Abandon du nucléaire : l’erreur historique des démocraties

Le choix du tout renouvelable dans certains pays constitue une impasse et une erreur historique majeure.

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La centrale nucléaire de Cattenom By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0

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Abandon du nucléaire : l’erreur historique des démocraties

Publié le 19 décembre 2022
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Jamais l’Homme n’a renoncé à une technologie nouvelle et efficace basée sur une découverte majeure. La découverte de l’énergie contenue dans le noyau de l’atome et libérée par fission ou fusion constitue sans le moindre doute une avancée scientifique fondamentale. Personne ne le conteste mais l’utilisation de cette source d’énergie serait dangereuse.

Aussi, certains écologistes considèrent-ils l’énergie nucléaire comme une énergie du passé, une erreur de l’humanité du XXe siècle. Seules les énergies dites renouvelables (solaire photovoltaïque, éolien, hydraulique) représenteraient l’avenir.

 

Comment renoncer à mettre en œuvre nos connaissances ?

Il est presque inimaginable que cette dernière affirmation se réalise sur le long terme historique.

Pourquoi ? Parce que seule la coercition étatique peut contraindre à abandonner un savoir aussi essentiel. Mais cette violence dite légitime qui accorde au pouvoir politique la capacité juridique de contraindre, présente une forte dimension idéologique. Démocraties plus ou moins libérales, dictatures mafieuses, régimes théocratiques, totalitarismes à base idéologique se côtoient sur notre petite planète. La capacité d’écraser l’Homme sous le pouvoir n’est jamais acquise. Elle est même toujours contestée.

L’ambition idéologique écologiste visant à un monopole de certaines sources d’énergie sous contrainte politique est donc très fragile. Elle est pourtant à l’œuvre mais principalement dans les démocraties occidentales. Prenons les exemples allemands et français. L’Allemagne disposait au début du XXIe siècle de nombreux réacteurs nucléaires. Elle a décidé de les fermer en totalité à la suite de l’accident de Fukushima au Japon, qui n’est pas dû à un dysfonctionnement mais à un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami. C’est donc l’emplacement de la centrale qui était en cause et non la technologie elle-même.

Les considérations électoralistes ont joué un rôle important dans la décision du gouvernement allemand présidé par Angela Merkel. Les écologistes recueillant entre 10 et 15 % et suffrages aux élections législatives, ils constituent une force politique importante avec laquelle il faut compter. Par ailleurs, la population a acquis la sensibilité écologiste un peu naïve apparue dans la plupart des pays riches et qui innerve l’ensemble du spectre politique mais avec le caractère grégaire et conformiste du monde germanique. L’abandon du nucléaire était donc dans l’air du temps. Il fallait se mettre à jour, se conformer à la doxa dominante.

La France a été tout aussi médiocre, mais avec davantage de modération. Disposant d’un parc nucléaire de premier ordre et d’un savoir presque unique au monde dans ce domaine, elle a peu à peu, dans les vingt premières années du XXIe siècle, interrompu les investissements et l’effort de formation sous l’impulsion négative de politiciens préoccupés par la crainte irrationnelle du nucléaire entretenue dans la population par des militants écologistes relayés par l’intelligentsia bien-pensante.

Le coup de grâce est venu du président François Hollande, qui avait besoin des voix écologistes d’EELV. Il fallait donc faire acte d’allégeance. Ce fut la promesse la diminuer progressivement de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité et donc la fermeture de centrales nucléaires. D’où l’absurde fermeture de Fessenheim pour des raisons d’une petitesse électoraliste rarement atteinte.

Outre l’absence de conviction philosophique sur les capacités de l’intelligence humaine, c’est donc aussi la médiocrité électoraliste des gouvernants occidentaux qui a conduit à l’abandon d’une technologie représentant très vraisemblablement l’avenir à long terme. La science et la technologie, le savoir accumulé par l’humanité, se heurtent ici aux impératifs à court terme du pouvoir et à la démagogie.

 

La haine de la technique

La découverte par Einstein en 1905 de la relation entre matière et énergie a fait l’admiration de tous. E=mc2. L’énergie (E) est égale à la masse (m) multipliée par la vitesse de la lumière (c) élevée au carré. La matière est énergie. Puiser l’énergie dans le noyau de l’atome n’est pas anodin puisqu’une réaction en chaîne peut se produire. Mais le feu effrayait également les Hommes du paléolithique lorsqu’ils l’ont découvert et il a fallu bien longtemps avant de le maîtriser correctement. Ce qui d’ailleurs n’élimine pas à 100 % le risque d’incendie. Nous enfonçons des portes ouvertes.

Il en ira de même pour le nucléaire dont le potentiel énergétique est tel que son abandon définitif n’est pas envisageable. Le risque subsistera mais pourra être limité et cantonné technologiquement pour atténuer les effets des dysfonctionnements. Pourquoi alors tant de haine écologiste envers l’énergie nucléaire ? La réponse est toute simple : l’idéologie politique. Pour certaines personnes et organisations, la science et la technologie sont des ennemies.

