retraite est très important.

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Réformer les retraites : politiquement explosif, mais vital !

Publié le 10 avril 2019
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Par Patrick Aulnas.

Notre société vieillissante a hérité d’un système de retraite inadapté. Un optimisme économique excessif et politiquement intéressé a conduit à minimiser l’importance de la démographie et à maximiser les perspectives de croissance. Il en résulte des cotisations de plus en plus lourdes à la charge des actifs.

En 1967, les cotisations retraites du régime général étaient calculées uniquement sur le plafond de la sécurité sociale à raison de 4,4 % pour l’employeur et de 2,4 % pour le salarié. Depuis 2017, elles sont respectivement de 6,84 % et 5,52 %. Mais il faut ajouter des cotisations supplémentaires calculées sur la totalité du salaire : 1,52 % pour l’employeur et 0,4 % pour le salarié.

Une telle évolution n’étant plus tenable, un projet de réforme global est en cours d’élaboration. Il devrait permettre une adaptation permanente du système de retraite aux réalités économiques et démographiques, sans réformes nouvelles. Mais le sujet est explosif politiquement et une grande incertitude subsiste.

Principes généraux du système actuel

La France a choisi des systèmes de retraite obligatoires par répartition. Il ne sera pas question des systèmes par capitalisation dans cet article. À la date de départ en retraite, le montant de celle-ci est calculé en fonction de l’historique d’activité de la personne (nombre d’années de cotisations et montant des rémunérations). Il en résulte que le montant de la retraite ne prend pas en considération la situation économique présente. C’est en fonction du passé du futur retraité que ses droits sont calculés.

Par la suite, pendant toute la durée de la retraite, l’évolution du montant versé tient plus ou moins compte des réalités économiques du présent. Le fait d’avoir indexé les retraites sur l’inflation et non plus sur l’évolution des salaires comme auparavant (de 1948 à 1987) résulte de cette contrainte. Les salaires progressant plus vite que l’inflation, cette nouvelle indexation permettait de diminuer progressivement les retraites et d’alléger la lourde charge liée au vieillissement de la population.

La décision récente de désindexation par rapport à l’inflation prise par le gouvernement Philippe provient, elle, de préoccupations d’équilibre budgétaire à court terme.

Erreurs historiques

Le fonctionnement actuel des régimes de retraite résulte de l’optimisme économique excessif qui régnait à l’époque des Trente Glorieuses et d’un refus politique de prendre en considération le vieillissement de la population. Les décideurs avaient tendance à envisager l’avenir à l’image du présent, caractérisé par une croissance économique très élevée. Or, celle-ci ayant été divisée par quatre ou cinq, la charge des retraites est devenue beaucoup trop lourde pour les actifs, d’autant que le taux de natalité a chuté dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les considérations purement politiciennes n’ont évidemment pas été absentes au moment de la mise en place du système. L’optimisme de façade est une posture politique courante permettant de distribuer l’argent public en toute démagogie et irresponsabilité.

La décision la plus démagogique prise dans ce domaine fut l’abaissement de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans en 1982 (Lois Auroux). Cette décision résultait de promesses électorales de François Mitterrand, qui avait évidemment parfaitement conscience d’aller à contre-courant des évolutions démographiques puisque l’espérance de vie avait augmenté très rapidement depuis le début du XXe siècle : 48 ans en 1900, 75 ans en 1980.

Retour à la réalité

Il apparaît aujourd’hui évident que le niveau des retraites versées à l’instant T doit être fonction de la situation économique à l’instant T. Autrement dit, si une crise politico-économique majeure avait lieu en Europe dans les années 2020 avec forte récession et baisse importante du niveau de vie, il faudrait en tenir compte pour calculer les retraites à verser à la même époque.

De même, si par suite des pressions écologistes, une société basée sur la frugalité à tous les égards se mettait en place par la pression fiscale et la réglementation de la production, la même frugalité devrait être imposée aux retraités. Il est donc impossible de tenir uniquement compte des droits acquis au moment du départ à la retraite, comme le réclament encore certains syndicats ou partis hors du temps.

Il serait naïf de penser qu’un régime miraculeux existe ou qu’un trésor caché (évasion fiscale, magot des riches) puisse jouer un rôle majeur. Les montants en jeu sont colossaux : 303 milliards d’euros de retraites servies en 2015 en France, soit 13,9 % du PIB. Ces données macro-économiques étant ignorées du grand public, le populisme politique ou syndical peut se donner libre cours. Mais une réalité financière fonctionne comme un boomerang. Si vous la jetez au loin en fermant les yeux, elle vous revient dans la figure.

Le système par points

Le projet encore vague de retraite par points, ou éventuellement par comptes notionnels, a pour but de créer un système auto-régulé qui ne nécessitera plus les laborieuses réformes périodiques et très conflictuelles qui ont parsemé les dernières décennies. Dans un tel système, un actif cotise et accumule chaque année un certain nombre de points dépendant du montant des cotisations versées. Le point se voit attribuer une valeur monétaire (par exemple 10 euros). Au départ à la retraite, le montant de la retraite est égal au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point.

