Des soignants, poussés à bout, démissionnent

Les personnels sont surchargés avec la pénurie et les démissions de soignants mais ils sont aussi épuisés par la surcharge administrative et les exigences sanitaires de la covid.

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Des soignants, poussés à bout, démissionnent

Publié le 10 novembre 2021
- A +

Par Bernard Kron.

Les démissions et le blues des blouses blanches ne datent pas de la pandémie.

Cette situation décrite dans le livre Blouses Blanches colère noire paru cette année connaît cependant son acmé avec la covid.

Non seulement les personnels sont surchargés avec la pénurie de soignants mais ils sont aussi épuisés par la surcharge administrative et les exigences sanitaires de la covid. Les tracasseries, les rappels d’urgence les jours de repos compte tenu de la pénurie des personnels multiplient les démissions et de nombreux blocs opératoires ferment.

Ce phénomène est pourtant ancien mais s’est aggravé brutalement faute de mesures efficaces. Le Ségur de la santé n’a rien réglé car sans une réforme de l’organisation ce ne sera que des dépenses à fonds perdus.

En effet, l’année 2019 avait déjà été marquée par l’exaspération des personnels avant la pandémie. Les personnels étaient déjà à bout, les grèves et les conflits s’étaient multipliés.

Des suicides trop nombreux ont témoigné de leur désespérance et cela a recommencé avec la pandémie.

Les suicides 

« Le suicide n’est rien d’autre que quelques secondes d’une fatigue trop lourde. »

Lassés de tous ces combats, des blouses blanches se suicident. (extraits du livre Blouses Blanches colère noire) 

À l’heure où Simone Veil entrait au Panthéon, un chirurgien dans un grand hôpital d’Ile-de-France, pourtant solide et expérimenté, a craqué. Il était de garde. Une garde certes chargée, avec une activité soutenue, mais c’était comme d’habitude. À l’issue d’une intervention, il lâcha pourtant : « J’en ai assez, je suis fatigué, je m’en vais. » Il retourna dans son bureau, ferma la porte, ce qui n’était pas dans ses habitudes.

Au bout d’un certain temps, les infirmières du service, surprises de ne pas l’avoir vu ressortir, frappèrent à la porte. Elle était verrouillée. Elles passèrent par le balcon. Et là, elles le découvrent inanimé. Il est aussitôt transféré en réanimation, dans un état très grave. Il décéda une semaine plus tard.

« C’est un choc terrible pour nous tous », déclara la directrice. « C’est un homme expérimenté, il est dans le service depuis trois ans, un très bon professionnel », note un de ses collègues qui précise : « Un homme simplement discret, on ne sait pas grand-chose de sa vie. » Ce chirurgien se tait, puis ajoute : « Son geste, que voulez-vous que l’on puisse en dire ? Ce que l’on voit, c’est qu’il a fait ce geste à l’hôpital, dans son bureau et pendant une garde… »

La situation très complexe que traversent aujourd’hui les hôpitaux devrait interpeller les décideurs mais ce n’est pas le cas, pas plus que des suicides parmi les internes.

Tout paraît suspendu aux mesures décidées par le gouvernement avec la nouvelle Loi ma santé 2022. Elle ne prévoit pas de réformer l’organisation administrative, le mal absolu.

État des lieux et causes des démissions pourtant connus de tous

La fatigue, le burn-out avec des salaires médiocres l’expliquent. Le système de financement avec la tarification à l’activité (T2A) s’est révélé contre-productif dix ans après sa mise en place. Il incite à privilégier certaines activités dites rentables, et à multiplier les hospitalisations, les examens complémentaires et les actes.

Chaque année, les mois de juillet et d’août étaient depuis des années des moments encore plus difficiles pour les hôpitaux avec les congés. Rien n’a été fait en 2019 pour anticiper cette dégradation. La grève des services d’urgence et les démissions sonnaient le tocsin.

La pandémie a interrompu tous ces mouvements en 2020

Toute la grogne et les colères rentrées sont en train de rebondir. Il ne faudrait pas attendre la fin de la pandémie pour remettre à plat tout le système. La volonté du législateur manque face à d’autres priorités. Il se contente d’éteindre quelques incendies.

La liste est longue des hôpitaux dans lesquels les soignants sont globalement en souffrance. On pourrait parler de celui de Cayenne où les 17 médecins urgentistes avaient démissionné en 2018 pour dénoncer le manque d’effectifs.

Le CHU de Pointe-à-Pitre en 2019 et l’hôpital de Vierzon, qui était en grève illimitée, ou celui de la Croix-Rousse à Lyon. À l’AP-HP la situation n’est pas meilleure obligeant à fermer des blocs opératoires faute de personnels et à à déprogrammer la chirurgie non urgente.

La cinquième vague automnale n’est qu’à son début mais rien n’a été mis en place pour sauver le système au bord de l’explosion.

