Ve République et Gilets jaunes

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gilets jaune drapeau bbr sur les champs elysees nov 2018 By: KRIS AUS67 - CC BY 2.0

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Ve République et Gilets jaunes

Publié le 2 janvier 2019
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Par Ghislain Benhessa.

Par-delà les affrontements de rue hebdomadaires, les tentatives de récupération politique, les passes d’armes médiatiques et les analyses sociologiques qui font florès, quelles aspirations profondes soutiennent les revendications des Gilets jaunes ?

Ce mouvement a bien jailli d’une fracture béante et jusque-là silencieuse : une partie de la France de la « modernité liquide », de la piétonisation des centres-villes et des trottinettes électriques, biberonnant au lait du libéralisme, regarde en chien de faïence la France périphérique décrite par le géographe Christophe Guilluy, solidement arrimée à l’automobile et au gazole. Surtout, comment comprendre la mutation des revendications, de la fronde initiale contre la hausse des taxes sur le carburant au débat sur l’instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne, dont l’acronyme seul brûle aujourd’hui toutes les lèvres ? En réalité, la forêt de doléances cache un arbre au nom bien connu : la démocratie directe. Car ce que souhaitent confusément nombre de Gilets jaunes est moins une refonte d’ampleur des institutions de la Ve République qu’un retour à l’esprit qui animait les constituants de 1958.

D’une exaspération sociale à une fronde institutionnelle

Au début de l’automne, les événements se laissaient enfermer dans une grille de lecture claire. La hausse des taxes sur le carburant faisait ressurgir le débat sur le pouvoir d’achat ou la « vie chère », pour reprendre la formule de Ségolène Royal. Le mouvement puisait alors son originalité et son élan de sa spontanéité, alimentée par le caractère viral des réseaux sociaux. Malgré la dimension a priori anti-écologique de leur démarche, le soutien massif aux Gilets jaunes s’explique par l’intégrité de leur action : nombre de Français se sont immédiatement reconnus dans ce cri d’alarme poussé par une large partie des classes populaires et moyennes, victimes de la mondialisation. Une gronde qui a d’ailleurs fait des émules, des gyros bleus aux stylos rouges.

Or, sur cette angoisse sociale se sont rapidement greffées des revendications institutionnelles, alimentées par l’impopularité du président de la République, successivement atteint par l’affaire Benalla, les démissions foudroyantes de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, et le doigt d’honneur de Saint-Martin. La violence du conflit a accru la distance entre les Gilets jaunes et le gouvernement, ce dernier peinant à canaliser un mouvement protéiforme qui donnait à voir le spectacle d’une France au bord de l’insurrection. Le conflit prenait des allures de duel à mort entre, d’un côté, une République en marche perçue comme l’incarnation de la « mondialisation heureuse » chère à Alain Minc et, de l’autre, une armée de déshérités dont les protestations s’intensifiaient à proportion du silence assourdissant d’Emmanuel Macron et du déni gouvernemental. Dès lors, les mesures annoncées à contretemps par le chef de l’État le 10 décembre dernier ne pouvaient plus faire sens. Une partie des Gilets jaunes s’était mise à rêver d’un grand chambardement institutionnel, quand Emmanuel Macron souhaitait les renvoyer chez eux en augmentant la prime d’activité. Soit une nouvelle illustration du fossé qui, année après année, alimente la désaffection croissante des citoyens envers la politique.

Le droit de révocation ou la revanche contre l’irresponsabilité du Président

À regarder de plus près les revendications constitutionnelles brandies par les Gilets jaunes, ces dernières ont paradoxalement moins pour objectif de modifier en profondeur notre Constitution que de renouer avec l’esprit qui la guidait originellement. Lors de l’élaboration de la Ve République, le mot d’ordre suivi par le Général de Gaulle était simple : pas de pouvoir sans responsabilité, pas de responsabilité sans pouvoir. Si le président de la République est la clef de voûte des institutions, c’est en raison d’une légitimité démocratique propre, qu’il tire depuis 1962 de son élection au suffrage universel direct, et parce qu’il est responsable politiquement devant le peuple. Par conséquent, si sa légitimité devait être écornée en cours de mandat, le Président n’a d’autre solution que la démission. C’est exactement la raison pour laquelle De Gaulle a immédiatement cessé d’exercer ses fonctions en 1969, conséquence de son désaveu lors du référendum sur la réforme du Sénat qu’il avait choisi de soumettre à l’approbation du peuple.

