La France est-elle en voie de se soviétiser ?

La France est-elle entrée sur la Route de la servitude, pour reprendre l’expression chère à Friedrich Hayek ? Est-elle en train de se soviétiser ?

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La France est-elle en voie de se soviétiser ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 avril 2018
- A +

Par Olivier Maurice.

Le 10 mai 1981 voyait pour la première fois un socialiste élu président de la République Française. Dans la foulée était constitué le gouvernement d’union de la gauche chargé de mettre en place 110 propositions pour changer la France.

Le 7 novembre 1917 se déclenchait la révolution d’Octobre, Lénine et Trotski ouvraient le congrès des soviets des députés ouvriers et paysans. La Russie devenait le premier pays socialiste de l’Histoire.

Bien… depuis que je me suis mis en tête qu’il pourrait peut-être y avoir un quelconque parallèle entre les deux événements et leurs conséquences, tout le monde autour de moi n’a eu de cesse de me répéter que je me fourvoyais complétement : l’URSS était un pays communiste, tout le monde le sait, et la France est un pays capitaliste, libéral, bourgeois… tout le monde le sait aussi.

Ma manie de vouloir comparer les deux tient donc sans aucun doute d’une étrange obsession schizophrène à voir du rouge partout.

Les voyants au rouge

Le problème, c’est qu’effectivement, j’ai tendance à voir de plus en plus de voyants rouges, surtout depuis que la France est devenue championne du monde des prélèvements obligatoires, depuis qu’elle a été rétrogradée dans le classement des économies mondiales, voire même classée derrière les pires régimes socialistes d’Amérique du Sud …

Donc, qu’à cela ne tienne : je me suis plongé dans les chiffres, persuadés que ceux-ci me prouveraient de façon incontestable si je me fourvoie ou non.

Les derniers chiffres de l’économie française sont ceux de 2017, 36 ans après l’élection de François Mitterrand. Un rapide calcul nous projette donc à Moscou en 1953, l’année de la mort de Staline et celle de l’avènement de Nikita Khrouchtchev, 36 ans après la révolution rouge.

(éloignons au passage toute similitude possible entre la boulimie de communiquer sur des réformes en profondeur tout en ne changeant rien de Khrouchtchev, et sur celle de notre président actuel pour nous concentrer sur des éléments factuels)

Je me suis donc livré à l’exercice qui consiste à comparer les chiffres de l’économie Française en utilisant la méthode employée par l’URSS de 1953.

Je vous passe les calculs qui sont décrits en fin d’article pour ceux qui ne manqueront pas de chercher des noises et des erreurs afin d’essayer de disqualifier des chiffres qui ne vont certainement pas leur plaire (artifice n°37 de la dialectique de Schopenhauer : « réfuter en dénonçant la preuve », dernière tentative avant l’ultime stratagème : « injurier »)

L’État providence

URSS 1953 France 2017
Mesures sociales et culturelles 22,8 % 22,9 %
Administration et Justice 2,5 % 2,1 %
Activités délocalisées 12,6 % 11,4 %

En % du PIB

La proximité des chiffres se passe de commentaire : la place occupée par les politiques publiques de la France de 2017 est bien identique à celle de l’URSS de 1953 : même proportion du PIB consacrée aux mesures sociales et culturelles, même taille de l’administration centrale et mêmes dépenses satellites distribuées par les collectivités locales.

Les partisans de l’État providence peuvent donc se féliciter : la France suit bien à la lettre le schéma de son illustre modèle : il n’y a aucune différence dans les moyens alloués à la politique sociale de l’URSS et celle de la France, 36 ans après le lancement du programme destiné à réaliser enfin les promesses d’égalité et de jours heureux pour tous les travailleurs.

L’État stratège

  URSS 1953 France 2017
Économie d’État 33,8 % 4,5 %
Économie privée 6,8 % 32,8 %

En % du PIB

En regardant les chiffres portant sur les activités économiques publiques et privées, je me suis dit que ça y était : j’avais enfin trouvé la preuve que tout le monde me disait, je m’étais effectivement fourvoyé : l’économie de la France est privée et non publique : la France ne serait donc pas un pays socialiste !

Sauf que je me suis rappelé qu’en 1983, devant la menace de l’effondrement rapide de l’économie nationalisée les deux années précédentes, avait eu lieu le « tournant de la rigueur ». La version officielle étant de couper court à la relance de la consommation, c’est-à-dire de cesser d’endetter la France par des politiques publiques de dépenses destinées à relancer la consommation.

