La grande révolte des classes moyennes

L’élection de Trump ou le Brexit sont une des incarnations de la grande révolte des classes moyennes occidentales.

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La grande révolte des classes moyennes

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 décembre 2016
- A +

Par Drieu Godefridi.

By: daily sunnyCC BY 2.0

Le 8 novembre 2016 est une date historique. Elle marque l’accession prochaine à la présidence des États-Unis d’un homme, Donald Trump, qui, après le Brexit, incarne le surgissement sur la scène politique et culturelle occidentale d’une force nouvelle : les classes moyennes.

Des classes moyennes au comportement homogène pour la première fois

Ne sont-ce pas les classes moyennes qui, par définition, dominent la scène politique depuis les Trente Glorieuses ? Certes, mais la spécificité de la situation actuelle est que ces « gens ordinaires » dont parle le sociologue canadien Mathieu Bock-Côté se comportent désormais de façon politiquement cohérente. Avec une solidarité, une conscience de classe, comme disent les marxistes. Bref, elles votent en masse et en tant que telles.

« La démocratie est lente », constatait le communiste espagnol Denis Fernandez Recatala. De la survenance d’un problème à sa résolution par le mode démocratique — appropriation de la problématique par un parti, accession de ce parti au pouvoir, mise en œuvre d’une politique — s’écoulent souvent de longues années. Particulièrement lorsque le diagnostic est lui-même disputé.

Toutefois, certaines réalités économiques et culturelles sont devenues si prégnantes qu’elles ne peuvent plus être niées. Je soutiens que la révolte des classes moyennes occidentales est le fruit de la détérioration de ses conditions d’existence, dont les motifs sont similaires des deux côtés de l’Atlantique.

Taxation objectivement confiscatoire

La taxation, dans nos pays, est objectivement confiscatoire. Depuis 1945, la part de la richesse prélevée par l’État n’a jamais été aussi copieuse. Même s’ils ignorent l’aphorisme de Frédéric Bastiat selon lequel « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde », les citoyens perçoivent que le système tourne à leurs dépens. Que l’État, pour octroyer telle prime, tel encouragement ou service, perçoit un impôt plus lourd que ne le serait le prix du service sans son intervention, car il doit rémunérer pléthore d’agents, de partenaires et de clientèles. Cette réalité est d’autant moins tolérée qu’elle s’inscrit dans le contexte d’un « capitalisme de connivence » qui compense avec l’argent des contribuables et à coups de dizaines de milliards, les pertes abyssales d’un secteur financier dont les bénéfices sont privés.

Ayant payé son écot — de 50 à 65 % de ses revenus, dans la plupart de nos pays — le citoyen dispose d’un capital résiduel. Ce capital, en principe il en use à sa guise, car nos régimes restent fondés sur le principe de l’autonomie de la volonté. Mais seulement en théorie. Car, à chaque instant le citoyen doit louvoyer et se glisser sous les clôtures électrifiées de normes toujours plus nombreuses. La gauche culturelle a longtemps soutenu, jusqu’à nos jours, que nous évoluons dans un univers capitaliste dérégulé, dont la généalogie remonterait aux règnes de M. Reagan et de Mme Thatcher. Rien n’est plus faux. Si l’on étudie les chiffres de la production législative et réglementaire — disons normative — dans les pays européens et aux États-Unis, le vrai est qu’aucun individu dans l’histoire de l’humanité ne s’est trouvé aussi étroitement sanglé de normes. Ce n’est pas le lieu de produire des chiffres — je le ferai dans une étude comparative et historique à paraître — contentons-nous de relever que la France, par exemple, produit désormais autant de normes chaque année que durant la période qui s’étend du XIIIe siècle de Saint-Louis à la révolution de 1789. À ce formidable magma normatif en croissance exponentielle, vient encore s’agglutiner l’épaisse gangue des régulations que sécrètent les institutions européennes. Outre son caractère anti-économique, cette prolifération normative contraint, force et entrave les citoyens jusque dans les détails infimes et intimes de leur vie quotidienne.

Dégradation urbaine et scolaire

La fiscalité et l’hyperinflation normative s’aggravent de la dégradation urbaine et scolaire. L’immigration ayant été érigée en dogme moral et en nécessité économique, les classes moyennes d’Europe et des États-Unis ont vu surgir au sein de leurs villes, de leurs quartiers et de leurs écoles, parfois jusqu’à devenir majoritaires, des populations dont la culture est certes respectable mais, dans le cas de l’Islam, radicalement distincte de la leur, dans son rapport aux femmes, à la liberté de conscience, à la démocratie. Dans la réalité des faits, cette immigration n’est pas choisie, mais subie. Quand, après trente années de ce régime migratoire, les mêmes gens ordinaires constatent que des candidats à la migration se pressent toujours plus nombreux à leurs frontières, ils se posent légitimement la question de la perpétuation de leur mode de vie. Comment s’étonner que le dogme de l’immigration anarchique soit rejeté, et indépendamment de la question du terrorisme ; alors qu’il est par exemple établi que dix des douze auteurs des effroyables attentats de Paris le 13 novembre 2015 se sont inflitrés en Europe comme migrants, cf. Le Figaro, 12 novembre 2016.