La pensée écologiste se développe au XXe siècle dans l’opposition à la technique. En France, Jacques Ellul (1912-1994) est l’auteur le plus connu dans ce domaine avec La technique ou l’enjeu du siècle (1954), manifeste antitechniciste dont le succès a été beaucoup plus important aux États-Unis que dans notre pays. Pour Ellul, la technologie, au sens large du terme englobant les techniques de gestion par exemple, s’autonomise progressivement. Tout problème doit alors avoir une solution technique et l’Homme devient l’esclave de la technologie alors qu’elle avait pour objectif de le libérer.

L’idéologie écologiste s’est largement construite à partir de ce présupposé antitechnologique. L’énergie nucléaire ne peut donc être perçue que comme l’ultime et nocive avancée de la technique au cœur de la matière. Elle ne peut être dans l’esprit des adeptes de l’écologisme que le parachèvement d’une évolution suicidaire.

 

Les simplismes pour militants faibles d’esprit

Une autre conséquence majeure de cette défiance envers la science et la technique doit être soulignée : la prévalence du politique sur la technologie.

Pour les écologistes, ce sont les militants et ceux qu’ils désignent comme leurs leaders qui doivent gouverner effectivement. La technique ne doit pas conduire au règne des scientifiques et des ingénieurs par incompétence des militants, sacrés dirigeants par la magie des votes à l’intérieur des partis. Or, il est clair que le nucléaire n’est vraiment accessible dans ses réalisations concrètes qu’à des personnes de haut niveau technologique. Le contrôle des centrales lui-même ne peut être réalisé que par des spécialistes pointus. En France, ce contrôle extrêmement strict est de la compétence de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) employant plus de 500 personnes.

Cette organisation de la gestion de l’énergie est exactement celle qu’abhorrent les écologistes militants, d’où leur addiction à l’éolien et au photovoltaïque qui permettent une gestion décentralisée et même très locale pouvant descendre jusqu’au niveau communal. En caricaturant, le militant écologiste du conseil municipal de Trifouilly-les-Oies pourra intervenir sur les choix énergétiques avec l’éolien et le solaire mais n’aura pas son mot à dire avec le nucléaire.

On peut facilement adhérer à l’idée que la décentralisation des décisions politiques est souhaitable et que la verticalité excessive de l’exercice du pouvoir conduit souvent à des aberrations décisionnelles apparaissant dix ou vingt ans plus tard comme des erreurs historiques. Mais ce raisonnement doit-il conduire à éliminer totalement certaines technologies majeures ? Certes non. Le principe de subsidiarité doit toujours rester présent à notre esprit. Le nucléaire et le renouvelable ne sont pas des technologies incompatibles mais bien évidemment des technologies complémentaires. La permanence du nucléaire supplée à l’intermittence du vent et du solaire. La nécessaire gestion centralisée du nucléaire par des personnels de haut niveau n’est pas incompatible avec des choix locaux d’implantations d’éoliennes ou de panneaux solaires.

La grossière idéologisation du sujet conduit à opposer de façon infantile les bons et les méchants, l’innocuité et le danger. Les militants adorent. Le manichéisme, le binarisme simpliste permettent de recruter des personnes cherchant des raisons de vivre à travers les causes à défendre. Ainsi se constituent les partis extrêmes ayant peu de chances d’accéder au pouvoir mais toutes les chances d’instiller le trouble dans les esprits faibles.

 

Tout espérer de l’intelligence

La conclusion est éclairante : il est tout à fait estimable de chercher à capter le rayonnement solaire ou à utiliser la force du vent, mais vouloir imposer le monopole de ces technologies l’est beaucoup moins. Seule une idéologie politique profondément hostile à la liberté conduit à une telle aberration. Il y a plus. Jamais l’humanité n’abandonnera l’espoir de créer de micro-soleils produisant une énergie abondante sans émission polluante. Pour renoncer à ce rêve, il faut ne plus croire en l’Homme, ne plus rien espérer de son intelligence.

 

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  • Viendra-t-il un jour le moment où l’on demandera des comptes au plan judiciaire aux représentants de cet écologisme à deux balles mais particulièrement dangereux ? De même pour ces dirigeants de l’UE qui ne défendent qu’une catégorie d’intérêts, les leurs ? En France, pour faire le désordre organisé que l’on connaît pendant la pandémie du covid, on a écouté non pas les vrais sachants, mais les « médicalistes » dogmatiques plus ou moins (beaucoup plus que moins) liés aux laboratoires pharmaceutiques. Aujourd’hui encore l’on est en train d’injecter du poison à effets délétères lents qui se diffusera de génération en génération. A présent, c’est soumettre encore plus notre souveraineté (pas seulement énergétique) aux USA et aux allemands qui n’en ont cure de l’UE (qui n’est qu’un moyen) et de la France (qui est un canard sans tête) à travers les énergies dites éoliennes et photovoltaïques. Et ça, c’est applaudi des deux mains par les écologismes.

