À quoi servent les libéraux s’ils ne défendent pas la liberté ?

Où sont les libéraux quand il s’agit de retrouver l’État de droit, la pièce indispensable au déploiement du marché et de la coopération pacifique des individus ?

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À quoi servent les libéraux s’ils ne défendent pas la liberté ?

Publié le 20 novembre 2021
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Par Claire Libercourt.

Alors que partout en Occident, au nom de la crise sanitaire, les États normalisent des mesures d’exception aux antipodes de la tradition libérale et démocratique européenne, certains de ses défenseurs autoproclamés se font plutôt discrets, ou pire, acceptent la sinisation du monde occidental comme une évolution politique nécessaire et inévitable.

De l’Autriche à l’Australie, la crise covid a enflammé les esprits et provoqué une flambée autoritaire et étatiste sans précédent. En France, à l’État d’urgence sanitaire ont succédé les lois intégrant ses dispositions pour restreindre les libertés de commercer, circuler et punir les récalcitrants face au nouvel ordre sanitaire.

Les confinements ont détruit une partie de l’économie du pays, actuellement maintenue artificiellement en vie par l’argent public, et légitimé la transformation de l’État de droit en État de surveillance sanitaire dans lequel tout le monde surveille tout le monde au détriment des principes fondamentaux de la liberté d’expression, de la vie privée, du secret médical, de la propriété privée des données médicales. Ajoutez une loi sécurité globale et la contestation du secret des avocats, et vous avez la France d’aujourd’hui. Vous vouliez des médecins et une justice qui fonctionnent correctement ? Vous aurez des pass sanitaires, des drones et des cerfas.

Partout dans le monde, la liberté a du plomb dans l’aile.

Le désert croît

On attendait donc les libéraux au tournant pour dénoncer dans les médias la glaciation collectiviste, la dérive monarchique d’un Macron claquemuré dans son conseil de défense, l’incroyable initiative du pass sanitaire qui ouvre la voie au contrôle social généralisé, la socialisation postcovid des économies par l’explosion de la dette, la folie nationaliste-protectionniste et le vent de panique bureaucratique partout en Occident sur fond de crony capitalism et… Et rien. Ou pratiquement rien, en dehors de quelques voix courageuses, finalement assez rares sur les plateaux.

Certains se sont alignés sans se poser de questions sur la narration sanitaire des États bureaucratiques, par peur ou par intérêt, se cantonnant à l’expertise probusiness, le tout en espérant que ça ne se voit pas trop.

Débiter le libéralisme en petits morceaux sans trop insister sur ses principes fondamentaux est une tentation qui revient souvent dans l’histoire de France sous les espèces du « libéralisme physiocratique », qu’on oppose en général au « libéralisme aristocratique ».

Nous reprenons ici les deux sensibilités politico-philosophiques libérales qui dominent historiquement en France selon Pierre Rosanvallon :

  • Le libéralisme physiocratique est plus technocratique et renvoie à une tradition, de Quesnay à Turgot, qui se veut auxiliaire du pouvoir.
  • le libéralisme aristocratique s’appuie sur la noblesse et les corps intermédiaires pour entraver la dynamique de centralisation monarchique puis républicaine, de Montesquieu à Tocqueville.

Dans un pays où ils sont incapables de voir triompher l’intégralité, certains libéraux préfèrent en défendre certains aspects acceptables par le Prince, en général des conseils économiques, pour corriger à la marge son fonctionnement.

Que le gouvernement soit démocratique, monarchique ou tyrannique importe peu, l’expert « libéral » pourrait conseiller les élites à Paris, Pékin ou Moscou.

La liberté, c’est l’esclavage

D’autres ont même défendu avec véhémence les mesures liberticides de l’exécutif en les repeignant aux couleurs de la liberté. Le pass sanitaire, d’outil censitaire et discriminatoire, est devenu pour certains, par la magie de la communication publique, le « pass de la liberté » (celle encadrée comme en URSS sans doute, où les laissez-passer étaient légion).

