Loi alimentation : la collecte des impôts continue !

Un jour on augmente le prix du carburant pour sauver la planète, le lendemain on augmente le prix du panier de la ménagère pour sauver les agriculteurs… Ineptie ou malhonnêteté ?

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Loi alimentation : la collecte des impôts continue !

Publié le 4 février 2019
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Par Dominique Philos.

Vous en avez forcément entendu parler : la loi alimentation est entrée en application cette semaine et elle a pour but de permettre l’amélioration des revenus de nos agriculteurs en contraignant les professionnels de la grande distribution à appliquer une marge obligatoire de 10 % sur les produits revendus ; ce qui interdit de facto à ces derniers la vente à prix coûtant.

Des milliers d’articles vont donc augmenter jusqu’à 10 % hors taxes et ce sera pour le plus grand bien du consommateur qui gagne 1  200 euros par mois ; lequel va voir, encore une fois, son pouvoir d’achat entamé !

J’ai entendu sur France Info, hier soir, dans l’émission bien mal nommée « Les informés », des ignorants affirmer en vrac que Michel-Édouard Leclerc est un bandit, un menteur et un profiteur et que cette loi allait effectivement apporter des bienfaits appréciables à nos agriculteurs en si grande difficulté.

Ils ont même poussé le raisonnement jusqu’à rappeler que trois agriculteurs se suicidaient par jour (en fait c’est un tous les trois jours) mais sans indiquer toutefois les causes de ces suicides (isolement social, dettes sociales et fiscales, au Crédit Agricole, au fournisseur dans le cadre de marchés intégrés où l’agriculteur n’est qu’un prestataire de service auquel on fournit les animaux en bas âge, à charge pour lui de les engraisser avec des aliments fournis par l’industriel qui les reprend à l’age adulte en vue de leur abattage).

J’avais l’impression d’entendre une émission de propagande en faveur du gouvernement…

Or, on peut douter sérieusement que les agriculteurs voient jamais le bénéfice de l’augmentation des prix de détail des produits concernés notamment parce que, comme le rappelait Michel-Édouard Leclerc, beaucoup des produits visés sont des produits d’appel qui ne sont nullement fabriqués par les agriculteurs français (pastis, Nutella, Coca-cola, chocolats…) et que les bénéfices de cette marge obligatoire vont se perdre dans les méandres des circuits de distribution.

Par ailleurs, il faut rappeler que la situation des agriculteurs n’est pas uniforme car certains s’en tirent très bien (céréaliers de la Beauce et de la Brie) même s’ils vivent essentiellement de subventions de la PAC (politique agricole commune dont la France est le premier bénéficiaire) et d’autres (producteurs de lait et éleveurs) beaucoup moins bien.

On sait que les agriculteurs ont souvent des revenus très faibles mais on oublie aussi de prendre en compte le fait qu’ils ont, bien souvent, une économie opaque faite de vente aux particuliers, en dehors des circuits de distribution, d’animaux (poulets, lapins, moutons) et de légumes.

En outre, la situation des agriculteurs a beaucoup évolué ces dernières années ; notamment en raison des modifications survenues au niveau du marché mondial alors que la France est un gros exportateur de produits agricoles :

  • le marché du cochon s’est effondré en raison de l’embargo décidé à l’encontre de la Russie, suite à l’invasion de la Crimée ; laquelle a décidé, en retour, des mesures de rétorsion sur les importations européennes ;
  • le marché du poulet s’est effondré parce que le débouché des pays du Moyen-Orient a été perdu au profit des producteurs sud américains moins chers.

Enfin, il faut quand même rappeler que l’agriculture française fait l’objet d’un dirigisme administratif et économique, digne de l’URSS, évidemment complètement néfaste mais totalement passé sous silence par le gouvernement et ces journalistes qui parlent sans savoir !

On peut ainsi s’étonner qu’il y ait 16 000 fonctionnaires au ministère de l’Agriculture, regroupés dans une trentaine d’administrations différentes, contre 900 en Allemagne ; c’est-à-dire un fonctionnaire pour 20 exploitations.

Et ces fonctionnaires contrôlent, réglementent et subventionnent toutes les activités associées à l’agriculture ; que ce soit la vente de terres, le droit de cultiver, la manière de produire, la quantité et la qualité des productions. Le foncier agricole est aussi entièrement sous la domination des SAFER ; ce qui fait que toute personne qui s’installe, agrandit, amenuise une exploitation ou réunit des exploitations est soumise à autorisation d’exploiter.

