La sécheresse 2022 « sans précédent »… Vraiment ?

Saviez-vous que la France a connu une terrible sécheresse dans les années 1940 ? Vraisemblablement plus intense que celle que nous connaissons actuellement. Un fait essentiel largement ignoré.

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maïs sécheresse- Leonard B (CC BY-NC-ND 2.0)

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La sécheresse 2022 « sans précédent »… Vraiment ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 août 2022
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En prenant connaissance de l’article très instructif de Vincent Bénard paru dans la lettre quotidienne de l’IREF du 12 août 2022, que je vous encourage vivement à lire et à diffuser, je suis à la fois un peu ébahi et surtout révolté.

En effet, alors que l’on ne cesse de nous rebattre quotidiennement les oreilles avec la question du changement climatique et de la responsabilité plus que présumée de l’Homme dans celui-ci, au point de susciter des phénomènes nouveaux dits « d’éco-anxiété » auprès de générations gavées depuis la maternelle d’une véritable propagande propice au retour en force de la démesure et des idéologies, il apparaît qu’il n’y a pas grand monde pour nous délivrer des informations d’une importance aussi primordiale.

 

Chercher simplement à comprendre

Car pour ce qui me concerne, je ne me place aucunement en donneur de leçons ou en tant que détenant de quelconques vérités. Comme beaucoup d’entre vous, je cherche simplement à m’informer, connaître, comprendre. Tâche extrêmement difficile dans un monde où profusion d’information ne rime pas forcément avec fiabilité de cette information. Ni avec diversité des opinions, malgré la relative liberté offerte par la multiplicité des canaux de diffusion. Rejoignant en cela la démonstration brillante qu’établissait Jean-François Revel au sujet de cette « connaissance inutile », trop souvent évincée au profit des convictions irrationnelles, du mensonge et de la désinformation.

Je ne suis pas un scientifique et ne puis me permettre d’avoir la prétention de pouvoir affirmer quoi que ce soit d’établi. La position de scientifique ne permet d’ailleurs pas non plus, en principe, d’user de positions aussi péremptoires que certains d’entre eux se le permettent, étouffant quasiment toute contestation, pour afficher un unanimisme de façade. Les conditions de l’esprit scientifique, telles que les définissait par exemple Jean Fourastié, ne vont d’ailleurs aucunement en ce sens.

Comme je l’écrivais en 2019, tout ce que je réclame est une simple possibilité ne serait-ce que de débattre réellement et en toute sérénité de ces questions, en dehors de l’idéologie hélas prégnante. Ce qui, en théorie, est possible, mais en pratique bien peu avéré.

 

Un fait essentiel : la grande sécheresse des années 1942-1949

Sans doute suis-je moi-même mal informé. Mais il est un fait que – malgré la quantité d’information à laquelle j’accède quotidiennement en tant que simple individu ordinaire – je n’ai pas souvenir d’avoir lu ni entendu d’évocation ou de référence à cette terrible sécheresse dont il est question dans l’article de Vincent Bénard.

Et pourtant, l’information est on ne peut plus officielle, puisqu’elle provient d’un rapport de Joseph Sanson, à l’époque Vice-Directeur de la Météorologie Nationale, et Maurice Pardé, alors professeur à l’École Nationale Supérieure d’Hydraulique, paru en 1950 (hier, en quelque sorte).

La question est donc la suivante : alors que l’on nous affirme en permanence que la sécheresse de 2022 serait inédite dans son ampleur et une preuve supplémentaire du dérèglement climatique à l’œuvre, confondant régulièrement climat et météorologie au passage – comment les journalistes en premier lieu, mais aussi scientifiques, politiques et autres entités censées être instruites avant de se lancer dans des affirmations aussi tranchantes, n’ont-ils pu être informés ou nous informer de faits d’une telle importance ?

 

La démarche journalistique en question

Car l’affaire n’est pas banale : d’après les informations de ce rapport, la grande sécheresse des années 1940 avait atteint en ampleur bien davantage que ce que nous avons pu subir pour le moment à ce jour au cours des toutes dernières années.

D’ailleurs, je dois dire que j’apprécie beaucoup aussi bien la modestie et la tempérance des auteurs du rapport que celles de Vincent Bénard, qui se garde de toutes conclusions hâtives et reste très prudent quant aux conclusions que l’on pourrait en tirer. Là se trouve la véritable démarche dont devrait faire preuve tout bon journaliste ou scientifique.