Or, depuis 1981, ce n’était pas du tout à une relance keynésienne dont la France avait droit, mais bien à une politique de nationalisation pure et dure de l’outil de production. Et ce qui l’a remplacé en 1983, sous couvert de « rigueur » imposée soit disant par l’horrible Europe libérale (déjà), c’est bien une politique de dépenses publiques, politique qui a n’a cessé de creuser une dette atteignant 36 ans plus tard la valeur d’une année de PIB.

Si les proportions entre économie privée et économie d’État sont inversées entre l’URSS de 1953 et la France de 2017, c’est qu’elles sont la traduction d’une décision délibérée de la Nouvelle Internationale Socialiste de 1951, qui avait renoncé aux nationalisations massives au profit du Keynésianisme, la France ayant juste vérifié en frôlant le gouffre en 1983 que cette décision des instances internationales du socialisme était bien justifiée.

Ah me voilà rassuré : la dette contractée par l’État français est bien la preuve que celui-ci suit depuis 36 ans l’orthodoxie socialiste et qu’il a bien conservé la maîtrise totale de la stratégie économique du pays, ainsi que le stipule d’ailleurs la description de ses attributions :

« Le ministre de l’Économie… définit les mesures propres à promouvoir la croissance et la compétitivité de l’économie française… Il est compétent pour le financement des entreprises en dette et en fonds propres … Il exerce la tutelle des établissements des réseaux des chambres de métiers et de l’artisanat et des chambres de commerce et d’industrie. »

L’État obèse

URSS 1953 France 2017
Mesures sociales et culturelles 22,8 % 22,9 %
Administration et Justice 2,5 % 2,1 %
Activités délocalisées 12,6 % 11,4 %
Défense 19,4 % 1,9 %
Dette Publique 2,1 % 19,9 %
État (hors économie) 59,4 % 58,2 %

En % du PIB

Sur le dernier point, aucune hésitation : la taille de l’État français (hors économie) est bien identiquement disproportionnée, tout comme elle l’était en URSS. En y regardant de plus près, l’État français semble même plus opulent que son homologue soviétique, ayant rogné jusqu’à l’os sur la fonction régalienne de défense, afin de compenser le poids astronomique de la dette contractée par sa politique économique et sociale.

Conclusion : tout va bien !

Que les partis de gauche (et de droite) se rassurent donc : la France est en bonne voie dans la soviétisation, elle tient parfaitement le cap qu’elle s’était fixé « d’instaurer une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». Exit le déclinisme : tout se passe exactement comme prévu !

La seule question qui me reste est la suivante : il a fallu aux citoyens de la Russie (et des pays satellites de l’URSS) de 1953 qu’ils attendent 36 ans de plus pour voir s’effondrer en 1989 le paradis des prolétaires, nous faudra-t-il donc attendre 2053 pour que s’écroule le meilleur système que le monde entier nous envie ?

Sources

Estimation du PIB de l’URSS : univ. de Berkley

Affectation des chiffres français selon le plan soviétique :

Mesures sociales et culturelles

Budget de l’État (culture, écologie, développement et mobilités durables, égalité des territoires, logement, enseignement scolaire, immigration, asile et intégration, médias, livre et industries culturelles, recherche et enseignement supérieur, Régimes sociaux et de retraite, santé solidarité, insertion et égalité des chances, sport, jeunesse et vie associative), sécurité sociale, régimes de retraite et assurance chômage, soit 510 milliards d’euros.

Défense

Budget de l’État (défense, anciens combattants, mémoire et liens avec la nation), soit 43,1 milliards d’euros.

Administration et justice

Budget de l’État (administration générale et territoriale de l’État, conseil et contrôle de l’État, direction de l’action du gouvernement, gestion des finances publiques et des ressources humaines, justice, pouvoirs publics, sécurités), contrôle et exploitation aériens, publications officielles et information administrative, soit 47,4 milliards d’euros.

Dette publique

Budget de l’État (engagements financiers de l’État, remboursements et dégrèvements), déficit budgétaire de l’État français, soit 443,3 milliards d’euros.

Activités délocalisées

Budget de l’État (actions extérieures de l’État, crédits non répartis, Outre-mer, politique des territoires, relations avec les collectivités territoriales), budget des collectivités territoriales, soit 254,1 milliards d’euros.

Économie centralisée

Budget de l’État (agriculture, pêche, alimentation, forêts et affaires rurales, aide publique au développement, économie, travail et emploi), opérateurs d’État (ODAC), soit 100,5 milliards d’euros. Afin d’être le moins polémique possible, je n’ai pas comptabilisé dans l’économie centralisée les parts d’entreprises où l’État est actionnaire, mais uniquement les établissements entièrement publics : agences normatives, fonds d’investissements, instituts et autres comités Théodule.