Le montant de la retraite dépend donc de l’historique d’activité de la personne (nombre de points) et de la situation économique au moment du versement (valeur du point). La grande différence avec les régimes actuels résulte de cette valeur du point. Actuellement, la variable utilisée pour la liquidation de la retraite est le niveau des rémunérations anciennes de la personne considérée (calculé sur les 25 dernières années pour le régime général, sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires). Avec le système par points, la liquidation de la retraite dépendra de la valeur du point au moment de cette liquidation.

En cas de crise grave, il sera possible de baisser la valeur du point. En cas de croissance forte, une augmentation significative serait envisageable. La fixation de la valeur du point aura évidemment un poids politique élevé puisque le nombre de retraités est important dans une société vieillissante. Baisser la valeur du point entraînera des défections dans l’électorat des retraités pour le responsable de la décision. L’augmenter par démagogie pourrait permettre de gagner une élection. On n’échappe jamais aux petitesses de la politique.

Le système par comptes notionnels est une variante du système par points. Sans entrer dans les détails techniques, le calcul de la retraite est alors basé sur l’accumulation pendant l’activité d’un capital virtuel. La retraite versée est une rente virtuelle déterminée à partir du capital accumulé. Il s’agit toujours d’un régime par répartition, mais le mode de calcul simule un système par capitalisation. Dans ce cas, c’est le taux d’intérêt de la rente qui permet de tenir compte de la situation économique présente.

Les évolutions démographiques, variables fondamentales

Le raisonnement appliqué ci-dessus pour le niveau des retraites, qui doit nécessairement tenir compte de la richesse présente de la société, est aussi applicable à l’âge de départ à la retraite. Dans ce cas, il s’agit de prendre en considération les facteurs démographiques. Si l’espérance de vie augmente, il est indispensable de reculer l’âge de départ à la retraite.

Rappelons que, selon les statistiques de l’INED, l’espérance de vie à la naissance était en 1946 de 60 ans pour les hommes et de 65 ans pour les femmes. En 2015, les chiffres équivalents étaient de 79 et 85 ans. La durée de la retraite, qui était très brève pour les générations antérieures, devient de plus en plus importante. La charge financière de 5 à 10 années de retraite est considérablement plus faible que la charge financière de 20 à 30 années de retraite.

La question de la fixation de l’âge à partir duquel il est possible de prendre sa retraite est donc essentielle. En s’en tenant aux principes généraux, deux solutions existent : un âge fixe déterminé par la loi ou un âge variable. L’espérance de vie augmentant, la première solution conduit à une augmentation progressive de l’âge fixe.

Il est passé de 60 ans à 62 ans en France pour le régime général. La solution de l’âge variable impose la fixation d’un âge pivot autour duquel la variabilité va jouer. Une personne qui prend sa retraite avant l’âge pivot se voit appliquer un malus. Au contraire, une personne dépassant l’âge pivot se voit appliquer un  bonus.

En tout état de cause, tous ceux qui font de l’âge de départ un tabou mentent effrontément. Cet âge devra en pratique augmenter d’une manière ou d’une autre car l’adaptation aux évolutions démographiques est inéluctable et n’a été que trop retardée.

Le comportement honteux de la gauche

Le nombre de retraités étant considérable, à savoir autour de 16 millions de personnes en France, et les personnes âgées s’abstenant moins aux élections, l’enjeu politique d’une réforme du système de retraite est très important. La gauche s’est systématiquement comportée de façon irresponsable depuis l’abaissement à 60 ans de l’âge de la retraite en 1982.

Les grandes réformes émanent toutes de gouvernants de droite : Balladur en 1995, Fillon en 2003, régimes spéciaux en 2007, Woerth en 2010. En 2012, le gouvernement Ayrault avait fait voter un retour partiel à la retraite à 60 ans, à contre-courant des tendances démographiques. À gauche, seule Marisol Touraine a tenté de limiter le désastre financier en allongeant progressivement la durée de cotisations jusqu’à 43 ans.

Y-a-t-il un courage de droite et une couardise de gauche ? Ce serait trop simple et trop beau. C’est le réalisme électoraliste qui détermine les comportements. Les électeurs de gauche sont majoritairement moins favorisés financièrement que ceux de droite.

La retraite par répartition représente très souvent leur seule source de revenu après la cessation d’activité. Au contraire, une partie non négligeable de l’électorat de droite peut épargner tout au long de la vie active. L’assurance-vie, placement préféré des Français, équivaut en quelque sorte à un système de retraite par capitalisation qui ne dit pas son nom. La sensibilité de l’électorat de gauche à des réformes allant vers davantage de rigueur financière est donc plus élevée que celle de l’électorat de droite.

Les politiciens comptent toujours les voix avant de s’intéresser aux déficits publics.

 

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  • Bonjour, votre article est très intéressant et je mettrais un bémol concernant votre dernier paragraphe : j’ai -de par mes observations- remarqué que la population est majoritairement et toute couleur politique confondue, attachée au système par répartition, tout en ne comprenant pas réellement le sens. Ainsi lorsqu’on approfondit le débat, on s’aperçoit qu’involontairement ils sont finalement pour un fonctionnement du type capitalisation. D’autre part, les plus attachés symboliquement au système actuel sont les classes moyennes voir supérieure…
    Enfin, et vous auriez pu montrer cette contradiction : c’est pour les fonctionnaires, très majoritairement marqués à gauche, que l’on trouve le seul organisme officiel de régime par capitalisation : Préfon !!!!! D’ailleurs mal géré…..c’est ainsi, en situation de monopole.