Toujours est-il que cette information semble déterminante au regard des considérations – et à la prudence – à avoir en matière de climat. Que l’on n’en reste pas à la surface des choses, à l’alarmisme de rigueur et à l’imaginaire de la pluie et du beau temps, indignes d’un siècle où l’on dispose de connaissances et d’instruments à même de dépasser les visions millénaristes pour tenter de chercher en toute modestie à améliorer nos connaissances sans qu’elles se trouvent parasitées par de quelconques formes de militantisme.

De manière plus générale lorsqu’il est question d’écologie, plutôt que d’être dans le moralisme permanent et la plupart du temps stérile voire néfaste, pour ne pas dire criminel, il y a lieu d’encourager, à l’inverse, des initiatives mesurées, concrètes, s’appuyant notamment sur la démarche entrepreneuriale et la capacité d’innovation, à l’image de ce que nous présentaient les multiples contributions réunies à l’initiative de Jean-Pierre Chamoux, Max Falque et Erwan Queinnec à travers un ouvrage que nous avions présenté ici-même et dont une version actualisée est sortie depuis.

Quant à la question climatique elle-même, faire appel à des considérations et démarches relevant non de la magie, mais de la Raison, comme nous y invite Erwan Queinnec dans un article passionnant écrit avec toute la modestie et la rigueur que l’on peut attendre de quelqu’un qui cherche simplement à savoir – non pas en se fondant sur des a priori mais en s’en extrayant justement pour tenter d’y voir plus clair – paraît bien plus pertinent qu’en rester à la sphère des pures émotions.

Être constructif, pour reprendre le terme utilisé par Vincent Bénard dans sa conclusion, tout en étant conscient qu’il convient de tenir compte des contextes économiques et démographiques différents, me semble être une démarche bien plus saine que celles liées à la politique et à l’idéologie, la plupart du temps nuisibles et irrationnelles.

Ramenons donc la question du climat à sa juste dimension, en l’expurgeant dans la mesure du possible de tous raisonnements irrationnels et sources de dérives handicapantes pour l’avenir, en faisant preuve de beaucoup plus de tempérance, d’humilité et de réserve, plutôt que de sombrer en permanence dans les excès et la surenchère, entraînés par la fougue des passions militantes, politiques et journalistiques polémiques ou engagées. Qui ne conduisent qu’à de regrettables dérives et à empêcher les progrès de la connaissance.

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  • Excellent ! Je me demande toujours pourquoi avec nos connaissances (vérifiées et certaines jusqu’à de nouvelles découvertes), on reste dans une irrationalité monstre. Les curieux pourront aller rechercher d’eux-mêmes : l’accident climatique intitulé « BP4200 » (16 années de sécheresse….disparition des civilisations du Liangzhu, Maya, passage de l’ancienne Egypte à la nouvelle etc). Et en ce moment (six derniers mois en particulier) la météo solaire : une activité hors norme de notre chère étoile qui explique simplement que nous recevons beaucoup d’énergie sous forme de plasma mais aussi de rayonnement gamma, X, infrarouge ….. Alors oui ça chauffe sur terre, avec toutes les conséquences sur les échanges thermiques constatés.

    • Bonjour,
      Allez sur votre moteur de recherche et tapez : LES PARAMÈTRES DE MILANKOVICH. Après avoir visionné et écouté le document audiovisuel, vous comprendrez bien ce qu’il se passe actuellement sur le Terre en termes de climatologie. Ensuite, diffusez le plus largement possible ce document pour que l’information et la vérité soient mises à la disposition du plus grand nombre. Je vous remercie et vous souhaite une belle jurnée.

      • L’important est d’abord de faire comprendre que les variations de la moyenne sont largement anecdotiques et sans grandes conséquences sur la vie humaine. Et encore une fois, attachons nous aux effets des phénomènes, leurs causes sont certes intéressantes, mais trop en discuter conduit, comme pour nos écolos, à chercher à peser sur les causes plutôt qu’à se préparer simplement aux effets.

