Grand débat : distribution générale de potion magique !

Le Grand débat semble faire ressortir des solutions magiques à tous les problèmes.
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Grand débat : distribution générale de potion magique !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 février 2019
- A +

Par Olivier Maurice.

La philosophie de comptoir, même en version 2.0 ne sauvera pas la France. Elle ne fera que stigmatiser des sujets sensibles, comme la prodigalité supposée de l’État français qui sous couvert de redistribution ne fait surtout que régenter la vie des citoyens.

La France tombe régulièrement dans la marmite de potion magique, cet élixir de jouvence dont elle conserve le secret de fabrication et qui lui permet de sauver le monde de la tyrannie, de la bêtise et des dangers qui le menacent. Cette mixture miraculeuse qui travestit subrepticement la réalité permet de cerner infailliblement LE problème, d’en identifier à coup sur LA cause et de mettre en place LA solution qui permettra de retourner se bercer dans la joie, l’insouciance et l’allégresse.

Ainsi la crise que traverse actuellement notre pays est en passe d’être éradiquée, grâce à un usage subtil de cette spécialité gauloise qui fait miracle depuis des siècles.

Cette subtile recette secrète, à base d’insoumission, d’indignation, de combativité et de créativité, on l’a vue à l’œuvre tant de fois au cours de l’histoire. Comme en 1762 à Fontainebleau, quand la France écrabouillée pendant la guerre de 7 ans a cédé la Louisiane aux Anglais et aux Espagnols, en 1870 à Sedan quand elle a perdu l’Alsace et la Lorraine, en mai 1940 de nouveau dans les Ardennes quand la meilleure armée du monde s’est fait pulvériser en 3 semaines, mais déjà aussi en -52 à Alésia…

Accessoirement, la potion de supériorité franchouillarde permet aussi de se moquer des puissants, des riches et des intelligents, eux qui tout puissants, riches et tout intelligents qu’ils soient n’ont même pas vu LA raison de tous nos problèmes, raison qui parait pourtant si évidente par sa simplicité.

Grand débat : le village gaulois

Le Grand débat ne dérogera pas à cette fumeuse tradition d’énumérer des Yaka Fokon à la chaine.

Cependant, il faut quand même saluer une nette amélioration apportée à la recette. On a en effet officialisé le droit de parler pour ne rien dire (pendant d’ailleurs qu’en même temps on légiférait pour réprimer vigoureusement la liberté de dire n’importe quoi). On a également investi une masse d’argent que l’on n’a pas afin d’industrialiser et d’informatiser la production d’idées géniales et consensuelles qui a lieu habituellement de façon bien plus artisanale entre deux gorgées de boisson anisée au bar du Balto, chez Kevin et Jennifer, les nouveaux propriétaires qui ont repris le bar à Freddy et Corine, qui avaient remplacé Gérard et Lucette.

Bienvenue dans Philosophie de Comptoir 2.0

Soucieux de construire un consensus entre ceux qui ont bloqué des ronds-points pour protester contre la pression fiscale et ceux qui les ont remplacés pour réclamer plus d’impôts, entre ceux qui ont fait un doigt d’honneur aux délires écolo-moralo-taxatoires et ceux qui incendient des boucheries et veulent supprimer la quasi-totalité de la population mondiale pour combattre la surpopulation qui mènera l’humanité à sa perte, entre ceux qui retiennent leur souffle à chaque fois qu’ils remplissent leur réservoir et ceux qui croient dur comme fer qu’il suffit de distribuer des billets pour résoudre la pauvreté dans le monde… on a donc laissé fuiter quelques indications sur les possibles sujets qui permettront de sortir définitivement la France de la crise et la feront revenir à sa place de numéro 1 mondial qui lui revient de droit.

Les premiers retours du Grand débat, savamment distillés dans la presse, font ainsi état de 3 pistes de réflexions, de trois tâtages de terrains rapidement revêtus du costume de plébiscite et qui devraient permettre au gouvernement de savoir où il met les pieds : la reconnaissance du vote blanc, l’initiative citoyenne et la remise à plat des aides sociales.