    • + 1000 , c’est vrai on se sert de la retraite en France pour faire du social.. la retraite devrait correspondre au montant des cotisations du salarié, sans aucune espèce de rapport avec le nombre d’enfants, la durée de cotisation etc..etc..
      ceux qui n’ont pas assez cotisé devraient rester a la charge de leurs enfants, point.
      personne ne devrait etre empêché de cotiser a une caisse privée
      en franchise d’impôts

      • Dans un système par répartition, ceux qui ont des enfants préparent l’avenir…

        • Dans tous les systèmes en fait, dans la mesure où la solidarité naturelle est plus efficace que la solidarité imposée ;p
          Mais l’Etat ne devrait pas mettre son nez dans la vie privée des familles.

          • @Pangzi: Entre les 2, je placerais la solidarité d’intérêt, qui n’est pas forcément directe.
            C’est ainsi que je comprend l’attachement des classes moyennes, que souligne @El Marco.

      • Dans le système actuel c’est les enfants des autres qui paieront la retraite de ceux qui n’auront pas voulu ou pu en faire. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

  • Quand on sait que les DRH préfèrent embaucher du 30-50 ans. Cela laisse sur le carreau un bon paquet de gens. Si l’on parlait en plus des fonctionnaires et des leurs avantages délirants ? L’équation mathématique n’a pas de solution et les répercussions sur la société du « bien vivreensemble » sont incalculables. Nous avançons vers une grosse cata.

    • Nous sommes dans la « cata ». Mais avec l’argent des autres et l’endettement l’effet tragique est repoussé .
      comme le dit l’article si on ajoute la contrainte ,écolo et l’absence de toute réforme économique notoire, cela risque d’être très douloureux .

    • Avantages délirants… qui sont les leurs. Je ne souhaite pas que la retraite soit calculée sur ma dernière année, car dans le privé ce n’est pas forcément la meilleure. Et d’autre part, dans le public, il est quasi impossible de négocier un mi-temps ou de partir au chômage a l’amiable avec une indemnité quelques années avant l’âge légal, comme ça se pratique largement dans le privé (ce qui explique en grande partie le chômage des séniors).

  • le scandale vient des retraites du public, non financées, ce sont elles qui pèsent sur tout le monde..y compris les retraités du privé

  • Au lieu de s’evertuer a changer le syteme de retraite ils feraient mieux de s’occuper a augmenter le revenu reel des salaries et des patrons ,pas de jaloux, en changeant de politique generale.
    Le probleme de la repartition et qu’il necessite des cotisants de plus en plus riches pour compenser le nombre de retraites supplementaires..d’ou l’interet des fond de pension, capturer l’argent des non cotisants ..etrangers de preference.

    • @reactitude
       » capturer l’argent des non cotisants ..etrangers de preference. » ca ca marche tant que les autres pays n ont pas beaucoup de retraités. Car le jour ou la chine par ex aura pletore de retraités ils devront inverser les flux (autrement dit les Français devront payer pour les vieux chinois)

      PS: meme en changeant de politique
      en France, on aura un probleme: de plus en plus de retraites qui vivent de plus en plus vieux et coutent de plus en plus cher en soins médicaux (on en est qu au debut, dans 20 ans les baby boomers auront Alzeihmer)

      • Je sais , et c’est pourquoi la capitalisation n’a pas de sens ni economique ni moral.
        Je suis a fond pour la repartition mais plafonee de telle sorte qu’un retraité , quelqu’il soit, puisse vivre correctement sans charges supplementaire pour la societe. Ce que ne fait pas la secu actuellement.les retraites complementaires , obligatoires , devraient etre supprimêes ,pas leurs cotisations,. Je considere qu’au dela d’un certain salaire on doit investir comme on le veut pour sa retraite, a chacun de choisir !
        A la rigueur le syteme suisse mais pour cela il faut que la societe soit entierement repensee.

  • « l’enjeu politique d’une réforme du système de retraite est très important »
    En effet, le but de – non avoué – de cette réforme, c’est que l’Etat prenne la haute main sur le système de retraite, en faisant main basse au passage sur les réserves de certains régimes évaluées à 135 milliards d’euros (AGIRC-ARRCO, professions libérales…).
    L’étatisation, que ce soit pour les retraites, l’éducation ou la santé, est une tendance lourde.

  • L’âge légal est une bêtise. L’âge de départ à la retraite devrait être laissé libre, et le montant de cette retraite, variant avec les cotisations passées et l’espérance de vie au départ, le seul facteur qui joue. Il est anormal que celui qui a commencé à 14 ans, et celui qui a traîné ses guêtres jusqu’à 30 ans dans les manifs et les grèves étudiantes aient le même âge de départ « légal ». Je n’aime pas la retraite par répartition, mais c’est un contrat, et ça doit être considéré comme tel : ce qu’on verse à la communauté pendant sa carrière crée une obligation contractuelle de cette communauté envers le cotisant quand il prend sa retraite, obligation qui doit être respectée.