      • Les cycles de Milankovic extrêmement lents expliquent bien les tendances climatiques sur de longues périodes s’exprimant en dizaines ou centaines de milliers d’années. Les variations plus rapides et moins amples constatées sur les quelques siècles ou millénaires récents ont une autre explication qui n’a rien d’évident. On constate une corrélation significative entre l’intensité des quelque 150 derniers cycles solaires de onze ans (25 cycles observés depuis Cassini et 125 déduits du proxy béryllium 10) et les paramètres climatiques historiquement connus. Mais la mode, principal stimulant de la recherche scientifique, préfère se polariser sur notre empreinte carbone que sur l’explication de cette curieuse corrélation (l’énergie électromagnétique reçue du soleil ne variant pas). On cherche à prévoir l’intensité des prochains cycles solaires mais pour l’actuel 25ème prévu faible, cela a complètement foiré vu qu’il a démarré plein pot. Donc le refroidissement naturel n’est pas pour tout de suite et la propagande à la Philippulus a encore de beaux jours devant elle.

  • J’invite ceux que ça intéresse de consulter le site suivant :
    https://www.infoclimat.fr/climatologie/globale/mois-de-janvier/bourges/07255.html#stats-mois-details.
    Vous trouverez facilement toutes les données nécessaires pour avoir des informations un peu moins « émotives » que celles données par les médias.
    J’ai pu vérifier qu’à Bourges, la sécheresse de 1976 était beaucoup plus sévère que celle de 2022. Je suis d’ailleurs assez vieux pour me souvenir qu’en 1976, la récolte de foin avait été très mince, ce qui ne fut pas le cas en 2022?

    • « la sécheresse de 1976 était beaucoup plus sévère »
      Exact aussi en Bourgogne! A l’époque, je travaillais dans le milieu viti-vinicole et les conditions climatiques de cette année là nous laissaient espérer une qualité de récolte exceptionnelle avec de faibles acidités et des degrés alcooliques élevés. Nous n’avons pas été déçus, et bien que les vinifications aient été délicates par manque d’acidité des moûts, ce millésime a été de très bonne qualité. Pour le foin, je ne sais pas, mais tout ceci pour dire qu’il faut bien être conscient que l’agriculture est très tributaire du climat et que plutôt que d’essayer de contrer un hypothétique changement/dérèglement climatique, mieux vaut anticiper et essayer de s’adapter tant que l’on en a encore les moyens!

    • J’ai consulté ce site et on observe bien une augmentation moyenne des températures sur une échelle de temps de quelques dizaines d’années. C’est incontestable. Ceci n’empêche pas des sécheresse exceptionnelles de temps en temps.

      • D’accord avec vous pour ce qui concerne l’augmentation des températures.
        Je me pose cependant une question : les stations météo étaient à l’origine à l’extérieur des villes voire en plein champ, elles sont maintenant entourées de routes et de bâtiments industriels.
        N’étant pas spécialiste, je suis incapable d’évaluer l’influence de cet environnement très différent.

  • Autre précédent majeur à 2022 : l’année 1540, très étudiée par Christian Pfister, pionnier de la climatologie historique dans son livre « Climatic Change in Europe ».
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Pfister_(historien_suisse)

  • C’est impossible dorénavant d’avoir un débat posé et objectif sur le plan médiatique. Trop d’affairistes ont déjà misé gros sur le développement des énergies renouvelables et autres lubies vertes. La seule issue est de diriger cette folie vers un moindre mal comme l’énergie nucléaire, qui a le mérite de produire du bon gros mégawatt stable sur une surface contenue.

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    • Sans même parler des affairistes, il y a aussi ceux qui veulent absolument un changement.
      Quand on met un écolo convaincu face à des faits irréfutables comme ceux présentés dans l’article, on entend fréquemment « oui mais si on n’exagère pas, les gens ne prendront pas conscience ». Pleins de bonnes intentions, ces personnes favorisent le mensonge et l’irrationnel.

