Trop d’impôts ? Vite, augmentons-les !

Les mauvaises habitudes ont la vie dure : pour résoudre le problème d'une fiscalité délirante, nos élites vont la rendre encore plus délirante.
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Trop d’impôts ? Vite, augmentons-les !

Publié le 8 février 2019
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Novembre 2018 : la France découvre qu’une partie de son peuple n’arrive plus à boucler ses fins de mois. La pression fiscale, notamment sur les carburants, est trop forte. Les ponctions de tous côtés poussent un nombre croissant d’individus dans la précarité. Le mouvement des Gilets jaunes vient de débuter.

Février 2019 : alors que la France s’enfonce doucement dans un troisième mois de crise sociale, le Président de la République et son gouvernement se sont lancés dans la mise en place d’un Grand Débat National qui, selon eux, devrait permettre à chacun d’exprimer les problèmes ressentis et de corriger la trajectoire politique, économique et sociale du pays.

Et en trois mois, que de chemin parcouru ! Les revendications sur une baisse de la pression fiscale sont maintenant proprement oubliées. Petit-à-petit, de noyautages en dérives idéologiques, de compromis en politicailleries faciles à identifier et comme il était parfaitement prévisible, on est passé d’un message simple « Moins de taxes » à un message nettement plus insidieux, « Moins de taxes pour les pauvres« .

On pouvait s’y attendre : comme je le mentionnais dès décembre, on a pendant des années absolument tout fait pour proprement séparer le constat des taxes et impôts stratosphériques du bilan catastrophique des services publics offerts en regard, pour dissocier complètement l’obésité morbide de l’État et la ponction asphyxiante qui le fait vivre, et ce afin de faire perdurer le rêve humide d’une redistribution française généreuse et efficace.

Dès lors, il aurait été naïf d’attendre une prise de conscience du peuple, baigné dans les fadaises socialistes du tout-redistributif, de l’argent gratuit des autres, de l’État omnipotent et omniprésent. Pour la plupart des Français, le problème ne se résoudrait pas en demandant « moins d’État » mais plutôt en demandant « mieux d’État », parce que la rhétorique et les petits jeux de mots faciles constituent une vraie politique économique dans ce pays, ma brave dame.

Ceci explique qu’à peine supprimé, l’impôt sur la fortune, pourtant catastrophique en ce qu’il fait fuir les forces vives du pays, voit déjà son retour réclamé à grands cris par toute une frange de Français bien plus excités à l’idée de ponctionner les autres que de voir leur propre pouvoir d’achat augmenter. On comprend qu’il ne faudra donc plus beaucoup d’effort au gouvernement pour transformer ce « Moins de taxes pour les pauvres » en « Plus de taxes pour les riches ».

Et il s’y emploie donc avec ferveur.

Puisque, c’est décidé, l’idée n’est absolument plus de diminuer la pression fiscale mais, plus facilement, de l’augmenter sur une catégorie d’individus qu’il est de bon ton de mépriser, les annonces se suivent et se ressemblent. Les dernières en date sont de l’inénarrable Darmanin qui tient absolument à ce qu’on se rappelle son passage à Bercy : revoir les niches fiscales pour qu’enfin, les gros bourgeois crachent au bassinet tant il est connu que ce ne sont pas eux qui payent déjà l’essentiel des impôts.

Bien évidemment, puisque tout ceci est, comme d’habitude, parfaitement improvisé, cela ne manque pas de provoquer des cris et des grincements de dents avec des correctifs et des ajustements au gré des publications médiatiques, parachevant l’image d’une politique de Gribouille menée par des gamins paniqués.

Parallèlement à ces gesticulations et puisqu’il ne faut surtout pas perdre le bénéfice d’une bonne crise, d’autres propositions sont déjà à l’étude pour… augmenter des taxes. Bruno Le Maire l’a expliqué : ce sera peut-être sur les grosses plus-values immobilières. Parce que bon, taxer plus, c’est cool.

