La démocratie française confisquée par les bureaucrates

L’administration est responsable de l’immobilisme économique et politique du pays.

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La démocratie française confisquée par les bureaucrates

Publié le 27 juillet 2018
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Par Dominique Philos.

En 1945, le général de Gaulle voyait dans l’ENA un outil pour sélectionner les meilleurs serviteurs de l’État et reconstruire la fonction publique.

Or, s’il est vrai que les fonctionnaires sont sélectionnés par concours et que leur recrutement relève de la méritocratie républicaine, on sait aussi que, désormais, le recrutement social des hauts fonctionnaires s’est considérablement rétréci et qu’il est devenu très inégalitaire ; à tel point que l’on a pu parler de reconstitution d’une  noblesse d’État.

Une masse de fonctionnaires

Les données officielles concernant la fonction publique sont les suivantes :

  • il y a 5,6 millions de fonctionnaires soit presque 1 pour 10 habitants et, en proportion, le double de l’Allemagne ; et ce nombre reste actuellement stable même s’il a augmenté entre 2010 et 2016
  • l’emploi des fonctionnaires français est garanti à vie alors que dans les autres pays la plupart des employés de l’État ont un contrat de droit privé. (Allemagne, Suède, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni notamment)
  • le coût des fonctionnaires est colossal. Il représente 13 % du PIB en France contre 7 % en Allemagne
  • le salaire des fonctionnaires est, en moyenne, 15 % plus élevé que dans le privé
  • la retraite des fonctionnaires est calculée selon un mode plus favorable que dans le privé et représente 75 Md€ par an
  • les fonctionnaires français n’ont pas de caisse de retraite. Leur pension est donc payée par l’impôt ; et pour 1 € de retraite, les contribuables en payent 9 !
  • il existe 327 corps différents dans l’administration française.

Mais ces généralités masquent la réalité de certaines situations beaucoup plus avantageuses puisque nous avons appris que, selon le principe que l’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, certains fonctionnaires s’octroient discrètement des avantages tout à fait exorbitants ; tels ceux de l’Assemblée Nationale avec une grille de salaires époustouflante mais très discrète (même la Cour des comptes n’y a pas accès) ou encore ceux de Bercy qui se versent des primes sans contrôle ni fondement légal mais sans aucun risque de sanction.

L’élite énarchique

Car au sein de cette masse de fonctionnaires domine l’élite de la fonction publique, laquelle, nous le savons, est issue pour l’essentiel de l’ENA, qui gravite autour du pouvoir et l’organise à son profit. L’ENA, cette école de la haute administration au sein de laquelle des jeunes de 23 ou 24 ans sans aucune expérience professionnelle, tout juste sortis des jupes de leur mère, se prennent pour les maîtres du pays, voire du monde.

Le classement de sortie à l’ENA reproduit dans la fonction publique, jusqu’à la caricature, un véritable système de castes puisque les mieux classés ont droit à tous les titres de gloire… pour la vie.

Le meilleur représentant de cette organisation est le président de la République lui-même, issu du corps le plus prestigieux, l’inspection des finances ; lequel semble vouloir organiser une forme d’État autoritaire autour de sa personne.

Présenté comme libéral, il est avant tout le représentant d’une élite parisienne autocentrée qui a décidé de reprendre en main le pays et qui se considère comme la  seule apte à tout décider et à tout contrôler ; et ses dernières déclarations confirment cette vision dirigiste ; devant le dernier congrès réuni à Versailles, il a déclaré qu’il voulait un « État providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant » c’est-à-dire un État omniprésent mais libérateur… autre manière de décrire une société civile sous contrôle d’une puissance publique chargée d’un rôle à la fois dirigiste et protecteur.

L’administration constitue naturellement dans notre pays le bras armé de la puissance de l’État. Clairement, l’État et ses agents restent les acteurs pivots du système français et Emmanuel Macron ne peut envisager l’avenir du pays sans son armée de technocrates et de fonctionnaires, même s’il affecte de comprendre le rôle joué par les entreprises.