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  • Ces événements historiques illustrent ce à quoi nous devons faire face, non en moyenne au sens habituel, mais en probabilité « raisonnable ». Toutefois, la description en termes de risque d’occurrence est à la fois particulièrement cruelle pour nos décideurs et relativement abstraite, et elle est donc découragée. Face à un phénomène extrême, la question première devrait être « Combien de fois dans une vie humaine doit-on s’attendre à observer un tel écart à la moyenne ? ». Les décisions pour en parer les effets en découleraient alors immédiatement. Et les mots importants sont « pour en parer les effets », ce qui est bien différent de tenter d’en infléchir les causes, mais bien plus aisé !
    Au niveau individuel, que faire ? Ne pas se reposer sur la collectivité, et toujours rejeter les arguments fondés sur les moyennes au profit de ceux fondés sur les écarts à la moyenne. L’exemple de l’actualité est particulièrement rageant. Les moyens modernes, cartes d’impacts de foudre et radars de pluie, permettent à chacun de disposer des minutes de préavis qui ont fait défaut à nos parents pour se protéger au moins partiellement des excès météo. Ne pas les consulter est suicidaire. Des aménagements naturels simples permettraient de limiter les effets des sécheresses, canicules ou vagues de froid qui toutes exceptionnelles qu’elles paraissent, sont normales en ce qu’on doit s’attendre à en subir une ou deux par siècle. Les interdire, comme le sont par l’UE les retenues d’eau pour favoriser la remontée des rivières par les poissons migrateurs, est criminel.

    • Entièrement d’accord avec vous quant au nombre de phénomènes « exceptionnels » qu’on peut observer dans une vie.
      Autrefois, la majorité de la population vivait à la campagne où il existait une mémoire collective de sa région : combien de fois ai-je entendu mes parents me parler de février 1956 ?
      Aujourd’hui, les médias catégorisent n’importe quel phénomène un peu rare comme historique.
      Je suis également d’accord avec vous quant aux aménagements qu’on devrait faire pour ne pas manquer d’eau.
      Il pleut en France chaque année 500 milliards de m3, l’irrigation agricole n’en consomme que 5 milliards de m3. On peut certainement faire mieux sans nuire à notre environnement.
      Le lac de Serre-Ponçon n’a pas toujours existé, qui peut dire que c’est une nuisance environnementale ?

  • Le climat a des caprices et change depuis la nuit des temps indépendamment des Hommes.
    Le problème aujourd’hui est le dogme suivant lequel seul l’Homme par ses actions en est à 100% responsable!
    Et voilà comment par irréalisme, intérêts de certains, refus de réfléchir, esprit moutonnier, principe mortifère de précaution,…..le monde court à sa perte!

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  • Encore un tissu d’âneries sous couvert de recherche d’informations impartiales. Vous cherchez quoi avec ce type d’écrit ? À conforter un système obsolète ? À croire qu’il n’y a que la France sur cette planète ? VOUS confondez climat et météo ! Regardez un peu ce qui se passe sur l’ensemble de planète avant d’écrire un article aussi inutile que dangereux. Restez bien dans votre mode de vie sans rien remettre en cause, et surtout continuez d’assassiner vos descendants !

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    • Dans les dernières décennies du siècle dernier, les travaux en météo et en aménagement pour faire face aux événements climatiques ont joué un grand rôle dans l’éradication de la faim dans le monde et ont sauvé de nombreuses vies. Ils se sont basés pour ce faire sur des observations et des statistiques. Ce n’est que récemment que les spéculations d’incompétents quant à un futur invérifiable ont pris le relais, et emm…ent tout le monde sans sauver personne.

    • Un « tissu d’âneries » ? Non, juste des faits, rien que des faits. Mais c’est bien connu : quand la réalité ne correspond pas à ce que dit le narratif, c’est qu’elle se trompe, n’est-ce pas…?

  • Tout le discours ambiant à pour but de faire peur comme dans d autres domaines d ailleurs dans le but d asservie le maximum de personnes à une idéologie climatique irrassio elle.
    Dans certains cours d eaux en Europe il se trouve « les pierre de mémoire » sur lesquelles sont inscrits les épisodes de sécheresse et les dates remontent sur des siècles..
    La terre à toujours évolué entre différentes périodes, glaciaires, sécheresse…les recherches scientifiques le prouvent.
    Donc à nous de diffuser toutes études prouvant que les discours alarmistes sont nuls.

