Zéro-covid : la dangereuse utopie de l’Australie

L’approche zéro-covid a un coût considérable pour l’économie mais aussi pour la liberté et la vie. Les Australiens l’ont appris à leurs dépens.

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Zéro-covid : la dangereuse utopie de l’Australie

Publié le 17 septembre 2021
- A +

Par Emilie Dye.
Un article de Reason.

On entend souvent dire que « si cela permet de sauver ne serait-ce qu’une seule vie, cela en vaut la peine », quel qu’en soit le coût. Mais les confinements ont un coût considérable – non seulement pour l’économie mais aussi pour la liberté et aussi pour des vies. Les Australiens ont appris à leurs dépens que la stratégie du zéro-covid est impossible. Nous devons apprendre à vivre avec des risques acceptables.

Australie : un pays toujours verrouillé

La ville de Sydney en est à la douzième semaine d’un confinement qui a enfermé chez eux les habitants des zones les plus touchées 23 heures par jour avec seulement 60 minutes autorisées pour faire de l’exercice à l’extérieur. Lorsqu’ils s’aventurent dehors, ils doivent le faire entre 5 heures et 21 heures.

Dans d’autres quartiers de Sydney, la vie est un peu plus facile. Les gens peuvent sortir pour courir tôt le matin ou tard le soir, mais doivent s’en tenir à un rayon d’environ 5 km autour de leur domicile. À l’exception des épiceries, des pharmacies, des plats à emporter et des cafés, tout est fermé. Des manifestations ont eu lieu, mais la police les a rapidement réprimées, les organisateurs risquant des peines de prison et les participants devant payer des millions d’amendes.

À Melbourne, le gouvernement a fermé les terrains de jeux et demandé aux habitants de ne pas sortir pour regarder le coucher du soleil. Lorsque les manifestants se sont rassemblés, la police a utilisé du gaz poivre et des balles en caoutchouc pour les disperser. Un enfant qui tenait une pancarte disant « laissez-moi jouer » a reçu un jet de gaz poivre au visage.

Melbourne était une ville élue parmi les plus agréables à vivre et les plus désirables du monde. Aujourd’hui, elle est surtout connue pour être l’une des plus fermées au monde : depuis plus de 225 jours, la police vérifie si les habitants ont une excuse raisonnable pour quitter leur domicile. Le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’État ont commencé à admettre que la stratégie zéro-covid était irréalisable et s’achemine vers une sorte de réouverture.

Le Queensland et l’Australie occidentale sont tous deux de vastes États à très faible densité de population. Mais tous deux ont fermé leurs frontières à quiconque ne serait pas riche ou célèbre. Les joueurs de rugby et de football australien peuvent franchir la frontière, mais un bébé gravement malade, un enfant séparé de ses parents ou les personnes en quête de soins médicaux dans l’hôpital le plus proche ne sont pas aussi privilégiés.

L’Australie méridionale a mis au point une application utilisant un logiciel de géolocalisation et de reconnaissance faciale pour imposer la quarantaine à certaines personnes – une atteinte manifeste à leur vie privée. Mais de nombreux Australiens sont simplement reconnaissants d’avoir une alternative à deux semaines de quarantaine dans un hôtel.

L’Australie peut tenter de dire qu’elle a fait tout ce qui était possible pour arrêter la propagation (à l’exception d’une meilleure gestion des vaccins). Le pays a renoncé à la liberté de mouvement, a interdit aux gens de quitter le pays, l’État, de franchir un rayon de trois miles ou dans de nombreux cas de quitter leur domicile. Ce n’est que récemment que l’on a commencé à compter le coût humain de ces verrouillages stricts.

Le coût humain des confinements

L’obsession du confinement a sûrement sauvé certaines vies du Covid-19, mais elle a également fait de ce virus la seule maladie pour laquelle il était inacceptable de mourir. Il existe un coût humain en termes de maladies non traitées, de rendez-vous médicaux manqués et de symptômes ignorés. Une pandémie fantôme de violence domestique est apparue.

