Poutou chez Ruquier : l’arrogance médiatique face à la gauche archaïque

Les bobos-rieurs des médias peuvent se moquer autant qu’ils veulent de l’extrême-gauche archaïque, ils en sont la forme sociale-démocrate pseudo-modernisée et rajeunie, mais tout aussi dramatiquement dépensière, clientéliste, injuste et inefficace.

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Poutou chez Ruquier : l’arrogance médiatique face à la gauche archaïque

Publié le 1 mars 2017
- A +

Par Nathalie MP.

N’allez surtout pas vous imaginer que je soutiens la candidature présidentielle de Philippe Poutou ! Je le prends pour un rêveur idéologue. Je me souviens qu’en 2012, il avait beaucoup de succès auprès de mes enfants car son programme comportait l’abolition complète des notes à l’école ! Mais on se tromperait en le prenant pour un doux rêveur, car il n’a que les mots lutte, bagarre et révolution à la bouche pour faire advenir un changement social. Pour lui, c’est dans la rue que ça se passe, certainement pas dans les urnes. 

Par contre, si vous me demandez qui s’est conduit correctement et qui s’est vautré dans sa nullité ridicule et prétentieuse sur le plateau de l’émission On n’est pas couché (ONPC) de samedi dernier entre la puissance invitante, c’est-à-dire Ruquier & Co, et l’invité Philippe Poutou, à nouveau candidat pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Besancenot, je vous réponds immédiatement : Poutou  + 1, ONPC – 1 000 !

La campagne commence sur le plateau de Laurent Ruquier

Il se trouve que les règles édictées par le CSA pour réguler le temps de parole des candidats à l’élection présidentielle s’appliquent depuis le 1er février. La participation à l’émission de Ruquier en fait partie. C’est du reste ce que le présentateur explique en accueillant Philippe Poutou sur son plateau. Ce dernier confirme qu’il n’est pas mécontent de voir cette période arriver car étant crédité d’un petit 1 % des intentions de vote dans les meilleurs sondages, les journalistes se tournaient assez peu spontanément vers lui auparavant, rendant la récolte des parrainages (300 à ce jour) assez compliquée.

Les choses se présentent donc pour le mieux : Philippe Poutou a reçu des tonnes d’applaudissements en arrivant, tout le monde s’est extasié sur son beau T-shirt noir libellé « résister, c’est exister » qui tranchait nettement avec le costume-cravate du précédent invité Thierry Solère, et Laurent Ruquier l’assure qu’on va parler du contenu de sa candidature pendant 30 minutes chrono rien que pour lui. Yann Moix et Vanessa Burggraf sont justement là pour ça, et d’après Ruquier, ils ont étudié son programme à donf.

Vanessa Burggraf se plante

La charmante Vanessa se lance… et se plante immédiatement : « J’aimerais savoir comment on oblige un patron à interdire les licenciements. » Même Ruquier voit le problème et la reprend. La bonne question serait plutôt : « Comment interdit-on à un patron de licencier ? »

Vanessa est certainement charmante, blonde, rose et joufflue juste ce qu’il faut, mais elle est clairement complètement cruche, complètement incapable de comprendre ce qu’on lui dit et surtout complètement incapable de dire « Excusez-moi, je reformule » et de passer à la suite sans faire tout un cinéma invraisemblable.

Elle se plante à nouveau, se met à rire de ses bêtises, se frappe le front sur l’épaule de Yann Moix, secoue ses cheveux, rit de plus belle, se trouve désopilante de fraîcheur et de gaminerie, applaudissements, éclats de rires chez tout le monde. Sauf chez Poutou, passablement médusé par tant de niaiserie.

Ruquier s’esclaffe et en remet une couche en faisant remarquer que le temps de parole de l’invité est en train de fondre. La belle refait une, deux, trois tentatives, Nicolas Bedos s’en mêle – on apprend au passage que Vanessa a « été sympa avec son film », ce qui ne fait pas du tout copinage, non vraiment pas du tout bref, tout ceci dure 2 minutes et demi et c’est franchement longuet.

Ruquier s’esclaffe

Séquence dans la vidéo complète ci-dessous de 4′ 50″ à 7′ 15″ :


Philippe Poutou – On n’est pas couché 25… par onpc

On croirait vraiment que la reine du bal de promo est en train de s’éclater comme une petite folle avec ses meilleurs potes de lycée. Eh bien, contrairement aux apparences, tout ceci se passe alors que nos Ruquier, Burggraf et Moix sont en train de travailler – oui, tra-va-iller – sur une chaîne du service public de télévision et donc de recevoir un salaire, coquet à coup sûr, et payé par nos impôts, dans le cadre des temps de parole des candidats présidentiels. Si vous pensez que la journaliste, reprenant rapidement ses esprits, s’est excusée, vous êtes très loin du compte, elle est extrêmement contente de ce stupide moment de célébrité qu’elle s’est offert.