  • Quelques recherches : Grandes sècheresses :
    * VIe siècle : 580, 582, 584, 585, 586, 587, 589, 591
* VIIe siècle : 675, 700
* VIIIe siècle : 783
* IXe siècle : 874, 892
* Xe siècle : 921, 987, 994
* XIe siècle : 1078, 1094
* XIIe siècle : 1137, 1183, 1188
* XIIIe siècle : 1204, 1212, 1226, 1287
* XIVe siècle : 1305, 1306, 1325, 1331, 1334, 1361, 1384, 1392
* XVe siècle : 1473
* XVIe siècle : 1540, 1553
* XVIIe siècle : 1632, 1674, 1684, 1694
* XVIIIe siècle : 1701, 1712, 1718, 1719, 1726, 1727, 1767, 1778, 1793
* XIXe siècle : 1803, 1811, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893
    1303 : Loire, le Rhin, la Seine et le Danube sont à sec
    L’année 1540 constitue un phénomène météorologique extrême. Une masse de chaleur s’était accumulée au-dessus de l’Europe centrale et l’anticyclone stationna pendant plusieurs mois. Les rivières s’asséchèrent. Si le Rhin atteignit la moitié de son débit normal pendant l’été 2003, en 1540, c’était seulement 10 à 15 %. À Bâle, on traversait même le fleuve à pied. Les chutes du Rhin étaient lourdes d’un silence sinistre, le lac de Constance était réduit à l’état de flaque d’eau. Les gens arpentaient son fond à la recherche de pièces de monnaie romaines.

    Ce qui me navre c’est que l’on est désormais totalement sortis de l’esprit scientifique notamment concernant le doute qui est indispensable à toute démarche scientifique.
    Désormais l’hypothèse CO2 EXCLUSIVE est devenus le crédo dont on ne peut sortir.
    Je parle bien de l’exclusivité…
    Le CO2 est l’alpha et l’omega du discours.
    On ne parle pas, jamais, de la vapeur d’eau dans les basses couches de l’atmosphère, de l’incidence de l’activité solaire (Mars se réchauffe actuellement et l’on peut douter de l’importance de la pollution par les diesels en ce lieu), de l’influence de l’activité volcanique etc…
    L’important est de simplifier le problème au maximum quitte à se tromper, ce qui est quasiment certain car tant de causes peuvent influer le climat !
    Bien entendu on ne doit pas parler de la démographie car ce n’est pas l’occident qui l’accroit massivement.
    Le délire médiatique règne.

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    • J’espère que nous serons nombreux à vous lire.

    • En cas de sécheresse:
      – au Moyen-âge: processions religieuses, constructions de calvaires et chapelles, buchers de personnes qualifiées de sorciers et/ou hérétiques.
      – en 2022: autoflagellation écologique, promotion de la décroissance (surtout pour les autres) et de l’abstinence énergétique dans de grandes messes médiatiques, constructions d’éoliennes, désignation de boucs émissaires (énergies fossiles et leurs utilisateurs), réduction au silence des non réchauffistes et dégonflage des pneus des SUV.
      Finalement, même si on ne brûle pas (pas encore) les mal-pensants climatoseptiques, les modes de réaction des populations présentent de nombreux points communs à quelques centaines d’années d’écart.
      L’irrationnel est tjrs prégnant dans les comportements humains. On ne s’est pas tellement éloigné des cavernes de nos ancêtres. 🙂

      • ça va plus loin que ça : le climat « change », vers le pire évidemment. Cette interprétation nous ramène au mythe de l’Âge d’Or – je crois qu’il fait partie de la mythologie indienne, mais on le retrouve dans l’histoire d’Adam et Eve chassés sur Paradis. Ou, plus près de nous, dans le « c’était mieux avant » qu’on rencontre plus ou moins partout.
        Il va sans dire que ce changement est causé par l’Homme, cause unique de tous les maux du monde depuis le péché originel – encore un vieux mythe recyclé. Et que par la suite de ce changement catastrophique dont nous sommes coupables, le monde va vers son Apocalypse. Bref, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, tout le narratif des anciens mythes fondateurs de l’Occident est là. Ce qui au passage explique peut-être que la Chine a une vision bien plus pragmatique que nous sur ce sujet : pour les chinois, le temps est cyclique et non linéaire (des « fins du monde », ils en ont connu à chaque fin de dynastie, des « âges d’or », il y en a eu à chaque avènement de nouvelle dynastie). Ce narratif occidental est pour eux une arme bien commode, parce-que maniée et dirigée par leurs concurrents eux-même contre ce qui a fait leur force.

    • Merci pour votre article voilà qui va me permettre de fermer le claqué a certains et me permettre de renforcer mes arguments.

  • Tant dans ce billet que dans celui en lien, j’ai vainement cherché le mot « millimètre ».

  • Le prochain article pour nous dire que la terre est plate ???

