Le chantage à l’extrémisme, pilier de l’immobilisme social-démocrate

Le macronisme n’aura donc été qu’une pure mesure de sauvegarde de l’Ancien monde avec les habits du nouveau.

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Emmanuel Macron-Avril 2016 by Gongashan(CC BY-NC-ND 2.0)

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Le chantage à l’extrémisme, pilier de l’immobilisme social-démocrate

Publié le 20 décembre 2018
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Par Jonathan Frickert.

Les récentes propositions d’Emmanuel Macron et l’échec relatif de la dernière mobilisation des désormais célèbres Gilets jaunes laissent entrevoir une – périlleuse – sortie de crise pour l’exécutif, une nouvelle fois achetée à grands coups d’argent public et qui devrait coûter au contribuable la coquette somme de huit à dix milliards d’euros d’après Bercy.

Un symbole d’un mal qui gangrène la vie politique depuis une quarantaine d’années et qui doit sa survie au faux choix qui polarisent la vie politique : l’éternelle opposition entre illibéraux et sociaux-démocrates.

L’image du nouveau monde avec la réalité de l’ancien

Emmanuel Macron a rapidement incarné les espoirs de certains partisans de la liberté, préemptant cette thématique. Pourtant, depuis son arrivée au pouvoir et à l’exception d’une réformette agréable, mais timorée, de la SNCF, la majorité n’a pas daigné faire autre chose que de maigres ajustements sans jamais s’attaquer au poids de l’État.

Aucun débat de fond sur le train de vie et le rôle de l’État et, par lui, ce que signifient être fonctionnaire aujourd’hui. Aucune mesure mettant en cause les rentes publiques, les prélèvements obligatoires n’a vu le jour, même si le gouvernement prévoit une légère baisse des prélèvements obligatoires et une croissance moins forte des dépenses publiques. Une situation bien loin de la révolution pourtant affichée aussi bien durant la campagne que dans le titre du livre du candidat. On nous arguera que nous ne sommes pas encore à la moitié du mandat, mais ce serait oublier que la plupart des démocraties européennes connaissent 80 % des réformes dans le premier quart du mandat, largement dépassé aujourd’hui. Le libéralisme macronien n’existe pas et pour cause, il n’a été qu’un outil de communication au service du maintien au pouvoir de l’Ancien monde. Une situation qui a abouti à la crise des Gilets jaunes.

En vérité, Emmanuel Macron ne doit son succès qu’à un habile jeu de communication, incarnant littéralement les élites en place. Se posant comme rempart à l’extrémisme, le couple exécutif lui a offert un cadeau de choix en confortant son analyse. À l’Élysée, l’incarnation du Bad Godesberg français et à Matignon, un ancien rocardien devenu juppéiste, symbolisent dans toute sa splendeur la continuité politique social-démocrate.

Si l’État-providence a montré ses défaillances au milieu des années 1970 et le premier choc pétrolier, l’accélération de la construction européenne à partir des années 1980 aura servi de perpétuation de l’obsession de la réglementation et de la centralisation des bureaucrates européens.

Le macronisme n’aura donc été qu’une pure mesure de sauvegarde de l’Ancien monde avec les habits du nouveau.

À cette révolution purement communicationnelle s’ajoutera la construction d’une opposition factice.

Les illibéraux, fausse alternative, vraies marionnettes

Depuis 1945, l’Occident vit dans la crainte permanente et légitime d’un retour aux heures les plus sombres. Une crainte qu’a rapidement su instrumentaliser la gauche à partir des années 1980, créant de toutes pièces un monstre destiné à la maintenir au pouvoir et à culpabiliser la droite : le Front national. Alors que le Parti socialiste perdait son électorat de base, les prétendues victimes du capitalisme – ouvriers, femmes en foyer, SDF… – l’émergence de cet ogre a permis de capter le tout jeune électorat d’origine immigré des milieux suburbains acquis aux communistes. À l’instrumentalisation de la question sociale s’est substituée celle de la question ethnique et aujourd’hui de la sexualité.

De l’autre côté de l’échiquier, les années 2000 ont amené le retour de la gauche la plus archaïque, avec un Jean-Luc Mélenchon faisant figure d’épouvantail cette fois aux classes supérieures attirées par le vote centriste.

Deux électorats qui constituent la base sur laquelle tient la social-démocratie française : les urbains.

L’intelligence de l’actuel chef de l’État aura été, face à un risque de fissure de ce dispositif, de recréer un clivage entre les centristes et les partisans des heures les plus sombres.