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  • On dit souvent de la France qu’il est le seul état communiste qui a réussi… ou pas encore échoué

  • Regardez la tête des gens dans la rue, ils avancent sans but avec des yeux vitreux. Ils ne réagissent plus à rien sauf pour défendre la collectivisation ou la néo-écologie communiste. Ce pays est foutu car les gens sont foutus.

    • @Moldu effectivement il est frappant de voir l’uniformisation des gens : tous habillés en gris/noir , mal fagotés, pseudo mode cheap selon le même standard. On se croirait ds les ex pays de l’est ou en ex urss . Ni le pays ni les gens sont foutus même le pays a du plomb dans l’aile.

      • C’est vrai, je l’avais remarqué. Le gris/noir est ultra-dangereux pour les piétons au crépuscule, il faut que leur tendance suicidaire soit forte…

      • @ Val
        Prenez le métro à Paris avec des fringues de couleur, tout le monde vous matte comme si vous étiez un extra-terrestre. Hallucinant !

  • C’est déjà bien avancé, il ne manquait plus qu’un petit dictateur, c’est chose faite, maintenant ce n’est plus qu’une question de temps d’autant que les Français ne sont plus des veaux, ce stade là est passé, ils sont aujourd’hui d’un infantilisme et d’un féminisme sans pareil au monde. En quelques sortes des imbéciles maléables à merçi.

  • La France n’est pas en voie elle est.

  • @laurent. Oui c’est d’ailleurs curieux que l’on essaye encore d’analyser les chiffres. Car des gens qui veulent peuvent faire avec pas grand chose. Mais des gens qui ne veulent rien n’ont pas d’objectif et ne construisent plus rien. Nous sommes au stade du vide. Une sorte de vortex noir qui s’accélere de plus en plus. C’est peut être une bonne nouvelle car la vitesse d’auto-destruction devrait augmenter. En gros nous avons une économie en faillite avec des gens qui s’en contentent allègrement. Pire ils en veulent plus. Comme l’alcoolique qui boit pour faire taire la douleur. La fin sera les pieds devant. Soon is better.

  • « J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. » Vladimir Boukovski

    • @ Sans blague
      Non, comparaison n’est pas raison!

      Il n’y a jamais eu un « brexit » d’un pays satellite en URSS.
      L’URSS n’a pas ouvert ses frontières aux étrangers pour favoriser le libre échange.
      L’Union Européenne n’a pas de projet « impérialiste »: ce sont bien des nations qui expriment le souhait d’en faire partie ou de créer des accords.
      Le « pouvoir » de l’U.E. ne décide rien de sérieux qui ne soit préalablement approuvé par chacun des pays membres, trop souvent encore, à l’unanimité (Conseil européen des chefs d’état et de gouvernement), par le Parlement européen puis soumis au Parlement de chaque pays membre.
      Enfin l’U.E. est encore en « formation », donc « pas achevée » et tout peut encore foirer si les nations se préfèrent souverainistes et nationalistes!

      Pour l’U.E., entre « l’Europe des états » et « l’Europe fédérale », le choix se fait tous les jours, pas en URSS!

      Enfin, peu de pays membres y expriment une tendance communiste, façon soviétique, et beaucoup font partie de l’OTAN. Qui voudrait d’un V.Poutine « européen »?

      • @mikylux il n’en reste pas moins que l’état dépense 57% du Pib ce qui fait de la France un pays coco selon les normes mêmes de l’économie.

  • Budget de l’EN : 50 Mds € rien qu’en salaires.
    Le premier budget de l’état ne sert qu’à payer des gens qui ne produisent rien, qui ne font que laver des cerveaux.
    Il est clair que les années 80 sont le tournant, l’époque d’un président qui faisait tourner les tables pour orienter ses choix. On voit le résultat.

  • Quid de la justice avec des lois punissant « la diffamation ou la discrimination » EN PRIVE. Le contrôle de tous partout, singulièrement de la vie privée est la définition du totalitarisme.

    • On va bientôt avoir comme en URSS un état qui dictera ce qui est une fake new, donc ce qui est LA vérité! Nos media sont déjà comme la Pravda (vérité en slave), diffusant la vérité gaucho-écologiste! Climat, OGM, Glyphosate, etc… sont falsifiés pour que les moutons bêlent!

      • En Urss ils n’avaient qu’un journal la Pravda.
        En France tous les journaux sont la Pravda.