En fait, le marché agricole est complètement faussé par une hyper réglementation et par des subventions qui font du paysan un chasseur de primes avant d’être un agriculteur !

Le résultat de cette dérive est que la France, premier exportateur mondial il y a 15 ans, est aujourd’hui devenu le sixième derrière les USA, les Pays Bas, le Brésil, la Chine et l’Allemagne et il est douteux que cela soit à cause des centres Leclerc !

Par ailleurs, d’une manière générale, on n’a jamais vu des dispositions législatives ou réglementaires contraignantes améliorer un marché car il y a toujours des effets non prévus, indésirables ou pervers, avec des contournements et des abus. On peut d’ailleurs légitimement se poser la question de savoir s’il y a un seul secteur où l’intervention étatique dans les mécanismes de régulation économique a eu, une seule fois, un effet bénéfique pour le consommateur.

Par contre, il est évident que l’État français, virtuellement en faillite et à la recherche de ressources fiscales nouvelles, va récupérer des taxes sur les marges augmentées de force par le biais de la TVA aux taux de 5,5, 10 voire même 20 % (ce dernier taux s’appliquant sur bon nombre de produits : ce sera le cas pour les alcools, produits de confiserie et tous les produits à base de sucre, margarines et graisses végétales).

Un jour on augmente le prix du carburant pour sauver la planète, le lendemain on augmente le prix du panier de la ménagère pour sauver les agriculteurs…

Ce type de raisonnement relève au minimum de l’ineptie et au maximum de la manipulation la plus malhonnête.

Conclusion qui s’impose : des incompétents, pour lesquels le budget alimentation ne représente presque rien dans le budget familial, selon que l’on gagne 1 200 euros et ou 6 000 € et plus, par mois (ce qui explique d’ailleurs le succès des magasins  discount de type Lidl) ont décidé, de manière purement idéologique et sans aucune preuve de l’efficacité d’une telle mesure, d’augmenter les prix de produits au détriment de la population la plus pauvre.

En l’espèce, il faut être conscient que la grande distribution sert ici d’exutoire à l’incapacité des politiciens et de l’administration à résoudre le problème de l’agriculture et des agriculteurs ; et nul doute que, comme il en a l’habitude, le ministre de l’Économie, devant la grogne qui va immanquablement monter, convoquera prochainement les représentants de la grande distribution pour les sermonner afin qu’ils réduisent leurs marges en vue de restaurer le pouvoir d’achat des Français entamé par une fiscalité excessive !

Cette vision technocratique, typiquement française, de l’économie, à travers le prisme d’un monde hyper régulé, présenté comme idéal bien qu’il soit complètement utopique, est bien la cause de tous nos maux !

Évidemment, le gouvernement, qui apparemment ne tire aucune conclusion des derniers événements, pourra ensuite difficilement s’étonner de se trouver face à la révolte d’une partie de la population ; que ce soit sur les ronds-points en gilets jaunes ou autrement !

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  • ce qui n’empêche pas le gouvernement d’oser clamer haut et fort que sa politique redonne du pouvoir d’achat aux français ; belle fake news en vérité mais qui va se fracasser sur la réalité en deux temps trois mouvements ;

    • Tant que le gouvernement peut accuser un bouc émissaire du fracassage, et que le citoyen marche, court, dans le sens indiqué, c’est quand même bien ce dernier qui est le responsable de ses propres maux.

  • De l’enfumage de 1ére , mais la vrai cause de réduire la dépense publique qui est un frein de notre économie , est de remettre ça à
    plus tard !! Tant que cela ne sera fait , rien ne peut se réformer … Augmenter et création de taxes ne reglera rien …L’on connait les problèmes et plus le temps passe nous allons nous fracasser contre le mur … La réalité , ce Président et son gouvernement comme ces prédécesseurs , tant que la depense publique ne sera maîtrisé à 0% , ce pays est un reformable … Des actes !! là ,
    en Marche ça piétine !!! lamentable !!