Bref : de la même façon qu’était prévisible la récupération gauchiste du mouvement des Gilets jaunes, tout se déroule comme prévu concernant la réaction du gouvernement. Moyennant un magnifique nuage de paillettes (fournies par Macron) et d’encre (produite par nos indomptables législateurs), le Grand Débat truc-machin aboutira à une hausse des impôts, soit la demande diamétralement opposée des manifestants du début.

Eh oui. Malgré un message parfaitement clair et audible au début, malgré les évidences qui s’accumulent partout, pointant sans l’ombre d’un doute vers une pression fiscale démentielle, malgré le classement en pole position de la France parmi les enfers fiscaux, malgré l’explosion des dépenses et des prélèvements publics qui atteignent des records, tous nos élus, tous les ministres et le Président n’ont qu’une idée en tête : augmenter encore taxes et impôts.

Je ne vois guère que deux raisons essentielles à cette obstination délétère.

La première de ces raisons est l’incapacité fondamentale à sortir du cadre des idées habituelles en sociale-démocratie : baisser la dépense publique, ce serait abdiquer, renoncer et ce serait plus qu’une erreur, ce serait une véritable faute. Il n’est qu’à voir un récent tweet d’Édouard Philippe pour saisir l’ampleur de l’opacité mentale de nos gouvernants à certains concepts comme celui d’une baisse des taxes :

Qu’on mette cette incapacité sur le compte d’un désir de conserver une base électorale (qu’il convient donc d’arroser abondamment avec les ponctions opérées), ou que ce soit parce que les habitudes sont telles que tout changement paralyse la réflexion, peu importe puisque le résultat est le même. Il ne peut y avoir de baisse des dépenses publiques, enfin ! Personne ne peut envisager ni une diminution du périmètre de l’État, ni l’aveu qu’il n’est pas indispensable partout et tout le temps, ni les inévitables cohortes de chômeurs, de veuves et d’orphelins que ce retrait provoquerait.

Cette première raison explique assez bien la tendance générale qui a accompagné l’État français depuis 50 ans : on n’aboutit pas à 2000 milliards de dettes et un État obèse complètement par hasard.

La seconde est plus profonde et à mon avis explique mieux cette compulsion pathologique à vouloir taxer de tous les côtés : dans un pays qui frémit à la moindre possibilité d’un changement qui ne soit pas amorti par l’une ou l’autre solidarité, toute diminution des dépenses publiques nécessite du temps pour leurs explications, leurs négociations, leur mise en place et l’obtention de quelque résultat que ce soit.

Or, le gouvernement ne dispose manifestement pas de ce temps : comme le mentionne la Cour des comptes, les finances publiques sont particulièrement tendues et si, à l’évidence, la réduction des dépenses publiques s’impose, il est beaucoup plus facile d’augmenter les recettes pour parer au plus pressé, alors que la France s’enfonce dans le classement des mauvais élèves en matière budgétaire.

Cette peur d’un incident budgétaire malencontreux explique une partie de la politique épileptique du gouvernement, l’autre partie étant couverte par la véritable panique qui s’est maintenant emparée de l’exécutif lorsqu’il s’agit de gérer le peuple qui grogne. Les réactions de plus en plus violentes des deux côtés des barricades montrent que l’absence totale de tout courage pour réformer, au cours des 40 dernières années, a laissé un terrible piège se refermer sur Macron et son équipe : tétanisés à l’idée de faire des coupes pourtant nécessaires mais dont ils sont persuadés qu’elles entraîneraient une foule hystérique dans la rue, ils en sont réduits à bricoler des petits arrangements et augmenter les taxes partout où ils le peuvent, à l’exact opposé de ce qu’il faut pourtant faire.

Dans ce contexte, une conclusion s’impose : les prochains mois seront déterminants pour Macron et sa clique, mais la chance ne suffira pas.