    • Obligation contractuelle oui, mais pas pour l’État français de pillards qui ne respecte pas ses engagements… Un État foncièrement hostile au libéralisme.

    • + 1000000000……enfin une réponse sensée..marre de lire à chque fois qu’on parle de retraites !  » il faut augmenter l’âge de départ à la retraite » sans se soucier de qui fait quoi

    • Sauf erreur, ils ne partent pas au même âge, celui qui a commencé à 14 ans bénéficie du dispositif carrière longue, et peut s’arrêter à 60 ans, alors que celui qui a commencé à 30 ne peut s’arrêter qu’à partir de 62. Et là, celui qui a commencé à 30 ans aura une si petite retraite, qu’il continuera plus longtemps (à moins d’avoir pu racheter des années, ce qui n’est faisable que s’il n’a pas traîné ses guêtres dans des manif mais fait médecine plus spécialisation). De fait, qu’on ait commencé à 20 ans ou 30 ans, l’âge légal de départ est effectivement le même, mais le montant implique que celui qui a commencé plus tard continue plus longtemps (sauf exemple cité).

      • C’est vrai. Mais ça reste un contrat entre la communauté et chaque individu, et les termes pour les uns ne doivent pas être disproportionnés par rapport à ceux pour les autres. Il doit aussi être le plus explicite et souple possible, et si celui qui a commencé à 14 ans veut partir à 56, ça doit lui être aussi facile que pour celui qui a commencé à 20 de partir à 62…

        • Oui, je vous rejoins sur la stupidité de l’âge légal. Autre exemple, il y a aussi nombre de couples où Monsieur est en retraite 2-3 ans avant Madame, et où en fait, vu le faible niveau de salaire de Madame et si la retraite de Monsieur est convenable, Madame pourrait s’arrêter plus tôt. Bref, un choix libre. Mais l’Etat a besoin des cotisations de Madame pour payer les retraites non provisionnées.

    • Ca c’est sans compter sur la situation de la france avec des millions de chomeurs n’ayant aucun moyens de cotiser pour avoir une retraite normale
      On est dans un systeme socialiste il faut appliquer a fond ses principes…ou il faut tout changer ..mais pas transformer le systeme de retraite avant !
      Si j’avais pu investir au lieu de cotiser ,ma retraite aurait ete différente malgre ma carriere…tres courte. Non , la cotisation ne doit pas influer sur le montant de la retraite si celle ci est d’etat .
      Le systeme actuel est mauvais tres mauvais ,la disparité des retraites est trop importante alors que les salaires sont pour la pluspart sous evalues because ,socialisme et depenses folles de l’état

      • les salaires sont pour la pluspart sous evalues because ,socialisme

        Vous voulez dire, ponctionnés par des cotisations obligatoires ❓

        • Y a pas que ca , une entreprise peut payer plus cher ses employes que si elle fait des benefices , y a des gens payes au smic en france et pourtant ce smic est trop eleve pour creer de l’emploi mais insuffisant pour vivre….

          • Oui mais la moitié de l’augmentation part en charge…

          • 10% des salariés, ce n’est pas non plus comme s’ils étaient hyper nombreux, d’autant que la plupart sont des jeunes en début de carrière donc une période courte sur le total d’une carrière.

      • « La cotisation ne doit pas influer sur le montant de la retraite » : belle injustice ! Ou alors, tout le monde cotise pareil, ce n’est plus un pourcentage du salaire mais une somme fixe.

      • On est dans un système socialiste appliqué à fond : même si vous n’avez pas assez cotisé, vous toucherez votre retraite à taux plein à 67 ans.

  • Petit détail technique, pour estimer les effets de l’allongement de la vie sur les retraites, il vaudrait mieux regarder l’espérance de vie à 60 ans plutôt que l’espérance de vie à la naissance.
    L’espérance de vie en bonne santé est aussi à prendre en compte, même si c’est plus difficile à définir. Il n’aurait pas de sens d’envoyer au turbin des vieillards croulants qui risqueraient de provoquer des accidents, même si la technique médicale peut leur donner quelques années de retraite supplémentaire. On voit facilement comment on peut faire travailler les gens jusqu’à 65 ans. Au-delà de 75 par exemple, ça devient problématique de toute façon, même s’ils ont des chances d’atteindre 90. Dans ce cas, il faut trouver d’autres variables d’ajustement.

  • Je vois mal comment un tel changement est possible. Il est politiquement impossible de mettre a la diete les retraités actuels et si on compte juste serrer la ceinture des futurs retraités, ca n aura des impacts que dans 20 ou 30 ans et c est ce qu on fait depuis 20 ans en reculant l age de la retraite (du coup les gens partent avant l age officiel et subissent une decote)

    S attaquer aux retraites actuels est un suicide politique. Il n y a qu a voir les deboires de Macron qui a simplement arrete d indexer leurs pensions sur l inflation et augmente leur CSG (a un taux pourtant inferieur a celui des actifs !)

    Penser que la droite (LR) fasse mieux est une illusion complete: leur coeur de cible electoral est justement les vieux (https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/04/04/chez-lr-un-electorat-plus-age-et-plus-conservateur-que-les-autres_5445662_823448.html).