Cette prise de contrôle est d’ailleurs en marche puisque l’assurance chômage (dont la gestion était paritaire), de même que les caisses de retraites complémentaires, passent sous le contrôle de l’État. Comme l’assurance chômage, la retraite sera donc un système unique entièrement géré par lui.

L’État a décidé aussi, avec la loi PACTE, de se mêler de la vie des entreprises pour leur expliquer comment elles doivent procéder, ce qui constitue une véritable provocation : des fonctionnaires vont expliquer ce dont ils n’ont aucune idée à des entrepreneurs, alors qu’il est notoire que l’État est un très mauvais gestionnaire.

État omniprésent

Du fait de cette évolution,  nous sommes parvenus à un système où l’État contrôle presque tous les rouages du pays, que ce soit au plan administratif, social, culturel et économique, avec une haute fonction publique occupant les postes administratifs et ministériels importants, se fait élire à l’Assemblée Nationale, dirige les entreprises publiques et privées (on ne compte plus ces hauts fonctionnaires à la direction de nos plus grandes entreprises) tout en pouvant à tout moment retourner à son corps d’origine.

La constitution de 1958 a établi une prééminence absolue de l’exécutif sur le législatif parce que le général de Gaulle ne voulait pas rendre de comptes aux élus du peuple. Cette vision s’est désormais étendue à cette haute fonction publique qui ne le souhaite pas davantage.

Car ces élites, globalement issues des mêmes écoles et des mêmes milieux sociaux, fonctionnent en circuit fermé et en auto-validation de leurs propres certitudes. Elles ne subissent pas les élections, et sont incapables de se remettre en cause. De ce fait, s’il y a des dettes et déficits, c’est à cause de la fraude fiscale ; s’il y a des chômeurs, c’est à cause des patrons qui n’embauchent pas. La conclusion qui s’impose est que si des problèmes existent, c’est forcément de la faute des autres !

Cette domination génère de nombreux effets collatéraux et/ou pervers, car ces hauts fonctionnaires ignorants du monde de l’entreprise collectionnent pourtant les postes de dirigeants ; près des deux tiers des énarques du corps de l’Inspection Générale des Finances rejoignent une entreprise privée à un moment ou à un autre. Près de la moitié des entreprises du CAC 40 aurait un patron issu des grands corps de l’État.

Les entreprises privées sont incitées à embaucher des fonctionnaires dans un système où tout est contrôlé par l’administration. Ces fonctionnaires ont les clés de la réussite puisqu’ils disposent des relations et d’un réseau nécessaires au sein de l’appareil d’État…

Un régime politique confisqué

Parallèlement, les lois sont préparées dans les cabinets ministériels par des personnes inconnues des Français, qui n’ont jamais été élues et ne rendent compte de leur mission à personne, et qui n’ont, de ce fait, aucune légitimité.

Ces lois sont ensuite entérinées par un Parlement qui ne représente même plus le peuple et se contente d’obéir à ces « professionnels avertis ».

Le régime politique est stable mais cela cache l’essentiel : la confiscation de la démocratie au profit d’une élite puisque le Parlement ne remplit pas sa mission et ne sert à rien tout en n’ayant aucun pouvoir réel. La réforme constitutionnelle en cours (avec la limitation des débats parlementaires) va d’ailleurs dans ce sens puisqu’elle n’a pas d’autre but que de museler une représentation nationale ne représentant plus rien, même si on amuse le peuple avec des modifications constitutionnelles hors de propos portant sur le changement climatique, alors qu’une constitution est faite pour régler le fonctionnement d’un État, pas la température !

Nous sommes certes en démocratie, comparé à certains régimes tels la Corée du Nord, mais de façon purement formelle car la démocratie a été, dans les faits, confisquée par une administration qui décide de tout mais n’a jamais à subir des élections.

L’administration est devenue toute-puissante, inamovible, indéboulonnable et seule décisionnaire ! L’élite a pris le pouvoir, elle décide et le peuple obéit car elle seule sait ce qui est bon pour lui.

