La crise sanitaire expose l’incompétence flagrante de l’État

Les trois directions principales que les libéraux préconisent depuis longtemps sont: la déréglementation, la décentralisation, et la privatisation des fonctions de l’État.
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La crise sanitaire expose l’incompétence flagrante de l’État

Publié le 16 août 2021
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Par Finn Andreen.

La pandémie a mis en exergue l’incompétence flagrante des autorités dans beaucoup de pays, et notamment du gouvernement français, dans la gestion de cette crise sanitaire.

Le pass sanitaire, de caractère autoritaire inédit en France, n’a pas de justification sanitaire étant donné la létalité bien inférieure du variant Delta par rapport à la première souche. Les conséquences de sa mise en œuvre n’ont pas été anticipées. Les non-vaccinés sont discriminés tandis que les vaccinés transmettent le virus.

Les centres de dépistage et les pharmacies sont déjà débordés par la demande de tests des non vaccinés et font face à de plus en plus d’agressions. Les restaurants et les cafés de France vont subir des coûts et un manque à gagner tout en étant obligés de scanner des QR codes sanitaires à longueur de journée.

Il est possible de mentionner aussi les scandales de l’année dernière concernant l’usage des masques, la pénurie chronique de lits en réanimation et le manque total de préparation des dirigeants politiques face à la pandémie.

Bref, les exemples abondent. Ce sont autant de preuves de l’incompétence inouïe de l’État dans ce genre de situation où il est justement supposé jouer son rôle implicitement promis à tous les contribuables.

Le désastre politique et social qu’est devenue cette crise sanitaire est dû principalement à son incompétence et celle des dirigeants politiques et des hauts fonctionnaires.

Cette incompétence que les Français subissent n’est évidemment pas nouvelle. Axel Oxenstierna, grand chancelier de Suède et protagoniste majeur de la guerre de 30 ans, confia à son fils : « Ne sais-tu pas, mon fils, avec quel peu de sagesse le monde est gouverné ? ».

Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est la taille de l’État moderne qui décuple les conséquences de cette incompétence étatique sur toute la société.

Le libéralisme face à l’incompétence de l’État

Cette constatation signifie-t-elle que l’État essaie néanmoins, avec beaucoup de difficultés certes, de prendre en compte exclusivement l’intérêt du peuple, auquel il est moralement et économiquement redevable ? Absolument pas.

Typiquement, le libéralisme préconise une réduction des pouvoirs de l’État à cause du capitalisme de connivence et du favoritisme évidents existant entre État et intérêts privés, tels que les banques et les multinationales. Mais l’argument de limiter les fonctions de l’État à cause de son évidente incompétence est peut-être plus persuasif.

Cette incompétence, plus que la possible existence de conspirations, est une excellente arme politique pour le libéralisme, car elle sape bien plus vite la crédibilité qu’essaie toujours de maintenir l’État vis-à-vis de la société.

Parmi la population, les dirigeants politiques sont bien plus souvent accusés de corruption et de connivence, à tort ou à raison, que d’incompétence. Le politicien incompétent est généralement vu comme un niais inoffensif, moins susceptible de nuire à l’intérêt général que le politicien corrompu. La crise sanitaire montre que ce n’est pas la bonne conclusion.

Incompétence individuelle et incompétence d’État

L’incompétence individuelle est souvent due à des egos gonflés, ou ce que Friedrich von Hayek a nommé la « prétention de connaissance » du dirigeant politique par rapport à ce dont la société a besoin. Dans son fameux discours du Prix Nobel en économie en 1974, il a donné l’avertissement suivant à ceux qui souhaitent utiliser le pouvoir politique pour changer la société :

Agir sur la croyance que nous possédons les connaissances et le pouvoir qui nous permettent de façonner entièrement à notre gré les processus de la société, connaissances que nous ne possédons en fait pas, risque de nous faire beaucoup de mal.