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  • un bon impot est un impot a base large et taux faible: autrement dit il touche tout le monde ou presque et la ponction est suffisement peu douloureuse pour ne pas generer de strategie d evitement.
    Dans ce cas, supprimer les niches fiscales est une bonne chose puisque c est exactement l inverse de qu il faut faire (une niche fiscale implique qu a cote vous avez une partie des contribuables qui se font matraquer sinon la niche n a aucun interet)
    Evidement il faut non seulement supprimer les niches fiscales mais aussi leurs causes : le taux excessif de prevelement hors niche fiscale

    PS: un politicien sera toujours reticent car une niche fiscale c est montrer a ses electeurs qu il agit en les protegeant de l impot. Sans compter l effet de se montrer verteux : on fait une niche fiscale pour aider une cause jugee meritante. On va faire une niche fiscale pour la fourniture de repas aux SDF mais surement pas pour leur fournir de l alcool 😉

    • j’ajoute qu’une niche fiscale est un coût supplémentaire : c’est de la complexité inutile, c’est plus d’emplois d’agents du fisc pour gérer cette complexité, de même que plus d’emplois de comptables, de juristes pour bénéficier de cette niche.
      au final, une perte pour la nation.

      • C’est des chômeurs en moins dans l’esprit étatiste.
        Creuser un trou, le boucher en creusant un second trou, pour eux c’est du bon boulot. Et ce constat est terrible.

    • Je ne considère pas qu’employer une nounou, une femme de ménage , un jardinier ou une aide à domicile soit une niche fiscale! Cela permet de donner du travail à des personnes qui sinon seraient au chômage et seraient un fardeau de plus pour les contribuables, enfin ceux qui paient encore des impôts. Cela leur permet aussi de bénéficier d’une couverture sociale et de points de retraite. Vous voulez quoi à la fin, que la France devienne un pays du tiers monde tel qu’il était avant, parce que maintenant il commence à s’en sortir, avec plein de pauvres mendiant quelques miettes? Vous voulez un régime de contrainte dont la liberté est absente. Si c’est le cas, partez vers vos pays de cocagne! Il y en a.

      • c’est une niche fiscale..quand on fait des gamins on les assume et c’est pas aux autres de payer, idem quand on a les moyens d’avoir des employés chez soi.

        • « Quand on a les moyens » non : quand on s’est donné les moyens. Et oui, cela fait du travail pour ces personnes, donc des chômeurs de moins aux frais des autres. Ces « riches » s’assument, paient bien plus d’impôts et de charges sociales et en plus font travailler d’autres personnes. Oui la niche se justifie pleinement. Maintenant, si la base des impôts étaient large, juste, c’est-à-dire si les impôts étaient payés par tous, alors oui, les niches fiscales pourraient disparaître. Mais il va de soi que ceux qui réclament la fin des niches fiscales sont ceux-là même qui n’en paient pas…

  • Le RU a été contraint de réduire la dépense d’Etat dans les années 70, l’Allemagne dans les années 90, la Grèce dans les années 2000, l’Italie et l’Espagne dans les années 2010. Le tour de la France est pour la prochaine décennie.

    “Vous pouvez ignorer la réalité, mais vous ne pouvez pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité.” – Elle finit toujours par vous rattraper.

  • Les gens qui ont mis leur espoir dans Macron nous ont bien foutu dans la m …

  • ce n’est pas macron et son équipe qui sont dans le piège, mais les contribuables !!!

    • « pourquoi ce gvt ou les précédents n’augmentent pas suffisamment les impôts pour ne pas faire de déficit ? »
      C’est pourtant très simple : augmenter suffisamment les impôts pour ne pas faire de déficit, ça se voit, très fort et tout de suite. Ce n’est pas populaire. Alors que sortir de l’argent gratuit des marchés financiers, surtout si c’est de l’argent qui doit être remboursé à… disons 7 ans, par exemple, soit au-delà de la mandature actuelle, c’est beaucoup plus simple. Ça permet d’acheter la paix tout de suite, et de laisser l’ardoise aux suivants.
      Le problème, c’est que les suivants font pareil, et qu’on est partis dans 40 ans de cavalerie financière (chose strictement interdite pour un particulier, au passage)

  • Rien a comprendre aux finances ‘publiques, pourquoi ce gvt ou les précédents n’augmentent pas suffisamment les impôts pour ne pas faire de déficit ?
    Ma réponse est ..il et ses copains aiment l’emprunt, aiment faire des dettes qu’ils ne paieront jamais de leurs poches…mais pour notre bonheur il se contente de peu , 3 ou 4% ….ridicule, 2000 milliards , vraiment des gagne-petit ,espérons que le prochain voit plus grand pour la France 🙂