La crise de la santé va s’inviter à la campagne présidentielle car tout le système est à reconstruire.

Diminuer d’un tiers le nombre des personnels administratifs permettrait de former et de recruter 100 000 soignants sans modifier les budgets.

Quel candidat voudra et saura le faire ?

Voir les commentaires (26)

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  • déjà stopper cette obligation vaccinale permettra de récupérer quelques soignants…

    • Et occuper des lits par plus de malades du Covid

      • Oui c’est vrai ça, y’en a assez de tous ces jeunes en parfaite santé qui font des formes graves et occupent des lits ! Qu’ils soit obligés de se vacciner à la place des vieux et malades réfractaires (dont la population est moins vaccinée que les jeunes et se contrefiche du pass) c’est normal, nameoooo.

  • La grande broyeuse socialiste à l’oeuvre, pour le malheur de tous. Bientôt dans tous les coprs de l’état n’iront que les saints ou les pires médiocres. Tout se passe malheureusement comme prévu. Evidement les ravis de la crèche diront « nous vivons dans une société ultra libérale qui veut la casse du service publique » … on n’est pas sortis de l’auberge

  • Je vais nager a contre courant, mais j’avoue être lassé de ces jérémiades permanentes de la fonction publique, santé, police éducation, en Allemagne on dépense moins par habitants et le service est au rendez vous, les 35 heures, l’absentéisme, le manque de productivité, âge de la retraite, sont également a mettre en balance. Nous sommes gavé de statistiques européens inutiles en tout genre je n’en ai pas vu beaucoup sur ce domaine, taux de l’heure de présence y compris les primes, âge de la retraite etc … J’ai passé 3 heures avec ma petite fille aux urgences, elle saignait abondamment du front, que faisaient ces 3 hospitaliers devant la machine a boissons pendant près de 3/4 heure ? je suis sorti écœuré, la gabegie à la francaise.

    • Je ne voudrais pas me faire l’avocat du diable, mais ces 3 hospitaliers que vous avez vu pouvaient être des internes entrain de prendre une pause après 24h de garde, des administratifs (ils portent aussi des blouses parfois,… Beaucoup de soignants n’ont pas forcément le temps de manger. Et faire une pause est nécessaire. On peut lancer le débat, mais je pense que nous, soignants, avons montré depuis 2020, que nous étions bien présents sur le terrain, voire même avant la pandémie mais nous étions plus invisibles. Je propose à n’importe quelle personne de suivre l’une de nos journées de travail durant une semaine, avec les changements de plannings, les rappels sur les repos, les nuits pour remplacer au pied levé un(e) collègue malade… et à gérer avec la vie de famille bien sur. Après on en reparle.

    • @boysander oui ce sont des « jérémiades » comme le sont les nôtres quand nous nous plaignons de l’indigence de nos gouvernants et de l’indigence des services rendus/prix que ça nous coûte . Et nous « jérémions » tous en coeur car nous n’avons aucune prise sur ce système socialiste au dernier stade avant collapse .Que faire ?

  • attention travailler avec des gens malades ou au seuil de la mort est un métier qui teste votre solidité psychologique..
    tout le monde ne peut pas faire tous les métiers..

    je ne considère pas les démissions comme un problème en soi.. ni l’usure..fut elle psychologique..

    les suicides sont présents dans tous les métiers ou presque surtout ceux autour desquels on a TROP construit sa vie..et pour lesquels on est inapte à imaginer en changer..

    par ailleurs la crise est une crise..donc un période de tension.. qui ne permet pas de juger du système, au mieux elle en révèle les faiblesses..

    mais il ne faut pas aller trop loin dans les relations de causes à effet…

    EN REALITE ,dans les domaines ou collectivisme prévaut, .un secteur peut être dans les deux situations… sinécure ou stakhanovisme.. au gré du planificateur..

    le problème est le collectivisme..

    la souffrance existera toujours mais le problème est que la souffrance normalement a NATURELLEMENT des effets compensateurs quand le secteur est libre..

    dans des administrations où on se la coule douce , il devrait y avoir aussi des mécanismes pour les pousser au boulot..
    dans le collectivisme celui qui souffre peut être ACCUSE de manque à sa mission..

    la souffrance ne montre rien…

    que celui qui souffre soit pointé du doigt dit tout.

  • dans un système collectiviste…le client est l’etat.. les médecins qui mettent le patient avant tout sont comme les profs qui mettent l’eleve au coeur de leurs préoccupations..
    ils se mettent à mal…ils ont interet à avoir être flexibles..

  • La broyeuse bureaucratique à son stade terminal. À ce stade, plus grand chose d’autre à faire que d’attendre (voire hâter) l’effondrement final.
    Si je puis suggérer aux soignants : plutôt que des grèves dont on connaît l’efficacité limitée, pourquoi ne pas aller rendre visite à l’ARS du coin et témoigner de façon un peu virile votre exaspération ?