Pourtant, s’il est inutile de revenir sur les liens qui unissent socialisme et fascisme, force est de constater qu’une nouvelle fois ce clivage n’en est pas un, car il participe d’une même logique mortifère. Remplaçant le clivage initial par une bipolarité entre riches et pauvres, la toile de fond reste dans les deux cas l’instrumentalisation de la machine étatique au nom d’intérêts particuliers. La question qui nous est donc posée à chaque élection est de choisir entre un État au service des plus riches et un État au service des plus pauvres, ruraux ou suburbain selon le choix de la nuance. Une opposition sociale qu’a brillamment analysé Christophe Guilluy.

L’État-providence contre la démocratie

Au final, l’immobilisme actuel tient dans la conjonction de deux facteurs. D’une part, l’augmentation du poids et des compétences de l’État sortant ce dernier de son domaine légitime tandis que le verrouillage du système politique conduit au consumérisme électoral. D’autre part, l’instrumentalisation de la question communautaire crée de toutes pièces un nouveau danger destiné à maintenir docilement l’électorat. La conjonction des deux forces provoque la lutte permanente des égoïsmes au profit de certains.

Là où le marché permet la satisfaction des opérateurs de préempter un marché de niche, l’association de l’État-providence et de la démocratie purement représentative est incapable de satisfaire toute la population. Agir suppose d’être élu et donc de satisfaire une majorité contre une minorité. Réformer consiste justement à rééquilibrer une situation et donc de prendre à certains pour donner à d’autres. Tous les 5 ans, la question est donc de savoir qui spoliera qui dans une lutte des classes permanentes déjà évoquée par Frédéric Bastiat dans La Loi, jetant aux oubliettes le maintien de la paix civile et de la liberté individuelle et qui devrait être la fonction première de la démocratie. La spoliation légale a encore de beaux jours devant elle …

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  • Le problème n’est pas un état au service du plus riche ou du plus pauvre pour moi c’est une fausse interrogation.Mais un état au service de l entreprise qu’elle soit privé où public. Et ce n’est pas le cas dans nôtre pays où aucun parti n’offre dans son programme une véritable politique de l entreprise.

    • Bonjour clés
      L’état ne doit pas être au service de quiconque, juste être garant des libertés individuelles.
      La bonne politique, c’est de ne pas en avoir.

    • Commentaire germanique. Le pragmatisme suppose une politique pro entreprise, dans le cas allemand, une union sacree, pour financer l”utopie sociale democrate. C’est moins pire que le pourrissement a la Francaise. Mais bon. Ce sera toujours le Venezuela au final.

  • bonne analyse , l’etat ( son administration) se maintient pour son seul profit.
    depuis 20 ans le front national est instrumentalisé a des fins électorales, par le jeu des regles de scrutin uninominal a 2 tours,
    et la présidentielle ou le jeu consiste a se faire élire contre le front national plutôt que pour un projet..
    C’est comme çà qu’on arrive a se faire élire avec 21% des voix au premier tour.. la mascarade aux dernières présidentielles a bien montré que le RN ne veut surtout pas du pouvoir , çà le ruinerait.

    Ainsi les regles démocratiques étant détournées , a la vue de tous,
    l »administration continue de régner en toute impunité.
    C’est sans doute ce qui a déclenché la derniere bronca mais la France ne fera pas l’économie d’un chaos prévisible , car encore une fois , comme dans toute son histoire on a construit des citadelles a privilégiés que seule une revolution pourra faire tomber

    • C’est vrai que quand la seule alternative démocratique est une dynastie familiale aux leaders inamovibles, ça sent un poil le roussi.

      Par contre je ne vous suis pas forcément sur les révolutions. La France a déjà connu une révolution chaotique et sanglante, dont nous subissons encore les conséquences sous la forme d’un régime présidentiel schizophrène. Pourquoi devrions-nous répéter ce genre de connerie? En 1989 l’URSS est tombée pratiquement sans effusion de sang. Sommes-nous vraiment si barbares?

      • L »urss n’avait pas d’économie privée, en france le privé fait vivre tout le bousin.. vous le constaterez quand la taxe foncière sera multipliée par 2

    • « le RN ne veut surtout pas du pouvoir  » euh je dirais plutôt qu’ils sont tellement malhabiles et avec des leaders et un programme tellement mauvais qu’ils ne peuvent accéder au dit pouvoir

  • Puisque 80% des réformes sont entreprises dans le premier quart du mandat, pourquoi ne pas passer au duennat ? Ca permettrait au moins un rythme plus soutenu des réformes.