    Bien plus facile de votre part de taper sur les écolos que de voir les problèmes en face. Gaz à effet de serre libérés du sol en masse depuis la révolution industrielle, dégradation des sols, incendies, destructions des forêts primaires, augmentation des inégalités, répartition des richesses totalement inéquitable etc, etc.
    Mais vaut mieux promouvoir le barbeuc et le suv, que faire tourner la matière grise. Après vous le déluge.
    C’est vraiment navrant de lire si peu d’intelligence dans cet article et dans les commentaires.
    Bien évidemment, les scientifiques et les écolos sont tous corrompus pour lancer les alertes comme ils le font depuis des années.
    Vous irez vivre sur mars en scaphandre ou rangés dans un disque dur si ça vous chante, mais notre planète n’est pas reproductible.
    Bien sur qu’il y a eu des sécheresses et d’autres moments extrêmes du climat. Simplement, ils s’intensifient en nombre, en fréquence et en violence. Les études scientifiques des glaces, qui sont de merveilleux livres d’histoire à ce sujet, nous le disent et nous le redisent. La corrélation avec les niveaux de gaz à effet de serre que sont notamment co2 et méthane sont plus que flagrantes. Et ces derniers n’ont pas besoin d’être en grande proportion pour avoir une grande action sur le climat.
    Continuer à vouloir faire croire le contraire devient limite criminel. Mais vous serez un star auprès d’un public qui se sent certainement rebelle à la pensée unique écolo ! Non mais quelle farce macabre ! Vous connaissez un seul gouvernement écolo sur cette planète ??!!

    -8
    • « Bien sur qu’il y a eu des sécheresses et d’autres moments extrêmes du climat. Simplement, ils s’intensifient en nombre, en fréquence et en violence. »

      Ce n’est pas ce que dit… le GIEC. En fait, le GIEC refuse d’imputer les catastrophes météorologiques (sécheresses, inondations, cyclones) au réchauffement terrestre, allant même jusqu’à considérer qu’en la matière, les dernières décennies sont moins dangereuses que nombre d’époques antérieures (en particulier pour ce qui concerne sécheresses et inondations).

      Rapport du GIEC, (résumé technique WG1 français, AR5, p. 50) : « La tendance observée des périodes de (…) sécheresse (…) à l’échelle du globe s’associe à un degré de confiance faible. Cela masque toutefois d’importantes variations au plan régional (…). Les épisodes de sécheresse du dernier millénaire étaient d’une plus grande ampleur et d’une durée plus longue que ceux observés dans de nombreuses régions depuis le début du XXè siècle (degré de confiance élevé). »

      Il y a les endoctrinés écolos qui racontent n’importe quoi et crient à l’apocalypse… et puis il y a les gens qui s’informent vraiment.

    • « Vous connaissez un seul gouvernement écolo sur cette planète ??!! »
      Non, pas un seul.
      Sauf peut-être le dernier gvt sri-lankais? Celui qui s’est fait virer par sa population à grands coups de pieds au derche après avoir appliqué une des mesures phares du mouvement écolo qui a conduit à une catastrophe agricole: la suppression des pesticides.
      Par contre, des gvts qui veulent attirer l’électorat écolo en promouvant des programmes énergétiques couteux et liberticides, on en connaît des 10aines. 🙂
      Quant à ceux qui surfent sur la vague écolo pour essayer d’instaurer un contrôle plus serré de leur population, ils sont presque aussi nombreux et ce sont les mêmes.

      Maintenant, j’ai du mal à vous comprendre.
      Vous êtes visiblement un écolo convaincu de la « catastrophe climatique » à venir et donc de la nécessité d’une frugalité énergétique et des politiques bas carbone. Vous êtes surement un défenseur de toutes ces saines mesures visant à la baisse de la consommation d’énergie sous toutes ses formes et électrique en particulier quitte à employer des mesures un peu autoritaire mais, bon, c’est pour la planète!
      Pourtant, visiblement vous surfez sur le web à visiter des sites non écofriendly et même, vous laissez des messages dont visiblement vous lisez les réponses. Vous n’est pas sans savoir la quantité astronomique d’énergie électrique (essentiellement non verte) consommée par toutes ces industries et médias internets, que certains écolos voudraient justement voir limités pour la population afin de sauver la planète et les petites fleurs (pas les petits oiseaux car les éoliennes s’en charge 🙂 ).
      Serait-ce un des fameux exemples du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » si fréquentes dans certaines régions gauchisantes de notre spectre politique et de certains écolos? Soyons positif, c’est sans doute un oubli de votre part.
      Donc un bon geste, appliquez à vous-même tous ces merveilleux préceptes bas-carbones que vous souhaitez appliquer à l’Humanité. Pensez à la planète et limitez votre consommation internet au strict minimum. Contrepoint ne fait surement parti de ce minimum.