Il ne faut donc pas s’étonner de l’incompétence d’une politique sanitaire disjonctée, mise en œuvre tant bien que mal par des personnes au sommet de l’État ayant cette prétention de connaissance et qui ne suivent pas ces sages conseils de Hayek.

Les étatistes qui aujourd’hui opposent le gouvernement et qui aussi sont témoins de cette incompétence, pensent souvent que ce problème peut être résolu si seulement les bonnes personnes étaient aux manettes.

Mais ce serait faire preuve d’un manque de jugement et d’un optimisme démesuré que d’attendre que des personnes humbles et raisonnables arrivent au pouvoir. Non seulement cela n’arrive que très rarement, comme le montre l’Histoire, mais même ces personnes risquent malgré elles de faire des choix dont les conséquences néfastes ne se voient pas toujours, comme l’a démontré Frédéric Bastiat.

Il faut ne donc pas se tromper de solution pour pallier cette incompétence. S’il est vrai qu’il y a des personnes incompétentes au sein de l’État, il ne faut pas tomber dans le piège de blâmer des personnes en particulier, qui d’ailleurs jouissent de l’immunité judiciaire.

Il faut se rappeler que c’est l’institution étatique elle-même qui est la cause fondamentale de l’incompétence des autorités. Souvent, les politiciens et les fonctionnaires ne réussissent pas car ils ne le peuvent pas. C’est la nature même de l’État qui l’empêche de fonctionner comme une entreprise privée : centralisé, en situation de monopole avec une organisation bureaucratique, une lourdeur administrative et un manque d’incitation au profit.

Cette incompétence de l’État est donc endémique mais elle est évidente quand celui-ci essaie de résoudre des crises aussi complexes et urgentes que la crise sanitaire.

La seule solution : déréglementation, décentralisation, privatisation

L’incompétence de l’État ne fait que confirmer que la proposition libérale de réduire dramatiquement ses fonctions est la bonne. Il s’agit de promouvoir toutes les initiatives politiques allant dans le sens d’une réduction de son pouvoir.

Plus concrètement, les trois directions principales que les libéraux préconisent depuis longtemps sont :

  • la déréglementation,
  • la décentralisation,
  • la privatisation des fonctions de l’État.

Le plus possible de secteurs économiques doivent être libérés de l’intervention de l’État (déréglementation), autant de décisions et d’initiatives politiques que possible doivent avoir lieu localement (décentralisation), et autant d’activités et de responsabilités que possible doivent être écartées du secteur public et soumis à la concurrence (privatisation).

Voilà la base d’un programme politique libéral qui fait tant défaut dans le paysage politique français. Peut-être que l’exposition au grand jour de l’incompétence de l’État pendant cette crise sanitaire aura la conséquence d’accélérer la mise un place d’un tel programme, dont les Français ont tant besoin.

Il est temps que les Français se libèrent de ce joug qui pèse sur leur vie dans pratiquement tous les domaines et qui affaiblit continuellement leur pays. Ils méritent plus que cette incompétence flagrante de l’État.

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  • Plusieurs remarques à propos de votre article:
    On peut aussi avoir au sommet de l’Etat des personnes compétentes et non corrompues, on peut rêver…
    Vous oubliez un facteur aggravant dans cette débâcle, c’est le rôle des institutions internationales, en l’occurrence l’OMS qui pilote plus ou moins notre politique sanitaire, l’UE qui nous a empêché de contrôler nos frontières au début de la pandémie.
    Le plus décourageant, c’est l’absence totale d’autocritique de la part du pouvoir.
    Aucune proposition n’est faite pour réformer notre système de santé hospitalo centré qui méprise les praticiens de terrain.
    Nous devons exiger que ce soit un thème majeur de la campagne présidentielle.

  • Et oui mais le problème c’est que en France l’État a réussi à se faire assimiler à une entité de droit divin car il n’est pas à la recherche du profit qui est un péché, il est soi-disant désintéressé etc, etc
    Et pour cette raison la population crois en l’état comme elle croyait auparavant dans le pouvoir divin des rois de France

    • On est d’accord; la légitimité du droit divin a été remplacé avec Napoléon par la légitimité de la majorité (le peuple).