Or, qu’observe-t-on sans relâche depuis une quarantaine d’années ? Une succession de présidents de la République qui, malgré les débâcles électorales subies durant leurs mandats, en ont occulté les conséquences politiques. La réforme du quinquennat n’a rien arrangé, supprimant les élections législatives de mi-mandat qui permettaient au peuple de renouveler ou non sa confiance à la majorité présidentielle.

À l’aune de cet état de fait, il n’est nullement étonnant de voir apparaître, dans l’arsenal brandi par les Gilets jaunes, un droit de révocation à l’encontre du président de la République. Une telle exigence n’aurait probablement jamais émergé si les anciens Présidents avaient respecté la pratique gaullienne, en tirant les conséquences de leurs revers électoraux plutôt qu’en s’accrochant coûte que coûte à leur mandat comme à une bouée de sauvetage. Le droit de révocation n’est aujourd’hui que le rejeton non désiré d’une fonction présidentielle qui s’est progressivement déliée de sa responsabilité politique.  

Le R.I.C. ou comment contrer « l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde »

Concrètement, le Référendum d’Initiative Citoyenne appelé de leurs vœux par les Gilets jaunes consiste en l’injection d’une dose supplémentaire de démocratie directe dans le corps des institutions françaises. Soit une arme pour contrer la politique devenue « l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde », selon la formule de Paul Valéry. À courte vue, une telle revendication paraît s’inscrire dans le sillage de la démocratie participative, marotte d’une rhétorique contemporaine prônant proximité et horizontalité du pouvoir, bruyamment relancée par Raphaël Glucksmann et son mouvement Place publique.

Pourtant, le R.I.C. procède moins d’un obscur désir de démocratie participative que du souhait, typiquement gaullien, de favoriser l’expression directe du peuple auquel la souveraineté nationale appartient. En somme, si le R.I.C. manifeste une forme de défiance à l’égard de la représentation nationale, il s’inscrit surtout dans le programme constitutionnel échafaudé par De Gaulle, lequel n’a eu de cesse de court-circuiter le Parlement pour consulter directement le peuple français. Tactique à laquelle il a justement recouru pour asseoir l’élection du Président au suffrage universel direct en 1962.

Qu’on ne s’y trompe pas. Les aspirations constitutionnelles des Gilets jaunes sont moins l’expression d’une volonté de détricoter les institutions que d’en revenir à leurs fondations, à une certaine idée de la souveraineté populaire qui jadis hantait les rêves des constituants. S’il est tentant de réduire le conflit qui oppose les révoltés des ronds-points et le gouvernement à la partition entre populistes et mondialistes bouleversant les démocraties représentatives occidentales, une telle grille de lecture néglige la spécificité des doléances constitutionnelles. Les Gilets jaunes rêvent moins d’un grand soir institutionnel que d’un retour à l’esprit qui animait les fondateurs de la Ve République. Plus les choses changent, et plus elles restent les mêmes.

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  • claude henry de chasne
    2 janvier 2019 at 7 h 35 min

    Très bon article, merci.
    la 5 eme republique a été conçue pour 1 homme , dont la probité et le patriotisme ne pouvait etre mis en doute.
    Ses successeurs , ont du adapter cette constitution en en changeant les regles de base pour tenter de diriger ce pays en dépit du peuple,par adhésion a un systeme de capitalisme d’etat dirigiste .
    Le president de la republique actuel n’a pas le quart du pouvoir qu’avait le général . Coincé entre une administration pléthorique rétive aux adaptations et irréformable sur le fond, des obligations européennes liées a une monnaie qu’il ne controle pas, une dette
    abyssale , des systèmes de retraites publiques non provisionnées , et une nécessité électorale qui doit nier les faits.

    Depuis 40 ans tous les presidents ont été élus « Contre » le precedent , et pas pour un projet..Contre le FN et pas par adhésion. çà c’est un fait!

    qui pourrait etre élu en proposant de remettre en cause le systeme a la française nécessaire a une intégration européenne? de reformer le paritarisme mis en place par le CNR, le statut de la fonction publique?*Etc..