Pour d’autres, les confinements à la chinoise et les mesures pénales pour les faire respecter, sont une stratégie acceptable dans un État de droit, le tout au nom de l’exceptionnalité de la situation. L’obligation vaccinale de fait pour un virus à la létalité variant entre 0,5 et 0,7 % a trouvé des avocats chez les libertariens les mieux disposés à défendre la liberté… sur le papier.

Certains autres se sont même joints au chœur des supplétifs du gouvernement dans leur dénonciation théâtralisée et ritualisée du complotisme et de tout ce qui pouvait s’apparenter au scepticisme quant aux restrictions sanitaires et sa déferlante sécuritaire. Ici l’influenceur « libéral » sait que sa carrière dépend du bon vouloir du Prince et de sa cour, la classe médiatique. Il a donc tout intérêt à épouser la propagande de l’autoritarisme sanitaire qu’il se contente de relayer dans l’emballage libéral pour les vendre au plus grand nombre.

Il y a aussi pour une partie de ces libéraux la peur de ne pas être du bon côté de l’Histoire, cette superstition qui sent pourtant bon le marxisme des années 1970. Se retrouver dans le même camp que la droite radicale et la gauche de la gauche contre le centrisme autoritaire leur est tellement déplaisant qu’ils préfèrent sacrifier leur individualité au conformisme de groupe, celui du bloc élitaire. Sauf que le tribalisme n’est pas la justice.

L’élection présidentielle qui s’annonce ne fait que refléter l’état général de panique et de collectivisme qui s’est installé dans le débat public. Pas un seul candidat ne cherche à défendre le retour plein et entier à l’État de droit, au libre-échange et l’effacement de l’État bureaucratique par la décentralisation radicale du pays.

D’un côté, le presque candidat-troll Éric Zemmour sonne le tocsin face à l’invasion islamique au nom d’un jacobinisme teinté de socialisme, tandis que le centriste autoritaire Macron entretient la discorde civile en surjouant le chef de guerre au sein d’une tempête sanitaire qu’on exagère à dessein. À l’extrême gauche, c’est la menace climatique qui commande le socialisme généralisé et les pleins pouvoirs aux planistes de tout poil.

Dans les trois cas, panique migratoire, panique sanitaire et panique climatique, tout est bon pour éviter la question institutionnelle, c’est-à-dire le retour improbable à l’État de droit, au constitutionnalisme raisonné et raisonnable visant à limiter les pouvoirs des gouvernants sur les gouvernés et l’invasion étatique de la société civile.

La question centrale des règles du jeu constitutionnelles

La question institutionnelle est centrale car ce sont ces « règles du jeu » qui sont au cœur du bon fonctionnement du capitalisme1. Un système de droit efficace, des tribunaux impartiaux, des procédures protectrices de la propriété et des libertés individuelles dessinent cette longue tradition de la Rule of Law qui pour Samuel Huntington est au cœur de l’identité occidentale2.

Pour James Buchanan, la trame constitutionnelle de l’ordre social qui détermine et permet le déploiement de l’ordre spontané du marché est première et essentielle3, et ignorer cette étape conduit nécessairement à son effondrement positiviste.

Porter atteinte au cœur institutionnel du capitalisme par autoritarisme sanitaire et solutionnisme technocratique, c’est en affaiblir la dynamique et s’aligner sur les standards parasitaires du socialisme. Ceux qui imaginent que le coup de force des technocrates contre la démocratie libérale ne durera qu’un temps sont oublieux des leçons de l’Histoire du développement de l’État moderne, et devraient relire Jouvenel de toute urgence. Le libéralisme est un projet de société global, à la fois social, politique, constitutionnel et culturel qui ne souffre pas de mutilation au gré du vent politique.

  1. Geoffrey Hodgson, Conceptualizing Capitalism, Univ of Chicago Press, 2015.
  2. Samuel Huntington, Le choc des civilisations, Odile Jacob, 1997.
  3. James Buchanan, Moral Science and Moral Order, Liberty Fund, 2001.
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  • Les libéraux ne veulent surtout pas sortir des clous, des fois qu’on dise qu’ils sont, insulte suprême, irresponsables.