Trois réformes qui font écho à l’imaginaire populaire et qui vont donc sauver l’État providence et la démocratie en modifiant les règles du jeu qui ont abouti à un PIB annuel de dettes, une croissance en berne, un chômage persistant, une inflation de taxes, un sentiment croissant d’insécurité et de déclassement, une pauvreté résiduelle chronique, un ascenseur social en panne, des quartiers à la dérive, une perte d’identité, un immobilisme chronique, une peur bleue des changements qui s’opèrent dans le monde, des territoires abandonnés, des services publics pitoyables, et bien d’autres choses encore.

Trois idées géniales qui vont sauver la France.

L’initiative citoyenne et le vote blanc

Quoi de mieux pour animer un débat que de discuter sur les règles qui permettent d’organiser celui-ci ? La démocratie Française, une des plus centralisée, verticale et hiérarchisée au monde tente donc de se réinventer en cherchant chez nos voisins la solution miracle.

Il en ressort que la France n’est pas la Suisse, et que les fameuses votations helvétiques s’inscrivent dans une organisation politique que l’on ne peut comparer. Le modèle fédéral, organisé autour du principe de subsidiarité permet aux citoyens de maitriser les décisions qui impactent leur vie au plus près de chez eux, ce qui n’est absolument pas le cas en France où la moindre petite décision doit prendre le train pour Paris, trouver son chemin dans les tracasseries administratives des ministères et espérer retourner de là où elle vient avant d’avoir atteint la date de péremption.

On se demande donc bien à quoi pourra servir d’ajouter un autre circuit centralisateur, encore plus lourd, consistant à déterminer l’intérêt ou non d’une seule et unique question, à obtenir les signatures de caution, à organiser des débats interminables, pour enfin faire voter l’intégralité de la population sur une question qui tient en quelques mots… À part de mettre en lumière l’incongruité des revendications exotiques. Mais il est clair que la France n’a pas attendu le RIC pour pratiquer ce sport national.

En 2018 en Suisse, toutes les initiatives populaires ont été rejetées.

L’initiative citoyenne permet surtout à des petits groupes d’activistes bien organisés de focaliser le débat public sur la dernière lubie à la mode. Histoire de se faire mousser ou de se prendre une veste monumentale (ce qui n’est pas sans intérêt, mais qui ne réduira pas le montant de la dette).

L’accès aux aides sociales

Depuis 1981, depuis la première régularisation massive des clandestins effectuée par le gouvernement Maurois, le sujet de l’accès à la corne d’abondance que seraient les aides sociales n’a fait que s’envenimer. La générosité de l’État providence serait comme un phare dans une nuit d’été qui attirerait « toute la misère du monde » que bien sûr « on ne peut pas accueillir ». Est ensuite venu depuis se greffer sur la question un amalgame assez facile, qui a permis de glisser lentement de « étranger en situation irrégulière » à « resquilleur du système », sous-entendant par là que l’on pouvait étendre les premiers à une catégorie plus large.

La question de la régulation de l’accès aux aides sociales est devenue l’abcès central du débat public qui clive la société française autour de ce choix cornélien : devons-nous, pour sauvegarder le meilleur système de protection sociale que le monde entier nous envie, nous replier (ou pas) sur nous-mêmes et faire (ou pas) le sacrifice de le purger de tous les indus (étrangers et fraudeurs) qui le parasitent, coûtent un « pognon de dingue » et conduisent à une invasion clandestine de plus en plus terrifiante aux dires des divers orateurs politiques toutes couleurs politiques confondues ?

Personne ne s’est jamais vraiment penché sur le nombre de personnes qui finissent par se retrouver dans des bidonvilles aux portes des grandes villes, qui n’ont clairement aucun accès aux fameuses aides sociales qui permettraient de transformer instantanément un miséreux en nabab.  Mais c’est une autre histoire.