    Quand une democratie s’avère incapable d’affronter ses propres contradictions , ce n’est pas le systeme qui est en cause , c’est le peuple lui meme. C’est de là que naissent les totalitarismes .

    • Ce ne sont pas les successeurs qui ont changé les règles, elles n’étaient pas clairement énoncées tout simplement. De Gaulle s’est dit « cela va sans dire », mais… « ça va encore mieux en le disant ».
      Quant aux blocages auxquels le Président doit faire face, moi je ne retiens que le dernier sur votre liste, le besoin de rester dans le jeu. Le reste, ce sont des murs qu’ils se sont construits eux-mêmes. Depuis quand, le premier budget en déficit (pour se faire réélire, raté!) ? Depuis quand, une administration pléthorique (idem, mais meilleurs résultats) ? Depuis quand, des retraites publiques « oubliées » (car dans aucun bilan) ?
      Non, désolé, ce qui nous arrive était quand même assez prévisible, et il ne faut pas oublier qu’il y a même eu un candidat en 2017 qui en a parlé. Mais les Français ont préféré appliquer la solution du Guépard : « il faut que tout change pour que rien ne change ».
      Et on revient au mot d’ordre de l’article, « responsabilité ». Tant que chacun va fuir ses propres responsabilités, on est pas sortis de l’auberge.
      Pour finir, moi je trouve au contraire que le peuple est en train de se réveiller et de refuser le totalitarisme en marche.

      • claude henry de chasne
        2 janvier 2019 at 18 h 58 min

        « Depuis quand, le premier budget en déficit (pour se faire réélire, raté!)  »
        mitterand
        « Depuis quand, une administration pléthorique  »
        mitterand

        non le peuple ne se réveille pas , les GJ sont deja recupérés

    • « biberonnant au lait du libéralisme »… sérieusement!… que fait cet article ici? Depuis quand Contrepoints est-il l’annexe de Me(r)diapart? Nous libéraux sommes tellement minoritaires dans le pays qu’il n’y a nul besoin de publier ici les poncifs bobo…

  • Oui le pays qui marche et en même temps est Immobile. Cette immobilité coûte un pognon de dingue. Les gilets jaunes permettent juste de mettre en valeur la République. Ceci dit j’ai apprécié prendre l’autoroute récemment. Les boites à PV étant emballées dans des sacs poubelles. Mettons cette République à la poubelle. Stoppons les analyses, excuses, explications, ressources historiques. C’est bon, on a compris où est le problème. Traitons le.

    • claude henry de chasne
      2 janvier 2019 at 8 h 10 min

      @golum

      La France a subi la meme partition que l’allemagne , mais celle ci n’a pas été territoriale elle a été dans la gestion de l’etat.
      Les Communistes ont géré l’etat a parité avec les élus, via leurs syndicats.. puis l’Administration a pris le pouvoir en 1981 , et ne l’a plus lâché depuis.. les politiques ne peuvent rien y faire, l’administration règne , elle a une majorité d’élus , elle fait la loi
      votez qui vous voulez ..

      • « votez qui vous voulez … » Le peuple aboit et la caravane passe…
        Vous convenez donc qu’une nouvelle révolution ( et son cortège d’infamies) est inéluctable ?

        • claude henry de chasne
          2 janvier 2019 at 8 h 46 min

          oui , nous n’échapperons pas a un chaos comme celui de la fin de l’URSS , ou la fin de l’Allemagne de l’est.
          L’administration et le paritarisme sont notre « mur de Berlin »,
          il devra tomber , la perestroïka macron n’aboutira pas plus que celle de Gorbatchev.. les Gj ne sont qu’un signe avant coureur de l’effondrement..

          • Je partage totalement votre avis.