Pour compléter le tableau, relevons la guerre culturelle qui est menée aux classes moyennes, sur la seule foi du sexe et de la couleur de la peau. Examinons les deux aspects de ce Kulturkampf.

D’abord, la théorie du genre, selon laquelle la distinction des sexes masculin et féminin est une invention culturelle (Judith Butler, Anne Fausto-Sterling). Au nom de cette théorie, dans l’infini chatoiement de ses variétés académiques et médiatiques, des minorités sexuelles en sont venues à exiger l’éradication de toute référence à l’hétérosexualité, vécue comme oppressive et stigmatisante. La revendication est de brouiller les genres, en les multipliant à l’infini, et de quitter toute référence à la normalité hétérosexuelle — pourtant incontestable, d’un simple point de vue statistique. D’où ces polémiques, souvent émaillées de violences, aux quatre coins du territoire américain, désormais en Europe, pour décider de la question de savoir si les queer et transgenres peuvent, ou pas, accéder aux vestiaires sportifs, scolaires et toilettes de leur sexe biologique, ou de leur sexe choisi, ou les deux, et comment vérifier ? Se fédère à ces polémiques l’hostilité de principe témoignée au garçon hétérosexuel, que l’on institue en dépositaire de la sexualité « du passé », ce qui justifie qu’il soit rééduqué dès la plus tendre enfance — à l’école —, discriminé lors de son entrée éventuelle à l’université, et que les moindres de ses gestes et paroles soient justiciables des tribunaux. Cette guerre du genre est menée avec autant d’âpreté que d’efficacité : la grande majorité des diplômés de l’enseignement supérieur américain et européen est composée de femmes, et la réalité biologique de la binarité sexuelle est battue en brèche jusqu’au cœur de nos textes de loi (Convention d’Istanbul, Conseil de l’Europe, 2011).

Racisme, vous avez dit racisme ?

Vient enfin la résurgence du racisme. D’abord, il y eut le discours anti-raciste, réprouvant le rejet d’une personne sur la seule foi de sa race. L’écrasante majorité des Occidentaux a acquiescé à ce discours. Toutefois une rhétorique subtile s’est enclenchée, particulièrement dans des pays comme les États-Unis et la France, jusqu’à permettre, puis encourager, la mise en accusation des populations blanches. Ainsi des safe spaces se sont-ils multipliés sur les campus américains, c’est-à-dire des espaces réservés aux minorités, pour leur permettre de se soustraire à la présence réputée suffocante des Américains caucasiens. Dit autrement, les étudiants blancs se voient refuser l’accès de certaines zones du campus sur la seule foi de la couleur de leur peau. Paradoxal retournement d’un discours anti-raciste qui en vient à légitimer, souvent par la violence, des pratiques racialistes au sens strict. Ainsi du discours sur le white privilege, soit l’idée qu’un Américain blanc est privilégié du seul fait de la couleur de sa peau, quels que soient ses origines et milieu social, et que la loi doit donc discriminer en sa défaveur, toujours sur la seule foi de la couleur de sa peau. Considérons ce répertoire de journalistes récemment créé sous l’égide du gouvernement francophone belge, dont l’objet est d’inclure d’une part les femmes, d’autre part les « hommes et femmes issus de la diversité », ce qui exclut qui les hommes blancs, sur la seule foi de leur carnation. Racisme, vous avez dit racisme ? Qui ne voit que ces discours et pratiques reposent sur les notions de responsabilité raciale collective, et de responsabilité à travers les âges, soit très exactement les concepts ayant de tout temps fondé l’antisémitisme, comme Sartre l’a montré dans ses Réflexions sur la question juive ? Ce racisme au nom de l’anti-racisme, les classes moyennes occidentales ne l’acceptent plus.

Il est à noter que cette guerre sexuelle et racialiste menace les gens ordinaires, non seulement dans leurs conditions d’existence (les trois premiers phénomènes que nous avons examinés : impôt, normes, quartiers), mais dans leur être naturel (le sexe, la couleur de la peau). Qu’un rejet radical — une révolution, selon Stephen Bannon, éminence grise du nouveau président américain —  se dessine n’est guère surprenant.

Tels sont les facteurs dont la conjugaison explique, selon moi, à la fois la détérioration des conditions de vie des classes moyennes occidentales, et leur révolte politique.


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  • vous oubliez,par facilité?, de dire que la Classe populaire ,une autre forme d injure pour remplacer Populistes ne peut plus supporter les politiciens de tous bords qui abusent du pouvoir
    ces gens comme Juppé Sarko hollande Fillon et tant d autres qui ne servent que leurs intérêts propres et surement pas ceux de la France
    tous usés et enrichis par le métier de Politicien à vie ,avec ses privilèges et ses lois auxquelles ils ne sont pas soumis
    voir Lagarde recemment

    • « …la Classe populaire […] ne peut plus supporter les politiciens de tous bords qui abusent du pouvoir… »

      Ben voyons, la « classe populaire » – c’est-à-dire ceux qui ne supporteraient plus Sarkozy, Fillon, Hollande, Juppé e tutti quanti – a surtout l’air d’être une petite minorité de happy few.