    • Il est surtout navrant de voir certains écouter ceux qui se prennent pour Noé ou Philippulus, quand l’analyse des statistiques indique, elle, d’autres voies à suivre pour améliorer les conditions de vie sur la planète. Et les scientifiques qui se prennent pour des journalistes ou des prophètes ne sont plus alors des scientifiques. Quand on a 8 ans, il est excusable de se fier à la prescription médicale de celui qui vous montre son beau diplôme de docteur encadré au mur. Quand on en a plus de 15 et qu’on comprend ce que veut dire le « docteur en physique nucléaire » qui y est inscrit, ça ne l’est plus.

  • Je pense que cette affirmation de #sécheresse sans précédent# concerne la sécheresse sans précédent des sols depuis le démarrage des relevés en 1958, soulevé par MétéoFrance.
    Ensuite comme d’habitude les raccourcis ont pris le dessus pour toutes sortes de raisons comme l’explique Revel. Pour le moi le vrai problème c’est celui-ci et non de savoir si c’est la pire ou non puisque, bien que non expert en hydrologie/météorologie, il semblerait que la comparaison des sécheresses est plus délicate qu’il n’y paraît comme cela est indiqué dans l’article.

  • Il est un fait que la température moyenne augmente au fil du temps. Cela s’observe facilement et de façon incontestable sur les relevés que l’on peut consulter sur le site indiqué plus haut : infoclimat.fr

  • Un petit rappel aussi : les modèles numériques échouent systématiquement à prédire les conditions extrêmes. C’est NORMAL, car ils sont calibrés sur les données disponibles, qui expriment les effets conjugués de multiples causes dans les conditions courantes (et excluent les extrêmes où les mesures cessent d’être fiables). La prétendue multiplication des situations extrêmes dont les journalistes nous rebattent les oreilles n’est en fait que la constatation que les modèles échouent plus souvent dans les conditions qui se présentent inopinément aujourd’hui que dans celles pour lesquelles ils ont été établis et calibrés. C’est une information sur les modèles, pas sur l’évolution.

    • Il y a 3 jours, n’importe quel imbécile pouvait prévoir avec la simple image radar des précipitations et celle des impacts de foudre ce qui approchait la Corse. Mais le modèle de MétéoFrance ne le prévoyait pas, donc c’était forcément du dérèglement météorologique pour les écolos.

  • La sécheresse et canicule la plus meurtrière en France est celle de 1911 mais tout le monde semble l’avoir oublié. Elle faisait d’ailleurs suite aux catastrophiques inondations de 1910, comme quoi les épisodes climatiques extrêmes ça ne date pas d’hier.

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Hormis le fait d’être en mesure de rédiger des articles de fond (sic) sur le simple tweet d’une personnalité - soit 280 caractères - ce qui est en soi assez étonnant pour ne pas dire époustouflant de talent rédactionnel, voire de génie dans la broderie, les médias ont pris une autre très mauvaise habitude : celle de recourir régulièrement à des sondages twitter pour éclairer les débats sociétaux qu’ils abordent, qu’ils soient politique, économique, etc. pour feindre d’avoir un aperçu à chaud de ce que pensent les Français.

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Pour traiter le premier point il faut d’abord dire que cette pratique de forçage de la pluie est effectivement ... Poursuivre la lecture

La sécheresse devient un enjeu en France et en Europe.

Des solutions existent pour aider à contrer ce phénomène. Israël et la Californie utilisent des stations de dessalement afin d’employer l’eau de mer pour irriguer leurs terres. Plutôt que de miser sur des restrictions comme à chaque crise, la France devrait s’en inspirer. Les humains ont survécu aux défis grâce à l’innovation et l’adaptation, il est temps de retrouver cette force.

https://twitter.com/FerghaneA/status/1524665879564279809

 

Les exemples israéli... Poursuivre la lecture
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