          • Tout à fait. J’aime bien votre image, elle est très forte.
            Soit disant, le président applique son programme. Pour le nucléaire. Mais alors, ou sont les 120000 ponctionnaires en moins ❓ Pourquoi reste-t-il muet sur ce sujet ❓

      • Pas grand chose à voire avec l’Allemagne Est/Ouest, Corée Nord/Sud. Ces pays ont été divisés avec tous les problèmes qui s’en sont suivis sur les plans familiaux mais l’Ouest de l’Allemagne comme le Sud de la Corée ont pu suivre leur chemin en dehors de ces deux sinistres expériences qui se sont écroulées sur elles mêmes. Alors que nous, notre mur de Berlin il n’existe pas car ceux qui financent ce monstre administratif sont directement au contact de cette dictature administrative. Nos tortionnaires sont bien plus efficaces, ils n’ont pas eu besoin de se retrancher derrière une frontière à part des cordons de crs… Les boîtes aux lettres de la tentaculaire administration de la poste qui fait vivre les campagnes aux dires de ces fous est leur outil le plus efficace ; on t’envoi un petit mot : finance et ferme ta gueule. A l’Est en Allemagne ils se considéraient quasi tous comme victimes alors qu’en France tout est interconnecté. Payer de plus en plus cher pour un service de plus en plus lamentable qui plus est d’abord au service de ceux qui reçoivent et redistribuent cet argent c’est bientôt fini. Mais quand une partie de la France va vraiment se révolter contre une autre il n’y aura pas une autre France de l’Ouest pour que ça continue comme avec L’Allemagne. Même si on comprend la comparaison de deux mondes face à face, elle n’est pas adaptée à la France. Le jour ou les maîtres ne recevront plus le sale argent des sales capitalistes devenu propre car nettoyé par la case impôts très élevés ça risque d’être sanglant…

  • @golum , nos élus coûtent un pognon de dingue pour un résultat nul …comme les prédécesseurs …!!! Ce pays ne peut se transformer tant qu’il n’y aura pas une révision de la dépense pubique et que celle-ci
    soit à 0% de deficit ,, quand nous avons une niche fiscale de 104 Milliards d’euros …. sur le revenu ..C’etait là , la 1ére Réforme… mais pas en supprimant la taxe d’habitation quand les caisses sont vide !!!

    • claude henry de chasne
      2 janvier 2019 at 8 h 05 min

      la suppression de la taxe d’habitation n’a qu’un objet; transférer les frais de fonctionnement locaux des locataires vers les propriétaires.
      qui vont donc augmenter les loyers .. C’est le bonneteau habituel

      • C’est également un non sens.
        La Taxe d’habitation a pour but de financer les dépenses de fonctionnement de la commune qui profitent bien essentiellement à l’occupant du logement !
        Qui plus est, qui a le pouvoir d’envoyer son maire à la retraite s’il endette la commune ? : l’occupant du logement, pas le propriétaire.

        • claude henry de chasne
          2 janvier 2019 at 8 h 34 min

          c’est tout l’avantage , au contraire.; l’occupant vit sur la commune.
          Le propriétaire lui peut vivre ailleurs..c’est toujours le meme systeme
          Faire voter ceux qui bénéficient d’un systeme au détriment de ceux qui le financent .. numériquement c’est gagnant quoique irresponsable bien entendu..c’est très « Français » vous ne trouvez pas?

          • Mieux encore, le fin du fin : ils ont éjecté les français domiciliés à l’étranger.
            Si ceux-ci étaient propriétaires, ils ne pourront plus voter.

      • L’Etat sera le grand sauveur, qui encadrera les loyers contre les méchants proprio… avec un résultat désastreux sur la construction bien sûr, mais hélas, établir un lien de cause à effet est difficile pour certains.

  • La trahison envers le Gaullisme et l’esprit de la cinquième république de Chirac quand il a accepté la cohabitation a sonné la fin de celle-ci (au moins temporairement).
    Elle ne peut devenir à nouveau viable que si un homme d’honneur, c’est à dire prêt à se re-légitimer par des référendum lors de son exercice du pouvoir, arrive.
    Macron n’est pas cet homme.

    • D’où l’intérêt du R.I.C. car nos dirigeants politiques refusent de « mettre leurs co**lles sur le billot ». Ils veulent le pouvoir mais pas les inconvénients et sans risque.
      On veut « responsabiliser » les Français ? Et bien chiche …
      On ne peut vouloir des Français libéraux, prêts à se prendre en charge et leur refuser de les considérer comme responsables leur avenir.

    • claude henry de chasne
      2 janvier 2019 at 8 h 37 min

      @balthazar
      La trahison de Chirac a commencé bien avant quand il a trahi Giscard pour faire élire Mitterrand.