      À confondre « peuple » avec les gens qui pensent comme vous, votre commentaire est aussi ridicule que l’article de Drieu Godefridi. Article où l’on apprend que – selon les bases de la sociologie à la portée des caniches – les « classes moyennes »… ce seraient les « gens ordinaires ». Et que les femmes, les immigrés, les fonctionnaires, les gens de couleurs, les Londoniens, les Écossais, les Californiens, les citadins, etc. ne feraient pas partie de ces « gens ordinaires ».

      ok

      Quant au « comportement homogène des classes moyennes » ? Quelle vaste blague ! Quel serait le lien « de classe » entre le ploutocrate du comté de Suffolk dans le Long Island et la chômeuse, jeune mère redneck de 16 ans paumée en Virginie occidentale ? À part le fait que tous deux ont voté Trump.

  • Magistral !… Merci Drieu

  • Très bonne description!

  • Texte qui met le doigt sur un point important. Après, dur d’avoir toute la nuance nécessaire en si peu de mots, c’est à concevoir plus comme une introduction au débat. Par exemple, il ne faut point ignorer la classe moyenne musulmane qui ne fait pas parler d’elle et qui contribue fortement à notre société. Elle est un net atout et que gagnerions-nous à l’isoler ou à la repousser ?

  • Contrairement à ce que prétend l’article la « culture musulmane » n’est pas radicalement distincte de la « culture occidentale » dans son rapport aux femmes.

    La « culture occidentale » s’oppose volontiers à la soumission de la femme saoudienne, irakienne, iranienne, pakistanaise, afghane, etc, mais la culture occidentale méprise la liberté de la femme occidentale d’assouvir comme un homme ses besoins sexuels. La « culture occidentale » veut que la femme occidentale ait, davantage que l’homme, l’obligation d’être « Amoureuse » avant de coucher. Or n’est véritablement considérée comme « Amoureuse » que celle qui se SOUMET au choix que son entourage et l’ensemble de la société font à sa place. Par conséquent, la culture occidentale, exactement comme la culture musulmane, ne s’oppose pas en soi à la soumission de la femme.

    C’est certes beaucoup plus facile pour une femme de vivre en Occident que de vivre par exemple en Arabie Saoudite, mais si vous mettez dans une rue en Occident un homme torse nu et une femme seins nus vous comprendrez rapidement, face à l’indignation que suscitera les seins nus de la femme, que même en Occident il existe encore de nombreux deux poids deux mesures.

    « L’immigration ayant été érigée en nécessité économique »

    Pour un libéral l’immigration EST une nécessité économique. Dire le contraire revient par exemple à dire qu’il n’est pas nécessaire pour le succès d’un employeur d’avoir le droit d’embaucher un étranger sud-coréen ultra-compétent plutôt qu’un national incompétent.

    • Pour un libéral l’immigration EST une nécessité économique.

      Son pendant est :

      Pour un libéral l’émigration EST une nécessité économique.

    • Commando, le problème n’est pas l’immigré compétent, quelle que soit son origine, voulu par l’employeur, puisqu’il est précisément voulu. Aucun immigré n’a jamais eu à souffrir de ce statut dès lors qu’il est désiré. L’immigré en souffrira d’autant moins qu’il mettra un point d’honneur à s’assimiler dans les habitudes locales au lieu de vouloir imposer sa culture d’origine, attitude parfaitement incongrue et irrationnelle puisqu’en migrant, il a démontré sa profonde détestation de cette culture. Ou alors, l’immigré est un envahisseur, sans uniforme de surcroît, ce qui emporte des conséquences désagréables listées depuis longtemps par le code de justice militaire.

      L’immigré compétent et voulu est le bienvenu et n’a donc rien à voir avec l’immigré incompétent voulu seulement par l’Etat obèse forçant par l’impôt et les normes ubuesques les employeurs et le reste de la population à financer une présence migratoire incompétente sur le territoire, générosité gratuite finalement récompensée par un terrorisme pas gratuit du tout, mais conséquence logique et normale de cette migration non désirée. Donc, attention, hein, surtout PA DA MAL GAM entre les immigrés désirés, ceux qui s’assimilent à nos sociétés telle qu’elles sont, avec ceux qui viennent pour terroriser. Surtout pas, manquerait plus que ça, non d’un petit Lénine en bois !

      Quelle est donc cette liberté de pacotille qu’on vous force à financer par vos impôts ? Un mensonge d’Etat, un crime d’Etat obèse donc, ni plus ni moins, aux dépens de la population que ce même Etat prétend défendre (encore un mensonge, quelle vilaine manie tout de même).

      Donc, oui à la liberté de migration mais oui également aux conséquences nécessaires accompagnant cette liberté, c’est-à-dire être non seulement capable de SAVOIR VIVRE mais également de VOULOIR VIVRE, sans être aux crochets d’autrui en respectant les codes sociaux locaux. Dans le cas contraire, retour sans délai à l’expéditeur, cordialement mais inéluctablement. Voilà, immigrés du monde entier, venez nombreux, vous êtes les bienvenus, mais vous ne pouvez pas faire semblant d’ignorer les règles de la Nation qui vous a accueilli et vous accueillera encore longtemps avec tant de générosité. On aimerait d’ailleurs que les autres Nations fassent de même, ce qui réduirait sensiblement le risque d’immigration involontaire.