    • « espérons que le prochain voit plus grand pour la France »

      Pas de problème, il suffit de trouver un économiste qui augmente le taux « raisonnable » d’endettement. Les media conscientisés en ont toujours une demi-douzaine en réserve …

  • Le problème, c’est l’effet cliquet des niches fiscaes comme des avantages sociaux, comme de la hausse du nombre de fonctionnaires: difficile de revenir en arrière.
    Macron récupère 40 ans de politiciens irresponsables (après moi le déluge) et soumis à un projet européen… qui n’était pas celui des pays européens. Le clou a été la création de l’euro qui a précédé la convergence des économies alors qu’il aurait dû en être la conséquence.
    On peut faire des économies et diminuer le périmètre de l’Etat, mais cela suppose une augmentation temporaire du déficit ou de la dette, comme lorsqu’on restructure une entreprise.
    Entre la contrainte europénne et celle du peuple, Macron est coincé.
    Donc il s’agite, il temporise, il ment…

    • On peut effectivement toujours supposer qu’eut-il la chance d’être élu avant 2017, il n’eut pas fait fondamentalement pire que ses prédécesseurs, lesquels auraient sans doute face face au même mur de la réalité s’ils occupaient actuellement sa place.

    • Le problème de la France est qu’elle combine deux tares : 1. un marché de l’emploi très rigide 2. un niveau de taxation très élevé.

      On peut se débrouiller correctement avec l’une des deux. Le Danemark en est un exemple : la taxation y est forte. Pourtant son économie y est prospère.

      Rendez profitable le niveau de productivité des 3 millions de chômeurs français en, au choix, diminuant les taxes et/ou assouplissant les lois du travail, et vous en aurez, des rentrées fiscales pouvant financer la transition vers du moins d’Etat.

    • L’effet cliquet n’existe pas au début du quinquennat : il aurait pu tenir sa promesse de réduire le nombre de fonctionnaires, ça n’aurait rien coûté, bien au contraire. En revanche, il fallait mettre en place les moyens que ces fonctionnaires ne se retrouvent pas sur le carreau, mais se voient proposer (pour les dévoués et consciencieux, oui il y en a plein) un cadre privé plus épanouissant (grâce à un meilleur contexte pour les emplois privés). C’était le moment ou jamais, vu la position dans le cycle économique…
      Pour l’augmentation temporaire du déficit et de la dette, non, il faut juste les balloches pour lancer le truc, et l’effet Laffer compense, dès la première année, les frais supplémentaires en supposant qu’il y en ait. Et de toute façon, l’UE ne fait vraiment les gros yeux que sur le déficit structurel, donc a) les frais supplémentaires ne sont pas comptés, et b) l’effet Laffer est lui comptabilisé à plein.
      Outre les balloches, il faut malheureusement aussi une certaine culture économique pour ne pas choisir les réformes au hasard, et une demi-douzaine de ministrables compétents pour constituer son gouvernement et lancer le truc. On en était loin, et on n’en voit pas la queue d’un pour demain non plus.

      • @Zod & MichelO
        Oui!
        Il est intéressant de voir qu’une solution est à portée de main si on ne se polarise pas sur la seule diminution immédiate des dépenses comme le suggèrent erronément la plupart des libéraux et aussi la Cour des Comptes.
        Si on osait supprimer d’un seul coup dès demain matin la totalité des prélèvements confiscatoires (sur les « riches », les successions, sur l’énergie électricité+carburants, sur les charges patronales et salariales …), le déficit induit s’inverserait rapidement parce qu’avec l’argent rendu aux français l’activité et l’investissement repartiraient immédiatement et qu’une bonne partie des aides sociales ne serait plus nécessaire. Le peuple serait content sauf quelques maniaques de l’ISF. Je suis certain que chaque € de taxation en moins engendrera rapidement bien plus d’un € de réduction du pognon de dingue et le déficit fondra à vue d’œil même sans suppression déchirante de sévices publics. Même les fonctionnaires devenus inutiles trouveront facilement un emploi plus rémunérateur dans le privé.
        Le problème est d’abord technique, personne en haut lieu ne semble comprendre qu’une hausse des taux de prélèvements peut entraîner rapidement une baisse des recettes par fonte de la masse imposable (effet dit de Laffer), Comme s’il n’y avait plus dans les cabinets ministériels un seul ingénieur sachant compter.
        Nous payons tous des décennies d’incompétence croissante au sommet.
        M. Macron le sait, à lui de cogner une bonne fois sans finasser en faisant enfin nommer le mini-gouvernement de têtes bien faites dont nous avons besoin.