  • L’État français agit comme un occupant intérieur / parasite, se nourrissant goulument du travail et du capital de ses citoyens. Il y a deux solutions pour se débarrasser d’un parasite : le tuer ou laisser l’hôte mourir. Étant donné que toute tentative de programme même modérément libéral/libertarien sera torpillée par les médias et partis politiques en place (on l’a vu avec Fillon en 2017), je ne vois aucune amélioration à court ou moyen terme. Personnellement j’ai quitté la France pour les Pays-Bas en 2020, sans aucuns regrets.

    • Je suis d’accord avec vous, sauf que l’Etat ne va pas laisser mourir l’hôte car ce n’est pas dans son interet. Ergo il devra reformer un minimum au fil du temps ne serait-ce que pour rester en vie. En plus, la pression externe augmente sur la France, avec les libéralisations en UE, ainsi que l’arrivée de l’Asie.

      Je suis d’accord que certainement aucune amélioration à court ou moyen terme n’est envisageable, mais n’oubliez pas que l’appétance pour un programme libéral existe, puisque Fillon l’a démontré comme vous dites. Un autre candidat aurait pu rafler les elections, car n’oubliez pas que malgré les défauts de ce personnage, il a quand meme pris pres de 20% des votes. N’oubliez pas que Fillon fut torpillé par le pouvoir en place (qui a décidé de miser sur LREM), moins par les médias.

      Donc restons quand meme un peu optimistes… et attendons déja 2027. Pendant ce temps il faut continuer a relayer le message libéral par tous les moyens.

    • Pour les parasites, il vous faut un bon antihelminthique : l’iver…
      Ah zut.

  • Les articles de CP se focalisent souvent sur les aspects économiques de la dérive collectiviste et les commentaires sur le racket et l’incurie de l’état.

    Cependant, au delà de l’expression d’opinions sur ce qui devrait être, il y a une théorisation et une constatation dans les faits qu’un système collectiviste ne peut fonctionner. On n’a pas vu venir le fait que le problème allait se matérialiser en premier dans le domaine de la santé. L’exigence et les besoins en la matière ont considérablement augmenté en 50 ans, tandis que sa mise sous coupe réglée le rendait aussi peu adaptable que l’économie planifiée.

    Aujourd’hui, on tente en vain -sans même s’en cacher- de résoudre un problème sanitaire par une répartition de ressources. C’est le « ticket rationnement » des soins, les couvre-feu, la gestion militaire qui ont remplacé la science et l’empathie. Car oui, une pandémie nous expose à une progression « exponentielle » des problèmes et justement c’est ce que les théories et les méthodes collectivistes sont incapables de gérer.

    La plus minime crise sanitaire n’est pas soluble dans un système de santé collectiviste. Et on aurait du se douter que c’est là que ça craquerait en premier.

  • Il est vrai, et indéniable, que l’État, surtout quand il est obèse, est incompétent en bien des domaines. L’auteur pointe la dilution des responsabilités, la difficulté de sanctionner les décisions ineptes au sein de l’État. Pourtant certains États fonctionnent mieux – ou moins mal – que d’autres, quand il existe des contre-pouvoirs judicieux. Or en France, où sont les contre-pouvoirs ? Ont-ils été judicieusement prévus (dans la Constitution), pour commencer ? Référendum, contrôle des élus, indépendance des institutions (AN, Justice, Conseil Constitutionnel) ?