        • Ils avaient aussi les Izvestia, ce qui permettait aux Russes de dire « Il y a autant de nouvelles dans les Izvestia que de vérité dans la Pravda ».

  • Elle n’est pas en train, elle l’est déjà!

  • Ce qui est inquiétant, c’est de constater que sont nombreux ceux qui vont à l’abattoir en chantant!

  • Bien d’accord.
    Notre parti unique est constitué de la classe politique, formée au moule (des écoles du Parti) de l’ENA, sauf les extrêmes ; ces derniers sont bien pratiques pour justifier le contrôle des citoyens par la pensée unique et le politiquement correct. Pour cela les commissaires politiques sont en place dans les médias et les associations subventionnés. Le KGB siège au ministère des Finances qui surveille mieux que personne notre vie au travers de nos moindre dépenses . La seule différence réside dans le budget de Défense, nettement moins imposant chez nous.

  • « Ma manie de vouloir comparer les deux tient donc sans aucun doute d’une étrange obsession schizophrène à voir du rouge partout. »
    Je vous le confirme !
    Il m’est arrivé de vivre, dans une vie antérieure, dont un pays à l’économie « vraiment administrée », du genre de celui dont les supermarchés, exclusivement d’Etat, ont des rayons toujours vides parce que la gestion des livraisons est chaotique et que si vous n’êtes pas là le jour des arrivages, vous n’avez plus rien. En France, il n’y a guère que devant les Apple stores, le jour de la sortie de l’Iphone N qu’on rencontre ces phénomènes.
    En France, tous les biens de consommation, du PQ à la voiture, sont libres d’accès, en quantité suffisante et dans un choix abondant.
    Votre comparaison, outre qu’elle est idiote et qu’elle traduit une profonde méconnaissance de la vraie vie dans les régimes de type soviétique dessert, par son extravagance, votre défense du libéralisme.
    Avec des libéraux comme vous, le rejet du libéralisme a encore, hélas, de beaux jours devant lui.

    • Cette pénurie n’existait pas en 1953 en URSS.

      • Désolé, mais jusqu’à la mort de Staline en 1953, la pénurie (alimentation, logement…) était une réalité. Il a fallu attendre quelques années de Khrouchtchev pour que les choses s’améliorent un peu.
        Vous oubliez aussi le bilan de l’URSS de Staline en 1953 : des millions de morts, dont de nombreux à cause de la famine.
        Franchement, comparer la France de 2017, qu’elle soit hollandaise ou macronienne, à l’URSS de Staline, fallait oser !
        Etonnez-vous qu’avec des raisonnements aussi fumeux, le libéralisme ait du mal à se faire une place au soleil en France ! Si vous voulez vous faire plaisir et vous tailler un semblant de succès auprès du petit cercle d’affidés qui sont sur la même ligne que vous, c’est sans doute la bonne méthode ; si vous voulez convaincre un plus grand nombre des vertus raisonnables du libéralisme, vous mettez à côté de la cible.

        • @jean roule bien sûr la comparaison avec la période hardcore Staline-Khrouchtchev ne tient pas . Cela dit nous sommes bel et bien en voie de communisation rampante. La croissance de l’état est indéniable, celle des impôts , la fuite des capitaux financiers , industriels et humains . PS : moi aussi j’ai vécu ds un ex pays de l’est

          • Outre qu’il est abusif de faire un parallèle strict entre communisme et prélèvements importants, il y a des façons plus intelligentes de critiquer le poids exorbitant de notre Etat dans nos vies de citoyens (taxes, normes et répression…)

  • @jrdc. Quoi ? La différence s’achète avec de la dette. Les rayons sont pleins pour nous, pour nos enfants cela sera moins facile. Nous voyons déjà l’errosion active de la richesse industrielle, humaine, technique. L’intelligence s’exporte. Donc vous avez tord. Ce pays est rouge et rongé par le chancre communiste.

    • Notre dette n’est qu’apparente. 2000 milliards d’euros de dettes, à comparer à nos avoirs (financiers, immobiliers etc…) qui s’élèvent à pas loin de 15000 milliards. Rien que les avoirs financiers des Français dépassent 3000 milliards d’euros.
      Nous sommes loin d’être en faillite.

      • Les avoirs financiers des individus pour compenser la dette de l’Etat : c’est bien la preuve irréfutable de la soviétisation !

      • Nous sommes loin d’être en faillite.

        Mais bien sûr. un mois avant de s’écrouler, la RDA fêtait en très grandes pompes ses 40 ans d’existence.

        Il n’a fallu qu’un décret pour faire disparaître l’URSS.