        • Le seul problème de l’effet Laffer est qu’il est contre-intuitif, et qu’il faut donc que celui qui l’explique et le popularise ne soit pas le même que celui qui l’applique. Sinon, seule une infime minorité voudra bien croire que la cause de l’amélioration soit bien la réduction du matraquage fiscal.

    • on peut déjà simplifier (tous les codes) : mais cela implique de sérieusement travailler et d’avoir conscience que la complexité a un coût !

  • 2 choses croustillantes. La destruction de l’immobilier, et là on parle de gros sousous et de beaucoup d’inertie. On parle de logements et d’emplois, d’entreprises, etc… (plu, mairies, droits immo, taxations, tracasseries (en étant gentil), bref un ensemble gluant collectiviste qui va détruire le plus gros moteur économique. Et les voitures (diesel) et lol. Faudrait savoir. Polluantes ou pas ? Résultat personne n’ose acheter une merde à 30.000€ pour l’Etat ponctionne et sanctionne…encore et encore. Le 25 du mois les supermarchés constatent une érosion rapide du budget des ménages… faudra pas grand chose pour que ce bordel parte en flammes. Ah, et une fuite fortuite et récurrente d’un réacteur nucléaire en ruine ça vous dit ? La France c’est possible et c’est déjà là.

  • Le mouvement des GJ et finalement toute la France sont dans un processus lent de découverte de la vérité à propos de l’Etat obèse.

    Un point important de ce mouvement est la revendication, pour la première fois clairement affichée par les classes moyennes productives, du rejet des taxes. L’autre revendication, encore plus importante, est celle du RIC. Celle-là, il ne faut surtout pas l’abandonner car elle est déterminante pour la suite.

    La dérive des revendications, la récupération temporaire du mouvement et le résultat qu’on anticipe très décevant ne doivent pas inquiéter. Tout ceci est une étape nécessaire sur le chemin de l’apprentissage, une première étape dans le lent processus de rejet de l’Etat obèse, avec la promesse d’autres étapes à venir, portant des revendications de plus en plus précises à mesure que l’Etat obèse approchera de sa fin inéluctable.

    Ce qui s’est produit en 2018 est bien l’antithèse libératrice de la catastrophe de 1968.

  • Vu qu’en gagnant 30Keuros par mois, en disant les pires conneries et l’inverse juste après, et en n’ayant strictement aucun risque de sanction, il ne se passe rien, pourquoi se priver de continuer…

  • Macron a bien attrapé le Mickey lors de ses tours de manège.
    Le problème, c’est que ce n’est pas le bon Mickey… C’est le petit mickey… :mrgreen:

  • Avoir des recettes d’impôts direct et indirect et en même temps un déficit de la dépense publique qui augmente : 57 % !! ..je rappelle , que l’on se plaint des salaires de hauts fonctionnaires , plus élevés que le President , 1er ministre ,ministre !! Un haut fonctionnaire à Bercy , il est payé pour ses competence , B.Le Maire ministre des finances , ( ENA , Cursus affaires étrangères se retrouve ministre des finances , quelle compétence ?? ) L’on peut considerer qu’il a un emploi fictif et coûte bien cher !!!