    L autre Probleme qui se presente et completement evacué par l auteur est la dependance. Actuellement nos baby boomers sont des retraités majoritairement valide (ils peuvent avoir des problemes de sante mais pas de gros handicap). Ceci va changer dans 10-15 ou on va assister a un alzeihmer boom. Ce qui va forcement couter tres cher. Qui va payer ?
    Comme il n y a pas de solution miracle on peut lister 3 sources de financement
    – le retraite lui meme. Probleme sa pension ne va pas suffire. Il faudra au minimum recuperer l heritage voire faire payer ses enfants.
    – le contribuable. Augmenter les impots n est pas vraiment dans l air du temps
    – les actifs. C est apparement la solution retenue. On va faire travailler gratuitement les salaries un ou 2 jours par an et le reste fera de la dette supplementaire. Cette solution a l immense avantage de profiter aux boomers (qui profitent de la prestation et ne paient rien) et de penaliser les jeunes generations (travail non paye+impots futur pour payer les dettes) qui ont un poids electoral limité

    • Je vais être cynique: pourquoi croyez-vous qu’ils tentent de promouvoir une loi sur l’euthanasie? En faisant miroiter « la liberté » de choix… Croyez-vous que ce sera le vieux dépendant qui décidera?

      • Nous assisterons au retour des « hospices de vieux » pour les plus pauvres , moins couteux et favorisant une fin plus rapide des pensionnaires . France stratégie y a peut être déjà pensé .

    • Le changement est relativement facile : les futurs retraités qui achètent d’avance une rente viagère à déclencher au moment de leur retraite allègent d’autant la charge à venir. Autant, ça veut dire le rendement de cette rente viagère, soit bien plus que ce que paierait en cotisation le même montant. Là est la marge qui permet de faire la transition ! Après, les modalités, comme aurait dit mon professeur Laurent Schwartz, c’est le petit âne qui trotte…

  • Ce qui bloque le système est la méfiance envers nos dirigeants. Nous sommes habitués à n’entendre que propositions et contre propositions, quand ce ne sont les même personnes qui changent d’idées voire de clan. Quand ils prennent une décision, est-ce pour l’équité et la survie du pays ou pour nous léser ? Quand nous entendons ces usurp

    • … ces usurpateurs de pouvoir changer trois fois d’avis dans la même semaine, ils ne nous donnent pas confiance. Quand ils mettent, leur chef en tête, plus de quatre mois à chercher des solutions dans un grand débat, déblatère surtout, ils ne nous donnent pas envie de les croire. C’est là notre problème, la méfiance.

  • L’assurance-vie, placement préféré des Français, équivaut en quelque sorte à un système de retraite par capitalisation qui ne dit pas son nom

    Il ne dit pas son nom parce que la tentation est grande pour l’état d’y mettre la main pour combler le trou sans fond de la dette. Et c’est sans-doute mieux ainsi.

    Les politiciens comptent toujours les voix avant de s’intéresser aux déficits publics.

    Une autre réforme est de sortir de l’Euro pour les dépenses de de l’état, l’Euro continuant d’être librement utilisé par les acteurs économiques. Là nos polytocards pourront faire toutes les promesses démagogiques qu’ils souhaitent sans nuire à l’économie. La dette de l’état sera de 0 Euro.

    Un système par point ou notionnel, pourquoi pas. Il faudra soutenir le gouvernement.

    • @MichelC
      « Une autre réforme est de sortir de l’Euro pour les dépenses de de l’état, l’Euro continuant d’être librement utilisé par les acteurs économiques. »
      Pourriez-vous développer cette idée ? Je ne vois pas comment cela fonctionnerait.

      • J’imagine que l’état paierait tous ses fonctionnaires/prestataires/engagements avec un franc français. En pratique cela deviendrait rapidement de la monnaie de singe, et gripperait entièrement la machine étatique via une hyperinflation. C’est donc irréaliste, l’état français a besoin du collatéral fourni par l’épargne des français…

        • La politique menée ces 40 dernières années a été entièrement irréaliste, personne n’osant dire que l’on ne rase jamais gratis. Alors sortir de l’Euro n’est pas irréaliste.
          Maintenant, j’entend Charles Gave par exemple dire qu’il faut sortir de l’Euro. C’est exact si la fête continue. Bien, mais alors où est la liberté des acteurs économiques? Que l’état fasse ce qui lui plait avec son pognon, hyperinflation s’il le désire pour effacer la dette, mais qu’il laisse les privés gérer leurs affaires comme ils l’entendent dans la monnaie de leur choix. Si ce n’est pas le cas, il vaut mieux prendre une assurance vie à l’étranger dans des pays moins risqués que la France. Et là l’état français ne pourra pas y mettre ses gros doigts boudinés. Et vous mettez en rente le moment venu, avec une imposition raisonnable, qui ne sera pas encaissée en France.
          Si l’état français veut perdre de la ressource, qu’il continue ainsi.