  • Voila un auteur qui porte bien son nom (a moins que ce soit un pseudonyme *? )

    En tous cas, l’ogre à faim, et r

    * e se non è vero, è ben trovato…

    • En tous cas, l’ogre a faim et racle les fonds de tiroir…

      • Pire que ça
        J’ai eu un controle urssaf de 3 mois, qui a abouti à un redressement de 63 EUR (je leur lache 2000 eur/mois depuis 15 ans). ça paye même pas le fonctionnaire qui a géré le dossier et le courrier en AR.
        C’est vous dire à quoi ils en sont réduit pour gratter du pognon.
        Le même mois, apparition d’une nouvelle taxe pour renforcer le dialogue des professionnels libéraux.
        La chasse au fric est grande ouverte!!

        • ça devrait être des excuses…pas un redressement

          • Merci Jacques
            En guise d’excuses, j’ai reçu ce matin un commandement a payer sur de supposés revenus de 2017, d’un montant de 1550 EUR tout de même… ils sont sympa ils me laissent jusqu’au 1er mars.
            Même un comptable génial ne comprend plus leurs calculs.

  • la grande majorité des produits impliqués dans ces fameux +10% n’apportera rien aux finances de l’agriculteur , car ce ne sont pas des produits directement issus de l’agriculture, mais va un peu plus marginaliser pour ces achats les plus démunis, et leurs enfants , et remplir les caisse du bonimenteur qui nous dirigent qui en a bien besoin pour dépenser sans compter.pauvre France et il y a encore des innocents pour croire les foutaises des LREM , lamentable !!

  • C’est le régime Macron qui n’a rien à envier à son homologue Maduro ❗

    On va voir quel est l’élasticité de ces produits. +10% de hausse va donner une baisse de 10% environ, selon le porte-monnaie des clients. Cela tombe bien : la hausse des carburants va leur donner envie de réduire leur consommation, voire les forcer.

  • J’aimerais connaître le nom du lobbys ayant soufflé a l’oreille du ministre cette idée loufoque ,comme si augmenter l’essence a la pompe rapportait aux émirs !

    • le Maire ayant eu cette idée, normal il est d’une nullité a toute épreuve,
      augmenter le prix d’un produit en consommation courante c’est en faire baisser les ventes d’un % variable suivant le type d’acheteur,la motivation d’achat , et le prix définitif du produit , c’est donc diminuer les rentrée de TVA dans le caisse .
      l’ amateurisme et la bêtise de ce gouvernement mérite décidément une palme !
      a force de tout augmenter on va arriver a bloquer complètement ce qui reste de viable dans ce pays .donnons la direction du pays a un gamin de 6 EME il aura peut etre plus de bon sens et fera moins de conneries !

      • Par définition, même un chat placé à la direction du pays ferait mieux, pour la simple et bonne raison qu’il ne ferait rien.

  • « Ineptie ou malhonnêteté ? ». Les deux, bien évidemment !

  • Quelques approximations dans l’article:
    – sur le prix du porc: il ne s’est pas effondré plus que ça, mais il ne monte pas ; simplement que le marché russe s’est fermé pour des raisons politiques. Mais le marché du porc a toujours fonctionné ainsi. En Espagne, le nombre de porcs augmente encore, et ils ont le même marché que nous.
    – le poulet: si les français se sont fait « tailler » des croupières, c’est avant pour n’avoir pas pu ou su s’adapter aux évolutions prévisibles des règles du jeu (fin des restitutions à l’export). Et là, nous pouvons remercier l’idéologie ambiante sur le « small is beautiful », les poulets label plein air, pas du tout adaptés aux demandes de consommation d’aujourd’hui (restauration hors foyer…).
    – l’économie opaque de vente directe…: laissez moi rire un peu: c’est extrêmement marginal et ne peut représenter qu’une économie de survie dans des exploitations peu spécialisées. ce n’est pas un cochon vendu (si ça arrive) par mois qui va permettre de survivre.
    – quand l’agriculteur n’est que le prestataire: et bien, c’est parfois un modèle qui fonctionne bien. Si le prestataire n’est pas satisfait de sa rémunération, il arrête. C’est le e cas de l’intégration poulet, veau; l’intégrateur a tout intérêt à trouver un bon équilibre avec l’éleveur.
    – enfin, la situation financière des céréaliers du bassin parisien n’est plus tout à fait la même qu’il y a 5 ans; d’ailleurs, c’est là qu’il y a désormais le plus de problème de succession

    • Tout à fait exact, c’est comme d’habitude le suivisme des âneries écolos par les politiciens qui a empêché la modernisation de l’agriculture au profit de la proximité et du bio, vastes fumisteries. Les crétins qui écoutent les écolos le payent cher !