    Et on peut difficilement, à mon sens, séparer cette incompétence d’un État obèse de la volonté de pouvoir d’un certain nombre de gens, au sommet desquels on trouve les politiciens. Des politiciens avides de pouvoir, désireux de rester aux manettes le plus longtemps possible (la fameuse usure du pouvoir), par orgueil comme le dit l’auteur mais pas seulement : parfois par corruption (capitalisme de connivence), ou tout simplement pour être protégé des foudres de la Justice, quand ils ont des choses à se reprocher – les exemples de personnel politique « recasé » à un poste où il jouira de l’immunité liée à sa fonction abondent… de tels politiciens trouvent leur intérêt à une fonction publique pléthorique, ce qui par exemple leur permettra d’opposer tel service à tel autre service (diviser pour mieux régner) et de générer une compétition de courtisanerie entre les petits chefs concernés.
    Bref, les motivations sont à mon sens plus mélangées que cela, et la mise en place d’un État obèse, qui officiellement répond à la création démagogique de besoins de « services publics » ou de « redistribution » égalitariste, permet souvent – voire toujours – à des gens pas très bien intentionnés de grenouiller dans leur intérêt exclusif (ou celui de leurs amis, mais c’est la même chose, car entre amis on se renvoie l’ascenseur).
    Le libéralisme, c’est la liberté et son pendant, la responsabilité individuelles. Les hommes de l’État, politiciens, hauts fonctionnaires ou autres, doivent être responsables donc comptables de leurs actes. Et dans la crise – inventée de toutes pièces – du Covid, on a vu bien plus que des erreurs. L’erreur existe, elle est humaine ; mais perseverare diabolicum, comme le dit le proverbe.
    Dégraisser l’État, oui, bien sûr. Mais ne pas oublier de tenir pour responsables de leurs actes ceux qui ont à l’évidence consciemment aggravé la situation.

    • De cette crise du Covid se dégagent trois choses qui me paraissent indéniables :
      1/ le capitalisme de connivence (corruption), avec cette incroyable interdiction – ou quasi – faite aux médecins d’exercer leur métier, à savoir traiter les patients, notamment au stade précoce ; et le débouché « logique », le vaccin présenté comme seule solution de sortie de crise, seule et désormais quasiment obligatoire. Pour des profits colossaux des laboratoires pharmaceutiques. Très compliqué de ne pas voir derrière tout cela du capitalisme de connivence,
      2/ la volonté des hommes de l’État et de leurs « amis » du monde économique (point 1/) de tracer numériquement la population : la route vers la servitude (volontaire) au nom de la « sécurité » ?
      3/ cette crise constitue un formidable dérivatif pour le pouvoir : elle évite de parler des nombreux échecs d’Emmanuel Macron et de ses amis : économie, chômage, dette, insécurité, sans parler des restrictions toujours plus grandes de nos libertés

      Quand on sait les chiffres réels de la mortalité de cette maladie (mortalité générale, données INSEE et/ou Eurostat *), qui finalement n’équivaut qu’à une mauvaise grippe saisonnière, on se demande, ou plutôt on se dit que ce monde est en train de devenir fou.
      * l’exemple de la Suède est à cet égard éloquent : le statisticien Pierre Chaillot a montré qu’elle compte moins de « décès standardisés » en 2020 qu’en moyenne entre 2010 et 2019. Et elle a sauvegardé à la fois l’essentiel des libertés publiques et son économie.

  • Le problème c’est que l’état contrôlant directement ou indirectement les moyens de le voir et de voir son action (au travers de l’éducation nationale puis des médias) il n’est pas considéré comme même questionable. Tous ou presque admettent son inevitabilité, tous ou presque admettent son infaillibilité. Si l’état n’est pas efficace ici c’est que rien au monde ne pourrait l’être pensent ils trop souvent.
    Tout au plus de permettent-ils de penser que tel homme de l’État n’est pas bon (MM. Macron et Veran par exemple) mais déjà cela confine à l’hérésie (en poussant la logique si on peut avoir un mauvais comme ministre ou président, alors on peut en avoir partout et s’ils ne sont pas arrêtés par la structure alors la structure ne peut pas arrêter les autres non plus… Ah mais alors l’État peut se tromper ?).

  • La crise sanitaire est un peu comme l’incendie d’une ville : on a une caserne de 50 pompiers qui en temps normal se tournent les pouces. Un incendie de grande ampleur se déclare (car on n’a pas anticipé le problème ni pris de précautions) mais le chef des pompiers interdit aux habitants de manier des sceaux d’eau car ils n’ont pas la compétence pour juger de la nature du feu !