En fait, ces hauts fonctionnaires, titulaires de véritables privilèges, sont devenus nos nouveaux Seigneurs ; ils ont constitué une véritable organisation, à la fois informelle et discrète qui n’obéit qu’à ses propres règles sans rendre de comptes ni aux contribuables ni aux ministres, au minimum complices, car issus du même corps, ou même parfois ignorants de la situation réelle.

L’oligarchie au pouvoir

Nous sommes au sein d’un système de fonctionnement oligarchique du pouvoir aux mains d’une caste qui vit très confortablement, à vos frais, dans l’entre-soi, se reconnaît entre membres, fixe ses propres règles dérogatoires et ne rend aucun compte ni ne subit aucun aléa ; car, quels que soient les évènements, elle est toujours là et continue à profiter du système mis en place en sa faveur.

Le citoyen ordinaire n’est qu’un instrument au service ou à la disposition de l’administration dans le cadre d’une organisation qui se fait de plus en plus autoritaire. On aboutit donc dans les faits à une confiscation de la démocratie et une infantilisation de la population.

L’hyper concentration du pouvoir, la docilité du gouvernement, la soumission du Parlement, la domination de la technocratie : telles sont les tendances actuelles du pays, un véritable jacobinisme renforcé.

Le corporatisme de la haute fonction publique et des grands corps de l’État constitue une véritable trahison démocratique à laquelle pour l’instant il n’y a aucune réponse ; la liberté de l’individu est toute théorique alors que la réduction du poids de l’État et des dépenses publiques apparaît encore plus théorique.

Or, si nous voulons garder un espace de liberté, il faudra un jour liquider cette hégémonie technocratique, sachant qu’on ne peut pas attendre d’Emmanuel Macron, un fonctionnaire partisan de l’étatisme dirigiste, qu’il s’attaque au système qui l’a créé. Ancien élève de l’ENA, inspecteur des Finances, conseiller à l’Élysée puis ministre de l’Économie, il incarne jusqu’à la caricature cette élite administrative de la Ve République.

L’étatisme technicien d’Emmanuel Macron aboutit à une prise de contrôle de la société civile par une puissance publique qui serait chargée d’un rôle protecteur. Pour ce faire, il a besoin d’une société française passive, consentante, attendant les solutions d’en haut, bonne à appliquer les consignes : en un mot d’une société assujettie…

Nous cheminons donc vers un État purement administratif, et les Français laissent faire, apparemment anesthésiés par ce système de redistribution et de contrôle,  entre crédulité et résignation.

Cette élite, qui n’entend absolument pas laisser passer la moindre réforme d’envergure pouvant remettre en cause ses privilèges, ne se pose pas la question de savoir si ce modèle satisfait les aspirations de la population. Les dérives potentielles du système ainsi mis en place seront-elles toujours acceptées ?

L’administration est responsable de l’immobilisme économique et politique du pays. Ce système oligarchique a surtout fait la preuve de son caractère nuisible puisque la France ne cesse de reculer dans tous les classements mondiaux et dans tous les domaines.

Le risque à terme est celui d’une fracture entre le peuple et cette oligarchie, avec, comme en Italie, le développement d’une opposition déterminée et intolérante autour de forces politiques populistes de droite comme de gauche qui prônent le rejet du système dans sa globalité.

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  • Quelle est la solution ?

    • La solution ne passe que par l’instauration d’un véritable contre pouvoir comme en Suisse: le référendum d’initiative citoyenne.
      Un tel referendum serait alors l’arme absolue; il irait jusqu’à permettre la remise en cause de la légitimité d’un Énarque ou d’un élu – souvent issus du même moule – en cours de carrière ou de mandature.
      Imaginez l’effet dévastateur d’une telle mesure sur tout le parasitisme Étatique que nous subissons et qui coute « un pognon de dingue.. »

      • L’utopie ! Ceux qui font les lois sont ceux qui sont les premiers à en bénéficier (ainsi que les bons copains qui les leur téléphonent). C’est kafkaïen mais c’est un constat.