Avec 57 % du PIB consacré à la dépense publique, la France a le triste record du pays le plus taxé au monde. De là à en conclure qu’elle serait le pays le plus social, le plus généreux, le plus redistributif, il n’y a qu’un pas si régulièrement franchi qu’il en est devenu un lieu commun : si les prélèvements obligatoires sont si élevés, si l’État Français se serre la ceinture jusqu’à ne plus consacrer qu’une minuscule partie de sa richesse à ses fonction régalienne, si l’État n’a plus les moyens… c’est parce que tout cet argent profite généreusement au peuple français, qu’il aide les nécessiteux qui en ont tant besoin, qu’il sert à réduire la pauvreté et les inégalités et à organiser cette grande fraternité qui fait la fierté et la gloire de notre pays !

Malheureusement, les chiffres racontent une tout autre histoire.

Effectivement, l’État n’a plus les moyens. Les budgets attribués à la police, l’armée et la justice ont fondu comme neige au soleil et dépassent actuellement péniblement un pauvre 3 % du PIB (3,2 %).

3 % du PIB, c’est presque aussi peu que le montant accordé généreusement aux aides sociales (3,7 %).

Mais où va notre argent ?

Car en fait de redistribution, de générosité et de fraternité, l’argent dépensé en RSA, allocations familiales, allocations handicapé, aides aux personnes dépendantes, minima sociaux etc… est presque aussi indigent que celui consacré à l‘unique porte avion, aux quelques Rafale encore en état de voler, et au plein d’essence rationné des 4L de la Gendarmerie.

S’il y a de plus en plus de monde aux distributions des restos du cœur, s’il y a toujours des SDF qui meurent de froid en hiver et de chaud en été, s’il y a de plus en plus de personnes âgées qui se retrouvent abandonnées, ce n’est absolument pas parce que l’on gère mal l’attribution des aides sociales, mais tout simplement parce qu’on y dépense le strict minimum. Ce qui n’empêche pas malgré tout de donner des leçons de générosité au monde entier, comme d’habitude.

Lorsque l’on regarde le budget de l’État, des organismes sociaux et des collectivités locales, on se rend compte que le pognon de dingue ne va pas plus dans les aides sociales qu’il ne va dans les fonctions régaliennes : il va dans les activités économiques que l’État s’est attribuées à force d’inflation démesurée du niveau d’ingérence et du nombre de personnel administratif : le monopole exercé sur les retraites et les frais de santé (24 % du PIB), le subventionnement des activités civiles et économiques : aménagement du territoire, écologie, logement, éducation, sport, culture, économie et emploi (15 % du PIB) et surtout le coût vertigineux de gestion (11 % du PIB), ou plutôt de mauvaise gestion, vu la part incroyable du remboursement de la dette et des engagement financiers divers (7,2 % du PIB) et le montant tout aussi incroyable de cette dette.

Le remboursement de la dette, c’est deux fois le montant des aides sociales.

Le mythe de l’État solidaire et fraternel

L’État français ne redistribue absolument pas : il régente la vie publique.

Il n’octroie pas des aides sociales à tout va, il ne conduit en aucun cas une politique sociale dispendieuse : il oblige les Français à utiliser un système public d’assurance, d’épargne, d’activités monopolistiques et de gestion hyper centralisé gravement déficitaire, mal géré, inefficace et profondément injuste, car obligeant ceux qui ne l’utilisent pas à payer pour les autres.

C’est ce constat flagrant que les premiers Gilets jaunes du 17 novembre avaient dénoncé en bloquant le pays et en demandant ce que l’État faisait avec l’argent des impôts. À cette question, l’État s’est bien gardé de répondre. Depuis, pouvoirs publics, partenaires sociaux et idiots utiles ont habilement manœuvré pour que ceux qui travaillent, paient les impôts, ne reçoivent pas grand-chose et ne peuvent absolument pas se permettre de faire le piquet pendant trois mois sur un rond-point soient remplacés par les habituels révolutionnaires en peau de lapin qui monopolisent la vie politique et protègent férocement leurs privilèges depuis des années.