  • D’accord avec vous sauf sur 1 point (mais c’est le principal) : si vous critiquez la politique « sanitaire «  actuelle en vous basant sur le respect de la liberté, vous vous prenez immanquablement des « vous voulez la liberté d’infecter les autres » etc. Défendre la liberté actuellement est inaudible, pire, critiqué.

    • Non je ne pense pas. Pour être infecté par quelqu’un d’autre il faut le rencontrer. Si vous ne voulez pas être infecté restez chez vous. Vous n’avez pas à imposer aux autres des contraintes pour votre confort. En plus avec le vaccin qui protège mais n’empêche pas l’épidémie, la question ne se pose plus Vous vous vaccinez, les autres font ce qu’ils veulent.

      • oui la contrainte devrait se réduite aux endroits où les endroits sont « contraints » de se rendre.. et son exercice par le « propriétaire du lieu »..

        or nous sommes tous propriétaire des lieux publics. parait il…

        il ya des compartiments fumeurs et non fumeurs dans les trains non?

        je n’autorise l’entrée de ma maison qu’aux personnes ayant la preuve qu’ils ne sont pas vaccinés, et parlant l’hébreu.

        idiot sans doute… sanitaire? ma santé.. MAIS MA MAISON.

        • Oui, on pourrait faire des wagons vaccinés/non vaccinés, des bars, des théatres.. mais ce n’est pas le but de Macron de respecter les droits des citoyens.

      • Vous me répondez comme si c’était mon avis, mais ce n’est pas le cas.
        Je dis que revendiquer la liberté ne marche pas, est inaudible, car tous vos interlocuteurs vous répondent que vous êtes criminel.
        Il ne faut pas revendiquer la liberté, mais bien asséner le fait que de toutes façons le vaccin ne protège pas de la contamination. C’est le 1er argument et le seul audible.

        -1
      • C’est vrai que préférer la civilisation française en France, c’est aberrant. Quant à l’autorité paternelle, la différence sexuelle, le cadre, on l’avait aussi avec la religion catholique, qui a été repoussée aux limites de la vie sociale à cause des excès qu’elle portait. Ce n’est pas pour en adopter une autre, venue d’ailleurs, et acclamée par des gens qui vous disent que les lois de la République passent après, ou que « l’Algérie n’est pas une poubelle » (sous-entendu la France si) ou « vous comparez la Me.que avec la France ? » (avec une moue de dégoût), revoir l’excellente émission de Morandini avec Zemmour à Drancy.
        Tous les ravages de l’is.am importé, non maîtrisé, y sont exposés par les protagonistes eux-mêmes.

      • Oups j’ai failli me tromper d’emplacement

      • @gillib
        « En plus avec le vaccin qui protège mais n’empêche pas l »épidémie »:
        Ce qui n’est devenu que récemment une évidence change effectivement la donne.
        Il semble bien que le vaccin n’empêche pas l’épidémie mais permette d’éviter les cas graves.
        Cette situation vérifiée indique que les injections de rappel seront désormais nécessaires, au risque d’une baisse significative de l’immunité.
        En raison de ce nouveau contexte sanitaire comment pourrait-on dès lors minimiser la notion de responsabilité individuelle ? (Ci joint quelques réflexions à méditer).

        https://www.lefigaro.fr/vox/societe/quelles-erreurs-de-raisonnement-ont-permis-l-acceptation-du-passe-sanitaire-20211115

        • « Cette situation vérifiée indique que les injections de rappel seront désormais nécessaires, au risque d’une baisse significative de l’immunité. »
          ???

          Les exemples (suède, Inde, Texas, Floride…etc) commencent à abonder que la politique vaccinale telle qu’elle a été entreprise en France et dans d’autres pays est inepte et que d’autres solutions existent.
          En UK, Israël et Italie, les hospitalisés vaccinés sont plus nombreux que les non-vaccinés. Pas en France me direz-vous? Ou pas encore?

          Qui plus est, le covid c’est 0,1-0,2% de mortalité aux dernières évaluations de l’OMS (contre 20-30% pour l’Ebola par ex) soit moins qu’une grippe saisonnière. Avec une moyenne d’âge des décédés de 82 ans soit l’espérance de vie actuelle en France.