  • « Pourtant, s’il est inutile de revenir sur les liens qui unissent socialisme et fascisme »
    En effet, il vaut mieux pas car c’est une belle ânerie. On rappelera tout d’abord, contrairement à une fake news tenace, que le petit père du fascisme, Mussolini, n’avait plus rien de socialiste (il s’était fait viré du PSI plusieurs années plus tôt) quand il a fondé le parti fasciste, celui-ci étant ouvertement anti-socialiste et anti-communiste ; le programme du PNF sera d’ailleurs libéral sur le plan économique…
    Quant au nazisme, une autre forme de fascisme, sa principale caractéristique était le racisme d’État, assez éloigné de l’idéologie socialiste, mais au contraire très proche de celle des extrêmes-droites, préoccupées avant tout par la « pureté » ethnique du peuple…
    Le « vrai » socialisme, celui de Staline ou de Mao, par exemple, n’avait pas grand chose à voir, idéologiquement, avec le nazisme, si ce n’est par le moyen de gouverner (parti unique) et par les conséquences (des millions de morts).

    • Concernant le dernier paragraphe, il me semble que c’est déjà pas mal comme ressemblance.
      De plus, le fascisme et le socialisme ont les même origines politiques : cela reste des idéologies millénaristes et utopistes qui cherchent à obtenir par la puissance étatique un société parfaite. Pour les communistes, cela concerne l’humanité entière et pour les fascismes, cela concerne une population bien précise, mais ça reste le même fond idéologique.

      • Ce que vous, et quelques autres, opérez ici, c’est une reductio ad hitlerum. Ayant identifié le socialisme comme ennemi public numéro un, il ne peut alors être assimilé qu’au nazo-fascisme.
        Voilà pourquoi vous vous apesantissez sur de faibles ressemblances tout en ignorant les différences fondamentales du point de vue idéologique.

        • « Fascisme et communisme ne sont pas deux opposés, ce sont deux gangs rivaux qui se disputent le même territoire. Tous les deux sont des variantes de l’étatisme, fondés sur le principe collectiviste que l’homme n’a pas de droits et est l’esclave de l’État» Ayn Rand »

        • Pour Mussolini, son « copain » Hitler se réclamant du socialisme (ainsi que les 2 encore plus grands criminels de l’Histoire Mao et Staline) ne pouvait être dénoncé.

    • Erreur mon cher Joe! Mussolini était le rédacteur en chef du journal du PSI et numéro 2 du parti. Il fut exclu car il abandonna le pacifisme. Mais sa doctrine était typiquement socialiste:
      Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État.
      C’est on ne peut plus clair! Wikipedia falsifie les faits en disant que sa politique était antisocialiste!
      Idem pour le nazisme, si vous enlevez le racisme c’est aussi un parti socialiste, et d’ailleurs Hitler et Goebells n’arrêtaient pas de s’en vanter. Leur politique était socialiste!

      • Vous confondez, comme beaucoup ici d’ailleurs, étatisme et socialisme.
        Une des differences fondamentales entre le fascisme et le socialisme est que le premier s’accomodait fort bien du capitalisme et des moyens privés de production, pas le second.

        • Le capitalisme cela n’ existe pas, c’est un nominaliste pour construire un ennemi pour les socialistes du 19eme .
          Il n’y a pas d’économie de marché . Les propriétaires le sont tant que le pouvoir le décide . Ce qui est une différence d’apparence mais pas de fond . Vous n’avez aucune liberté . La moindre faute vous est fatale . Les apparatchiks d’URSS avaient les memes avantages jusqu’au moment du limogeage .

      • Et sur le plan idéologique, les neo-nazis ne s’y trompent pas. Ce n’est pas avec les mouvances socialistes qu’ils vont frayer, mais avec les partis d’extrême-droite…
        Sans doute parce que les premières sont internationalistes et les seconds nationalistes, comme l’étaient Mussolini et Hitler.

        • La nuance est entre socialisme national et socialisme international . International n’exclu pas le national comme le terme l’indique mais la liaison des nation dans un projet .
          Staline défendait le socialisme dans un pays ( pour diffuser ensuite). Il a là déjà confusion entre pays et nation .
          Pays est du vocabulaire géographique ou juridique .
          Le socialisme national est instrumentalisation de la nation . L’internationale communiste est l’instrumentalisation dans les liaisons des nations. La nation comme l’énonce Renan est une volonté de vivre ensemble . Les idéologue dévoie cela pour arriver à leurs fins . La suisse est une nation , on peut ne pas l’apprécier, mais elle ne nuit objectivement à personne.