    • tout remettre à plat..ça veut dire faire la révolution….le souci c’est que les français sont divisés et pour beaucoup intéressés/payés par le système en place …sans parler du fait que beaucoup ont de grands gueules mais pour agir y’a personne….rien que le fait de ne plus payer ses impôts ça calmerait l’Etat en le bloquant..

  • Le souci ne vient pas tant du nombre de fonctionnaires – une demi douzaine de pays europeens ont un ratio fonctionnaires/habitants plus élevé que nous et s’en « sortent » mieux…
    Il ne vient pas tant non plus que l’administration soit aux mains de technocrates – par construction il ne peut en être autrement…
    Il vient plutôt du fait que toute notre technocratie – en tt cas celle qui tient les rênes du pays, du plus haut directeur d’administration centrale au plus petit préfet – est coulée dans le même moule, celui de l’ENA, et que ce moule n’est plus adapté aux défis du pays.

    • « une demi douzaine de pays européens ont un ratio fonctionnaires/habitants plus élevé que nous et s’en « sortent » mieux… »

      Il faudrait quand même finir un jour par sortir de cette propagande étatiste.
      Il est exact que 4 pays ont un ratio fonctionnaires/population active plus important que la France. Cependant, même au Danemark dont le ratio est de 39.5%, les fonctionnaires statutaires ne représentent que 20% de l’ensemble, les autres ayant un statut très proche voire identique au privé. A la différence de la France où les fonctionnaires statutaires atteignent 75% de l’ensemble, les 25% restant étant des contractuels relevant du droit public et non du droit privé, c’est dire…

      http://www.clesdusocial.com/IMG/pdf/organisation-de-la-fonction-publique-en-europe.pdf

      De plus, si les économies du Danemark, de la Finlande et de la Suède se tiennent (sans être extraordinaires loin de là, l’endettement du Danemark n’ayant fait que croître ces dernières années), on ne peut pas dire que l’économie de la Belgique avec un endettement atteignant 105% du PIB soit suffisante pour être citée en exemple…

    • « Le souci ne vient pas tant du nombre de fonctionnaires – une demi douzaine de pays europeens ont un ratio fonctionnaires/habitants plus élevé que nous et s’en « sortent » mieux… »

      … mais sans doute du fait qu’ils sont inamovibles: encore l’effet cliquet du Gastéropode Pays!?

  • Bel article, merci à l’auteur.
    La démocratie française, ou le peu qu’il en reste, souffre d’un autoritarisme de plus en plus prégnant, relayé en cela par une bureaucratie asservie par moins de 5.000 Énarques…
    Mais, il faut se rendre à l’évidence, le secteur Étatique français a pris une telle ampleur et a généré tellement « de droits acquis » qu’il semble utopique d’obtenir une évolution dans le sens de l’allègement si ce n’est, dans le cadre d’une catastrophe – inévitable – du type de celle qui a affecté la Grèce qui en était arrivée à une situation de cessation des paiements….

    • La France n’est PAS une démocratie, car elle n’en a que le droit de vote comme caractéristique. Or c’est la séparation des 3 pouvoirs, avec les media comme 4e pour critiquer. En France tous sont soumis à l’exécutif, la justice dépend du ministre de la justice, les media subventionnés par l’état. Cela nous conduit à la situation actuelle où la petite frappe est omnipotente et se permet de dire du haut de son impunité: qu’ils viennent me chercher! Il est temps de lui raccourcir le col.

      • Exact, hélas.

        « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

        Article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

  • autant que  » tout ça  » nous coûte un pognon de dingue et qu’en plus de nous pomper notre pognon , ils nous pompent l’air ;

  • Vous oubliez toutes les associations à but social qui vivent uniquement sur les deniers publics.
    C’est ce que l’on appelle aussi un « régime communiste ».
    Quand aux idiots qui osent encore dire qu’il y a des pays Européens dans lesquels il y a plus de fonctionnaires/habtants qu’en France, ils ne sont pas beaucoup sortis de leur trou ou ce sont des communistes pur et dur qui confondent l’Europe avec quelques autres pays totalitaires et communistes qui tous sont dans la misère. Quand à l’ENA certainement nécessaire à une époque, devrait aujourd’hui être supprimé. Il n’y a plus assez de place pour toute cette racaille qui se goinfre sur le dos de la société. Ils sont devenus bien trop nombreux.