          Et malgré tous ces éléments, votre réponse est de dire qu’il faudra continuer encore plus et ad vitam æternam?
          Errare humanum est, perseverare diabolicum…
          ou peut-être les conséquences d’une expérience de logique dissonante pour avoir trop soutenu/participé/adhéré (?) à une gestion sanitaire se révélant de plus en plus fausse.

          • @cyde

            « Et malgré tous ces éléments, votre réponse est de dire qu’il faudra continuer encore plus et ad vitam æternam? »

            Ce n’est pas « MA » réponse comme vous le dites,mais ce que laissent entendre les dires de certains décideurs que vous ne pouvez ignorer : 3éme,4ème,5ème dose,et plus,etc…???
            Relisez la réponse de gillib du 20 Nov 8 heures 42′,à laquelle il n’y a rien à rajouter…….

          • @cyde

            La logique de ce maudit virus qui s’incruste est également  » dissonante »,mais,allez-vous répéter : « Tout ça pour ça » ?

            Reconnaissons que les voies de la nature sont souvent impénétrables.

            Carpe diem n’est pas Errare par les temps qui courent…….

            • Gillib: « Vous vous vaccinez, les autres font ce qu’ils veulent. »

              Tout à fait d’accord. Tant qu’il n’y a pas d’obligation directe ou indirecte.

              • @cyde
                Les récentes « obligations directes » pour certains pays voisins souvent donnés en exemple sont à méditer :
                -En Autriche : de 500 € à 30 000 € d’amende pour les non vaccinés qui ne respectent pas le confinement, (une première en Europe !)
                -La Suède que vous avez citée durcit ses restrictions à compter du 1er Décembre : Le gouvernement va rendre obligatoire la présentation d’un passe sanitaire pour les évènements de plus de 100 personnes.
                -Les Pays bas reconfinent leurs habitants à quelques semaines des vacances de Noël.
                -Quant à la Chine,elle reconfine à 100 jours des J.O d’hiver !
                « En UK, Israël et Italie, les hospitalisés vaccinés sont plus nombreux que les non-vaccinés ».
                La vaccination qui permet d’éviter à priori les formes graves de la maladie montre ainsi ses limites ne pouvant empêcher la progression d’un virus mutant à l’instar de celui de la grippe exigeant des injections périodiques.
                D’autres médicaments, tels que le Paxlovid de Pfizer empêchant le virus de se répliquer, permettront peut -être de mieux combattre ce fléau(?), qui ne touche pas seulement les séniors premières victimes « naturelles » de la grippe classique,mais aussi d’autres tranches d’âges concernées par les Covid longs problématiques selon certains spécialistes, pour qui certains effets silencieux mais délétères du virus restent préoccupants.
                N.B. : » Errare humanum est, perseverare diabolicum… »…….OF COURSE !!!

      • Les statistiques officielles anglaises (oct. 2021) montrent que parmi les adultes les vaccinés ont deux fois plus de chances d’attraper et transmettre la gr1ppe ch1noise que les non vaccinés. Je suppose que c’est pareil en France. Là, je ne vois plus très bien qui doit suggérer aux autres de se cloîtrer ou de se laver les mains.

    • @lauranne personnellement je cherche les incohérences. Par ex : on ne demande pas le pass ds le métro, rer, train ni à l arrivee des avions ; c est quoi un vaccin qui ne protège pas ? pourquoi on veut vacciner ceux qui ne risquent rien? pourquoi on ne vaccine pas tout le monde contre la grippe ? Pourquoi depuis 2 ans n a t on pas organisé les services de soin en conséquence ? Et face à toutes ces incohérences je demande : pourquoi as tu confiance ?

  • Revendiquer la pleine et entière liberté en tout, c’est revendiquer aussi sa pleine responsabilité en tout et donc le prix réel de ses externalités (sanitaires, économiques, climatiques, sociologiques etc) en tout. Soyons donc capables de bien les identifier et facturer toutes à leurs auteurs avant d’ouvrir la liberté totale à tous. La présomption de protection sanitaire actuelle vaut-elle moins bien que la présomption d’anti liberté ici revendiquée ( car si la COVID est effectivement plus contagieuse via les non vaccinés, ils devraient payer le prix de leur sur transmission aux autres) ?