En Nouvelle-Galles du Sud, 40 mineurs par jour en moyenne sont hospitalisés pour des automutilations ou des tentatives de suicide, soit une augmentation de 47 % par rapport à 2019. Notre ligne d’assistance téléphonique pour les suicides a atteint de multiples records historiques. Beaucoup regardent les économies de toute leur vie s’amenuiser lentement. Le restaurant où j’ai eu mon premier rendez-vous amoureux, qui fait partie du voisinage depuis 30 ans, a récemment fermé définitivement ses portes. Ces entreprises représentent souvent toute une vie d’efforts perdus.

Apparemment, aucun de ces coûts n’a d’importance.

Le neuroscientifique Sam Harris a résumé les bases du bien-être humain dans son livre The Moral Landscape :

Les individus ont tendance à être plus heureux s’ils ont de bons amis, un contrôle minimum sur leur vie et suffisamment d’argent pour répondre à leurs besoins.

Pourtant, depuis bientôt deux années, on a dit aux Australiens de rester chez eux, isolés, tandis que leurs relations se fracturent et que leurs moyens de subsistance tombent en poussière. Et on leur a dit que c’était pour leur bien.

Traduction Alexandre Massaux pour Contrepoints.

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  • les  » certains  » dont vous parlez sont des pleutres qui ont peur de leur ombre ; le mieux qu’ils aient à faire est de rester cloitrés chez eux ;

    • Vous avez raison, ceux qui ont peur du virus n’ont qu’à limiter leurs interactions sociales. C’est facile, la plupart sont à la retraite.
      Non non, ils veulent imposer leur angoisse à tout le monde.

    • Je vois bien plus de pleutres qui ont peur des vaccins que de pleutres qui auraient peur du virus…

      • Ce n’est pas une question de frousse, mais de simple bon sens. Rendre pratiquement obligatoire un vaccin inutile (le covid peut se traiter s’il est pris à temps) et surtout inefficace (n’empêchant ni la maladie, ni la contagion) pur lutter contre une épidémie qui n’est détectable que par la biologie, cela ferait hurler de rire si ça ne nous pourrissait pas la vie…

        • Ce qui me ferait hurler de rire si ça n’était pas dans un contexte où le risque de défaillance du système médical reste significatif, c’est la transformation que vous faites de la question de faire un choix approprié entre une stratégie zéro virus et une stratégie de minimisation des effets et des risques dus à ce virus, en question de trouver des manières de dénigrer tous ceux qui ne seraient pas d’accord avec vous pour continuer à nier le risque.

          • Pour éviter la défaillance du système médical, il faut commencer par laisser les médecins faire leur travail : soigner les gens (le plus précocement possible). Et il faut d’une façon générale cesser de taper sur ledit système, en donnant la priorité au public sur le privé, et dans le public en hyper-bureaucratisant et en maltraitant littéralement les personnels soignants, au point que beaucoup abandonnent.
            Une fois que vous avez fait ça – et qu’en plus vous laissez un maximum de liberté aux gens, de se soigner, de se déplacer – vous avez le moins mauvais système possible pour affronter cette crise. Car pour paraphraser Churchill, le système parfait n’existe pas, c’est le moins mauvais qu’il faut viser. En plus, si besoin, on met sur pied des hôpitaux de campagne en fonction des besoins locaux.
            Cela évite de chambouler toute la société, toute l’économie, et le bilan final est meilleur, ou moins mauvais, comme on voudra. Car c’est bien le but, non ?

        • Pour moi c’est une question de choix personnel et mon choix ne peut pas être remis en question par un type qui n’a pas fait le même que moi. ( mon opinion, il peut si ça l’amuse )
          Je n’oblige, ni ne blâme personne de ne pas se faire vacciner, ni l’inverse d’ailleurs.
          C’est simple, quand on ne désire pas imposer son choix aux autres, on leur fiche la paix quand ils font un choix différents.
          Je sais cela depuis ma plus tendre enfance.