La distribution de potion magique ne réglera pas le problème : sans un désengagement massif de l’État dans les domaines économiques où il n’a absolument rien à faire, sans tourner le dos à l’idéologie soviétique de l’État partout, la situation ne pourra en aucun cas s’améliorer.

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  • claude henry de chasne
    18 février 2019 at 7 h 44 min

    la décadence va précipiter ce pays dans le chaos, ce n’est pas faute de l’avoir ecrit

    • ‘ Seul le chaos peut donner naissance à une étoile qui danse, je vos le dis, vous devez avoir le chaos en vous…’
      Nietzsche

  • Le Canada n’arrive plus à accueillir les Français. Il y a un exode identique qu’en URSS. Les gens fuient le pays. Plus que l’argent ils veulent une vie, du respect, de la considération. Nos élus assèchent nos âmes et vident nos comptes bancaires. Le FISC centralise nos moindres mouvements comme la stasi. C’est une obligation: l’on doit devenir pauvre. Car l’Etat ne peut fonctionner qu’avec un peuple à l’agonie. Bientôt nous serons dans le meilleur système communiste du monde. Une perfection inégalée dans l’histoire humaine. Bonne chance et bon courage.

  • analyse avec un semblant de justesse mais qui explose en plein vol en rappelant cette vérité ..la France devenu un pays ultra-libéral ..

  • On vit dans un monde incroyable où des contrevérités évidentes sont débitées à la chaîne..

    les femmes sont moins payées que les hommes pour travail égal…et curieusement…des hommes sont encore employés par des patrons pourtant uniquement intéressés par le profit…

    l’argent va aux actionnaires…mais jamais je n’acheterai d’actions.. de mon entreprise..

    quand je vois un type qui prend une marge que je juge excessive…j’exige qu’elle soit réduite par la loi, plutôt que de faire comme lui…

    pour lutter contre le capitalisme… je vais au marché local où enfin la loi du marché que je honnis ne s’applique plus…

    c’est l’état qui paye…

  • Excellent article. Dommage qu’il y ait un propos très maladroit : « L’État français ne redistribue absolument pas »

    Vous avez raison de dire que la redistribution n’a pas un objet de solidarité. Mais ça ne signifie pas qu’elle n’existe pas, bien au contraire : la redistribution a pour objet réelle la réduction des inégalités. Et elle est très performante en la matière, malheureusement : la France est d’ailleurs le pays le plus redistributif de l’OCDE en ce sens. L’écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvre est fortement « corrigé » : on passe d’un multiple de 20 (avant redistribution) à 6 (après redistribution).

    • claude henry de chasne
      18 février 2019 at 8 h 44 min

      faut voir ce qu’on appelle redistribution , parce que si c’est en mainenant les avantages des fonctionnaire qu’on redistribue….

    • parce que les retraites sont contenues dans le processus de (Ponzi) redistribution, s’il y avait des fonds de pension, l’affectation serait différente et les résultats bien meilleurs(chomage, emploi industriel)

    • Ce n’est pas de la redistribution, c’est tout simplement du nivellement.

      • Et pourtant, si on se fie au CNTRL :
        Redistribution : Ensemble des opérations par l’intermédiaire desquelles une partie des revenus est prélevée sur certains agents économiques ou catégories sociales pour être reversée au bénéfice d’autres.
        ce que l’Etat français fait c’est exactement ça.
        Le seul but réel étant la performance électorale et rien d’autre, je crois que nous sommes d’accord.

  • vous appelez ça un grand débat ? le seul qui parle c’est macron ; au point que certains s’endorment , assommés qu »ils sont de parlottes qui ne mèneront pas à grand chose ; mais on pourra dire que le marchand de sable est passé………ou le père noël avec sa hotte pleine de cadeaux empoisonnés….