    • On a une présomption de protection contre une violation effective de la liberté. ce n’est pas la même chose. D’autant plus que dans les faits il n’y a pas de protection.

      • C’est une opinion qui ne vaut pas plus ni mieux que l’opinion contraire (et apparemment majoritaire) des autres. Le problème n’est pas l’exposition pour soi-même, c’est la liberté de chacun, c’est l’exposition des autres en contexte d’incertitude.

    • Oui mais la pleine responsabilité passe par une assurance maladie privatisée, et certainement pas par une obligation vaccinale.
      Et les externalités sont un concept très fumeux, tout peut toujours être assimilé à une externalité.

      • Certes mais c’est un débat (quelles sont les externalités ? sommes nous tous d’accord sur elles ?) qui est fondamental dans la conception qu’on a de la liberté. Si les externalités ne comptent pour rien, il est très facile de revendiquer sa liberté gratuite !

    • oui en théorie…mais je serais curieux de voir votre « calcul  » des externalités…

      vous allez devoir en gros nous estimer l’année d’espérance de vie vie de Lucienne le prix qu’elle donne à sa liberté, et celle de gérard…plus une ribambelles de trucs et de machins..

      non.. pas rationnel.. trop complexe..

      • C’est aussi ce que disent les socialistes quand ils tapent sans vergogne sur le budget public sans aucun chiffrage ni contrôle de gestion selon l’expression bien connue; « c’est pas cher, c’est l’Etat qui paye ». Ici c’est, ‘on se sait pas exactement mesurer les impacts et on en est pas sur’, donc on fait comme s’il n’y en avait aucun pour donner la plus grande place possible à mes options libérales.

    • Ah ah. Idem les fumeurs. Ils m’intoxiquent. Ils devraient me dédommager. Et payer leurs soins, tout comme ceux qui boivent de l’alcool.

    • @gaston à ce régime là j imagine que vous votez pour l interdiction du tabac, de la voiture, de l alcool, des boissons sucrées ?

  • Si les libéraux sont si peu audibles c’est qu’ils ne sont jamais invités sur les plateaux des médias mainstream.

    • Euh… c’est qui “les libéraux”? On peut trouver ici et là des personnes qui défendent la liberté. Physiocrates ou aristocrates peu importent les etiquettes. Aucun de ceux que j’ai entendus ne défend la liberté totale et absolue dans tous les domaines. Ils font tous des concessions, nous en faisons tous.

  • Parfois les libéraux sont bien trop optimistes, la nature humaine est comme elle est.

  • Si je ne m’abuse, je ne connais que 2 candidats à la présidentielle qui sont contre le passe sanitaire, Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan.
    On aurait pu espérer un sursaut démocratique côté LR, mais là aussi le son de cloche est en accord avec la pensée dominante et savamment distillée par des médias incultes. Pécresse et Bertrand ne seraient pas opposés au confinement des personnes non vaccinées.
    Au moment où l’on commémore le dernier compagnon de la libération, ça fait tache !
    On sait maintenant que le vaccin ne protège pas des contaminations, mais qu’il protège des formes graves, à condition de faire de fréquentes mises à jour, comme sous Windows.
    Demander aux jeunes de se vacciner pour protéger les plus fragiles, c’est un peu comme si on demandait à tous les Français de porter un casque pour protéger les cyclistes qui n’en portent pas.
    J’ai entendu cette semaine une vraie position libérale, celle de Gaspard Koenig, qui disait « à partir du moment où chacun a la possibilité d’accéder au vaccin qui le protégera, je considère qu’il n’y a plus de problème »
    Malheureusement, cette formule qui promeut la responsabilité individuelle, qui va de pair avec la liberté, n’est que peu partagée dans un pays qui bascule inexorablement vers un système communiste.

    • Vous savez le coup de porter un casque pour tout le monde a été fait. Pour le sida on demandait aux hétérosexuels de porter un préservatif alors que la population cible était les homosexuels.