  • euh si vous voulez…mais parfois les mêmes ne se posent pas de question pour sacrifier la liberté des autres pour sauver d’autres vies.. par exemple justification des lois liberticide pour lutter contre le terrorisme..

    ce n’est pas simple… la peur c’est subjectif… donc ou bien on pense que ce genre de mesure entre dans le domaine d’action démocratique ..ou pas;.. je vais le répéter..ce qui me fait peur c’est les qualificatifs associés aux gens qui sont opposés aux mesures liberticides.. criminels et irresponsables..avec la tentation de la censure..

    l’aspect liberticides des mesures politiques est d’une banalité affreuse ne traitez pas les autres de lâches si vous tolérez certaines entorses aux libertés…et en France c’est banal,  » je vous interdis de protester car vous risquez de troubler l’ordre public »…

    si je puis me permettre…il faut poser le débat d’une façon que ça ne se reproduise pas.. donc au niveau de la définition constitutionnelle de la situation d’urgence sanitaire..

  • Il va falloir, quoi, presque 1 an, pour que l’Australie comprenne qu’elle va dans le mur ?
    A t-elle cru, qu’étant une île, ce serait du gâteau ?
    Ce virus rend fou !

  • La stratégie « zéro Covid », c’est à dire prendre des mesures ultra-strictes dès l’apparition des premiers cas pour juguler l’épidémie, peut faire sens pendant un moment. Elle permet de retarder la diffusion de la maladie. Mais il est illusoire de penser qu’on peut indéfiniment bouter hors de ses frontières un virus. L’Australie aurait dû mettre à profit ce répit pour bâtir une stratégie robuste de réponse à la maladie. Cela passait par la vaccination des personnes fragiles, mais surtout par la généralisation des traitements précoces qui ont permis d’effondrer les courbes épidémiques là où ils ont été déployés. Pour des raisons à l’évidence politico-financières, l’Australie ne l’a pas fait. Elle s’en tient à la doxa covidiste: « une maladie qui ne se soigne pas et contre laquelle le vaccin est notre seul espoir ». Le pays s’enfonce dans une spirale répressive avec l’apparition d’odieuses mesures de ségrégation vaccinale. Tant que le pouvoir restera sur cette vision fausse, les Australiens en paieront le prix – exorbitant.

  • « Lorsque les manifestants se sont rassemblés, la police a utilisé du gaz poivre et des balles en caoutchouc pour les disperser. Un enfant qui tenait une pancarte disant « laissez-moi jouer » a reçu un jet de gaz poivre au visage. »
    Qu’on m’explique, quelle est la différence avec les méthodes répressives d’un pays totalitaire comme la Chine ?

    • Allez en Chine, et vous verrez s’il y a beaucoup de parents qui emmènent leurs enfants porteurs de pancartes libérales dans des manifs…

      • Réprimer sa population, en particulier des enfants, est le propre des régimes totalitaires. C’est inacceptable dans un pays qui se dit démocratique. L’Australie, sous couvert de « sécurité sanitaire », prend un tournant de plus en plus dangereux.

        • La différence entre la Chine et l’Australie reste évidente, et prétendre qu’elle se restreint de manière significative ne plaide pas en faveur du sens des proportions. Se dire démocratique, ça n’avait pas avant la chute du rideau de fer la même connotation qu’aujourd’hui, et je préférerais qu’on juge sur d’autres critères que la présence d’enfants dans des manifestations le soutien d’un pays à un respect des libertés… En particulier, l’éducation au respect des personnes et des idées est certainement bien plus en danger chez nous où les enfants peuvent manifester sans gaz poivre qu’en Australie, et nous ferions bien de nous en inquiéter avant de donner des leçons.

          • La comparaison avec la Chine est certes quelque peu exagérée, mais la manière dont l’Australie séquestre, aliène et réprime sa population « pour son bien », en plus de la fliquer avec une application, laisse entendre une restriction inquiétante des libertés. Le « bien commun » ne semble être qu’un prétexte bien pratique.

            « l’éducation au respect des personnes et des idées est certainement bien plus en danger chez nous où les enfants peuvent manifester sans gaz poivre qu’en Australie, et nous ferions bien de nous en inquiéter avant de donner des leçons. »
            Je ne vois pas vraiment où vous voulez en venir. Si vous parlez de tous ceux qui se font traiter de complotistes dès qu’ils ont l’outrecuidance de critiquer la politique gouvernementale anti-Covid, je suis d’accord avec vous.