Stupide moment de célébrité

Curieuse de savoir quel genre de personne super diplômée et super expérimentée le service public embauche de nos jours comme présentatrice pour parler avec les candidats à la présidentielle, j’ai été faire un petit tour sur la fiche Wikipédia de cette bobo-rieuse invétérée et je découvre qu’elle a 45 ans. Quelle terrible méprise, je lui donnais à peine 16 ans d’âge mental et comportemental ! Côté études, elle est diplômée en lettres et en communication politique et sociale. Je ne voudrais pas faire ma snob, mais la dame elle-même nous prouve par ses multiples rires et minauderies que c’est un bagage bien maigre pour parler intelligemment chômage et licenciements avec Philippe Poutou.

Lequel Philippe Poutou a fait montre d’une patience vraiment remarquable devant tant d’auto-satisfaction vaine de notre caste audio-visuelle. Devant beaucoup de mépris aussi :

Yann Moix  (se croyant super drôle) : « Mais enfin, tu parles peut-être au prochain Président de la République ! »
Laurent Ruquier (au bord du fou rire) : « D’habitude, ça fait pas rire les licenciements ! »

Profitant de quelques secondes d’accalmie dans la fiesta qui se déroule en face de lui mais sans lui, le candidat du NPA fait savoir benoîtement que lui, ouvrier chez Ford, a compris la question et qu’il aimerait bien pouvoir répondre.

Poutou déroule son programme

Et bim, c’est parti, on ne l’arrête plus ! Craignant sans doute quelque nouvelle dissipation bobo-journalistique, il déroule ses idées à toute vitesse.

Si le NPA présente un candidat aux élections, ce n’est pas pour gagner, mais pour faire passer l’idée que seules les luttes syndicales et sociales pourraient changer les choses. Pour faire passer l’idée qu’il faut frapper encore plus fort que pour la loi travail. Pour faire apparaître sur la scène politique autre chose que tous ces politicards cravatés et arrogants (rappelle-toi quand même l’appartement et le job de Lepaon, Philippe) :

« On n’est pas obligé d’avoir des sondages hyper haut, ou d’avoir une cravate, ou d’être super bien payé ou de piquer dans les caisses de l’État pour pouvoir être légitime à être candidat. »

En cinq ans tout a changé, tout s’est aggravé, il y a davantage de chômage, de pauvreté, de précarité. Et tout ceci alors que les grosses entreprises versent de plus en plus de dividendes. La solution du NPA, qui rejoint assez nettement celle des Hamon et Mélenchon, avec la bénédiction de Gérard Filoche, militant CGT comme Poutou : interdire les licenciements dans les grandes entreprises, assurer l’intégralité du salaire dans les petites, ramener le temps de travail à 32 heures et l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Faire payer les milliardaires

Levant les yeux au ciel et prenant son ton le plus professionnel, Vanessa lui demande si c’est l’État qui va payer les salaires des salariés licenciés. Ah non, répond Poutou, pas l’État, mais les milliardaires ! Et ça, ce n’est certainement pas Hamon et Mélenchon qui y parviendront, car le progrès social ne s’impose que d’une seule façon, par les luttes, par les combats syndicaux, par la rue, certainement pas par la course à la présidence.

Arrivée à ce moment de l’interview, la petite Vanessa, hyper-sévère, nous montre qu’elle est quand même au courant de deux trois trucs en économie en faisant remarquer que les milliardaires et les investisseurs risquent de quitter la France. Léger flottement chez Poutou, qui finit par dire que « bon, ben on les laisse partir et voilà ». Il apparaît que « Bon, ben voilà » est son argument massif. Et il embraye rapidement sur un autre sujet : les cadeaux aux patrons sous forme de baisse  de charges sociales. Tout ça, ce sont les vieilles recettes de lutte contre le chômage et ça ne marche pas, la preuve par Sarkozy et Hollande. À ce dernier mot, Vanessa ne trouve plus rien à dire.

Un programme risible

Il y a bel et bien de quoi rire devant un tel programme qui a largement fait les preuves de sa totale dangerosité et de ses effets destructeurs à l’égard des plus faibles, aussi bien au Venezuela qu’en Grèce.

Mais nos amis de la bande à Ruquier ne s’esclaffaient pas seulement pour ça. Ils riaient surtout parce qu’ils se prennent pour les plus beaux et les plus intelligents, parce qu’ils pensent donner le ton de ce qu’il faut dire et penser, parce qu’ils s’imaginent que tout le monde est admiratif devant leur bel esprit, parce qu’ils se donnent le droit de faire et dire n’importe quoi sur une chaîne de télévision publique sous les applaudissements automatiques d’un public fort peu exigeant.