      PS : un homme torse nu dans la rue choque autant qu’une femme torse nu et il est nécessaire que les honnêtes citoyens correctement éduqués l’invitent à se refringuer, puisque ces citoyens sont le premier degré de la police de toute société civilisée. Accessoirement, les citoyens en question peuvent décider souverainement de confier l’exhibitionniste au juge qui décidera ultérieurement des sanctions justifiées par un comportement manifestement déviant (amende, prison, unité de soins intensifs…) Ah, enfin, n’oublions par l’Etat régalien, qui ne manquera pas de récompenser les citoyens ayant accompli leur devoir, en leur reversant l’amende prélevée par exemple.

      • « L’immigré compétent et voulu est le bienvenu »

        @Cavaignac : Il est le bienvenue pour nous les libéraux, mais il n’est pas le bienvenue pour les nationalistes que l’article essaie de caresser dans le sens du poil. Pour beaucoup de supporters de Trump un immigré musulman ou mexicain est une menace même s’il est compétent, même s’il est désiré par un employeur, et même s’il est capable de s’assimiler.

        « Donc, attention, hein, surtout PA DA MAL GAM entre les immigrés désirés, ceux qui s’assimilent à nos sociétés telle qu’elles sont, avec ceux qui viennent pour terroriser.  »

        Le détail qui vous échappe c’est qu’il peut exister des immigrés qui, bien qu’ils n’ont aucune intention de « s’assimiler », sont désirés par des employeurs et ne viennent pas pour terroriser. Prenons un exemple : si vous partez bosser à l’étranger et qu’au lieu de vous « assimiler » vous choisissez de ne jamais sortir de votre communauté d’expatriés français qui refusent d’adopter les « codes sociaux locaux », votre refus communautariste de vous « assimiler » au pays d’accueil (ce qui est très différent d’un refus de « s’intégrer ») ne fait pas pour autant de vous un terroriste.

        • votre refus communautariste de vous « assimiler » au pays d’accueil (ce qui est très différent d’un refus de « s’intégrer ») ne fait pas pour autant de vous un terroriste.

          Oui, mais en cas de difficultés, vous vous coupez d’aides potentielles. Il ne faudra pas se plaindre d’être expulsé par la suite si l’on se trouve sans emploi.

          • « Oui, mais en cas de difficultés, vous vous coupez d’aides potentielles. Il ne faudra pas se plaindre d’être expulsé par la suite si l’on se trouve sans emploi. »

            @MichelC : Vous avez raison. Il faut qu’un individu qui refuse de s’assimiler assume tout seul les conséquences de ce choix. Le problème de la France c’est justement ça : non pas le fait que beaucoup d’immigrés ou fils d’immigrés refusent de « s’assimiler », mais le fait qu’ils soient dispensés (grâce aux aides versées par l’État-providence) d’assumer les conséquences de ce choix.

        • Je ne crois pas que le détail m’échappe tant que cela. Vous distinguez deux phénomènes là où il n’y en a certainement qu’un seul et même.

          Je suis en effet convaincu que si un immigré ne parvient pas à s’assimiler, à se fondre dans la masse de ses nouveaux contemporains, c’est précisément parce qu’il n’est pas désiré et qu’il le rend bien à ceux qui ne veulent pas entendre parler de lui, ce qui à tout prendre est bien normal. Mais ne pouvant s’assimiler, il convient d’en tirer les conséquences, à savoir de parcourir le chemin du retour, où d’aller voir ailleurs pour constater si l’herbe est plus verte.

          Contraindre des gens qui mutuellement ne veulent pas vivre ensemble à vivre ensemble au nom du vivrensemble est une absurdité criminelle digne des théories les plus farfelues ayant jamais émergé des cerveaux dérangés des psychopathes socialo-collectivistes. Forcément, ça ne peut que mal se terminer.

          • « Contraindre des gens qui mutuellement ne veulent pas vivre ensemble à vivre ensemble au nom du vivrensemble est une absurdité criminelle »

            Certes, mais c’est également une absurdité criminelle de contraindre des gens qui mutuellement ne veulent pas vivre ensemble à vivre ensemble au nom du patriotisme.

            Exemple : si un employeur américain veut embaucher/côtoyer un mexicain qui ne demande qu’un petit salaire, mais que l’Etat américain, avec à sa tête le nationaliste Donald Trump, contraint l’employeur à embaucher/côtoyer un américain qui demande un plus gros salaire, le résultat de cette coercition sera que l’employeur américain côtoiera une personne qu’il ne veut pas côtoyer. Or, tel que vous l’avez vous-même expliqué, c’est criminel de contraindre à vivre ensemble des gens qui ne veulent pas vivre ensemble.