    • Vu les juges qu’on a, demander des comptes au plan judiciaire est voué à l’échec.

      • sur quelle base???? quelle est la nature de la trahison.??? la mauvaise gestion? la mauvaise spéculation? sans blague?

        pourquoi pas pour la sécu..pour la dette..pour la retraite par répartition? pour tout impôt non consenti??

        pas mal de « pronucleaires » sont POUR que l’etat s’en mêle!!! ils sont pronucléaire d’état;.. mais jamais ils n’expliquant comment un gouvernement élu ne peut pas être antinucléaire..

        moi je n’ivestirais pas dans le nucléaire en france… sans garantie en béton armé… parce que QUE état. et pan que je te ferme fessenheim…que je te decide de diminuer la consommation d’energie que je te taxe ceci ou cela;.

        je suis pro liberté donc pour la possibilité pour un antinuc d’essayer d’acheter de l’electrictyé non nucléaire quitte à avoir plusieurs réseaux!!!

        le nucléaire d’état a permis aux antinucleaires de se poser LEGITIMEMENET en victimes.. ils peuvent dire je n’ai pas le choix.

        l’argumentaire de la la baisse des couts via des interdictions et des obligations est collectiviste!!! tous une voiture noire, tous le meme menu..ça coute moins cher en effet…

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      • En France, qui juge les juges ??

  • Tout cela vient de l’esprit malade de Rousseau; L’homme nait bon c’est la société qui le corrompt. Alors que c’est le contraire; nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants.
    Toute sa pensée est corrompue, le contrat social, la volonté générale etc.. Il est le père de tous les totalitaristes.

  • Malheureusement, il n’y a pas que le nucléaire qu’on a saboté.
    Notre industrie automobile, qui avait fait des progrès énormes en termes de motorisation, est sur le point d’être complètement démantelée à cause de cette loi débile interdisant la vente des moteurs thermiques en 2035.
    Le chauffage central à gaz, devenu très performant grâce aux nouvelles chaudières, finira pas être interdit.
    Pendant ce temps, on encourage l’achat des poêles à pellets dont l’exploitation est une aberration écologique (gaspillage de bois de qualité, séchage gourmand en énergie, destruction de la matière organique indispensable aux sols de nos forêts)
    Quant à notre agriculture, elle ne résistera pas longtemps sous les coups de boutoirs de la Commission européenne qui impose toujours plus de bio et veut limiter les intrants.
    Quand j’étais écolier dans les années 60, nos maîtres nous enseignaient que la France produisait une grande quantité de biens agricoles, avait une industrie prospère et même des ressources minières. Chaque région de France détenait une richesse qui la rendait fière.
    Aujourd’hui, la priorité est de laver le cerveau de nos enfants, de leur expliquer qu’à cause de la voiture de Papy et de la montée des eaux, leur village va disparaitre. Alors que l’éducation nationale devrait être une chance, elle fabrique des futurs dépressifs.
    Si les idées écologistes prospèrent autant, c’est parce que nous entretenons notre propre détestation. C’est peut-être encore plus grave que les nombreuses trahisons de nos dirigeants.

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  • Et ON a déjà commodément oublié la leçon de Fukushima qui est qu’on ferait mieux d’écouter les ingénieurs (qui avaient préconisé un moyen efficace de se protéger d’un tsunami) que les financiers qui n’avaient pas envie de payer la facture.
    Le radinisme est souvent ruineux.

    • radinisme??? ..évaluation du risque;. et des conséquences des accidents..

      vous êtes certain qu’on puisse donner des leçons… un tremblement de terre de magnitude supérieur à 9 correspond à quel type d’évenement en france?

      les ingénieurs ne sont pas seuls à même de prendre des décisions de nature économique comme un médecin concernant votre santé;.. désolé;. sinon d’ailleurs le communisme pourrait « fonctionner » en devenant un scientisme.

      l’individualisme est d’abord une hiérarchisation des peurs… INDIVIDUELLE…
      la production électrique est de nature économique;.

      l’intérêt commun est une fable illiberale ..meme pour l’electonucleaire…

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      • Les tenants et aboutissants de la décision de descendre les groupes ne sont pas publics, toutefois le scénario est tellement probable qu’il ne faut pas chercher d’excuses à ses acteurs.
        Vous avez un objectif de fiabilité (genre risque dix-millénal) qui détermine la hauteur du mur anti-tsunami. Cette hauteur une fois calculée, quelqu’un s’avise que les groupes qui dans les scénarios de ruine ayant servi au calcul étaient protégés par leur altitude coûteraient moins cher « et seraient protégés eux-aussi avec la fiabilité voulue, puisque derrière la barrière anti-tsunami dix-millénale » si on les rapprochait. Le franchissement limité du mur anti-tsunami ne remettait pas en cause la fiabilité avant, il devient catastrophique.