    Donc on assigne chaque pompier individuellement aux brasiers de plus de 10 maisons, et la police à la répression des contrevenants (mais pas des pillards).

  • l’incompétence… la compétence ça se constate, par comparaison c’est soumis à compétition.. la compétence reconnue est celle qui satisfait les interets des gens au mieux..expérience joue un grand rôle..
    l’action de l’état repose sur l’idée qu’il existe un interet général..sa compétence est présupposée..

    vous avez renoncé à vous plaindre si vous n’y trouvez pas votre interet…ce n’est pas le sujet..

    et comment démontrer que l’interet général ne se retrouve pas si vous ne savez pas ce qu’il est????

    le militants dansent le jour de l’election..quand celui ou celle qu’ils ont choisi n’ont encore rien fait..

    le pouvoir la capacité à agir sur la vie des gens est LE but.. du militant politique.. sinon il se contenterait d(‘agir sur sa vie..

    « tout le monde s’accorde à dire que Ségolène royale est une ministre qui a agi »… j’ai du lire ça quelque part…

  • Comment cela, l’Etat aurait été incompétent et inefficace pour gérer la crise sanitaire??

    Mais du tout voyons!
    Cela n’a pas fonctionné comme prévu uniquement parce que certains français n’ont pas respecté et obéi aux consignes de notre État qui ne voulait que notre bien!

    Et voilà ! Excuses déjà trouvées. Circulez, il n’y a rien à voir.
    Et vous verrez, cela marchera très bien car les français ne sont absolument pas prêts à commencer d’envisager que l’État n’est pas la solution à tout.

    • « Et vous verrez, cela marchera très bien car les français ne sont absolument pas prêts à commencer d’envisager que l’État n’est pas la solution à tout. »

      Oui, j’aurais espéré que la crise du Covid ouvrirai les yeux des gens sur les dysfonctionnements, les utopies et la pratique du mensonge généralisé dans beaucoup (tous ?) de domaines et sur leurs conséquences.

      On peut toujours rêver.

  • C’est beau de rêver, mais en pratique en France cette crise est mise sur le dos du « néo-libéralisme », les problèmes des hôpitaux sont causés par « la doctrine ultra-libérale qui impose des KPI de productivité au détriment de l’humain ». On voit même certains penseurs estimer que si la Covid a atteint un tel développement, c’est à cause de la « dictature libérale » – on n’a pas peur de l’oxymore.
    Donc en France tout discours, aujourd’hui, qui proposerait de remettre l’Etat à sa place serait au mieux mal accueilli.

  • Un autre domaine que la santé est en train de subir l' »efficacité » administrative : celui de l’énergie…
    Encore de beaux articles à venir dans Contrepoints.

  • « Peut-être que l’exposition au grand jour de l’incompétence de l’État pendant cette crise sanitaire aura la conséquence d’accélérer la mise un place d’un tel programme ». Je n’y crois pas. L’anti-libéralisme est si ancré dans ce pays que l’Etat continuera d’être vénéré malgré tous ses échecs.

    • « l’Etat continuera d’être vénéré malgré tous ses échecs. »

      Bain de sang de la Révolution Française pour établir les droits de l’homme et du citoyen et remettre l’état à sa place de « service » du citoyen.

      Peine perdue. Éternel recommencement.

    • Pas facile, je suis d’accord, mais il ne faut pas baisser les bras. La France est un des berceau du libéralisme, avec des noms si illustre comme J.B. Say, B. Constant, A. de Toqueville et F. Bastiat. Comme si souvent, c’est une lutte d’idée avant tout, qu’il va falloir gagner, pour le future de ce pays.