            • Je veux en venir à rappeler l’importance, pour que la critique serve à quelque chose, de proposer des alternatives viables avant les protestations. Et de les proposer dans des échanges loyaux et respectueux, d’un genre assez différent des manifestations de rue. Ca me paraissait une évidence il y a 30 ans, lors de mon premier voyage en Chine, je crains que ça ne soit pas de la même évidence pour la génération suivante.
              Je sais, ce sont les autorités qui ont commencé par des mesures autoritaires exagérées. Mais j’attends en vain l’argument qu’en l’absence de ces mesures, les citoyens auraient adopté d’eux-mêmes un comportement qui aurait eu tout autant d’effet ou à peu près.

              • « Je sais, ce sont les autorités qui ont commencé par des mesures autoritaires exagérées. »
                Voila.. La discussion est close.

              • Mais j’attends en vain l’argument qu’en l’absence de ces mesures, les citoyens auraient adopté d’eux-mêmes un comportement qui aurait eu tout autant d’effet ou à peu près.

                Quelles mesures (« autoritaires exagérées ») adoptées par le gouvernement ont-elles eu de l’effet ?

                • On ne sait pas si c’est réellement une conséquence, ni dans quelle mesure, mais il est clair quand on regarde les courbes d’admissions à l’hôpital qu’elles présentent des inversions aux moments où les autorités prennent des mesures exagérées. Quel que soit le pays. Ca n’est pas contestable, et donc il faut montrer que d’autres options obtiendraient des résultats comparables, ou du moins comme le souligne l’article, des résultats qui seraient suffisants au regard du compromis diminution du risque / coût de l’option.

                  • Ce serait pareil pour les limitations de vitesse sur les routes. Elles réduisent effectivement la mortalité. Donc les contester frontalement est voué à l’échec. Il est impératif de montrer qu’on saurait réduire la mortalité sans appel à la brutalité du limitateur étatique, et/ou que le risque est déjà à un niveau suffisamment bas pour que les coûts de le réduire encore ne soient pas justifiés.

                    • Je suis favorable à la limitation de vitesse sur les routes, pas pour une question de mortalité (au sens : nombre de morts chaque année en France, qui est une approche collective voire collectiviste de la question), mais de respect d’autrui. Pour avoir beaucoup roulé, je sais très bien que le conducteur responsable est capable d’adapter sa vitesse au lieu et aux conditions (météo, circulation…), et avec les véhicules actuels et les routes actuelles, on peut sans danger (excessif, car toute activité comporte un danger, même minime) pour soi-même rouler à 120 voire plus sur certaines portions de départementales, par exemple. Anecdote, j’ai éé doublé une fois par un motard qui devait rouler autour de 200 km/h alors qu’un poids lourd arrivait en face ; le motard à littéralement slalomé entre moi et le poids lourd, et à moins d’une 1/2 seconde près il s’écrasait contre le poids lourds avec un différentiel de près de 300 km/h. Sa liberté aurait pu lui coûter très cher, mais aussi aux autres.
                      Je suis favorable aux limitations de vitesse parce que quand on est à l’arrêt à un stop, décider de démarrer n’a pas les mêmes conséquences si le véhicule que l’on voit arriver roule à 80 km/h ou s’il roule à 150. Dans un cas, pas d’accident, dans l’autre, accident possible. Pareil pour doubler : si on sait que le vahicule qui arrive en face, à 400 mètres, ne roule pas à plus de 90 (ce’st une exemple), alors on sait qu’on a le temps de doubler. S’il arrive à 180, on n’a pas le temps mais on ne le sait pas. C’est uniquement dans cette optique que je suis favorable aux limitations, et non pour réduire la mortalité annuelle, car avec ce raisonnement on finira par interdire la circulation, les risques (et la mortalité) s’accroissant mécaniquement avec la vitesse.