        • pas mon sujet mon sujet est donner des leçons aux japonais..

          on a des réacteurs en France ..
          mauvais e façon de promouvoir le nucléaire..

          • Il ne s’agit pas de donner des leçons aux Japonais, mais de tirer toutes les leçons d’un accident, lesquelles seraient aussi utiles en France si on voulait bien expliciter et publiciser un peu plus les calculs de risque. Qui en France sait quel est l’objectif de fiabilité du nucléaire ? Le fait qu’on l’ignore est un obstacle considérable au développement du nucléaire. Si on disait, mettons, que le risque est de 10-4 annuel pour un accident sans émissions radioactives et de 10-6 pour un accident complet, les opposants seraient obligés de comprendre ce que ça signifie pour pouvoir se manifester. Si on expliquait comment on fait un calcul de risque, on éviterait aussi le genre de gaffe qui est probablement arrivée à Fukushima. En disant « On sait ce qu’on fait, il n’y a aucun risque », les dirigeants du nucléaire sont en fait contre-productifs.

    • Il y aura toujours des accidents. Car même si l’on prévoit le pire scénario imaginable, avec le temps, l’inimaginable se produit. La bonne question est d’estimer le risque acceptable. Ce risque acceptable doit être positif, car n’oubliez pas, nous mourrons tous un jour de toute façon.
      Est ce qu’un tsunami de niveau 9 est un risque acceptable? Est ce que 31 morts pour 60 ans d’exploitation mondiale du nucléaire c’est trop? 3500 morts (estimation haute)?
      Il y a clairement une histoire de risque perçu bien plus élevé qu’il n’est, ce dont les politiques jouent pour faire avancer leur agenda.

  • La démocratie économique..finit souvent en médiocratie tyrannique via la démagogie..

    combattez en premier les mantras écologistes qui ont contaminé l’éducation..et des institutions dites scientifiques.

    car nos écolos sont hypocrites mais qui sait à force de bourrage de mou la génération qui vient sera peut être vraiment sobre. et encore plus radicale…..

    le secteur nucleaire ne doit demander que la liberté d’ntreprendre et d’investir… pas l’aide de l’état… qui se paye toujours…

  • En ce qui concerne Fukushima il s’agit juste des groupes électrogènes de secours que les japonais avaient déplacé à côté de la centrale alors qu’ils étaient prévus sur la colline dans les plans d’origine. Quand la centrale s’est automatiquement arrêtée à la suite du tremblement de terre la production électrique a été interrompue et les groupes électrogènes ont produit l’électricité nécessaire pour refroidir le cœur nucléaire et c’est uniquement lorsque le tsunami est arrivé et qu’il a noyé les groupes électrogènes que la mini catastrophe est arrivée. 0 décès nucléaire. Le petit Hollande n’a pas hésité à faire fermer un outil de production électrique payé par les français pour son intérêt personnel. C’est un minable…

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    • sans compter que les centrales ne sont pas interconnectées il me semble (ce qui aurait permis de pallier les GE détruits par le tsunami).

      • Tout le réseau électrique a été dévasté autour, 20000 morts et des villes entières rasées. En fait, pendant le tsunami, être dans la centrale était sans doute l’endroit le plus sûr…

  • Je remarque que c’ est surtout la gauche qui va nous ruiner, écologie, santé, éducation.dès que la gauche est aux commandes c’ est la catastrophe.

  • L’auteur dit:
    « La conclusion est éclairante : il est tout à fait estimable de chercher à capter le rayonnement solaire ou à utiliser la force du vent, »
    Si on base notre production sur nucléaire plus hydraulique, on n’a pas besoin de soleil et de vent, qui sont intermittents et sans inertie, et qui au contraire posent des problèmes au réseau électrique. Dans le cas de la France, ce n’est pas estimable et c’est même idiot.
    Et même avec une production de base fossile, comme en Allemagne, on voit que ça n’apporte pas grand chose. Avec 120 GW d’énergie intermittente, ils ne peuvent arrêter aucune centrale à charbon, alors que leur consommation à la pointe ne dépasse pas 80 GW.

  • Certes mais EDF et ses grandes centrales est aussi une monstruosité technocratique.

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  • Je vous recommande l’excellente BD de mon ami Jean-Luc Salanave (scientifique français, enseignant, physicien et ami de la nature) : « Le virus antinucléaire » à la FNAC.
    « Ce qu’aura enseigné ce nouvel ordre géologique appelé l’Anthropocène ( qui veut dire que l’homme est devenu un passager capable de modifier sa propre planète) c’est que l’ère du feu et des combustibles fossiles devait s’achever.
    Les humains n’ayant que trop émis de CO2 et déréglé le climat, il est temps de passer à l’ère des énergies durables. L’Energie nucléaire est l’une d’entre elles. La nature l’a mise à notre disposition, partout dans le cosmos. il nous fallait choisir entre apprivoiser E=mc2, cette énergie atomique naturelle qui façonne l’Univers, ou bien risquer de disparaître » (4ème de la BD).