      • Vous pensez qu’aucun hétérosexuel n’a attrapé le sida ? Charlotte Valandrey est la première contre-vérité qui me vient en tête.
        Donc recommander (et non pas imposer) aux hétéros de mettre un préservatif pour se protéger du sida se justifie, en revanche imposer aux enfants un masque ou aux ado un vaccin pour protéger les plus de 65 ans affaiblis (donc logiquement vaccinés) est au mieux idiot, au pire criminel (voir les chiffres des dépressions, suicides…). Et ne se justifie que par le besoin de faire n’importe quoi pour pouvoir s’attribuer l’amélioration sanitaire lorsqu’elle adviendra naturellement.
        Entièrement d’accord avec Gaspard Koenig et c’est l’unique argument que les libéraux devraient utiliser (et non leur « liberté », argument inaudible et au final contre-productif)

        • Lisez le livre de Fumento, et votre position sera différente. Je ne dis pas qu’il y a des hétérosexuels qui aient attrapé le Sida, mais si vous regardez les risques relatifs entre hetero et homo, on est dans un rapport 1/1000. D’ailleurs le bon conseil pour une femme est que son partenaire mette un préservatif en cas de rapport anal qui est tres contaminant. Dire la vérité est tjs le chemin des libéraux.

      • Et maintenant nous portons tous le préservatif sur le nez alors que la population cible se compose de nonagénaires ou assimilés.

    • @Jean Paul « espérer un sursaut démocratique chez les LR » sans rire ?

  • « L’obligation vaccinale (…) a trouvé des avocats chez les libertariens les mieux disposés à défendre la liberté… sur le papier. »
    J’ai jamais entendu le moindre libertarien se prononcer en faveur du pass m’enfin

    • La plus médiatique des personnalités libertariennes, Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari, qui passe régulièrement à la tv, souhaitait des mesures encore plus autoritaires que celles mises en place par Macron. Elle a fait la promotion de la gestion de crise sanitaire la plus liberticide : la stratégie « zéro covid », mise en place en Australie et Nouvelle-Zélande.

      • La stratégie Zero Covid peut se défendre en début d’épidémie pour empêcher l’entrée du virus sur le territoire. J’étais pour cette politique au début, mais quand on voit que l’Australie et la NZ sont coincé au milieu d’un monde plein de virus, je ne suis plus sûr. En tout cas la politique gagnante, c’est de cibler les populations à risque sans contrainte, et de leur proposer la vaccination (tous les 6 mois?).

    • Je ne citerai pas de noms mais mon fil tweeter a vu plusieurs libertariens et libéraux classiques soutenir le pass sanitaire, au moyen de l’argument « la liberté ce n’est pas la licence », aka la liberté du libéral ce n’est pas la liberté de contaminer les autres.

  • « s’aligner sur les standards parasitaires du socialisme »

    C’est bien le fond du problème !

    On peut être plus ou moins pour ou contre ceci ou celà. Tant qu’on fait des « ajustements » pour s’adapter à une situation ou évoluer conformément aux moeurs de la société, il y a débat et réflexion. Le jeu démocratique est supposé maintenir un certain équilibre.

    Mais quand on adopte comme principe (et non plus comme préférence ou comme idéal) ce que l’Histoire nous désigne comme voie sans issue, alors on a un gros problème.

    Le libéralisme tente d’expliquer pourquoi c’est une voie sans issue. C’est probablement pour cela qu’il est la cible principale d’un courant de pensée. Et c’est aussi pour cela qu’il faux défendre le principe et non les détails. Sinon on fait le jeux idéologues attardés et on ne peut empêcher la foule de suivre les joueurs de flutiau vers la falaise.

  • Excellent article, important en temps d’Etat d’urgence permanent.

    J’adhère entièrement à la conclusion, même si toute cette situation me conforte dans une lecture fataliste de l’Histoire, je choisis encore une résistance vaine à la complicité.

  • Quand on voit les commentaires d’hier sur l’article sur Zemmour, je me dis que même les libéraux sont devenus absents.