  • Oui. Pour faire simple, l’Etat utilise une ficèle classique de la psychologie. Tant que l’on maintient une pression suffisante et constante la victime ne s’aperçoit de rien. Cela est possible tant que la victime ne risque pas sa peau. Il semblerait toutefois que les gilets jaunes prouvent à l’Etat qu’il a dépassé les bornes. Et pas de bol car les caisses sont vides. Nous arrivons au moment tant attendu et prévu depuis plus de 10 ans où la violence doit sortir. Dans cette couche d’instincts primitifs le cerveau n’est plus contrôlable. L’Etat n’a plus d’emprise. C’est la fin pour lui. Amen.

  • Pardon, Macron est-il un homme ?
    Déjà il n’a pas d’enfant. Pour moi ça manque de crédibilité pour qq’un qui nous traite comme ses enfants !
    Je le vois plus comme un psychopathe qui fait mumuse sur des gueux, des sans dents, des ignorants. Car lui dans son immense intelligence et sagesse ultime sait ce qui est BIEN et BON. Alors il faudra du vert, du vent, du rien. Et ça coutera un pognon de dingue. Il faut bien qu’ils nous occupent ! Sinon on se ferait chier dans cette dictature stérile.

  • Comment imaginer une sortie digne sans Révolution ? L’on voit bien comment la République agit en sortant les chars et des gaz secrets. Si les médias ne le disent pas, nous sommes néanmoins déjà en Révolution. En Allemagne ils ont été capables de supporter le pire. A Cuba, en Turquie, Vénézuéla, URSS, etc… il y a un point de non retour. Macron ne pourra plus acheter du temps et (sa) paix. Cela tient plus à la nature humaine qu’à l’économie ou à la politique. Quand il n’y a que du désespoir et de la pauvreté. Quand l’avenir se résume à des PV, des taxes, des tracasseries incessantes, la promesse de ne pas avoir de retraite… que croyez vous qu’il se passe ? Un système injuste DOIT être stoppé. Si la violence n’est pas souhaitable elle le devient en cas de légitime défense. Si le Français a encore un peu de dignité humaine alors oui il y aura Révolution. Mon avis est que le Français ne montre ses talents qu’une fois les 2 pieds dans la merde. Là on y est !

    • Manquerait plus qu’une révolution pour couler encore plus vite ! La révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés (Bouvard). Mieux vaut une évolution qui n’est qu’une révolution sans en avoir l’R.

  • liberté , égalité , fraternité , voilà ce qu’il demande les gilets jaunes ; et j’ajouterai , à l’encontre de l’exécutif : exemplarité , honnêteté , compréhension , dignité , sagesse , intelligence , stop aux magouilles , aux mensonges …..la liste est longue …..

    • Oui, tout le monde veut ça, mais le Diable est dans les détails…
      En pratique, les institutions sont parfaitement incapables d’assurer ce genre de choses, mais elles peuvent le promettre et demander des sous pour le faire…

  • Il existe un étalon infaillible. Les suicides !
    En Allemagne à l’époque des grandes crises monétaires les gens se suicidaient. Les pères de famille étaient déshonorés et ne pouvaient plus remplir leur fonction de protéger leur famille. A notre époque les gens divorcent, se suicident, ou même tuent leurs enfants. Il n’y a bien entendu aucun chiffres disponibles dans notre belle République. Nous savons vaguement que la France est un des pays les plus taxé au monde et que l’utilisation des drogues et antidépresseurs est également un record mondial. La technocratie devient nauséabonde. Comme un truc gangrené qu’il faut couper. Il n’y a pas de miracle possible.

  • @véra, non c’est incompatible avec la République voyons. Ça ne marchera jamais. Comment voulez vous que ces gens qui nous pondent des taxes comportementales puissent se remettre en question ? Ces gens se prennent pour des Dieux. Des inspirés qui nous communiquent la parole divine. Pire, ils parlent à Gaïa directement. Il faut les interner je dis.

  • Même si je trouve l’idée du RIC géniale, à l’image de la Suisse, j’émets un petit doute.
    En effet j’ai peur que les citoyens l’utilisent pour réclamer toujours plus d’impôts pour les autres et de dépenses pour eux.
    Les suisses ont refusé une 6ème semaine de congés payés et un suicide, en sachant que cela diminuerait leur compétitivité.
    Est ce que les français auraient fait de même ?