  • La Gauche n’envisage qu’un seule chose, celle de faire payer les GENS qui ont de l’argent. De Lénine en finissant par Macron tous ont cette préoccupation. Et tous viennent nous parler d »égalité. Celle entre ceux qui travaillent pour avoir de l’argent et ceux qui ne foutent rien pour vivre au « Crochet des autres ».

  • ça fait bientôt 35 ans que l’étude commandée par Rocard sur les retraites nous explique que l’on va dans le mur si on ne fait Rien. Auparavant La Gochiasserie avait avancé l’âge de la retraite sans s’occuper du financement au moment ou l’allongement de la durée de vie s’affirmait.
    Depuis, Chaque gouvernement promet de résoudre définitivement la question, et fait ensuite une réformette minimum pour boucher approximativement le trou jusqu’à la prochaine élection. Ou on généralise l’Euthanasie, ou on met en place un financement global de l’allongement de la durée de vie ou les dernières années sont très couteuses, Le financement passe évidement par les facteurs suivants, Montant des cotisations durée, âge de départ, gestion rationnelles et drastique des couts de fonctionnement des caisses de retraites et des EPHADES, suppression de touts les régimes particuliers ruineux, certains facteurs étant liés il faut agir sur tous.
    Si on devait recourir a l’euthanasie, Par soucis de limiter l’augmentation des frais d’obsèques, je suggère de commencer par les plus grosses retraites et ceux qui racontent que tous va bien et qu’il ne faut pas toucher a priori a certains facteurs.

    • Plus un pour la fin, il ‘fut euthanasier …economiquement les grosses retraites ,

      • Vous n’êtes pas charitables. Ceux qui sont le plus pour l’Impôt, le plus pour l’euthanasie sont à gauche. Il serai cruel de ne pas les faire bénéficier en priorité d’une augmentation considérable de leur taux d’imposition (certains prônent même la confiscation), un genre d’ISF (impôt sur les socialistes français) et de l’euthanasie au plus tôt, dès le début de la retraite. Ils ne rêvent que d’être cohérents intellectuellement, ne le sont jamais, ce serai l’occasion de leur vie…

  • On oublie souvent de mentionner que l’âge d’entrée dans la vie active est de plus en plus tardif : 18 ans en 1980 et 21 aujoujourd’hui.
    Elémentaire, çà fait 3 ans à rattraper et, sans juger de l’opportunité, beaucoup de dépenses supplémentaires pour le budget de l’Education Nationale.
    Evolution des « . Dépense intérieure d’éducation et sa part dans le produit intérieur brut (depuis 1980) » : 4% en 1980, 7.4% en 2015.
    Et la Dépense intérieure d’éducation moyenne par élève en euros constants : 4 680€ en 1980, 8440€ en 2015.
    Y a pas que les retraites qui coûtent cher.

    • A partir du moment où vous comparez le « coût PAR élève » alors l’augmentation n’est pas due à l’augmentation du nombre d’élèves, mais bien à la désorganisation et à l’augmentation pharaonique du nombre de fonctionnaires de l’EdNat. La plupart ne sont même pas des enseignants, mais les personnels administratifs des établissements. Plus les surcoûts des établissements REP, REP+ etc…

    • @Franchounet
      La difference entre l education et les retraites, c est que l education peut etre vu comme un investissement (un homme educque est plus productif qu un analphabete), ce qui est pas le cas d une pension de retraite (au mieux ca dope la consommation, mais quel interet si celle ci est faite au maroc ou au Portugal ?)

      Pour le reste, il faut quand meme pas oublier que si les gens font maintenant de plus en plus d etude, c est en parti a cause du chomage massif. En 1970 vous trouviez du travail meme sans diplome, en 1990 vous trouviez du travail si vous avez un diplome, en 2019 vous pouvez avoir un diplome et ne trouver que des stage a 400 €/mois

      PS: les retraites c est 26.8 % des depenses de l Etat, l education 9.6 % soit 3 fois moins (http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/01/16/20002-20190116ARTFIG00199-quand-le-gouvernement-explique-aux-francais-o-vont-1000-euros-de-depenses-publiques.php). Si j etais mauvaise langue je dirai que l etat jette fois plus d argent par les fenetres qu il en investi 😉

      • L’éducation pourrait être un investissement à 100%, mais ce n’est pas la réalité. Un seul exemple : 60 % d’échec pour la licence en université.
        Beaucoup d’études en zig/zag qui ne débouchent pas ou qui n’offrent pas de débouchés. Un baccalauréat qui ne sélectionne rien du tout.
        Pour le pourcentage des dépenses publiques du doc, c’est une fàçon de voir les choses: les dépenses publiques ne sont pas les dépenses du budget de l’Etat.
        Les dépenses publiques peuvent être financées par des recettes publiques : c’est le cas de la secu, chomage et… retraites.Bien sûr, il y a ou il peut y avoir déficit dans toutes ces branches.
        Aussi, je présente aussi la chose un peu autrement : les dépenses d’Education Nationale (environ 92M chiffre Figaro mais disons 75), ce qui fait 18.4% des dépenses annuelles de l’Etat, c’est à dire le double du chiffre de la présentation du Figaro.
        Bien sûr, le financement des retraites pose problème, mais :
        – en 2013, 75% des pensions etaient couvertes par les cotisations salariés et employeurs, 11% grosso modo par la CSG, 6% par la CAF et l’UNEDIC.
        Je ne vais pas continuer à chercher plus d »explications dans les difficultés de financement de certaines retraites…et sur l’évolution depuis 2013.
        Il y a bien explosion du nombre de bacheliers et étudiants et entrée dans la vie active plus tardivement.
        Si des retraités partent au Portugal et Maroc, l’effet sur l’emploi et donc le nombre d’actifs est quand même marginal.
        Vous ne seriez pas si mauvaise langue si vous disiez que l’Etat jette de l’argent par les fenêtres, y compris en Education : notre système est jugé peu performant. Et le diplôme n’est pas tout : vous le dites vous -même. Et ce n’est donc pas toujours un bon investissement.