  • Cher Monsieur Aulnas
    Merci pour cette analyse politique de la situation. Mais il faut aussi en faire une analyse physique. Pour faire enfin comprendre aux citoyens que l’éolien et le solaire PV , parce qu’ils ne sont pas pilotables, sont parfaitement inutilisables par un consommateur, que ce soit de manière centralisée ou décentralisée, sans le soutien constant de centrales électriques pilotables, nucléaires et à combustibles fossiles, à biomasse ou hydroélectriques dans la mesure, faible, des puissances disponibles. Et il ne faut pas compter sur un développement important des capacités de stockage de l’électricité pour les assister, également pour des raisons physiques.
    Qui dit abandon du nucléaire dit développement des fossiles pour le remplacer comme source pilotable d’électricité, ou diminution de la production d’électricité nationale.
    Ces faits sont soigneusement cachés à l’opinion, à qui on explique au contraire que l’éolien et le solaire peuvent se développer indépendament des centrales pilotables, ce qui est faux. Jamais n’a été présenté à la télévision ,même dans les émissions scientifiques, un enregistrement du profil de puissance de la production d’électriicté éolienne française pour le faire comprendre.

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    • D’accord avec vous, en fait quand l’auteur dit que « le nucléaire et le renouvelable ne sont pas des technologies incompatibles mais bien évidemment des technologies complémentaires », je ne suis pas d’accord.
      L’hydroélectricité est complémentaire du nucléaire car elle est pilotable est peut être actionnée rapidement à volonté lors des pointes de consommation et réduite tout aussi rapidement dès que la consommation baisse quand le nucléaire est surtout efficace pour produire en continu sans variations importantes.
      L’éolien surtout et le solaire aussi doivent en fait plutôt être associé à des modes productifs pilotables dont la production peut rapidement être augmentée ou diminuée, soit l’hydro ou le thermique fossile, le gaz étant celui dont la production est la plus réactive et la plus apte aux variations rapides pour pallier les variations de l’éolien et du solaire. C’est la stratégie énergétique retenue par Engie : éolien, solaire et gaz et un peu d’hydro (mais ils n’ont que les équipements sur le Rhône qui offrent peu de flexibilité).

  • les énergies « renouvelables » comme l’éolien et le photovoltaïque sont avant tout intermittentes et imprévisibles. Il est impossible de baser sur elles une production électrique fiable et régulière. Le terme « renouvelable » est un abus de langage, qui masque leur caractère principal, qui est l’intermittence et l’imprévisibilité. Ce terme sert à promouvoir le développement de ces énergies, qui ne profite en réalité qu’à ses promoteurs et installateurs.

  • Je souscris globalement aux opinions exprimées dans cet article mais avec quelques réserves.

    En effet, notamment en reprenant des termes et des notions imposés par l’idéologie escrologiste, l’auteur valide des erreurs :
    – d’une part, il qualifie le solaire et l’éolien d’ «énergies renouvelables» au lieu de les nommer «énergies intermittentes», qui est le terme de loin le plus approprié (cf. infra) ;
    – d’autre part, fût-ce involontairement, il laisse entendre que ces énergies intermittentes ont vocation à faire partie des sources d’énergie alimentant les économies des pays européens, alors que, en l’état actuel de la technique [notamment le fait qu’on ne sait pas stocker l’énergie sur une grande échelle], elles relèvent encore de la recherche et de la veille technique.

    1 – Il faut distinguer les différentes énergies dites «renouvelables»

    C’est en effet une erreur que de parler d’ « énergies renouvelables » à propos de sources d’énergie hétérogènes. Accepter cette confusion, c’est valider un des arguments des escrologistes : les mots ne sont pas innocents et leur emploi peut avoir des conséquences importantes ; mutatis mutandis, c’est comme si, avant une négociation, on acceptait l’ordre du jour défini par l’autre partie.

    1.1 – L’énergie hydraulique

    Ce terme d’ « énergie renouvelable » est valable pour l’énergie hydraulique dont le « carburant » (l’eau) est effectivement renouvelable, tout en gardant à l’esprit que ce caractère renouvelable peut être (fortement) affaibli en cas de déficit hydrique (sécheresses estivales, notamment), ce qui est malheureusement devenu récurrent surtout en été et au printemps.

    1.2 – L’éolien et le solaire

    Ces énergies DOIVENT être qualifiées d’ « énergies INTERMITTENTES » et NON de « RENOUVELABLES ».