    •  » sur le prix du porc: il ne s’est pas effondré plus que ça, mais il ne monte pas ; simplement que le marché russe s’est fermé pour des raisons politiques. Mais le marché du porc a toujours fonctionné ainsi. En Espagne, le nombre de porcs augmente encore, et ils ont le même marché que nous. »
      Absolument OK avec vous, je peux juste rajouter qu’en Espagne, on monte un élevage en 5 fois moins de temps qu’en France, que ces élevages sont intégrés à 90%, et que les intégrés, généralement font autre chose et font faire le travail à de émigrés…..Payés juste pour rester en vie.
      En France, le trio; administration+assoces pseudo environnementales+SAFER vous plombent dès le départ .
      Mes cochons je les produis en Serbie, en Biélorussie et bientôt en Russie et de moins en moins en France où pour m’en tirer, je dois vendre en vif en Belgique, en Allemagne et en Espagne….
      En Espagne la raison est marrante: Carrefour veut être livré le lundi à 5h du matin sur tout le sud de la France, en France les abattoir ne travaillent pas le weekend, en Espagne si; ils emploient des travailleurs musulmans!!!!!!

    • pire..
      ça n’est pas un incitation à augmenter sa compétitivité…

  • Nos politiciens, après avoir sabordé l’industrie, font de même pour l’agriculture. A noter que la France n’est plus exportatrice dans ce domaine, alors qu’elle a été premier exportateur européen. Beau résultat de la technocratie française (qui a trouvé le moyen en l’occurence de s’exporter à Bruxelles)…

    • @La petite bête : Ce n’est pas la technocratie (pour une fois). C’est une décision politique, prise dans les années 70 de Giscard. On nous l’a assez bassiné à l’époque : la France doit se débarrasser de son industrie et de son agriculture pour se consacrer au tertiaire.
      Et bien on y est, pour s’apercevoir a posteriori que c’était en fait transformer la France en zoo. Mais bravo! on est le premier pays touristique!
      Question : les animaux du zoo, on fait comment pour les nourrir?

      • Les SAFER et autres, n’est-ce pas ma technocratie. Bien sûr décidée par les politiques; magnifique endogamie des élites!

  • Avec Macron comme ses prédécesseurs, c’est toujours plus d’impôts, plus de taxes, plus de règlementations en rajoutant d’autres à celles de l’UE. Et les hauts fonctionnaires sont là pour inventer ces règlementations, ces lois pour justifier leur nombre et leur pouvoir. On est vraiment au pays du père Ubu ou de Kafka ou des Shadoks, “pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!”. On va en “crever”!!!

  • L’objectif du gouvernement maman est une population tenue en laisse par les tickets de rationnement. Macrouille est le digne héritier de Pétain.

  • C’est vraiment un gouvernement de débiles mentaux!

    • C’est le gouvernement des Français 🙂 Car ce qui m’étonne le plus, c’est que ce ne sont pas ces mesures-là qui soulèvent l’indignation des foules…

    • Non, non, vous avez tord, ils ne sont pas débiles, ils sont même très bon. Ils appliquent la feuille de route européenne à la perfection. Appauvrissement de la population à mort ! augmentation de tous les prix possibles et imaginables, et pour finir une bonne importation d’un cheptel allogène, nourrit par le bétail local, pour écraser toutes vélléités de révolte. Genre guerre civile et je compte les points. Je vous assure, il ne faut pas sous-estimer ce gouvernement, ils savent toujours très bien ce qu’il font.

  • Ils font vraiment tout ce qu’ils peuvent pour réduire le pouvoir d’achat des pauvres. Que donc ces derniers leur ont fait pour qu’ils s’acharnent à paupériser les plus faibles des français?

    • Et derrière la feuille de route européenne, la feuille de route mondialiste. (cf l’ouvrage de Bruno Riondel, « cet étrange monsieur Monnet » dont je recommande vivement la lecture)

  •  » l’incapacité des politiciens et de l’administration à résoudre le problème de l’agriculture et des agriculteurs  »

    il suffit juste qu’ils arrêtent de s’en occuper et laisse faire !