  • Cet article d’Olivier Maurice est la confirmation explicite de l’accélération de la décadence française dans les mois et les années qui viennent.
    L’auteur pointe du doigt l’effet pervers de l’immigration illégale et incontrôlée qui mine de plus en plus notre pays et, qui a pour effet de permettre la venue en France d’une population qui n’a ni la volonté ni d’intention d’être assimilée.
    La France est en passe de devenir la tête de pont de l’Afrique en Europe ceci, alors que le chômage de nos jeunes générations va en s’amplifiant….
    Une situation économique qui va entrainer inéluctablement une paupérisation de la population endémique et la fuite des élites et des capitaux vers d’autres contrées…..

    • Absolument pas. Le déclin de la France est un mal bien franco-Français. Croire qu’il est du « aux autres » en fait partie.

      • Si on lit Friedman dans le texte, qui ne peut pas être soupçonné d’être un xénophobe :
        There’s a sense in which free immigration, in the same sense as we had it before 1914 is not possible today. Why not? Because it is one thing to have free immigration to jobs. It is another thing to have free immigration to welfare. And you cannot have both. If you have a welfare state, if you have a state in which every resident is promises a certain minimal level of income, or a minimum level of subsistence, regardless of whether he works or not, produces it or not. Then it really is an impossible thing. […] If you come under circumstances where each person is entitled to a pro-rata share of the pot, to take an extreme example, or even to a low level of the pie, than the effect of that situation is that free immigration, would mean a reduction of everybody to the same, uniform level.
        Ce nivellement par le bas est aidé aussi par ces « autres ». Sans que cela soit la seule cause, bien évidemment.

  • Merci de rappeler que le pognon de dingue des Français va d’abord dans les poches des fonctionnaires et des copains qui pratiquent le capitalisme de connivence.

  • Du fric qu’il compte nous piquer et de la poudre de perlimpinpin voilà ce que nous promet Macron.

  • Attention, c est pas parce que les referendum en suisse ont ete des echecs que ca n a eut aucune consequence. Par ex, la suppression de le redevance a ete refusee mais ca a permi un debat sur le role de la TV publique et ca a mit un serieux frein au discours de nos cultureux qui demandaient toujours plus. Le boulet etant passé pres, ils sont prevu il me semble soit une stagnation soit une baisse de la redevance

    Le RIC reclamé par les gilets jaunes n est pas la panacee mais dire que ca ne marchera pas parce que la France est pas la suisse (ou que les francais sont plus cons que les suisses) me semble un peu osé

    PS: en 1940 on a pris une branlee car l armee francaise etaient commandee par des abrutis. Le taux de perte en mai/juin 40 a ete supperieur a celui au pire moment en 14-18

  •  » On a en effet officialisé le droit de parler pour ne rien dire (pendant d’ailleurs qu’en même temps on légiférait pour réprimer vigoureusement la liberté de dire n’importe quoi).  »
    Je dirais plutôt : « On a en effet officialisé le droit de parler pour ne rien dire (pendant d’ailleurs qu’en même temps on légiférait pour réprimer vigoureusement la liberté d’émettre une critique.
    Vous pouvez chercher dans le grand débat et les réponses prémâchées sur le sujet de la transition énergétique: vous ne trouverez pas « abrogation de la LTE »

  • Sur le chaos social exploité par E. Macron et par ses prédécesseurs…), un excellent article
    https://www.causeur.fr/macron-gilets-jaunes-bourgeoisie-159111?fbclid=IwAR3dbAsANAiBXXh5Bmrsw4O8xRsHWKQUPlwBF-HeEvT2tyf64wOWdAhWk4Q

  • Sur le RIC, je trouve l’article sévère. Cette solution, ne serait-ce que par la possibilité d’intervention populaire qu’elle induit, pourrait être un bon complément à la démocratie représentative et pourrait même la stimuler, l’aiguillonner pour qu’elle cesse de privilégier les intérêts de la super caste oligarchique (administration comprise)
    Un argumentaire à lire
    https://www.article3.fr/informations/pulveriser-les-arguments-anti-ric