    En effet, du point de vue de l’approvisionnement en énergie – ce qui est le critère essentiel pour juger une source d’énergie – l’éolien et le solaire sont fondamentalement, d’abord et avant tout, irréductiblement des énergies intermittentes, ce qui oblige, pour chaque Mw prétendument fourni par ces énergies, à construire des installations de même puissance (au gaz, au charbon ou au lignite) qui sont (très) polluantes : rejets de soufre, réchauffement de l’atmosphère et j’en passe ; n’est-ce pas Mesdames et Messieurs les eskrologistes allemands ?

    Toute personne intellectuellement honnête sait que
    – l’éolien ne produit rien si le vent est inférieur à une certaine puissance,
    – le solaire ne fournit pas un Kw lorsque le temps n’est pas ensoleillé (à commencer quand il fait nuit) ;
    – et ces deux situations d’interruption de la source d’énergie sont nettement plus fréquentes en Europe, surtout l’hiver qui est peu ensoleillé, que les périodes pendant lesquelles le vent ou le soleil peuvent faire fonctionner des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques.

    NB : on peut raisonner autrement lorsque les paramètres sont fondamentalement différents, par exemple en Afrique où l’énergie nucléaire n’existe quasiment pas, où les réseaux de lignes électriques sont souvent embryonnaires et où, dans de nombreuses régions, l’ensoleillement est très supérieur à celui de l’Europe… à condition d’utiliser des panneaux solaires plus rustiques afin que leur entretien soit possible localement. Comme toujours, pas d’esprit de système idéologique quand on n’est pas escrologiste.

    Certes, ces énergies sont AUSSI «renouvelables» puisque leurs sources (le vent ou l’ensoleillement) le sont. Mais, encore une fois, le premier critère pour qualifier ces énergies du point de vue de l’approvisionnement des industries et des particuliers, ce qui est le débat ici, est leur caractère INTERMITTENT.

    Utiliser le terme «renouvelable» pour l’éolien et le solaire constitue une grave erreur sémantique en validant – fût-ce inconsciemment – l’argumentaire mensonger des escrologistes : en classant l’éolien et le solaire dans la même catégorie que l’hydraulique, énergie essentiellement renouvelable, on leur confère le caractère «respectable» et sérieux de l’hydraulique, énergie permanente, sauf dans la situation nettement minoritaire d’un manque d’eau ; en clair, mettre l’éolien et le solaire dans la même catégorie que l’hydraulique revient à faire objectivement le jeu des escrologistes et de leur argumentation malhonnête.

    *

    2 – Il faut éviter le piège du «il y a du vrai des deux côtés»

    À la fin de son article, l’auteur écrit «… il est tout à fait estimable de chercher à capter le rayonnement solaire ou à utiliser la force du vent, mais …».

    Cette formulation est ambiguë car elle risque de faire penser qu’une politique énergétique «raisonnable» consisterait à combiner l’éolien et le solaire avec les autres sources d’énergie (essentiellement l’hydraulique et le nucléaire) pour approvisionner la France (et les autres pays européens).

    Le «il y a du vrai des deux côtés» est une position de nature idéologique ou politique : or, en la matière, seuls les critères scientifiques, techniques et économiques sont à prendre en compte. Ensuite, sur ces bases fondamentalement fiables, il appartient aux gouvernements de définir et d’appliquer la politique énergétique la plus efficace possible.

    À cet égard, parmi les principales sources d’énergie, on doit distinguer les 2 catégories suivantes, à savoir les sources d’énergie fiables et les sources d’énergie intermittentes.

    2.1 – Les sources d’énergie fiables

    – L’hydraulique : pas de perspective de réelle augmentation

    Comme déjà indiqué, sauf en période de sécheresse, l’approvisionnement des barrages est assuré. Mais la limite de cette source d’énergie, en France et dans la plupart des pays européens, est que 95 % des sites appropriés sont déjà aménagés pour produire de l’énergie : en clair, on ne peut tabler sur une réelle augmentation du volume d’énergie d’origine hydraulique.

    On doit d’ailleurs noter que les escrologistes s’opposent systématiquement, en usant le cas échéant de violence, à la construction de tout nouveau barrage, tout comme ils s’opposent au creusement de canaux (voie de transport bien moins polluante que la route) ou à la construction de nouvelles voies ferrées (ex : la liaison Lyon-Turin), ce qui montre leur illogisme ou leur volonté de décroissance… sans avoir l’honnêteté de dire les conséquences brutales de cette orientation pour les populations, surtout les plus pauvres : courageux mais pas téméraires, les camarades escrologistes !

    – Les énergies fossiles : les plus polluantes

    Il s’agit essentiellement du fioul lourd, du gaz, du charbon, voire du lignite si chéri par les eskrologistes d’outre-Rhin.

    Ces sources sont pérennes, du moins actuellement. Mais elles sont incontestablement les plus polluantes, notamment parce qu’elles contribuent à réchauffer l’atmosphère et qu’elles y rejettent du soufre, même si cela s’est amélioré ; mais une désulfuration totale entraînerait un coût de production du Mw économiquement insupportable.