Je ne pense pas me tromper beaucoup en disant qu’aucun de nos amuseurs ne votera pour Le Pen ou pour Fillon. On sent qu’ils ne voteront pas non plus pour Philippe Poutou qui a été dûment relégué à ses archaïsmes. Les bobos rieurs de la gauche branchouille connaissent la vie, le monde, le jet-lag, ils cherchent du post-moderne, du post-futuriste, du « changement, mais mollement » – attention, ils sont dans le système et comptent y rester encore longtemps. Restent donc Mélenchon, Hamon et Macron, et plus probablement Macron.

Le vote Macron et le vote Poutou

Or ce qu’ils ne voient pas, c’est que le vote Macron, loin de trancher sur un Poutou, n’en est que la version lente. C’est la décadence façon Hollande, une décadence qui nous noie lentement mais sûrement. Michel Sapin vient même d’annoncer à quel point le programme économique de Macron était cohérent avec le quinquennat de Hollande – c’est-à-dire 6 millions de chômeurs, une dette qui frôle les 100 % du PIB et des dépenses publiques égales à 57 % du PIB ! Tandis que Poutou, Mélenchon et Hamon, nous noient d’un seul coup d’un seul à la manière du programme commun de la gauche de Mitterrand.

Les bobos-rieurs du PAF et des médias peuvent se moquer autant qu’ils veulent de l’extrême-gauche archaïque, ils en sont la forme sociale-démocrate pseudo-modernisée et rajeunie, mais tout aussi dramatiquement dépensière, clientéliste, injuste et inefficace. Toute la France continuera à mourir à petit feu comme elle l’a fait avec Hollande. Toute la France sauf eux qui, avec leur bonne conscience et leur arrogance, se sont réservés les meilleures places. Quand cette déliquescence aura épuisé toutes nos ressources, nous courrons tous le risque de voir « la rue » du lutteur rêveur dont ils se moquent prendre véritablement le dessus. Belle réussite en perspective pour nos bobos rieurs.

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  • Bonjour

    Mais les licenciements sont interdits en france (ou tout au moins très compliqués).

    • @gillib
      +1
      Et pour démissionner il faut supporter l’emploi qu’on veut quitter un mois entier. Et quand les entreprises ne peuvent pas licencier facilement, elles mettent la pression sur les employés, et créent une atmosphère de travail excécrable. Jusqu’au crash pétrolier, le préavis de démission était d’une semaine, mais le marché du travail n’était pas hermétique comme il l’est de nos jours.

  • Chacun connait Ruquier, son équipe et l’objectif de son émission de divertissement. Par conséquent les politiques qui acceptent de s’y rendre en acceptent tous les débordements, les excès, les approximations… et les retournements à leur détriment. Elle est où la bêtise ?

    • Bonjour,
      Je crois que vous devriez au moins regarder le début de la vidéo.
      Je ne supporte absolument pas Poutou mais il explique que son temps d’antenne est très restreint, il n’a pas vraiment le choix de refuser ce genre d’invitations.

      Plus largement depuis la loi de modernisation de l’élection présidentielle d’urvoas (quand il était député) l’équité désavantage amplement les « petits » candidats.
      Il n’y a égalité que sur les 2 dernières semaines de campagne.

  • Vous exagérez vraiment à propos de la sotte rieuse, 16 ans c’est vexant pour celles et ceux de cet âge. Je propose 12 ans 1/2.

  • Toute mon admiration à Nathalie MP qui a eu le courage de regarder cette émission jusqu’au bout.

  • Ce que vous appelez les « bobos » ne sont que l’équivalent de ce que les Américains appellent les « liberals », et pour une bonne raison: il s’agit des adeptes du libéralisme, qui ne se résume pas à la libéralisation des marchés, mais aussi des moeurs. Vous passez votre temps à cracher sur les méchants bobos comme de vulgaires royalistes, sans vous rendre compte qu’ils ne sont que l’autre face de la même pièce que vous représentez.

    • Vous avez quel âge pour croire qu’un seul mot, qui est un faux amis, caractérise une philosophie sociétale et économique ?

      Aux états-unis les libéraux se nomment « libertarian » et ils n’ont strictement rien à voir avec vos pseudo « libéraux » qui sont de véritable socialistes donc étatiste et égalitariste.

      Ici en un tableau, la philosophie est radicalement différente:
      http://www.diffen.com/difference/Democrat_vs_Libertarian

      Et ne venez pas me dire que sur certains points ils sont d’accord, vous buvez de l’eau comme Kim Jong-un aussi, ça ne fait pas de vous un dictateur.