    • @Laurent « rendre visite à l’ARS … virile exaspération » tres juste ce serait s’en prendre à une partie non négligeable du problème et ça aurait le mérite de soulager . Idem des enseignants vis à vis de leurs syndicalistes .

  • J’ajouterai que le problème ne concerne pas que les seuls soignants. Dans l’hôpital où travaillait ma fille, unique secrétaire pour 18 médecins répartis en 2 services et de plus chargée de gérer les affectation de lits, ce qui est le travail d’un cadre de santé, il y a eu plusieurs tentatives de suicide dont 2 avec « succès » (1 infirmière et 1 secrétaire).
    Ma fille a fini par démissionner pour ne pas suivre le même chemin. Depuis elle est blacklistée et réduite à enchainer des petits boulots temporaires.

  • Ne pas oublier le plus rigolo: la coûteuse mobilisation de vigiles pour s’assurer que les réfractaires à l’aussweiss ne peuvent accéder normalement aux hôpitaux. Priorités, priorités…

  • Trois facteurs, à mon sens, expliquent la désaffection des professionnels de santé pour l’Hôpital publique :

    1/ Des conditions matérielles d’exercice globalement médiocres (voire indignes) et une impossibilité tant financière qu’administrative de les faire évoluer pour le « soignant » de base ;

    2/ Des salaires minables eu égard des conditions d’exercice ;

    3/ Des collègues, des chefs et des subalternes inamovibles ; quand bien même ils seraient incompétents voire toxiques.

    Il faut vraiment être fou, n’en avoir rien à faire ou, au contraire, avoir une foi chevillée au corps pour aller se mettre volontairement dans ce pétrin …

    • @Jack +100 une de mes nièce jeune médecin en gériatrie et passionnée par son métier voulait travailler en hôpital . L’hôpital , tres content de son travail lui a ouvert un poste pour elle. Elle n’a pas voulu rester car elle a vu que les conditions dans lesquelles elle aurait eu à travailler l’aurait conduite droit au brun out ou pire . Elle a renoncé a sa vocation et exercera dans le privé . C’est triste .

  • Pendant ce temps le train de vie des gouvernants n’a pas changé… Comme quoi il doit y avoir du budget pour les sujets importants

  • On notera qu’à Cayenne, Mme Taubira refuse d’inciter la population à se faire vacciner. Il s’ensuit naturellement une surcharge hospitalière. En Martinique et Guadeloupe, la population refuse majoritairement les vaccins, d’où un surcharge encore une fois, sauf que le racisme ambiant pousse à stigmatiser les soignants qui sont venus donner un coup de main à l’hôpital.
    Je ne pense donc pas que prendre comme référence les caraibes françaises soit donc judicieux.

  • Pourquoi se suicider quand on peut ne pas se vacciner? Et pour se prendre des vacances sans risque de réquisition, rien de plus facile, il suffit de se non vacciner!
    Pour ceux qui auraient laissé passer cette possibilité de vacances cool et sans emmerdes (bien que non payées, mais bon les heures sup ne le sont pas non plus…), rassurez vous, vous aurez une deuxième occasion bientôt!

  • la souffrance au travail est banale..
    c’est une chose qu’on met en balance avec son salaire et sa possibilité de faire autre chose…

    que des gens démissionnent ne signifie RIEN…

    que des gens se suicident parle davantage..mais ça n’est pas spécifique au secteur médical.

    Tout le monde n’est pas fait pour être un agent du service publique.. surtout si on a choisi ce boulot en pensant « patient »..

    ce ne sont pas des dérives de la sécu… la sécu n’apas de mécanisme naturel d’ajustement.. esclavage ou sinécure.. peuvent durer.. cuba « exporte » des médecins!!!!!!

    tiens;.une info rigolote…
    https://actu.fr/normandie/barneville-carteret_50031/les-exigences-delirantes-de-certains-medecins-en-echange-de-leur-installation_46340907.html

    en fait ce maire oublie qu’il a accepté de participer à un concours absurde pour attirer des médecins.. ce dont il se plaint un autre maire s’en vantera..

    quand on nie que la médecine est un marché…

    maire des communes vous voulez des médecins?

    payez les études de gamins pauvres en échange d’une promesse d’exercice de quelques années..ou salariez des médecins je ne vois pas mieux..

    mais sachez une chose si votre région n’est pas attirante..VOUS DEVREZ payer vos médecins plus cher, sauf à les forcer ..