            • Mais où avez-vous entendu que Trump voudrait bloquer les migrants légaux ? Dans les discours d’Obama le truand, ou ceux de Clinton la menteuse compulsive ? Jusqu’à preuve du contraire, Trump n’évoque que les migrants illégaux dans ses meetings, illégaux qui ne peuvent pas correspondre à votre définition du « bon migrant », celui qui serait désiré par un patron.

              Trump prétend fermer les frontières pour rapatrier l’activité. Bon, pourquoi pas. Il peut y parvenir compte tenu de la puissance intrinsèque des USA qui n’ont en réalité pas besoin des importations puisque l’essentiel de la VA des produits est déjà logée aux USA. Ce qui bloque, ce sont les lois fiscales stupides (pléonasme) qui empêchent la relocalisation des bénéfices aux USA. Trump a semble-t-il souhaité faire évoluer cette situation ridicule.

              Au passage, le fameux patron amoureux des Mexicains parce qu’ils couteraient moins cher que les Américains (drôle d’amour, n’est-ce pas), devra transporter, loger, nourrir, chauffer et blanchir le migrant et sa famille, éduquer et soigner femmes et enfants, former le migrant à la langue, aux techniques de pointe de son nouveau métier, s’assurer que le migrant et sa famille repassent dûment la frontière si jamais il le licencie, etc. Pas sûr que l’opération soit si rentable que cela pour le gentil patron amoureux des migrants, parce que les tribunaux ne manqueront pas de pénaliser lourdement ses manquements si jamais il ne respecte pas les normes sociales minimales.

              Etre moins cher, est-ce véritablement une « compétence » supérieure justifiant une migration réussie et heureuse ? Bof, bof, bof…

              Enfin, je ne pense pas qu’un Etat régalien perde son temps avec le patriotisme, le nationalisme et toutes ces sortes de choses. Si le nationalisme est une maladie mentale qu’il convient de soigner, comme le socialisme d’ailleurs (et que dire du socialisme-national…), le patriotisme relève uniquement des individus amoureux de leur pays, certainement pas de l’Etat. Ceux qui n’aiment pas leur pays tel qu’il est disposent du reste du merveilleux monde pour s’y ébattre joyeusement en gambadant dans les vertes vallées fertiles où coulent des rivières d’or, mais ailleurs, très loin. Ou alors, ils vont tenter de changer ce pays qu’ils n’aiment pas pour qu’il corresponde enfin à leurs désirs. Ils devront toutefois convaincre les amoureux de la situation présente, sans pouvoir les contraindre, contrairement à l’Etat obèse qui pille consciencieusement les habitants pour imposer aux forceps sa vision du monde en piétinant leur consentement, trahissant ainsi la population, bafouant tous les principes démocratiques. L’Etat régalien permet une évolution lente et harmonieuse de la configuration sociale d’une Nation, loin des ruptures brutales prônées par les utopies meurtrières qui se terminent toujours par un retour de balancier au moins aussi violent. Une évolution sans heurts ni violences est parfaitement possible, à condition de renoncer au socialo-collectivisme et de maintenir fermement, sans discussion oiseuse pseudo-démocratique, un Etat régalien minimal et fort.

      • V. MOUKAGA

        Très chers Drieu et Cavaignac,

        Française de coeur, catholique confirmée de longue date, originaire d’Afrique noire francophone (le Gabon), résidant dans l’Hexagone depuis 1974, titulaire de diplômes universitaires français, mais tout aussi victime de la déstabilisation des classes moyennes occidentales (hormis bien sûr le « racisme anti-blanc » que je ne puis que déplorer), j’avoue que j’ai du mal à me situer dans ce débat qui m’interpelle pourtant par sa lucidité et pour lequel je me sens néanmoins partie prenante!

        Quelqu’un pourrait-il m’éclairer sur ce point ?

        • Le racisme n’a qu’un rapport secondaire avec l’immigration. Par exemple, les Juifs sont la plus vieille composante de la population habitant le territoire français et à ce titre la composante la plus indiscutablement légitime à vivre en France. Et pourtant, l’antisémitisme est une triste spécialité française. Vous voyez bien que le racisme n’est pas lié à l’immigration au sens d’une venue récente.

          Si vous avez du mal à vous situer dans un débat, c’est précisément parce que vous cherchez à vous y situer : il est humainement impossible d’être objectif vis-à-vis de soi-même. Pour mener à bien une réflexion, il convient de faire l’effort de s’oublier.

          Le racisme anti-blanc dans un pays initialement blanc est la conséquence de la trahison des élites (blanches) qui va se terminer par la révolte du peuple (blanc), avec moult têtes (blanches) plantées au bout de piques. C’est une métaphore, naturellement, quoique… En tant que catholiques, nous devons prier pour que les élites aujourd’hui dévoyées trouvent enfin la voie de la sagesse et renoncent à leurs immenses crimes, avant que des réactions extrêmes ne les punissent sévèrement. En tant que Chrétiens, nous avons également un devoir impérieux de protection des Juifs, conformément aux 10 Commandements, puisqu’ils sont nos ancêtres en religion.

          • « En tant que catholiques… »

            Parce que, bien sûûûûr, seuls les « blancs » sont catholiques.

