Présidentielle 2022 : des candidats en folie

Avec son lot de candidats déjantés, les présidentielles 2022 s’annoncent tout aussi démentes que celles de 2017.

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Emmanuel Macron BY European External Action(CC BY-NC 2.0)

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Présidentielle 2022 : des candidats en folie

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 octobre 2021
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Par Claude Robert.

Une ribambelle d’extrémistes de gauche plus ou moins camouflés en vert, des proches des Républicains qui vont voter pour le « gaullien » Macron (sic), l’éruption soudaine du refoulé migratoire et nucléaire, un souverainiste plébiscité par le peuple, mais honni par le microcosme : la prochaine élection présidentielle s’annonce tout aussi démente que la précédente.

L’immigration et le nucléaire, invités surprises du programme de Macron pour les présidentielles 2022

Après avoir ouvert en grand les frontières et diabolisé au maximum les populismes et autres souverainismes nauséabonds, voilà que le président tourne sa veste, un œil sur l’audimat, un autre sur avril 2022. Idem pour l’énergie nucléaire, avec un coup de foudre aussi brutal qu’inattendu pour les petites centrales atomiques.

Macron vient-il de découvrir à quel point la population reste attachée à cet art de vivre et à cette culture française qui n’existe pas ? S’intéresse-t-il subitement aux réalités économiques de la production de l’énergie électrique ?

Difficile de ne pas déceler dans ces revirements tardifs la signature d’un opportunisme électoraliste qui ne se cache même pas. Un opportunisme qui, bien sûr, en dit long sur l’intégrité de l’hôte de l’Élysée et sur la santé de notre démocratie.

Des écolos verts comme des pastèques

Yannick Jadot sera le candidat des Verts. Ainsi en a décidé la primaire EELV qui au second tour l’opposait à Sandrine Rousseau, après l’élimination au premier tour de Delphine Batho, du maire de Grenoble Éric Piolle et de Jean-Marc Governatori.

En dépit de leur nombre, ces candidats ne représentent qu’une seule et même nuance de vert. EELV s’affiche d’ailleurs ouvertement comme une force de gauche prête à se rallier avec Mélenchon et Hildago le moment venu. Comme si les enjeux en matière de protection de la planète ne pouvaient se traiter qu’en opposition à la modernité industrielle, au progrès et à l’économie de marché.

Évidemment, au menu de cette primaire EELV : « décroissance », « transformation des modèles de production », « fin du productivisme et de la société de consommation », « fin de l’élevage industriel », sans oublier le « conditionnement des aides publiques au respect du climat, du progrès social et de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Tout cela dans une « République écologique et sociale ». Devinette : quelle est donc la vraie couleur de ces verts ?

Un journaliste au franc-parler qui affole le microcosme

Avant même que Zemmour ait décidé de se présenter à la présidentielle, et à ce jour, il ne l’a toujours pas fait, le CSA le menace de décompter son temps de parole ! Une telle réaction est révélatrice du niveau de panique engendré par ce seul journaliste qui, en un temps record, est devenu la cible des médias de gauche, service public en première ligne, et l’homme à abattre chez LREM.

Lors du récent congrès de ce parti socialiste rebadgé, congrès tenu la semaine dernière en Avignon, les propos de Véran et de Castaner trahissent un niveau de haine rarement atteint. En attestent encore plus les quasi-insultes du délégué général adjoint du mouvement, Jean-Marc Borello, n’hésitant pas à faire allusion à « la peste brune » et à un « virus nouveau » qui « se traduit par des désordres mentaux, un peu de machisme, un peu d’homophobie ».

Tout cela parce que Zemmour, simple journaliste à succès, viole quotidiennement dans les médias un tabou que la classe politique, dans sa grande majorité, s’est imposé depuis des années sur le sujet de l’immigration. Dans quel pays vivons-nous ?

Un ex-baron des Républicains qui voit un gaulliste réformateur en Macron

On savait que Sarkozy et sa garde rapprochée roulaient pour le socialiste Macron, ce qui n’est pas banal. En effet, combien de fois Sarkozy, Estrosi, Muselier et Copé n’ont-ils pas tenté d’influencer LR en faveur de l’actuel président, et de tuer dans l’œuf l’émergence d’une nouvelle génération de caciques ?