  • Dommage que cet article soit incomplet. La filière dont il parle comporte trois parties et non deux :
    * l’agriculture (elle-m^me non homogène)
    * les industries de transformation
    * les magasins de vent, avec une particularité française, la grande distribution et parmi celle- ci, deux grands systèmes les intégrés (Carrefour, casino, Lidl, Système U, Auchan etc.) et les systèmes d’association d’indépendants (Leclerc, Intermarché).

    Ces derniers sont réputés pour les comportements des acheteurs car ceux ci veulent obtenir des prix au niveau de la centrale d’achat et chaque propriétaire de magasin essaie aussi de profiter d’une remise.

    Les deux autres parties de la chaîne de distribution sont alors contraints d’accepter des remises directs ou arrière (limite de la légalité pour les acheteurs) mais si condamnation, et amende la sanction sera toujours inférieure aux gains enregistrés !!

    alors, deux effets
    * les agriculteurs acceptent l’inacceptable sous peine de mourir -certes les plus gros arrivent malgré tout à s’en sortir, et sinon les achats à l’étranger vont bon train !!
    * les transformateurs mettent aussi la main à la poche mais ceux qui le peuvent délocalisent dans des pays à main d’oeuvre moins chère et alors il essaye d’acheter les ingrédients de base dans d’autres marchés.
    Ceux pans de notre économie petit à petit s’amenuise avec pour conséquence :
    * niveau de vie très bas fréquent dans le monde agricole du à des prix de vente trop faible et perte de certains marchés
    * perte d’emplois chez les transformateurs, et transfert hors de nos frontières
    – A cela s’ajoute, au niveau de la distribution, l’effondrement depuis trente ans du petit commerce de « bouche » et de tous les emplois associés; La grande distribution a certes créé des emplois mais sans commune mesure avec ceux détruits.
    Faites la balance des gains et des pertes vous aurez peut-être une opinion différente !!

    • Les agriculteurs ne sont pas directement en relation avec les GMS, sauf quelques exceptions, que l’on montre en exergue. Non, ce sont les industriels qui sont en première ligne, à devoir négocier avec les centrales d’achat, qui elles mêmes doivent s’accorder avec les services marketing (les plus allumés) et la qualité (plus terre à terre). Dans ces cas là, mieux vaut être costaud pour pouvoir négocier son bout de gras.
      Ce qui n’est pas dit, c’est que les GMS sont de véritables poules aux oeufs d’or pour les collectivités avec une miriade de taxes en tout genre, taxes qu’elles doivent répercuter au consommateur. Il est ainsi surprenant de faire ses courses en Espagne par exemple pour sentir la différence pour les mêmes paniers qu’en France.

  • Pour sauver les agriculteurs et bien sur notre santé, peuple infantile que nous sommes!
    Ras le bol de la moraline et de cet Etat envahissant et orwellien!

  • en tapant dans le pouvoir d’achat des plus pauvres, ça fera un bon argument à nos politiques pour leur filer encore plus d’aides ensuite et qui va trinquer bah les classes moyennes qui se croyaient épargnées en n’achetant pas des produits low cost..doubles rentrées d’argent dans les caisses , pour encaisser ils sont intelligents..

  • Que l’Etat cherche à tout prix des gisements de taxes supplémentaires (via la TVA encaissée sur ces 10%) au fallacieux motif de restituer au producteur national le prix réel de sa production, soit.
    Il a fait la même chose à la faveur de l’augmentation des taxes sur le diesel, prétendument pour lutter contre la pollution, soit. (encore qu’il aurait pu tout simplement baisser les taxes sur l’essence…)
    Pour autant, si l’analyse est bonne, la référence aux Centre Leclerc est quelque peu abusive. M-E Leclerc, à la tête d’une grande distribution absolument comparable aux autres, (voir la rentabilité de son système et des franchisés qui portent sa marque) n’est qu’un super communicant.

  • L’arnaque ou si vous voulez l’escroquerie , en augmentant les produits alimentaires et autres !! Au resultat final + de recettes deTVA ..Encore une recette fiscale sous prétexte d’augmenter le revenu de l’algriculteur !!! Une campagne publicitaire , relayé par les Média Presse , télé ,nos élites nous prennent pour des idiots !!

    Contrepoints → Commentaire modéré : l’incitation à la violence n’est pas tolérée sur ce site.

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