            • N’auriez-vous pas un léger défaut de compréhension de phrases pourtant assez simples ?

              • Quand dans un paragraphe, on mélange des concepts qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, il ne faut pas s’étonner de ne pas se faire comprendre…

                Mais bon, j’imagine que que vous poursuivez sur la lancée de Drieu Godefridi et son nimportenawak de compétition.

                • Je réponds à VM qui m’a interpellé, me dit être une femme, probablement noire, catholique vivant en France et aimant ce pays. Je suis un homme, blanc, catholique vivant en France et aimant ce pays. Le plus important étant ce qui nous unit, le reste étant parfaitement négligeable, nous sommes donc faits pour nous entendre à merveille. C’est pourquoi je lui propose amicalement que nous prions ensemble pour la rémission des immenses fautes des élites françaises aujourd’hui manifestement dévoyées et qui, jusqu’à preuve du contraire, demeurent encore essentiellement blanches. C’est, me semble-t-il, une très bonne façon de débuter la nouvelle année.

                  Où se situe donc le problème qui justifierait votre intervention pour le moins étrange, pour ne pas dire surréaliste ?

        • Madame MOUKAGA,
          Je vous remercie pour votre question. De cette réinvention par la gauche occidentale de la race comme critère légal, nous sommes tous victimes, car de telles mesures finissent immanquablement par dresser les gens les uns contre les autres, pour la pire des raisons. Probablement sommes-nous donc, vous et moi, du même bord intellectuel, ie celui de ceux qui estiment que la race — la couleur de la peau — est un critère aussi aberrant sur le plan scientifique & moral qu’il l’est sur le plan juridique; un “critère illégitime” comme on dit en jurisprudence constitutionnelle, toute loi prise sur son pied devant être considérée comme contraire au principe d’égalité en droit, et annulée en tant que telle.
          J’espère avoir répondu à votre question. SI vous souhaitez poursuivre l’échange, n’hésitez pas à me contacter via FB !
          Bien à vous.

      •  » L’immigré en souffrira d’autant moins qu’il mettra un point d’honneur à s’assimiler dans les habitudes locales au lieu de vouloir imposer sa culture d’origine,  »

        Un migrant peut très bien ne pas s’assimiler dans les habitudes locales sans pour autant vouloir imposer les siennes en ne respectent pas celle des autres. Le cas des quartiers chinois des grandes métropoles est un exemple. Ce sont des communautés étrangères qui vivent en gardant leur propre culture sans essayer de l’imposer aux autres même si un autochtone réside dans ce type de quartier.

        Demander aux immigrés  » A Rome fait comme les romains  » c’est comme de dire à un restaurateur chinois vivant en France de ne servir que de la cuisine françaises comme le font les cuisiniers français.

        D.J

    • commando: mais si vous mettez dans une rue en Occident un homme torse nu et une femme seins nus vous comprendrez rapidement, face à l’indignation que suscitera les seins nus de la femme

      Exemple moisi, le torse n’est pas un attribut sexuel chez l’homme comme les seins chez la femme.
      Mais je vous en prie, mettez seulement un homme testicules à l’air à côté de votre femme seins nus pour observer les réactions.

      commando: : Par conséquent, la culture occidentale, exactement comme la culture musulmane, ne s’oppose pas en soi à la soumission de la femme.

      Vous racontez vraiment n’importe quoi.

  • Les Anglais ont surtout voté contre les migrants … « Polonais » de bons blancs cathos ! Tandis que les Américains qui ont voté Trump avaient dans leur viseur des Mexicains catholiques eux aussi.

    Les Polonais boivent autant de bière que les Anglais ont les mêmes « valeurs » mais pourquoi donc ce rejet ? Si selon la « droite islamophobe francophone », l’Europe c’est les blancs chrétiens à contrario des « Musulmans », pourquoi les Anglais rejettent les Polonais, Espagnols … ????

    Et puis surtout comme à peu près tous les « publicistes », il serait temps d’apprendre à lire les chiffres puisque vous avez tant de diplômes à faire valoir, Trump a eu 2,8 millions de voix en moins que Madame Clinton, le ras-le-bol populaire qui se serait traduit par un vote Trump reste à prouver.

    Dernière, chose c’est quoi la « classe moyenne » ? Parce que ce sont les « classes ouvrières blanches » qui auraient voté Trump ou Brexit plutôt que les « classes moyennes ».

    • La classe moyenne en 2016, ce sont ceux qui vivaient correctement de leur travail avant 2001 et qui sont désormais passés dans la catégorie des wage slaves, et qui voient que la méritocratie est fortement grippée.

    • Cette histoire des 2,8 millions est nulle et non avenue. L’élection US est une élection indirecte. Le nombre de voix total est donc sans intérêt. Seul compte le nombre de grands électeurs, donc le nombre de voix spécifiques dans chaque Etat. Et là, il n’y a pas photo, c’est le moins qu’on puisse dire. Il convient de ne pas oublier que cette méthode d’élection est une nécessité pour éviter la sécession du pays.