    • autrement dit une mauvaise idée en tant que telle…

    • La grande aspiration française est de sortir de ses problèmes individuels en dictant sa conduite à la collectivité. La solution serait que l’effort individuel permette mieux de sortir de ses problèmes, et que du coup on n’ait plus le temps de se préoccuper de la conduite de la collectivité. C’est cela que toute réforme des institutions devrait viser, mais qui portera un tel projet ?

      • claude henry de chasne
        2 janvier 2019 at 11 h 49 min

        @MichelO
        c’est exactement çà!
        mais il faut fabriquer (ou importer) des pauvres en masse afin de stabiliser son électorat.. l’effondrement du socialisme ne se fera pas sans secousses..

    • Le RIC n’est « viable » que si la politique de l’assistanat tout azimut cesse et que l’on les responsabilise.
      Si pas de parachute on remet les pieds sur terre (probablement après un certain délai…) et dans ce cas pourquoi les Français seraient pires que les Suisses ?

      • donc un ric qui ne sert à rien…
        je suis désolé mais en gros les partisans du ric sur contrepoint disent vive le ric qui aboutirait à des choix libéraux..
        le ric aurait un interet selon moi pour juste garantir que les décisions sont authentiquement majoritaires..
        autrement faire des conneries de façon bien démocratique..

    • Le RIC doit être précédé d’un vrai débat suffisamment long pour éviter les votes guidés par les sentiments. Si l’on n’a pas confiance dans la capacité de discernement des citoyens, autant supprimer le droit de vote…
      A noter que le RIC abrogatoire ne devrait porter que sur les lois adoptées depuis plus d’un an, ce qui exclut, de facto, les questions budgétaires.

      • « Le RIC doit être précédé d’un vrai débat suffisamment long »
        En Suisse c’est un an.

        • C’est diffusé environ un mois à l’avance. Mais, certainement les sites des initiants ou partis lancent le débat un an à l’avance.

    • C’est quand même impressionnant de voir tous ces gens qui accusent (à juste titre) Macron, et le pouvoir de manière plus générale, de traiter les Français comme des enfants immatures faire strictement la même chose.
      Vous n’êtes pas crédibles, mes amis. Soit vous êtes des fans de Macron et vous croyez que le Français est un grand enfant irresponsable, et donc incapable de comprendre les enjeux d’un RIC quelconque, soit vous êtes anti-Macron et vous êtes convaincus que le Français n’est pas plus imbécile qu’un Suisse ou un Américain. Mais mélanger les deux (être anti-Macron et croire que le Français est immature) c’est juste impossible.

    • Parfaitement, pour moi en France le RIC c’est le RIP (rest in peace), l’enterrement définitif du pays.

  • mouais…l’esprit de la V eme..ok si on veut..
    sauf qu’une constitution c’est certes un esprit mais ça reste avant tout un texte…
    oubliez donc de Gaulle.. il a commis l’erreur de penser que les présidents sont nécessairement des gens de son calibre.

    la France de la V eme c’est un état à peu près de droit.. toute vos liberté sont garanties à la condition que exécutif en décide autrement

  • « … large partie des classes populaires et moyennes, victimes de la mondialisation…. »
    Personne n’est victime de la mondialisation, tout au plus victime de l’incurie de ses gouvernants !

    • Oui, ça m’a aussi fait tiquer, tant qu’on n’aura pas compris que la mondialisation est un faisceau de chances ouvertes à tous, on ne sera pas sortis de l’auberge !

      • mais il faut bien aussi admettre que changer des règles lèse des gens, tout le monde n’a pas investi son travail et son capital dans des activités hautement adaptables..

        quand vous « acceptez » de vivre en société il y a l’idée que les règles ne doivent pas en changer constamment.

        alors certes au niveau mondial ..la globalisation est sans conteste un bienfait, mais il faut comprendre que le monde n’est pas mondialisé..le monde est régit d’abord par des pays , ses lois, ses particularités. Vous ne pouvez pas balayer d’un revers de la main cet état de fait…
        vous n’arriverez pas à expliquer à un type qui perd ses sources de revenus que , à terme, ça sera aussi bénéfique pour lui..
        tant que le meilleur système est la démocratie.. on bricolera..et on pensera « pays »..

        le socialisme peut se décrire pas un cancer… ça s’insinue partout ça métastastase et pour s’en débarasser il est nécessaire de parfois frôler la mort.