  • Tout problèmes de Budget passe en premier lieu, et par définition, par une fixation et ou une limitation des dépenses.
    j’en donne un exemple simple : limiter le cout de fonctionnement global du Sénat, a la moitié d’ici 4 ans, et au tiers, a terme. C’est simple, facile , Limitation a 100 sénateurs, suppression des coiffeurs, de frais d’enterrement des primes de nuit pour jardiniers etc. etc. Quelques heures de travail suffisent.
    Les jours suivants on traite d’autre sujet, en moins d’un mois on trouve 50 milliards. Un investissement bien employé dans la re migration sera alors un moyen de doubler la mise.

    • Je ne sais pas pourquoi tout le monde ne pense qu’à s’attaquer à des économies de quelques millions bien visibles, ce qui en fin de compte remet aux calendes grecques les économies de quelques milliards, voire dizaines de milliards un peu moins visibles. Sans doute parce qu’il faudrait d’abord oser rappeler qu’on est en faillite, et qu’en faillite on ne peut pas faire de sentiment.
      Le Sénat, on peut gagner 250 millions. Les aides au changement de véhicule, le double. Mais quand on aborde les aides au logement, on est à plus de 40 milliards. Donc le Sénat, c’est une manière d’économiser 0.5% de ce qu’on pourrait économiser au final en laissant le logement au privé, et en évitant de verser des aides aux locataires qui ne servent pas au bien-être de ceux-ci et des bailleurs, mais à satisfaire des normes idiotes et innombrables et à pouvoir imposer les bailleurs à des taux prohibitifs.

      • ces faibles économies sont visibles mais elles ont aussi un autre pouvoir, rendre celles et ceux qui se croient au dessus des lois ou du commun des français vulnérables..et ça c’est loin d’être négligeable.

  • L’impôt est complètement dénaturé de sa fonction initiale à savoir assurer le fonctionnement de l’état et de ses fonctions régaliennes,depuis 1981 le grand soir dont on ne finira jamais de payer la note c’est devenu un outil de redistribution à partir de là c’est sans fin et cela ne peut qu’augmenter sans cesse.Tout le monde doit payer en fonction de ses revenus mais la base doit être la plus large possible .Quant aux niches fiscales même si elles sont critiquables elles sont accordées non pas pour diminuer l’impôt mais pour financer des secteurs à risque ou l’état ne va pas notamment le locatif car malgré l’avantage fiscal Pinel ou ses prédécesseurs plus d’un a pris le bouillon avec du locatif.

  • Le harfang fondant sur le lemming est une belle illustration. Elle incite à se demander pourquoi le « Forcément, ça va bien se passer », qui est une évidence du point de vue du harfang, est vu comme ironique par la quasi-totalité des lecteurs. Pourquoi donc nous identifions-nous à des lemmings, ce petit animal insignifiant qui quand il parvient à échapper à ses prédateurs, n’a rien de plus pressé que de constituer une foule qui va se jeter tous ensemble, tous ensemble, du haut des falaises pour se noyer dans la mer ?

    • Parce qu’en France, on aime les perdants, les éternels seconds. Surtout pas ceux qui réussissent, c’est malsain la réussite, c’est nauséabond…

  • Je suis chômeur, je reste chez moi et m’occupe de mes gosses et de mon domicile.
    Je trouve du boulot, suis absent, touche un salaire, et paye des impôts. Pour cela, je dois payer quelqu’un pour s’occuper de mes gosses et de mon domicile.
    Il est tout à fait juste que le salaire de ce quelqu’un soit considéré comme frais professionnel et déductible des impôts.
    Pourquoi parler de « niche »?

    • juste pour qui? pour vous, pas pour les autres.

      • Non seulement Gada n’est plus chômeur (aux frais de la collectivité + tous les avantages coûteux liés à la situation comme cinéma ou piscine à prix réduit ou le permis de conduire subventionné etc) mais en plus, il fait travailler quelqu’un. Donc oui, il est juste que la collectivité l’aide financièrement, ça coûtera toujours moins cher que ces 2 chômeurs (Gada et la personne qui garde les enfants).

        • Maintenant, le mieux est que la base des impôts soit tout le monde quelque soit ses revenus, et du coup, pouvoir supprimer les niches.

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