      On peut changer la règle, mais avant l’élection, pas après. Si on participe à une élection, c’est qu’on a accepté la règle, avec tout ce qu’elle comporte de défauts. Se renier ainsi est petit, tout petit, en un mot minable. Comportement sans surprise de la part des démocrates…

      Ensuite, les 2,8 millions de voix manquantes sont plus que probablement liées au bourrage frénétique des urnes, un grand classique dans les circonscriptions électorales acquises aux démocrates, bourrage maintes fois démontré en justice. Mais ne jetons pas la pierre, nous avons les mêmes tricheurs à la maison… C’était même un sport national chez nous lorsque la ceinture rouge de Paris faisait semblant de voter invariablement communiste. Encore aujourd’hui, de nombreuses élections, surtout locales, sont plus que douteuses. Et ne parlons pas des élections au sein des partis…

      Trump a annoncé qu’il ne poursuivrait pas en justice les mauvais perdants de l’élection, pour ne pas donner l’image du vainqueur qui s’acharne, alors qu’il y a largement de quoi les confiner au gnouf pour de longues années. C’est une grave erreur de sa part qu’il finira par regretter tôt ou tard. D’ailleurs, Obama a bien compris la faiblesse du vainqueur, lui qui s’agite maintenant pour imposer en catastrophe ses derniers délires, à l’ONU notamment, alors qu’il n’a déjà plus aucune légitimité. Décidément méprisable, jusqu’au dernier instant.

      • Bonjour, je ne conteste pas les « modalités » de l’élection mais je « bats en brèche » le mythe comme quoi Trump aurait « le peuple » et les « classes moyennes » derrière lui, ce qui est faux et que vous n’avez pas contredit, ah si, accusation de bourrage d’urnes …

        Ensuite pour les classe moyennes, oui c’était bien avant, mais gros endettement, pour ce qui est des usines, la production industrielle augmente … mais sans ouvriers, Trump ou pas Trump avec ou sans chinois, les robots arrivent !

        http://theweek.com/speedreads/666364/carrier-jobs-donald-trump-saved-theyll-soon-done-by-robots

        • Grâce aux robots, le nombre d’emplois nouveaux va exploser partout dans le monde. Sans compter que les activités qui étaient inaccessibles à certains le deviendront plus aisément.

          Evidemment, cela se produira uniquement si on renonce au socialo-collectivisme qui, en parasitant les progrès constants de l’économie, détruit un nombre sans cesse croissant d’emplois pour financer la paresse.

        • « ah si, accusation de bourrage d’urnes » : une accusation ? Un constat !

  • « Jusqu’à preuve du contraire, Trump n’évoque que les migrants illégaux dans ses meetings »

    @Cavaignac : Faux. Trump est connu pour avoir lancé le 7 décembre 2015 l’idée d’interdire l’entrée de tous les musulmans sur le sol américain. Il a demandé, je cite, « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis. » C’est en partie avec ce genre de propositions grotesques qu’il s’est fait élire (face à la non moins grotesque Hillary Clinton.)

    Vous me rétorquerez qu’il ne faut pas s’en alarmer étant donné que Trump ne fera même pas le quart de ce qu’il a promis à ses électeurs. Le soucis c’est que si les électeurs de Trump n’obtiennent pas la vengeance que leur « sauveur » leur a promis, plutôt que de se remettre en question ils se tourneront vers de nouveaux « sauveurs » à coté de qui Trump aura l’air d’un enfant de chœur. Pour le dire autrement : Trump a allumé un feu qu’il lui sera très difficile d’éteindre.

    « Trump prétend fermer les frontières pour rapatrier l’activité. Bon, pourquoi pas. Il peut y parvenir […] »

    Non, il n’y parviendra jamais.
    Trump a certes le mérite de comprendre l’importance de réduire les impôts, mais le problème c’est qu’il croit que les mesures anti-concurrentielles (c’est-à-dire les mesures protectionnistes anti-libre-échange et les mesures nationalistes anti-immigration) qui peuvent faire la prospérité de son empire immobilier peuvent également faire la prospérité des USA. En réalité les mesures anti-concurrentielles qu’il préconise seront éventuellement bénéfiques à ses entreprises mais elles seront assurément nuisibles à la plupart des gens qui ont cru en ses promesses et qui ont voté pour lui.

    Trump n’a pas cherché à responsabiliser les ouvriers blancs ou les noirs et les hispaniques des « quartier difficiles » (en anglais on dirait « inner cities » ) qui ont voté pour lui. Trump leur a juste fait croire que leur problème c’est le libre-échange et l’immigration, ou le manque de « virilité » d’Obama. Si Trump respectait réellement les ouvriers blancs (ou les noirs et les hispaniques des « inner cities »), s’il se souciait vraiment de leur avenir, il leur aurait dit la vérité : « vous êtes en partie responsable de votre situation actuelle. » Au lieu de ça, en bon politicien, il s’est juste contenté de leur dire ce qu’ils voulaient entendre : « rien n’est jamais de votre faute ! Vous n’êtes responsable de rien ! Tout est toujours la faute de la Chine, des immigrés illégaux, des immigrés musulmans ! Bref, tout est toujours la faute de quelqu’un d’autre ! »