        • j ai jamais dit que l education etait un investissement a 100 %.

          A l oppose, un Echec a un concours/examen ne veut pas dire que la personne a completement perdu son temps (et le contribuable son argent). Par ex, la majorite de ceux qui passent le concours de ploytechnique vont echouer. Ont il pour autant perdu leur temps ?
          Ils auront appris des choses et des Methode de travail

          • Ils vont réussir l’année suivante, ou intégrer une autre école. Et s’ils intègrent Polytechnique, ils devront rembourser les frais de scolarité, directement ou par dix ans au service de l’Etat. C’est un excellent principe, qu’on pourrait rappeler à tous ceux qui en terminent avec leur scolarité payée par le contribuable sans ressentir la moindre gratitude ou même obligation envers ce dernier. Du coup, d’une part payer les retraites de ceux qui auront payé leurs études et les retraites de leurs grands-parents ne devient plus si déplacé que ça, et surtout d’autre part supprimer les gaspillages et rendre le système plus efficace se mettrait à préoccuper personnellement un peu plus les citoyens, ce qui serait bon pour le chèque éducation et le passage à une grosse part de capitalisation dans les retraites.

  • C’est tout simplement un système de Ponzi ou avion avec trop de pilotes (les retraités) et plus assez de passagers(les actifs) qui montent dans l’avion pour payer le billet!L’Allemagne qui d’après nos élites à plein de problèmes a près de 45 millions d’actifs contre 26 millions(29 d’après le BIT qui compte les chomeurs dans les actifs!!!!) chez nous il faudrait peut-être commencer par là.

    • oui c’est un système de Ponzi . Les problèmes démographiques sont connus depuis le début des années 70 …

      • Ca s’apparente à un système de Ponzi, mais c’est bien plus complexe que ça. En particulier, ça fait oublier qu’on peut sortir d’un système de Ponzi et le transformer en quelque chose de durable et stable, au lieu pour certains d’attendre l’explosion, et pour les autres de la nier parce qu’elle ne s’est pas déjà produite.

    • Non système de Pétain toutes les lois liberticides en France ont été mise en place sous son règne

  • Bien de mettre en évidence la responsabilité de la Gauche sur la situation des retraites, hein, Tonton ?
    Comment ne pas gagner des voix avec de telles promesses ?
    Toutes les réformes importantes sont bien des réformes de la Droite : elles n’ont pu que s’effectuer par vagues successives tellement les obtacles étaient importants : blocages, grèves, impopularité, crainte de perte des élections d’autant plus que Tonton avait bien su distiller un poison très nuisible, le FN.
    Et comme par ailleurs, le nombre de fonctionnaires a fortement augmenté depuis … l’arrivée au pouvoir de Tonton….

  • La « grande réforme  » de MS Touraine (2013/2014) : l’augmentation très, très progressive de la durée d’activité : de 42 à 43 ans pour …2035 !

    • Touraine , ce n’est pas la ministre qui louchait …ricard ou ballantine ?
      Je déconne dans la stratosphere on ne boit pas on ne baise pas on essaie d’avoir la tete hors de l’eau ,facon de parler pour faire des courbettes au grand maitre sinon il vous met au placard.
      C’est valable pour tous les ministres de la republique..sauf les vieux croutons ( plus de 50 ans) qui n’en ont rien a foutre de tout ca…les autres magouillent…

  • Votre article n’est que bon sens.
    Oui, la gauche est démagogique et complètement irresponsable. À nous endetter de la sorte, elle a mis en place une poudrière, car quand la crise va – inévitablement – frapper le pays, comme le dit bien Ch. Gave, nous n’aurons aucune marge de manœuvre pour y faire face. Et en France, terre de révolutions et de jacqueries, ça peut vouloir dire beaucoup de violences.
    En même temps, comme dirait l’autre, les Français sont quand même, en moyenne, de sacrés gogos, qui gobent toutes les fables que leur racontent les bonimenteurs de service. Quand on ne veut pas voir que deux et deux font quatre, et quand on a les yeux rivés sur l’assiette de son voisin, ça ne peut que mal finir.

  • Si la règle sera « les mêmes droits pour chaque euro cotisé » , je vois mal les professions de fonctionnaires privilégiées l’accepter !
    Prenez l’exemple des militaires qui partent à la retraite pour certains à moins de 50 ans : ceux-là n’ont pas cotisé beaucoup non ? qu’est-ce que va nous sortir Macron pour nous expliquer que la retraite de ces fonctionnaire est bien calculée ?????