        • Je ne me sens effectivement pas d’expliquer à un type qui perd ses sources de revenus que ce sera à terme bénéfique pour lui, mais je me sens très bien de lui expliquer, avant même qu’il ne les perde, que la mondialisation lui en offre déjà d’autres, meilleures, s’il est courageux et dynamique.

    • Oui, la mondialisation est le bouc émissaire des bobos rosatres pour se décharger de leur responsabilité dans la crise.

      C’est stupide et de plus extrêmement méprisant : cela revient à dire que les « sans-dents » sont incapables de s’adapter et de comprendre les bienfaits qu’on leur prodigue.

      Et pourtant, nos medias subventionnés ne ménagent pas leurs efforts pour leur montrer tout ce que l’état fait pour eux (paye cher avec LEUR argent).

    • claude henry de chasne
      2 janvier 2019 at 11 h 51 min

      ou de sa propre incurie aussi

    • Il faut distinguer mondialisation des échanges et mondialisme. Le second, en tant qu’utopie d’un gouvernement mondial technocratique utilise la première, mais il utilise aussi l’écologisme, certaines intances internationales dont les décisions s’imposent aux pouvoirs politiques nationaux.
      Le problème français est bien celui d’une inadaptation à un modèle qui veut s’imposer au niveau international. La question est: est-ce un bon modèle, un modèle qui sert l’homme et les sociétés?
      Vu que ce projet est déjà bien avancé et à constater ce qu’il a déjà produit, il faut vraiment se poser la question. Et on peut raisonnablement choisir le principe de subsidiarité, ce qui ne veut pas dire qu’on soit refermé sur son pré carré

  • Je pense qu’il est urgent d’en finir avec la Vème République, au moins pour une raison électorale.
    Un système qui donne tous les pouvoirs à une personne qui recueille 8 656 346 de voix sur 47 568 693 d’inscrits soit 38 912 347 d’opposants ou d’indifférents, la suite relevant de la « moulinette magique » à 2 tours…Ce n’est plus possible.

    La liste est très longue pour modifier notre pays, je retiens 3 impératifs
    – Suppression de la fonction de Président de la République
    – Suppression du pouvoir législatif confié aux parlementaires (avant nettoyage des lois existantes)
    – Suppression de l’autorisation de déficits (Etats & collectivités locales)

    Nous connaissons les interdictions depuis plus d’un siècle, place aux suppressions et le devoir d’assumer NOS erreurs.

  • Que pouvez-vous faire avec un peuple dont le cerveau a été lessivé par 40 ans de propagande socialiste jusque dans les écoles primaires?
    Ni l’élection, ni les referendums n’y pourront rien puisque 98% des français ne comprennent pas le monde qui les entoure et rien à l’économie.
    Renverser les tables et faire comprendre aux gens que l’état n’est pas la solution mais le problème, comme disait Regan, est un travail herculéen.
    Voyez-vous un Hercule à l’horizon?
    Moi, pas.

  • En ce qui concerne la solidité de notre système, dont l’incapacité à répondre au besoin de respirer (comprendre liberté) de ses citoyens se concrétise dans le mouvement des gilets jaunes, simple partie visible de l’iceberg,

    j’aimerais citer Václav Klaus :

    « Le régime communiste était à plus d’un titre une coquille vide. C’est ce qui explique qu’il se soit désintégré de lui-même au lieu d’être battu. Certaines personnes ou certains groupes n’apprécient guère cette vision des faits et se targuent d’avoir fait tomber le communisme par eux-mêmes mais c’est inexact. Je ne veux pas amoindrir le mérite de quiconque mais en 1989, il suffisait d’une pichenette pour venir à bout du communisme. La réaction en chaîne qui a suivi de la part de millions de personnes s’est produite de façon automatique et spontanée. « 

    • Merci pour ce rappel de bon sens. Bon sens qui semble avoir quitté bon nombre de libéraux…
      Pour rappel également, le seul régime communiste qui est tombé dans l’effusion de sang a été celui de la Roumanie, où les gens au pouvoir (à commencer par les Ceausescu) étaient particulièrement incultes et paranos (le culte de la personnalité avoisinait celui de la Corée du Nord). Aussi, la Roumanie était un des pays où l’emprise de l’Etat sur l’économie était des plus importantes.
      Vu la manière de combattre les GJ, je crains que le pouvoir actuellement en place ne soit plus proche de celui roumain que des autres anciens pouvoirs communistes européens…

  • Après avoir « Baisser le Pantalon » devant les Gilets jaunes et aggravé le déficit public de 10 Milliards d’euros, Macron va ponctionné, en autre par les impôts les Retraités, tout au moins ceux qui en payent. C’est sa soit disant nouvelle politique. Pour moi Macron c’est Cuba sans le soleil.