    « […] Pas sûr que l’opération soit si rentable que cela pour le gentil patron amoureux des migrants […] »

    L’Etat est incapable de discerner mieux que les employeurs de quels étrangers ils ont ou non besoin. Par conséquent l’Etat devrait se contenter de veiller au respect des choix de ces employeurs plutôt que vouloir imposer une politique d’immigration choisie. Si certains employeurs veulent des étrangers qualifiés, diplômés, c’est leur droit. Si d’autres employeurs veulent des étrangers non-qualifiés, non-diplômés, c’est aussi leur droit. Si certains employeurs veulent des étrangers provenant d’un continent A, c’est leur droit. Si d’autres employeurs veulent des étrangers provenant d’un continent B, c’est aussi leur droit. Quant aux employeurs qui ne veulent AUCUN étranger : c’est leur droit le plus strict.

    • Faut-il rappeler à votre attention que c’est le pays qui reçoit le migrant qui décide qui est légal ou illégal ? Peut-être un jour ce sera différent. Ce sera alors probablement Commando et d’autres qui décideront qui peut immigrer en Mongolie inférieure et émigrer d’Afrique du Sud. Malheureusement pour vous, ce grand jour n’est pas encore arrivé. C’est certainement injuste, une grande cause motivant votre indignation, mais c’est ainsi. Bref, je persiste dans mon affirmation, Trump ne parle que des illégaux, pas des légaux.

      Bien malin celui qui sait ce que va devenir la présidence Trump. Je constate seulement les premiers signes de faiblesse de sa part et observe qu’Obama en a vivement profité pour occuper les derniers espaces qui lui restent, bafouant le résultat de l’élection, l’esprit de la démocratie, et tout bonnement l’honneur. C’est indigne de la part d’un homme qui se prétend à la hauteur de sa fonction. Heureusement pour les USA que la Constitution a limité le nombre de mandats.

      Je n’ai pas compris votre argument expliquant pourquoi Trump ne va pas parvenir à réduire les importations. Je vous ai expliqué que la VA des importations étant essentiellement localisée aux US, les produits étrangers ne concurrencent pas vraiment les produits locaux. Fermer ou ouvrir n’aura donc qu’une importance marginale en terme de richesse. En revanche, en terme d’emplois, ce sera le jackpot politique pour Trump, lui qui vise l’électorat des 105 millions d’Américains en âge de produire mais exclus du secteur productif. Durant la campagne, il y a eu un gros buzz à propos d’un constructeur US qui déménageait une usine vers le Mexique. En vérité, ce n’était pas un transfert pour chercher des ouvriers moins chers mais pour localiser les bénéfices hors des US. Tout cela est un problème fiscal à cause d’une législation débile. Législation stupide + impôt abusifs = chômage de masse inéluctable, équation qui se vérifie aussi bien aux USA qu’en France, sur toute la Terre aujourd’hui comme sur Mars demain. C’est tout bonnement une loi universelle de l’économie, toujours vérifiée, jamais démentie, comme peuvent l’être celles de Laffer, de Say, etc.

      Sinon, d’accord avec votre dernier paragraphe, tout en rappelant que les droits des employeurs impliquent des devoirs, par exemple ceux que j’ai listé plus haut. La combinaison permanente des droits et des devoirs est l’essence de la liberté. Faute de quoi, la liberté est factice et la liberté des uns implique l’assujettissement des autres.

      • Et il a proposé publiquement d’interdire l’accès du territoire aux musulmans. Heureusement il n’est que président et donc ça ne se fera pas, mais pour la réflexion, hypothétiquement, s’il faisait passer ça, ça serait tout à la fois légal et abominable, et pas pour la première fois dans l’Histoire

        • Abominable? Comme l’homme des neiges ?

          Franchement, maîtrisez vos adjectifs ! 11 septembre, Boston, Charlie, Bataclan, Nice, Berlin, les attentats plus ancien en Espagne ou en Angleterre, voilà ce qui est vraiment abominable si vous tenez à utiliser l’adjectif de façon correcte.

          Il se trouve que 100% des auteurs de cette série d’attentats sont issus de la même ethnie/religion/nation/culture/etc. Limiter leurs déplacements le temps de faire le tri n’a rien de choquant et représente une bien faible réaction de la part des victimes. Qui sommes-nous pour reprocher aux victimes d’essayer de seulement se défendre alors qu’elles seraient en droit de se venger aveuglément ?

          Enfin, le terme relevant du pur jugement de valeur, en dehors de toute objectivité, l’employer revient à choisir son camp. Allez, on va dire que vous ne l’avez pas fait exprès, que c’est une erreur.

  • Très bien, manque le matraque financier entre impôts, impôts locaux foncier en hausse constante, comme le prix du logement, des énergies, les prix de l’alimentaire devenus fous sous l’Euro….qui font qu’à part payer ses factures, le français moyen ne peut plus faire grand chose avec le fruit de son travail et baisse sans arrêt son train de vie….quand les Oligarches, les gouvernements et leurs cours font dans le somptuaire !

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