      • Ca, c’est ce que vous aimez croire et c’est la fable que vous vend le discours libéral dominant. Les « liberals »/bobos ne sont qu’une émanation du libéralisme. Si la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres et si aucune idéologie ou aucun axiome moral n’est plus valable qu’un autre, comme votre dogme vous l’enseigne, c’est la porte ouverte au relativisme total, dont sont adeptes ces mêmes liberals-bobos.

        Le terme « gauche » a été galvaudé et n’a à l’origine rien à voir avec le socialisme et ses dérivés. La gauche, c’est la défense de la démocratie libérale, de l’économie libre et du relativisme sociétal (rien à voir avec le socialisme), par opposition traditionnelle à la droite conservatrice et qui s’accommode des inégalités. De ce fait, ces salauds de gauchistes de bobos gauchiasse que vous conchiez à longueur de journées ne sont qu’une nuance différente du libéralisme utopique que vous chérissez tant.

        Vous vous nourrissez du clivage factice entre un PS qui n’a plus de socialiste que le nom depuis 1983 et une droite qui veut libéraliser l’économie mais qui se ne rend pas compte que c’est cette même libéralisation qui provoque le délitement de la société qu’elle redoute tant. Toute cette confusion idéologique intrinsèque aux politiques défendues par les partis de gouvernement actuels vous a pourri le cerveau mon vieux. Ruquier est votre ami.

        • et si aucune idéologie ou aucun axiome moral n’est plus valable qu’un autre, comme votre dogme vous l’enseigne, c’est la porte ouverte au relativisme total, dont sont adeptes ces mêmes liberals-bobos.

          Donc la déclaration de l’homme et du citoyen de 1789 qui défend les droits et libertés des hommes c’est la « porte ouverte au relativisme total » ?

          Redescends !

          Vous vous nourrissez du clivage factice entre un PS qui n’a plus de socialiste que le nom depuis 1983

          La France est classée 1ère mondiale pour la redistribution sociale rapportée au PIB et 2ème pour la taxation, un travailleur sur trois est salarié du public, tu racontes vraiment n’importe quoi mon pauvre.

          La gauche, c’est la défense de la démocratie libérale, de l’économie libre

          Grâce à toi et pour la première fois depuis longtemps les socialauds et moi on va être d’accord sur un point. Si tu veux savoir lequel, va raconter ça dans leurs forums.

          c’est cette même libéralisation qui provoque le délitement de la société qu’elle redoute tant

          La caissière de chez Lidl suisse qui gagne 4300 euros contre 1300 euros pour la caissière française qui doit se farder en plus de son pouvoir d’achat minable le chômage, la dette les zones de non-droit, les déserts médicaux va être vraiment surprise d’apprendre qu’elle est toute « délitée » par rapport à sa collègue française.

          On est plutôt salement « délité » dans le milieu et le bas du classement:
          Indice liberté économique – Classement des pays

  • Bonjour,
    Article intéressant.
    C’est pour cela que je ne regarde plus la télé.
    Pour autant, je pense que ces émissions ont encore de beaux jours devant eux…
    D’un autre côté, il y a des téléspectateurs. Alorsque le spectacle continue………
    Mais ce sera sans moi.

  • D’abord, cette « Blonde »(Moix est brun, c’est pas mieux) est tout sauf joufflue; deuxio,Poutou est un communiste. Encore une fois, il n’y a pas eu de Nüremberg du communisme et la France reste sociale-marxiste, ce n’est pas une raison de considérer comme normale la venue d’un tel individu dans un média, fut-il aussi futile et politiquement correct que l’émissson de Ruquier.

    • Privatisations des services publics, libre circulation des biens, des capitaux et des personnes, mise en place des conditions idéales pour une concurrence libre et non faussée, tentatives continues de réduction des dépenses publiques…y a pas à dire, Paris, Pyongyang, même combat!

      • Troll…

        Évolution des dépenses des administrations publiques (en milliards)
        —————————————————————————–
        2002: 833,77
        2003: 864,31
        2004: 898,56
        2005: 936.99
        2006: 972,84
        2007: 1016,17
        2008: 1057,61
        2009: 1100,61
        2010: 1128,02
        2011: 1151,54
        2012: 1185,38
        2013: 1207,49

        sur 148 pays la France est classée:
        -130ème place pour le poids global des réglementations
        -134ème pour les prélèvements obligatoires.
        -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
        -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
        -135ème pour la dette publique,
        -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
        -117ème pour la flexibilité.
        -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
        -127ème pour les incitations fiscales à travailler
        -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

        Paris, Pyongyang, même combat!

        Le monde n’est pas binaire.

  • Les commentaires sont fermés.

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