    – L’énergie nucléaire : la plus sûre, la moins polluante, la moins coûteuse et dont l’avenir est prometteur

    . La plus sûre

    On doit ne pas tenir compte de Fukushima (car ce n’est pas un accident nucléaire) ni de Tchernobyl (dont les lamentables normes soviétiques n’ont rien de comparables à celles appliquées dans les centrales d’Europe de l’Ouest dès l’origine) ; dès lors, le bilan de l’énergie nucléaire sur le plan de la sécurité est impressionnant par son excellence. Et stigmatiser ces centrales au nom de risques potentiels est un mauvais procès car cela s’applique aussi à d’autres installations industrielles, notamment chimiques : si le risque zéro n’existe pas, des décennies de progrès techniques et de contrôles de plus en plus rigoureux par des autorités indépendantes garantissent un haut niveau de sécurité ; depuis les origines en 1945, combien de morts sont réellement attribuables au nucléaire civil en France par rapport aux autres sources d’énergie ?

    . La moins polluante

    Si on s’en tient aux faits avérés et non aux racontars malhonnêtes des escrologistes, il est incontestable que l’énergie nucléaire est très peu polluante (le principal problème est peut-être le risque de réchauffement de l’eau des fleuves mais cette question est maîtrisée) et contribue notamment à la propreté de l’atmosphère, contrairement aux sources d’énergie fossile.

    Contrairement à des mensonges récurrents, hélas docilement relayés par les médias ignares et gobés par une population ignorante et apeurée, la question des déchets nucléaires est de mieux en mieux maîtrisée [cf. notamment l’article «Non, les déchets nucléaires ne sont pas un problème» paru le 28 juillet 2022 dans Contrepoints] et les nouvelles générations de centrales nucléaires contribueront à en éliminer une partie importante par combustion et sans produire de nouveaux déchets. Là encore, les escrologistes excellent dans le mensonge dépourvu de base objective, c’est-à-dire la désinformation face à laquelle, encore une fois, les médias grand public ne font pas leur travail.

    . La moins coûteuse

    Voici des chiffres de 2015, à savoir la médiane du coût de production moyen actualisé (en dollar par mégawatt-heure et un coût du CO2 de 30 dollars par tonne) :
    – Grand barrage hydraulique : 80,7
    – Nucléaire : 82,6
    – Charbon : 83,5
    – Éolien à terre : 91,8
    – Gaz : 102,9
    – Centrale solaire photovoltaïque : 130,8
    – Solaire toiture commerciale : 151,4
    – Éolien en mer : 174,2
    – Solaire toiture résidentielle : 213,2
    [Source : Agence Internationale de l’Energie (AIE) – “Projected Costs of Generating Electricity” (Édition 2015)].

    Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et il est possible qu’ils devraient être encore plus en faveur du nucléaire : en effet, contrairement à un autre mensonge des escrologistes, le coût du démantèlement des réacteurs est intégré tandis qu’il n’est pas certain que tous les coûts et handicaps des énergies intermittentes soient pleinement pris en compte, notamment :

    – le coût du démantèlement des éoliennes terrestres, en particulier celui de leur socle en béton [5 000 tonnes au sol chacun] : en France, il existait 1 375 éoliennes en 2015 et environ 8 000 en 2018 [cf. notamment le livre Éoliennes : la Face noire de la transition écologiques, de louis Marin publié en 2019 aux éditions du Rocher]. En 2020, bêlant une fois de plus son inepte devise («En mêêême temps»), M. Macron a entériné l’installation de 12 000 éoliennes supplémentaires en France d’ici 2028 [https://www.valeursactuelles.com/societe/12-000-nouvelles-eoliennes-en-france-dici-2028/] : a touché le fond mais creuse encore … Tout rapport avec les prochaines échéances électorales doit bien sûr être exclu…

    – l’usure des équipements, par exemple :
    . un panneau photovoltaïque s’use avec le temps et ne produit pas le le nombre de Mw annoncé : les coûts d’entretien non négligeables pour assurer le même niveau de production – au passage, bien inférieur aux chiffres clamés par les escrologistes – sont-ils pleinement pris en compte ?
    . le milieu maritime est très agressif, notamment en raison des embruns salés qui corrodent fortement tout équipement : la baisse de performance qui en résulte et le coûteux entretien des éoliennes installées en mer sont-ils pleinement et honnêtement pris en compte ?

    . L’énergie nucléaire a un grand avenir

    Non seulement les réacteurs actuels sont performants sur la base des critères ci-dessus rappelés mais encore les nouvelles générations (fusion, ITER, etc.) sont très prometteuses.

    2.2 – Les sources d’énergie intermittentes

    Tant qu’on ne saura pas stocker l’énergie sur une grande échelle, le recours à l’éolien et au solaire implique automatiquement la construction de centrales à énergie fossile de même puissance afin de prendre le relai à chaque fois que ces sources d’énergie intermittente cessent de fonctionner, ce qui est très fréquent (cf. supra) : c’est une monstrueuse aberration que le flux de propagande escrologiste mensongère réussit à cacher à une opinion, à vrai dire peu regardante.