Estrosi ayant à présent quitté LR, on pouvait s’attendre à ce qu’il pousse enfin un cri d’amour sans aucune retenue. Voilà qui vient d’être fait :

« Je suis gaulliste, je suis issu d’une famille, je suis issu d’une filiation de la droite et du centre voulue par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et aujourd’hui c’est celui (Emmanuel Macron, ndlr) qui incarne le mieux cette filiation ne serait-ce que dans les réformes qui ont été faites. »

On se pince à la lecture d’une telle déclaration. Qualifier d’héritier du gaullisme l’homme qui nie l’existence d’une culture française et qui ne cesse de s’excuser de l’histoire de son pays, n’est-ce pas complètement onirique ? De même que vanter ses réformes, alors que la dette augmente, que l’État est de plus en plus coûteux et autoritaire, que la désindustrialisation se poursuit sur fond de violences accrues et de recul de la laïcité ?

Présidentielles 2022 : chronique d’un feu d’artifice annoncé

Rappelons-nous les présidentielles de 2017 : dix candidats socialistes sur onze, dont neuf qui n’avaient à la bouche que les mots de redistribution de l’argent des riches et de revenu universel. Parmi ces onze, un seul candidat au programme de réformes libérales, candidat terrassé en pleine campagne grâce à un « coup d’État constitutionnel » orchestré au plus haut niveau.

C’était du lourd ! On pensait avoir tout vu ! Eh bien non, en 2022, la France devrait encore se surpasser.

 

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  • Dans le cas ou la campagne de haine des médias ne porte pas leur fruits, une petite loi pour rendre inéligible Zemmour condamné dans le passé pour « incitation à la haine » par une loi inique devrait pleinement consacrer l’avènement de la république bananière socialiste française dans le silence assourdissant des médias.
    J’espère me tromper mais ils n’ont plus aucun frein ni limite.

  • un libéral vote avec ses pieds.

  • Et si le président de la république était désigné justement parmi les gens qui ne se présentent pas, on éviterait de porter au pouvoir un bon nombre de névrosés et ce, dès le départ !

  • Un peu n importe quoi cet article
    Deja, parler de Fillon comme un candidat liberal est un non sens. Je rapelle a l auteur que Fillon a ete premier ministre pendant 5 ans et ne s est pas illustré par un quelconque liberalisme. Il a meme fait un caca nerveux quand les rumeurs ont pretendu que Sarkozy pensait a le remplacer par Borloo

    Sur EELV, les verts sont en effet tres rouges mais ils ne pensent pas a se rallier a Hidalgo mais plutot a l inverse (selon toute vraisemblance, Hidalgo fera nettement moins qu eux). De toute facon ca n a aucune importance, ils ne passeront pas le premier tour

    Quant au LR et Sarkozy, on a un parti qui ne pense plus rien (qui peut me dire UNE idee des LR ?) et qui depuis longtemps servaient aux ambitions personnelle de son dirigeant (Chirac puis Sarkozy). Sarkozy sait qu il ne peut plus etre elu (la derniere primaire lui a servi de lecon) et se reve en faiseur de roi. D ou son soutient a Macron (en esperant peut etre une protection judiciaire afin d eviter d etre le premier president de la republique a faire un sejour a l ombre (ce qui est a mon avis un mauvais calcul, il resterai ainsi dans l histoire, comme Deschanel ou Felix Faure))

    • A cd : L’article ne parle pas du candidat libéral mais de son « programme de réformes libérales ». Si ce programme n’est pas libéral à vos yeux, c’est qu’il y a un problème de définition quelque part. Ou d’incompréhension. Et si vous jugez un programme à la personne qui le porte, c’est encore autre problème

  • C’est normal que Sarkozy roule pour Macron, il a un agenda judiciaire chargé et un petit coup de pouce de la présidence ne peut pas faire de mal.
    De par leur moralité, Macron et Sarkozy sont assez semblables.
    Toutefois, le cynisme macronien est beaucoup plus redoutable que celui de Sarkozy.
    La presse ne pardonnait pas grand chose à Sarkozy alors qu’elle est béate d’admiration devant notre génial président.
    Les milliards jetés par les fenêtres, les atteintes aux libertés, ses revirements incessants, le choix de Castex qui est en soi une insulte aux Français, rien de tout cela n’est condamné par les médias.
    Notre pays est à la croisée des chemins. Soit les vrais sujets de fond seront abordés, soit nous basculerons vers un régime non démocratique et la France ne sera plus la France !

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