    Certains préfèrent la facilité de voter pour un étatiste un peu moins débile que les autres et qui peut éventuellement gagner (coucou Éric), plutôt que de travailler durement à l’élection de plusieurs personnes beaucoup plus libérales mais avec une chance infime de gagner.

    Je pense notamment à Clara Egger (Espoir Ric) ou encore Denis Payre (nous citoyens).

    Bref, CPEF

    • Oui je vais voter Denis Payre et comme ça, j’aurais encore Macron puis un clone les élections suivantes.
      Les libéraux y gagnent semble-t-il.

      • Parce que vous pensez vraiment changer quoi que ce soit avec Zemmour?
        À part l’immigration et le nucléaire, ce mec n’a aucun programme économique.
        Désolé, mais c’est un peu court jeune homme.

        Mais vous savez, comme Macron est à 25%, autant voter déjà pour lui puisque ce mec va être réélu.

        • « ce mec n’a aucun programme économique. »
          Évidemment, si vous ne vous fiez qu’aux médias mainstream pour vous forger une opinion sur ce sujet, autant voter de suite pour Macron. 🙂
          Renseignez vous.
          Enfin, si vous en avez vraiment envie….

    • @koris & Lauranne le drame c est de croire que notre système électif à 2 tours ( entre autre) puisse faire sortir un lapin libéral du chapeau. Le drame no 2 de penser que c est le lapin qui cuisine le civet .

  • Je ne suis ni de gauche ni de droite. Et je ne suis pas Macron. Qui suis je?
    En lisant qu’être pour le modèle social français était une caractéristique de la nationalité française, j’en déduis que je ne suis pas français. Ce qui justifie que personne ne peut me représenter.

  • Les « libéraux » sont occupés à flinguer la seule oppositions crédible pour délit de non pureté de la doctrine libérale (en France) ou ont méchamment dérivé à gauche (ailleurs).
    En Suisse le seul parti qui recommande de voter contre le pass sanitaire c’est l’UDC, un « troll d’extrême droite », contre le pass, contre la bureaucratie, contre la fiscalité, contre la gauche, contre le financement des médias, contre l’UE et contre l’immigration de masse et la GPA « financée par tous ».
    Ces deux derniers points les rendant « nauséabonds » si ce n’était pas déjà fait pour nombre de « libéraux » ici et ailleurs.
    .
    Avec des « amis » comme ça, la liberté a du soucis à ce faire.

    • Garde « avec » ou « contre » le chien ?

      D’un point de vue individualiste, les élections ne sont guère plus qu’une partie de tarots.

      D’un point de vue démocratique, chacun est libre mais il faut vraiment avoir le moral car au lieu de promouvoir des idées, on valide au final des stratégies populistes – de droite, de gauche ou d’extrême centre.

      • N.B. J’aime bien l’expression extrême centre : si l’on doit reconnaître une réussite à Macron, c’est bien d’avoir inventé le populisme du « en même temps » pour ceux qui rejettent les populismes de droite et de gauche.

        • @Alan moi je n ai toujours pas compris ce qu etait le populisme, sinon que c était un qualificatif qu on colle à qqn qui n est pas d accord avec la morale en vogue. Le populiste c est le nouveau réactionnaire.

    • Les libéraux ont dérivé à gauche par fenêtre d’Overton je pense.

  • « … le tout en espérant que ça ne se voiE pas trop. » » Le subjonctif, vous connaissez ? Il n’est pas encore tombé en désuétude.
    Bon article, dommage qu’il ne cite pas de noms (à part Zemmour). On aurait aimé savoir qui ces traîtres du libéralisme sont.

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Par Damien Theillier.

Le bac de philo, c'est aujourd'hui. Chaque année, sont donnés au programme un certain nombre de notions ainsi qu’une liste d’auteurs académiques, de Platon à Sartre, pour résumer.

C’est un programme éclectique, qui laisse au professeur une grande marge de manœuvre pour faire les choix qui conviennent à son cours. La contrainte étant de fournir aux élèves un aperçu suffisamment complet des grandes écoles de pensée, afin qu’ils puissent traiter les sujets du bac sans faire de récitation, mais en exerçant leur... Poursuivre la lecture

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