  • La médecine française, et une bonne part des médecins, a accepté de devenir la chose du gouvernement, fonctionnaires ou quasi-fonctionnaires. Ils espéraient avoir des conditions plus sympa comme ça, forcer les gens à consulter pour rien (les « certificats d’aptitude » et autres trucs sans intérêt) et créer une rareté artificielle (numerus clausus, hôpitaux géants, etc.).
    Ca a marché un temps. Mais comme « Quos vult perdere, Juppiter dementat », le gouvernement détruit toujours ceux qui voudraient s’en servir… Et là, la facture est avancée.

    Dans d’autres temps on disait « comme on fait son lit, on dort ». C’est bien triste pour les médecins et particulièrement les médecins hospitaliers, mais ils ont bien profité de l’autre face de cette médaille !

    • Je suis medecin generaliste et j’ai quitte la France il a 7 ans, lorsque j’ai finalement realise que ni les medecins ni la population n’avait pris la mesure de ce qui etait en train de se passer.
      A cette epoque, la medecine liberale etait deja foutue et l’hopital ne valait deja guere mieux. Les choses n’ont fait qu’empirer ces 7 dernieres annees.
      Je ne suis pas tout a fait d’accord avec les assertions de Franz sur les medecins qui souhaiteraient forcer les gens a consulter pour des riens.
      Les syndicats medicaux ont eu, il y a 20 ans une politique qui rejoignait celle du gouvernement et de la CNAM, lorsqu’ils ont soutenu le numerus clausus et n’ont pas defendu la profession.
      La masse des medecins, elle, a ete culpabilisee et manipulee de maniere a accepter la degradation perpetuelle de leur situation.
      99 % des medecins francais que je connais ne souhaite que faire son metier du mieux possible et gagner leur vie honnetement.
      La seule reponse valable au mepris que les elites et la nation leur a montre aurait ete de denoncer la convention medicale et reprendre leur liberte.
      Ils n’en on pas eu le courage. Ils ont aussi cru, de bonne foi et a raison que cela aurait rendu l’acces aux soins difficile pour les plus pauvres et qu’on en pense, la plupart des medecins ont une fibre « sociale ».
      Le resultat de leur manque de courage et de reflexion est la. Faute d’avoir reagit a temps, la profession est massacree, la releve est peut etre moins « benevole » (cf les demandes irrealistes des candidats aux postes de Barneville Carteret), a raison sans doute, et le systeme de sante, de l’hopital aux cliniques en passant par la medecine generale, est en ruine, avec une qualite generale qui se degrade d’annee en annee (je le constate depuis l’etranger) .
      Alors, que faire… faire sa propre revolution culturelle et intellectuelle, retrouver ses c… et reprendre sa liberte, combattre le monopole de la secu… etc etc

      • Tout à fait.
        Je précise que je ne disais pas que « tous les médecins » ou même une majorité… Une bonne part d’entre eux ont contribué ou contribuent toujours à cette étatisation. Bien sûr à titre individuel il sont très souvent (comme tous ceux de ma famille, et autres proches) plus concernés par aider les patients qu’autre chose. MAIS ils ont dit oui, ils ont adhéré à cette doctrine collectiviste qui a mis en place un système qui bénéficiait au soignant au détriment du soigné.

        Trop de gens sont dans ces professions complices ou au moins « non-resistants » à l’étatisation, à la manipulation du marché. Trop de médecins, même voulant bien faire, disent « ah, non, il ne faut pas marchandiser la santé » pour refuser la concurence, le libre marché et la possibilité s’ils ne sont pas bons (ou perçus comme bons par leur patientèle) de ne pas gagner beaucoup d’argent.

        D’ailleurs, comme vous le remarquez on voit passer de plus en plus de news montrant bien que beaucoup (pas tous bien sûr, peut-être même pas la majorité) des médecins d’aujourd’hui sont bien là « in it for the money » alors qu’ils gagnent déjà « trop » (quand je lis qu’un jeune médecin veut qu’on lui garantisse 6000 ou 7000€ par mois dans une petite ville de province… réalisent-ils, pour rester dans les « bac +10 ou plus » qu’un grand chercheur dans d’autres disciplines, Nobel peut-être, s’il reste en France, gagne max 5000€ par mois ? en étant dans une institution quasi-obligatoirement située dans une grande ville ?)

  • Constat très clair. Et preuve incontestable de la nuisance des administrations.
    Il faut réduire de moitié les administratifs, réduire les tâches idiotes de remplissage de tableaux excel, supprimer les ARS.
    et bien entendu recruté du personnel soignant, acheté du matériel.
    Mais cela doit passer aussi par une totale ou une très grande indépendance des hôpitaux.

  • Les personnels de l’hôpital public
    s’estiment toujours en sous-effectif.
    Selon l’Insee ( données fin 2018 publiées en 2020), pour 100 lits , il y a 230 soignants dans le public contre 120 dans le secteur privé à but lucratif . La différence est encore plus forte pour les personnels administratifs.
    Cherchez l’erreur.

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