    • Votre dernière phrase est ridicule. Ce qui vous sauve, c’est que vous n’en avez même pas conscience.

  • le coq est un animal fier. Après il a continué à chanter les pieds dans ses excréments. Maintenant il ne chante même plus. Il n’a ni plumes ni rien. Juste le petit trou de son arrière train reste rouge vif à force d’assauts répétés et ciblés de l’Etat contre lui. Car oui, c’est complètement une action volontaire de l’Etat.

  • Cela me fait penser à mélancon qui voulait traquer les riches à l’autre bout du monde. C’est déjà le cas avec la csg par exemple. C’est rigolo de payer pour la sécu des autres (comprendre les pauvres communistes).

  • Il ne manque qu’une crypto Bercy pour avoir un pays au top !

  • Pour rappel, les soviets n’étaient pas communistes au départ mais ont été noyautés par les rouges.

  • C’est un peu différent càd moins et pire : les Soviets ont conservé l’ intégrité de leur territoire , la Russie
    alors que ici depuis environ 40 ans c’est la route de la Désintégration par le fait principal de communautés incompatibles.
    MORILLE Alain

  • @Gian. Métro, Paris. Manque rats, déchets, voleurs, hidalgo.

    • @ Moldu
      C’est l’uniformisation, des habits, des codes, des modes qui est inquiétante.
      Et surtout une grande tolérance à l’indifférence et une grande intolérance à la différence.

  • Jrdc est certainement un humaniste qui vit bien de l’argent des autres.

  • Personnellement, j’aime beaucoup cet article et j’apprécie la somme de travail considérable qu’il a sans doute nécessité.

    Il ne faut pas s’arrêter en si bonne voie car ce qu’il annonce, c’est l’inexorable marche de la France vers son déclin. Est-il encore temps de l’éviter ? Est-ce qu’un jour ce pays perdra son indépendance à nouveau, cette fois au profit de ses créanciers représentés par une Europe qui agirait au nom du sauvetage de la monnaie ?

    C’est le chemin que nous prenons.

    Rien n’est entrepris pour alléger le poids de l’Etat. Bien au contraire, il lui est assigné constamment de nouvelles missions, lesquelles entraineront de nouvelles dépenses. Ces missions seront financées en partie par l’accroissement des prélèvements obligatoires et en partie par l’accroissement de la dette, en dépit de leur niveau déjà exorbitant.

    C’est à cela que conduisent les délires climatiques : ils ne sont que le prétexte pour lever de nouvelles taxes, voire de nouveaux impôts.

    C’est à cela que mènent les nouveaux objectifs assignés aux entreprises : qu’elles soient obligées de détourner une partie de leurs ressources en finançant des actions que la loi leur aura imposé, qu’est-ce donc si ce n’est des prélèvements obligatoires déguisés ? Peu importe que la nécessité de ces actions soit issue de concepts fallacieux telle la responsabilité sociale et environnementale.

    Cela nous ramène directement au sujet de l’article que je commente. En effet, l’entreprise est privée de sa raison d’être en étant détournée de son objectif « naturel » qui est le profit. C’est exactement ce qu’ont fait les soviétiques, en ne la chargeant que d’occuper les gens, la mesure de leur performance étant la production et non le profit.

    Or c’est le profit qui permet de préparer l’avenir : renoncer à l’un, c’est renoncer à l’autre. Aurons-nous aussi peu d’avenir que les soviétiques ?

  • @Gian. Oui je constate cela aussi. Les parents se gueulent dessus et même se mettent des baffes sur le parking de l’école. Je vois que le stade blanc/gris est maintenant dépassé. Dans la grève nous sommes au 3/4 du livre. Presque la fin. Enfin.

  • Jean Pierre Chevalier confirme aujourd’hui.

  • Très bonne analyse sauf que les qualités littéraires (recrutement par l’éna) sont utilisées en lieu et place de l’adhésion au parti pour sélectionner les dirigeants. Si la sélection par le diplôme est un peu moins sectaire, pas sûr que les littéraires soient plus compétents pour diriger une économie.

  • Surtout avec ce niveau de responsabilité (70% du PIB). Il y en a quand même qui ne doutent de rien, surtout pas de leurs compétences, alors que même Dieu a inventé le libre-arbitre pour n’avoir pas à tout gérer, ce qui lui aurait été impossible. Même maintenant qu’on a inventé l’IA toute puissante.
    C’est la centralisation des pouvoirs qui amène les catastrophes. Qu’ils soient monopoles d’état ou privé, duopoles ou oligopoles. On est en plein dedans.

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