                    • Eh bien pour la vitesse sur les routes, je prétends que si on avait des vitesses conseillées plutôt que limitées autoritairement et un respect mieux enseigné de ces conseils, on n’aurait pas plus de morts, on pourrait gagner un temps considérable et économiser des flots de dépenses pour les aménagements de ralentisseurs et de chicanes. Mais qu’il ne sert à rien de se plaindre des limitations autoritaires abusives tant qu’on ne montre pas qu’en leur absence, on est capables de respecter de notre propre chef les vitesses conseillées.

                    • … vitesses conseillées déterminées sur des critères purement techniques et adaptées à chaque lieu, bien sûr

                  • C’est contestable, au contraire. Car comme vous le dites : « On ne sait pas si c’est réellement une conséquence, ni dans quelle mesure ». La preuve n’est donc pas faite.
                    En revanche, la preuve de l’inverse est faite, quand par exemple on ne voit aucune inflexion sur les courbes des hospitalisations, et des décès, après le déconfinement, que ce soit en France en mai 2020, au Texas en mars 2021 (qui va beaucoup plus loin puisque le gouverneur de cet État supprime pratiquement toutes les mesures « sociales », à savoir non seulement le confinement, mais aussi les jauges, l’obligation de port du masque en bien des lieux, etc.). Dans les deux cas, et d’autres aussi en cherchant un peu, les partisans de ces mesures extrêmes ont vivement protesté, car selon eux l’épidémie allait repartir à la hausse une fois ces mesures levées. Leurs prédictions apocalyptiques ne s’étant absolument pas réalisées, une seule conclusion : ces mesures ne servaient à rien – en particulier le confinement et le masque à l’extérieur. Des tas d’études l’ont également démontré, dont une par l’une des autorités mondiales en épidémiologie, le Pr. Ioannidis (Stanford).

                    Si ces mesures extrêmes ont parfois pu servir à quelque chose, c’est très à la marge et reste à démontrer de façon plus convaincante qu’en s’appuyant sur des courbes qui auraient très bien pu avoir la même forme sans aucune intervention. Et sans faire comme les partisans de Neil Ferguson, qui s’appuient sur les prévisions fumeuses de cet individu – qui s’est tant planté dans le passé, pourtant – pour dire : « voyez, il n’y a pas eu les millions de morts annoncées, ce’st donc la preuve que nos mesures ont fonctionné »…

                    La courbe des hospitalisations en France en 2020 : https://cdn.statcdn.com/Infographic/images/normal/21350.jpeg

                    La courbe des décès a la même forme : aucune inflexion en mai, après le déconfinement.
                    Même chose au Texas, en mars 2021. Courbes worldometers : https://www.worldometers.info/coronavirus/usa/texas/

                    Des conséquences désastreuses en termes économiques, psychologiques, sociales, pour l’éducation des jeunes, pour une efficacité restant à prouver : ces mesures autoritaires exagérées sont pour la plupart une calamité et un scandale, surtout quand des dirigeants s’obstinent, comme en France.
                    (j’y inclus le masque en intérieur pour les enfants, à l’école notamment, mesure dont l’efficacité n’est pas prouvée)

                    • Si comme vous le prétendez, il n’y a pas de lien, ça n’empêche que tant que vous n’aurez pas proposé de moyen crédible alternatif d’infléchir les courbes, vos protestations ne serviront à rien. La grande majorité acceptera les mesures autoritaires justement faute d’alternative crédible.

                    • Et d’ailleurs, ça n’a pas de sens d’utiliser l’absence de remontée de la courbe en fin de confinement pour nier l’inflexion de la courbe par le confinement. Et surtout, ça ne sert à rien !

                    • Non, ce qui n’a pas de sens, c’est de prétendre que les confinements auraient un effet alors qu’on n’a pas de base de comparaison de type région-témoin sur laquelle on n’aurait pas pratiqué de confinement en vue de comparer les deux options.
                      il est très étrange de voir les partisans du confinement utiliser exactement le raisonnement qu’ils dénoncent dans d’autres domaines, par exemple l’HCQ dont l’effet est comparé par eux à celui de fraises tagada. Ils ont raison, mais ça marche aussi pour le confinement.
                      Du reste, pourquoi un confinement durerait-il 8 semaines, ni plus ni moins ?
                      Je prétends que si on stoppe le confinement, ou toute autre mesure, à n’importe quel moment de l’épidémie, et qu’on ne voit aucun résultat sur les courbes, c’est que le facteur confinement n’a aucun effet.