    • Le problème que posent les assos’ supposément à but non lucratif (là, je me marre!) est d’une, qu’elles servent d’alibi idéologique (voyez, en France on est libres, on peut créer toutes les assos’ qu’on veut!), de deux, qu’elles sont de superbes réservoirs clientélistes, de trois, qu’elles sont des nids de planques exemplaires. Et de quatre, c’est qu’elles ont contribué à formater les mentalités sur le mode « hors du collectif, point de salut » !
      Je développe.
      A priori, rien n’empêche quiconque d’organiser des balades en montagne, à vélo, des pique-niques, des parties de pétanque, de volley, de scrabble, des repas conviviaux, des sessions d’apprentissage de réparation d’ordi, de restauration de meubles, d’initiation au jardinage, au dessin, à la cuisine, ceci au sein d’un groupe amical, lequel est libre d’y faire participer ses familles et amis.
      Quand vous suggérez qu’entre potes on pourrait bien s’organiser ceci ou cela, ce que vous entendez le plus souvent c’est : oui mais en cas de souci on n’est pas couverts, il faut des assurance, patati-patata.
      Alors on rejoint une assos et on paie sa cotisation à l’assos + la dîme prélevée par la Fédération Française afférente, toutes choses qui permettront à l’assos’ et à la Fédé de réclamer à l’Etat les subventions dont elles estiment qu’elles leur sont dues.
      Ce qui se corse, c’est quand les collectivités territoriales, les municipalités, ciblent telles assos’ plutôt que telles autres, non pas en fonction de critères d’utilité sociale mais selon le nombre de vieux affiliés, le milieu auquel appartiennent les affiliés, correspondant au public électoral qu’elles ciblent. Les assos’ sportives du 3ème Age, les chorales patoisanes, les clubs de pétanque, les assos’ d’anciens combattants sont particulièrement chéries de nos z’élus locaux. Surtout quand certains de ceux-ci ont leur cousin, leur belle-soeur ou le meilleur ami de leur beau-frère qui fait partie des instances dirigeantes desdites assos’. Il faut voir d’ailleurs quels déchirements s’opèrent lors des AG où postulent des présidents qui tiennent absolument à succéder au président en fonction, et quand vous creusez un peu, quant à la sensibilité ou l’appartenance politique des uns et des autres, vous avez en modèle réduit ce qui se passe dans les niveaux supérieurs de l’exécutif.
      Après vous avez les assos’ d’aides à la personne, dont président, secrétaire et sous-fifre retirent un job de type fonctionnarial et le droit de créer des emplois précaires à destination de publics peu qualifiés. Même forfaiture que les assos’ dites d’insertion, où seuls sont insérés les petits malins en charge de servir le catéchisme des p’tits boulots et des formations bidons aux pauvres bougres qui leur sont adressés par Pôle Emploi, le CCAS et consorts.
      Comme de bien entendu, les subventions sont versées sans avoir à produire de résultats probants en termes de but atteint, ces assos’ continuent d’exister tant que le bouche-à-oreille, parmi les manants, ne les précipitent dans les catacombes.
      Le système associatif « sans but lucratif » sévit dans les domaines du ramassage et du retraitement des tissus et des fringues usagées, l’aide à la personne déjà citée, l’aide humanitaire où l’on peut dire que certaines assos’ trient leurs bons pauvres en fonction de critères qui leur appartiennent (lesquels viennent en famille nombreuse chercher ce qui leur est donné à bord de monospaces qui ne sont certes pas de luxe, mais qui ne sont pas non plus des modèles low-cost d’il y a dix ans – vu en vrai, pas à la télé – tandis que le petit retraité tout seul de ma connaissance a vu sa demande recalée, de fringues, petits rangements et de quelques boîtes de conserves).
      On résume.
      Derrière cette merveilleuse liberté d’association qui ne veut surtout pas toucher au pognon vu que le pognon c’est sale (certains n’hésitent cependant pas à mettre des gants Mapa), on a de la petite cuisine politique locale, des enjeux clientélistes et de jolies planques avec une miette de pouvoir décider des lendemains de plus fauche que soi. Et de belles grasses subventions. Et des gens gagnés par l’obsession du risque zéro qui sont devenus incapables de se prendre en main.