  • J’ai une question naïve…. Très naïve…
    Quel état centralisé ou décentralisé a bien géré la crise ?
    Le pass sanitaire n’est pas l’apanage de l’état centralisé, les états fédéraux y ont recours.
    La ou je rejoins l’auteur c’est qu’il est urgent de décentraliser et faire éclater le millefeuille. Cela ne pourra pas fonctionner sans de la proportionnelle devant obliger les partis en place de discuter ensemble s’il n’y a pas de majorité absolue. La propositionnelle, j’ose y croire permettant de rouvrir le débat politique et ainsi intéresser les citoyens à redevenir électeur.

  • On recourt… désolé

  • Aucun haut fonctionnaire français n’a intérêt à diminuer les activités de l’État.
    – En effet, que vont devenir leurs émoluments ? Je rappelle que la Commission du Minitel a été dissoute en 2012! Soit plus de 20 ans après que que le Minitel eut disparu !!! Mais il faut bien continuer à payer grassement tous ces fénéants parasites.
    – Second point, où ces experts du népotisme vont-ils faire embaucher leurs rejetons ?

    Quant à nos politiciens qui ont les mêmes préoccupations que les hauts fonctionnaires, ils sont en majorité issus de la fonction publique.
    Ainsi, rien ne pourra changer sans France tant que notre pays ne se sera pas écroulé.

    Aucun de ces deux corps ne se soucient du bien des français.

    Calmer ça et là quelques minorités revendicatrices par des subventions, au détriment de la majorité de la population, est leur seul activité.

    Tout ce beau monde ne va quand même pas se mettre au travail pour redresser la France. Et même s’il le voulait, il ne saurait pas faire : ça fait longtemps qu’il travaille plus que pour leur intérêt personnel.

    Quelques exemples :
    – Quand Mitterand donne le baccalauréat à 80% des élèves, c’est uniquement pour éviter que les cancres ne viennent augmenter les statistiques du chômage. Un étudiant n’est pas inscrit au chômage. Car ce gouvernement clientéliste qui a placé copains et famille est incapable d’adapter la société française au monde en évolution.
    Quand Rocard crée le RMI ( ancêtre du RSA) c’est pour masquer son incurie a gérer la crise et éviter que les français se soulèvent devant la paupérisation de la France.
    Heureusement, ensuite il y a eu Chirac qui, pendant 15 ans, n’a fait absolument Rien.
    Puis Sarkozy, grand ventilateur. Véritable éolienne avant l’heure pour brasser de l’air.
    Enfin, Gros [Ho]llande à qui le titre de capitaine de pédalo va si bien, tant par ses compétences que par la comparaison de la France à un pédalo (dans les années 70, la France aurait été comparée à un paquebot).
    Tous ont naturellement placé copains et famille…

    • JR tu m’inspires une rubrique qui pourrait être drôle à mener… fille et fils de… quand les parents placent les rejetons ou les épouses… en fait ils ne reprennent pas la boîte à papa mais un poste offert par papa… ou un de ses copains.
      Sarkosy fils : études 0, conseiller général

  • Son parrain… Brice Hortefeux

  • Mr Finn Andreen, ça fait des décennies que l’on me promet la chute de l’état français, jour après jour des articles de ‘contrepoints’ me confortent dans cette vision;

    Alors non Monsieur ! Ne leur donnez pas des idées qui pourraient initier un hypothétique redressement ! (même si je suis certain qu’ils ne vous entendent guère)

    A mon âge je ne suis plus certain d’assister à ce ‘viandage’ grandiose de toutes nos zélites, ce jour où on les accrochera aux lampadaires des champs élysées !

    Alors soyez chic, laissez moi profiter du feux d’artifice avant de fermer les yeux… 😉

    • Bonjour Monsieur, merci pour votre commentaire que j’ai beaucoup apprecié.
      Je n’ai pas suggeré ni promis la chute de l’Etat, car je n’y crois pas dans la situation actuelle.
      Pas contre, se battre pour aller franchement dans les directions libérales que je propose ci-dessus me semble bien plus réaliste et faisable. Il faut bien commencer quelque part…

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Par Lawrence W. Reed.

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