                      Je rappelle qà toutes fins utiles que les partisans des mesures autoritaires de type confinement ont tous crié au loup au moment (et juste avant) des déconfinements, qui allaient mener à la catastrophe, parce que le confinement était selon eux l’arme absolue ; ils ne voyaient manifestement pas les choses comme vous. Catastrophe qui ne s’est évidemment pas réalisée, et pour cause.
                      La réalité que tous les épidémiologistes sérieux expliquent, c’est que les courbes épidémiques ont toutes peu ou prou la même forme, en cloche, et que même sans rien faire du tout (d’ailleurs cela n’existe pas, ne rien faire du tout, puisque au minimum, dans un contexte normal, les gens se protègent eux-mêmes comme ils peuvent, les docs soignent, etc.), les épidémies finissent toujours par s’éteindre, et les épidémiologistes ne sont pas d’accord entre eux pour dire pour quelle raison. Certains mettent en avant la fameuse immunité de groupe, d’autres le facteur saisonnier, d’autres sont encore plus prudents.
                      Je note au passage que la Suède, qui n’a pas confiné sa population, a connu une courbe plus « écrasée » que les autres pays dont la France, alors que le but affiché du confinement était justement d’écraser les courbes…
                      Tous les éléments dont on dispose montrent que le confinement tel que pratiqué en France et dans beaucoup de pays ne sert à RIEN au plan de la maîtrise de l’épidémie. Dès lors, fermez le ban et passons à autre chose.

    • réprimer n’est pas en soi un problème….
      réprimer rune « manifestation » est inacceptable..

      mais un manifestant qui casse ..pan..qui empêche les gens de circuler pan…etc.. avec en outre une pointe de « pragmantisme »..si tu te tiens, a coté d’un type qui casse un truc..que tu es habillé comme lui..tu risques fort de te prendre un coup de matraque..

      sur le fond je suis peut être d’accord avec vous..

      par ailleurs le vrai héro de la liberté d’expression ose être seul devant un foule..

      si il s’agit de la repression de la manifestation d’une pensée, c’est en effet tyrannique..

      mais la vérité est que les manifestation sont rarement purement cela, en france particulièrement..

  • on va le répéter le plus grand danger est la criminalisation de la pensée..

    tant que l’on peut dire publiquement ces choses ça va encore… se faire insulter pour cela n’est pas important.

    • fondamentalement , si on estime un contributeur à une conversation sincère on ne devrait pas moinsser mais le remercier de donner une, opportunité ou bien de dire que c’est une question d’opinion..ou bien de donner l’occasion le cas échéant de signaler une faute logique de son argumentation, et si on est honnête de sa propre argumentation.. autrement dit on gagne à entendre tout le monde..tant qu’il y a un échange..
      du moins c’est ce que je crois..

      • Exactement. L’intérêt de la discussion est plus grand quand on n’est pas d’accord, et encore plus grand si on en profite pour développer et expliciter son argumentation. A condition que ça se fasse sur des éléments avérés et dans le respect mutuel…

        • oui michel se faire moinsser ne tant que tel ne signifie rien.. la vérité ne se décide pas au vote.. et chacun est libre de son opinion..

          • Se faire moinsser est sans importance, nous sommes bien d’accord. En revanche, voir ses propos « travestis par des gueux pour exciter des sots », quoi qu’en dise Kipling, ça rend leur expression insupportable à force. En tout cas, pour moi, qui n’ai pas été doté d’une facilité d’éloquence particulière. Moi qui recherche ici, de plus en plus vainement, des discussions courtoises et constructives.

  • « Ou comment réprimer son peuple en croyant avoir raison. »
    C’est la définition même de l’idéologue fanatique.

  • Sérieusement, ils sont juste dans les clous des débiles européens. Mais bon, on s’en fout, ils n’ont pas acheté nos sous-marins.

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