      PS (sans jeu de mots) : Si vous connaissez autour de vous d’authentiques communistes, n’hésitez pas à me fournir leurs coordonnées, je confierai leur cas à M. Yves Coppens, du CNRS, qui sera sans doute très intéressé.

  • Logorrhée étatiste & propagande collectiviste….

  • Qui disait que le socialiste Macron était libéral? Il est pire que Hollande et annonçait clairement la couleur dans son livre. On va avoir un état communiste, qui aura tout en main et se mêlera de tout, pour ruiner définitivement le pays!

  • L’Allemagne ne consacre qu’à peine 1.2% de son PIB à la défense alors que la France en consacre 2% : un pognon de dingue.

  • Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’état.

    La sociale démocratie est le jumeau du fascisme.

    Macrouille se rêve en nouveau Pétain.

    • C’est sous Vichy que l’emprise de l’Administration sur le pays a commencé.
      La création de l’ENA (idée de Thorez) a permis d’en assurer la pérennité.
      La constitution de la Vème république l’a achevée.

      • Thorez …planqué en Urss pendant la seconde guerre mondiale , à qui on a inventé un passé de résistant…Une ordure et un lâche dans toute sa splendeur !

  • L’ENA ne changera pas ,ne se transformera pas…c’est la dictature Admistrative..si, je vais à l’extrême ,A moins de leur couper leur tête (REVOLUTION)..la Preuve tout ces énarques DROITE .GAUCHE ce sont des GAULLISTE à méditer !!!ouï il revendique d’être GAULLISTE !

  • yves Guyot consacre le 1er chapitre de son ouvrage  » Préjugés politiques  » à définir le Préjugé ? Bien bel exemple .
    Ici l’ auteur ne définit pas ce qu’ est pour lui la Démocratie .
    MORILLE Alain

  • Excellente analyse.
    Je ne cesse de le répéter : il faut détruire l’ENA. Delenda est ENA.
    Ne vous attendez pas à ce que cela se passe paisiblement. On a jamais vu les privilégiés abandonner spontanément leurs privilèges.
    Le jour où les français seront moins lâchés, et encore plus accablés d’impots et de leçons de morale que maintenant, ils réagiront peut-être.

    • L’ENA est un gros problème mais n’est certainement ni le seul, ni le plus grave à gérer dans ce pays.
      En passant, une anecdote absolument authentique sur l’ENA: Michel Debré fondateur de l’ENA sur un aéroport de la corne de l’Afrique. Pendant qu’ils marchaient sur le tarmac Debré demanda à mon père ce qu’il pensait des 2 stagiaires de l’ENA qu’il lui avait envoyés 3 mois plus tôt. A la vue de la moue de mon père Debré s’exclama « je vais te dire, la plus grande connerie que j’ai faite de toute ma carrière est la création de l’ENA ». Vous voyez, la prise de conscience du problème de l’ENA n’est pas nouvelle et même Debré savait qu’il était un peu un docteur Frankenstein…

  • – moins il y a de ponx et plus le pays est prospère

    – sans contrôle des élus il n’est point de démocratie

  • je n’ai même pas tout lu mais je tiens vraiment à dire que haut fonctionnaire et nous qui représentons les fonctionnaires d’un niveau social bien moins élevé n’avons rien avoir. on galère, les avantages ne sont quasi plus et je parle encore plus pour mon boulot, on n’arrête jamais dans notre boulot. il y a en effet un gros soucis au niveau du gouvernement et du coup une énorme réorganisation à avoir mais comme c’est eux qui dirigent ce pays, à moins d’un énorme mouvement de revolte, jamais rien ne changera ! ce qui veut dire une solidarité à toute épreuve aujourd’hui et çà c’est un autre débat encore vu la conjoncture actuelle !

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