  • La France est minée par trois cancers qui, peu à peu l’ont conduit dans le déclin et la décadence. Le socialisme et l’étatisme ont ruiné son économie, l’islam et l’immigration massive détruisent son identité. La prise du pouvoir par la haute fonction publique (les énarques ) depuis Giscard et Chirac donne aujourd’hui tous ses pleins résultats et condamnent la France à devenir un pays sous-développé. Les gilets jaunes sont un signe qui montre cette déliquescence. Il n’y aura pas de sursaut digne de ce nom, mais un délitement, jusqu’au chaos final. Les Français vont payer le prix fort leur attachement à l’état providence.

    • Merci pour ce commentaire, il résume de façon concise et efficace une réalité que beaucoup de rédacteurs et de lecteurs de Contrepoints se refusent à voir en face (et ne parlons de pas des 99% de la population restante). La vrai question est: comment minimiser/retarder les conséquences du naufrage pour nous et nos proches. C’est hélas le seul débat qui reste valable dans le navrant contexte actuel.

  • Une bonne réforme est nécessairement impopulaire, parce que figurez-vous que si elle était populaire elle aurait déjà été fait.

    • C’est faux, nombre de réformes n’ont pas été faites parce que ça aurait éloigné l’électorat captif du pouvoir en place.
      Ne venez pas m’expliquer que le quart de la population qui est fonctionnaire (chiffre énorme, au demeurant) est majoritaire dans le pays afin d’avoir toujours des régimes de retraite différents entre public et privé ou le statut des fonctionnaires à vie.
      Tous les mouvements syndicaux plus ou moins récents ont été gérés, suivis et soutenus par une minorité (active, agressive, nuisible) de la population, le mouvement des GJ est le premier depuis belle lurette qui a le soutien d’une majorité aussi significative.

    • @ mc2
      Il n’y a rien de plus faux !
      Les exemples sont trop nombreux…

      La baisse des impôts en est un de premier ordre, sauf qu’il peut se financer par la réduction massive des fonctionnaires et du train de vie de l’état.
      Vous semblez avoir choisi votre camp.

      Je laisse ceux qui aime avoir mal abonder dans votre sens.

  • Je continue …
    Et si l’impopularité entraîne un droit de révocation, cela implique qu’une bonne réforme est impossible.
    Donc le droit de révocation est absurde. C’est au président et à lui seul de décider de démissionner ou de continuer. Sinon les bonnes réformes indispensables (retraite, école ) forcément impopulaires ne seront jamais faites.

    • Les nombreux exemples de démocratie directe démontrent généralement que les réformes nécessaires sont populaires, contrairement à votre affirmation. Partant, le droit de révocation ne pose aucun problème, sauf aux politiciens.

    • Accorder la Préfon à tous les salariés serait une réforme épouvantable selon vos dires ❓
      Pourtant, ce ne serait qu’équité suivant le principe d’égalité inscrit au fronton des bâtiments de l’état.

  • « Pourtant, le R.I.C. procède moins d’un obscur désir de démocratie participative que du souhait, typiquement gaullien, de favoriser l’expression directe du peuple auquel la souveraineté nationale appartient. »

    Donc, d’écarter ses dirigeants qui ne travaillent pas pour les intérêts du peuple et de la nation française.
    OK.

    Mais il va falloir faire vite : Mutti Merkel pense que :
    – « les nations doivent abandonner leur souveraineté » !
    – « Leurs peuples ne font qu’occuper leur pays » !

    Et Macron voulait constituer une armée européenne ? Comment peut-on faire partie d’une armée qui va défendre un pays dont on n’est qu’un occupant ? Ah oui, la nouvelle Brigade Internationale, celle des Valeurs libérales….

    Sans rire, on comprend que Google ait tant investi dans les robots militaires.

  • Les commentaires sont fermés.

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