      • Je me répète mais dans « la littérature oubliée du socialisme » de George Watson il y a multitude de textes manifestant un racisme décomplexé.

    • non tout ceci est du meme tonneau , on commence par le socialisme , puis on est conduit a la dictature .. valable dans tous les cas

    • Tout le travail de Courtois en autre est un fake-news selon vous .

    • « « Fascisme et communisme ne sont pas deux opposés, ce sont deux gangs rivaux qui se disputent le même territoire. Tous les deux sont des variantes de l’étatisme, fondés sur le principe collectiviste que l’homme n’a pas de droits et est l’esclave de l’État» Ayn Rand »

    • Je ne vais pas répéter les questions déjà posées, c’est pas drôle…
      Comment expliquez vous, au-delà du parti unique et des victimes, l’alliance signée entre Hitler et Staline en ’39 et qui a permis le déclenchement de la 2GM ? Faut-il rappeler également la haine de la démocratie vouée à la fois par les nazis et les communistes dans l’Allemagne des années ’30 ? Les uns et les autres avaient des milices, etc.
      A part l’internationalisme d’un côté et le racisme de l’autre, c’est très difficile de trouver une différence : millénaristes, anti-religieux, totalitaires, constructivistes, étatistes, militaristes, etc.

    • Le racisme d’etat est au contraire la marque de fabrique du socialisme. Il vallait mieux etre Russe en URSS. Il vaut mieux ne pas etre juif avec Corbyn. Ou Marseillais avec l”autre aspirant tyran. Le collectivisme appelle par definition a la discrimination et au harcelement, et donc oui, au racisme, entre autres.

    • @Joe prenez deux tract 1 RNet 1 FI : même programme. La seule différence est leurs « clients  » : le RN défend le français de souche et le FI l immigré . Les deux sont racistes !

    • ben non deux formes d’un étatisme forcené…liberticide…

      tiens le pen et melenchon..analogues ou contraires… l’un diabolise les migrants l’autre les riches..pour le reste..

  • à tant qu’être Socialiste il est préférable de changer l’étiquette et d’être « Jeune et Con »pour réussir.

  • La révolte des gilets jaunes n’est-elle pas justement celle des éternels spoliés, de la classe moyenne ponctionnée pour les profiteurs d’en haut et ceux d’en bas? (nonobstant le fait qu’il existe des vrais pauvres)

    • Les « vrais pauvres » sont la caution des profiteurs « d’en bas ».
      Comme les « vrais fonctionnaires » (ceux de terrain, police, armée, juges…) sont la caution pour la pléthore d’emplois fictifs (mais ô que bien rémunérés) dans la fonction publique.
      Et comme les entrepreneurs sont les bouc-émissaires des « profiteurs d’en haut ».

  • Le magouillage s’essouffle, de plus en plus de français réalise qu’on les prends pour des cons , qu’on les insultes en les accusant a longueur de discours, et grand messe, de Racisme, d’homophobie, d’islamophobie, de sexisme les français ne seraient que des cons abrutis des défauts haineux irraisonnés. Ils sont seulement lucides clairvoyants et vigilants.
    Les bobos qui s’estiment « Bien-Pensant » s’accrochent, le peuple n’est plus d’extrême, il est d’Ultra.
    Le jésuite est un nazi masqué.

  • Les 10 points du manifeste de Karl Marx :

     » – Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’État
    – Impôt fortement progressif
    – Abolition de l’héritage
    – Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles
    – Centralisation du crédit entre les mains de l’État, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’État et qui jouira d’un monopole exclusif
    – Centralisation entre les mains de l’État de tous les moyens de transport
    – Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production ; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées d’après un plan d’ensemble
    – Travail obligatoire pour tous ; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture
    – Combinaison du travail agricole et du travail industriel ; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne
    – Éducation publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Combinaison de l’éducation avec la production matérielle, etc.  »

    Seul le point 3 n’a pas été appliqué par les nazis.

    Pour le point 1, sans confisquer les biens, les industriels ont été évincés de la gestion des usines et remplacés par des membres du parti.

    Alors 8 1/2 sur 10, c’est plutôt une bonne note pour un élève socialiste…

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