    Aussi, pour le moment, les investissements dans ces énergies doivent relever de la recherche, de la veille scientifique et technique et non de la production industrielle : en clair, il faut diminuer de 80 % à 90 % l’argent gaspillé dans ces actuellement illusoires filières.

    Faut-il enfin rappeler le coût écologique caché de ces énergies intermittentes hautement consommatrices de terres et de métaux rares ? Des enfants congolais crachant leurs poumons en extrayant du cobalt au massacre de régions entières en Chine dû à l’extraction de ces indispensables composants, le bilan est effroyable. Et ce n’est qu’un commencement, vue l’aberrante décision de l’UE de passer intégralement au moteur électrique et à l’installation massive d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques supplémentaires.

    11
    • Commentaire beaucoup beaucoup trop long, je n’ai pas été jusqu’au bout.

      -2
      • Je puis comprendre votre réaction, ayant hésité à publier ce texte en raison de sa longueur.

        Mais déconstruire en profondeur les mensonges escrologistes et, si possible, de fournir des arguments aux adversaires de cette imposture nécessite de détailler le raisonnement et de réfuter précisément cette propagande : et encore, je ne me suis attaché qu’à quelques éléments de désinformation diffusés par cette néfaste engeance.

        D’ailleurs, un autre lecteur a écrit « Synthèse courte mais complète ».

        Très banalement, j’en conclus qu’il est difficile de contenter tout le monde dans ces circonstances…

        Sans rancune aucune,

    • merci pour ce point très fouillé.
      quelques détails à mon humble avis :
      – le coût du CO2 n’a aucun fondement scientifique (juste une arnaque écologiste de plus) et du coup pourquoi le prendre en compte ?
      – Tchernobyl est un accident « soviétique » (shunter toutes les sécurités ne peut aboutir qu’à une catastrophe).
      – oui les centrales thermiques chauffent l’atmosphère, mais est-ce réellement significatif ?

    • Merci, pour avoir exprimé exactement,et si clairemant,ce que je pense….

      • Je vous remercie de votre aimable appréciation.

        De fait, c’était pour moi l’occasion de mettre mes idées en ordre en rédigeant un argumentaire se voulant clair et structuré et qui puisse être réutilisable – en le corrigeant et perfectionnement le cas échéant : j’ai ainsi abouti à un texte de plus de 4 pages, ce dont je prie les lecteurs de Contrepoints de bien vouloir m’excuser.

        En tout cas, j’ai fait de mon mieux pour collecter des informations sérieuses provenant de sources fiables, ce qui m’a parfois posé problème en ce qui concerne des sites  » officiels  » (gouvernement français, ÉdF, …) qui ne veulent ou peuvent contredire la doxa imposée par les escrologistes et leurs complices… Mais je ne suis qu’un amateur essayant de suivre avec sérieux ces questions énergétiques sans avoir de réelle formation scientifique mais un peu en économie : plaide donc coupable et requiers l’indulgence du jury.

        Et delenda est escrologia !

    • Synthèse courte mais complète. A ceci, j’ajouterais que les filières de recyclages des éoliennes et panneaux solaires sont très coûteuses. Les éléments traces (éléments dopants, Indium, Gallium, selenium, tellurium…) contenus dans les panneaux solaires à hauts rendements passent par pertes et profits puisqu’on a actuellement aucun moyen de les récupérer. Pour le moment, seul l’aluminium, les métaux et le verre sont récupérés. Il n’existe également qu’une seule usine en Europe (France) qui recycle ces panneaux.
      L’éolien est encore pire du fait du volume de matériaux à démanteler. Là encore, les filières de recyclage sont pour le moins incomplètes et il n’est pas rare de voir les plus vieilles éoliennes pourrir à l’air libre, les compagnies les ayant installé ayant fait faillite depuis longtemps. Ces éoliennes contiennent des quantités très élevées (jusqu’à plusieurs centaines de kg par éolienne) de terres rares (principalement neodymium et Samarium) dans les aimants haut-rendements. Ces aimants ont tendance sur le long terme à se désagréger.

      • Merci de votre aimable appréciation et des fort intéressantes informations que vous apportez : la mise en oeuvre de l’idéologie escrologiste donne décidément des résultats catastrophiques sur tous les plans, y compris écologique, que ce soit à court, moyen ou long terme.

        A escrologica peste libera nos Domine ! [De la peste escrologiste, libère-nous, Seigneur !]

  • Qu’un paysan, maire, particulier, professionnel souhaite gérer une partie de son énergie avec de l’éolien ou du solaire, qu’il le fasse, il n’a pas besoin de l’état pour cela.
    Par contre, pour la production de masse de l’électricité et sa distribution à l’ensemble de la population (régalien), la centralisation rend plus simple la gestion.

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