    • Quand vous cotiserez un euro eux cotiseront cinq euros, facile c’est l’État qui verse.

    • Retraite qu’ils ne touchent désormais qu’à 60 ans (Autrefois ils la touchaient à 50 ans). Ne pas oublier tout de même que certains militaires risquent tout de même leur vie dans du matériel suranné…

  • echo , que pensez vous des entreprises qui doivent approvisionner entre 5 à 10 millions d’euros au 1 janvier pour payer des retraites chapeau à leur cadre !!! jusqu’à leur mort ou au dernier vivant du couple ??? apparament cela ne vous gêne pas ??

    • 1 : Rien, un acteur privé fait ce qu’il veut de son argent.
      2: Un acteur privé qui signe ce type de contrat avec ses cadres fait probablement une erreur, ou pas, en tout cas il en assume seul la responsabilité. Bref, ranapété.

      • +1000. Tout à fait, RESPONSABILITÉ. RAF.

        • Il y a certainement un problème de bonne gestion à ce niveau .
          Ce n’est pas parce que c’est privé que c’est toujours fondé. L’escroquerie et le parasitage sont des sports bien diffusés .

          • Et de fait, bizarrement, cela arrive le plus souvent dans des entreprises ayant des liaisons inavouables avec l’Etat. Soit l’Etat en est actionnaire, soit il est un des principaux clients de l’entreprise.
            Ce qui facilite le transfert de « compétences » (parasitage, connivence, etc).

    • Pourquoi ça devrait gêner ? En gros, vous pensez que les rétributions devraient prendre la forme que vous, qui n’êtes ni celui qui la verse ni celui qui la perçoit, jugez bonne. L’entreprise souhaite les services du cadre, est prête à les payer un certain montant, et les deux sont d’accord pour en étaler/différer une partie sous forme de retraite chapeau, parce que ça les arrange tous deux. En quoi cela vous concerne-t-il ?

      • A la fin c’est moi qui paie et je voudrait en connaitre la légitimité.

        • La légitimité est « garantie » par le fait que la société qui offre une retraite chapeau à son dirigeant fera, en gros, faillite s’il ne la mérite pas. En quoi le fait que la société choisisse seule le « meilleur » dirigeant sur le marché et en paie le prix vous paraitrait-il illégitime ? Donc vous paierez plus cher ses services pour qu’elle offre ce package à son dirigeant. Si ça ne vous plaît pas, vous irez vous fournir auprès d’une autre société, idem si le dirigeant était en fait un mauvais choix. La société aura fait une erreur, elle paiera son erreur.

          • Comme écrit plus haut, cela reste vrai si on parle de sociétés vraiment soumises à la concurrence. Et que la décision ne soit pas prise par l’Etat (partiellement, le plus souvent).

  • En tant que retraité je trouve l’article très courageux et nous savons avec des copains de ma génération que nos retraites vont diminuer d’où l’intérêt de bien gèrer les finances publiques et de réserver le peu qui reste aux français de souche afin que nous ne mourions pas dans la misère totale dans ces mouroirs déshumanisés

  • Pour information : la retraite par répartition des agriculteurs est basée sur un système de points ou TOUTES les années comptent

    • la retraite des paysans est tres deficitaire et est largement subventionnee par le Regime General.
      C est d ailleurs logique vu que le nombre de paysans a rapidement decru depuis les annees 60 -> beaucoup de retraités et plus beaucoup d actifs.

      A cela vous ajoutez le fait que pour des raisons electoralistes, les paysans cotisent peu, il est donc pas etonnant que leur Systeme de retraite soit dans le rouge vif …

  • Patrick Aulnas ou le grand défenseur du système mis en place par le maréchal Pétain et qui à l’époque avait mis seulement 2 ans pour essorer totalement les retraite par capitalisation qui leur préexistees la gauche n’a pas été irresponsable mais malhonnête comme d’ailleurs la plupart du temps les gens de gauche quant à la droite elle est étatiste puisqu’elle souhaite à travers le système par répartition maintenir le contrôle sur les citoyens d’un pays les deux sont tout aussi malhonnête et nous mèneront également à la faillite donc bravo Patrick continuez à se défendre ce système

    • Il ne le défend pas il tente d’en exposer les problèmes. Il a averti en début d’article qu’il ne parlerai de rien d’autre.

  • je vais bosser jusqu’à 67 ans vu qu’il me manque des trimestres , mais c’est pour payer la retraite des retraités actuels ; et la mienne , je crains de devoir m’asseoir dessus au vu du chômage qu’il y a en France doublé par le fait que beaucoup n’ont pas envie de bosser ;

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Par Nicolas Marques. Un article de l’Institut économique Molinari

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Candidat déclaré depuis peu, Emmanuel Macron a commencé à divulguer son programme en vue d’un second mandat présidentiel. Au menu, une réforme des retraites qui passerait par le recul de l’âge légal de 62 à 65 ans. Interrogé à ce sujet dans Marianne, l’économiste atterré Henri Sterdyniak a expliqué que ce projet revenait ni plus ni moins à « faire payer le quoi qu’il en coûte aux travailleurs ».

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