    • Merci pour cet argumentaire. Je n’y ai pas trouvé, cependant, la réponse aux deux principales questions que je me pose :
      – Un RIC a-t-il déjà permis une avancée significative pour la liberté ou la compétitivité économique dans les pays qui le pratiquent ?
      – Il est bien connu qu’il est plus facile de fédérer contre quelque chose que pour un projet défini. En quoi le RIC échapperait-il à cette règle ?
      Il me semble que le principal argument pour le RIC se limite aux satisfactions morales qu’il apporte à ceux qui y trouvent leur mot à dire et à ceux qui n’ont pas les épaules assez larges pour assumer sans caution populaire d’aller contre vents et marées dans la bonne direction. Et donc son premier inconvénient est d’apparaître comme la solution à tous les problèmes, alors que son rôle est parfaitement secondaire, et donc d’éliminer les propositions qui ne lui auraient pas été soumises. Le progrès vient de solitaires obstinés, convaincus d’avoir raison contre le monde entier, et qui peu à peu imposent leurs vues. Le consensus est lui un facteur d’immobilisme.

      • Je pense que l’intérêt est surtout d’instituer une forme de contrepouvoir. Après, les moyens ne garantissent pas une finalité bonne bien sûr. A noter que les moyens institutionnels actuels nous conduisent droit à la catastrophe.
        Et puis, j’ai peut-être tort, mais je crois au bon sens de la ménagère (tiens on ne peut pas dire « ménager »!?!) qui fait ses courses et gère un budget vs les politciens qui circulent avec chauffeur et ne connaissent pas le prix de la baguette.
        On a peut-être besoin de technocrates pour gérer la bureaucratie française, mais on a aussi besoin de bon sens.

        • La ménagère qui gère son budget, c’est la ménagère de 50 ans au moins, parce que depuis on n’apprend plus à gérer son budget ! Observez les caisses de supermarché, et les clientes qui retirent les articles jusqu’à ce que la carte bleue « passe »… D’ailleurs, la hausse obligatoire de la marge et des prix des produits d’appel, croyez-vous vraiment que si le RIC était en place, elle aurait été contrée par un RIC ?

          • Comment pouvez vous le savoir ? C’est toujours la même histoire… Ailleurs oui, mais en France on ne sait pas. Pourquoi ? Parce qu’on a pas essayé. Et pourquoi ne pas essayer ? Parce que ça marchera pas. Et pourquoi ça marchera pas ? Euh… je ne sais pas, on l’a pas encore essayé…

  • Merci beaucoup pour ce très bon article.

    J’apprécie tout particulièrement l’explication de texte sur l’évolution rapide des GJ, de contestataires/questionnaires de « où va le pognon » à « révolutionnaires en peau de lapin »; c’est exactement ça.

    • Je vous livre ce témoignage d’un GJ:
      « Dans ma ville, au sein de certains GJ, il y a une main mise sur la modération et l’organisation de certaines AG de GJ qui ont lieu régulièrement. Une confiscation de la parole, dotée de quelques tabous comme la dette ou l’immigration. Des syndiqués ou militants d’extrême gauche, type antifas et compagnie, qui ont coupé court à toute discussion… »
      Le mouvement a été infiltré à tous les niveaux à la manière des cellules communistes dans les syndicats à une époque.
      Qui est bénéficiaire? Conclusion?

  • vous n’auriez pas oublié de parler du vote blanc par hasard?

  • Ce titre me choque, je le trouve un peu méprisant pour Astérix.
    Macrouille déteste le gaulois il l’a clairement exprimé, Et « La culture Française n’existe pas ». Le grand Débat Manigancé, contrôlé, et animé par Macrotte, ne peut être qu’un fatras de discussion a chier !

  • « le monopole exercé sur les retraites et les frais de santé (24 % du PIB), »
    C’est quand même l’essentiel de la redistribution, non ?
    Certains y gagnent plus que d’autres, pas forcement ceux qui en ont le plus besoin, mais ceux qu’on retrouve aux rond points avec des gilets canaris.

  • L’article donne l’objectif, à savoir le désengagement massif de l’État dans les domaines économiques où il n’a absolument rien à faire. Mais il reste sec sur les solutions pour y parvenir.

    Des sujétions de l’auteur ?

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