Vaccination obligatoire des soignants : chantage et exécution sommaire

Les Français sont devenus des QR codes soumis à péremption et jetables. Ceux qui ne le sont pas n’existent plus.

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Vaccination obligatoire des soignants : chantage et exécution sommaire

Publié le 21 septembre 2021
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Par Patrick de Casanove.

 

La vaccination des soignants a donc été rendue obligatoire. Après le 15 septembre le couperet est tombé sans pitié. Les résistants ont été exécutés professionnellement : suspendus, exclus du système de soins.

Depuis le début de l’épidémie, le système de santé au bout du rouleau n’a tenu que par l’abnégation et le dévouement des soignants. Aujourd’hui ils sont mis au ban du système de soins.

La poursuite d’une logique perverse

Par perversion l’État a besoin d’une épidémie vécue comme grave pour justifier les mesures de coercition sociale prises depuis le début.

Ainsi, dès la première épidémie, la première ligne de défense que constituent les médecins généralistes était retirée du front et les traitements précoces rapidement interdits. Les malades étaient laissés à la maison en attendant de ne plus pouvoir respirer et alors d’appeler les 15.

La deuxième ligne se trouvait elle aussi sévèrement amputée puisque la médecine de ville spécialisée (pneumologues, ORL, cardiologues…) était en partie exclue de la prise en charge. Les troupes de secondes lignes restantes se limitaient à l’hospitalisation en médecine ou en réanimation. Elles étaient notoirement insuffisantes, et ce depuis des années. Se sont ajoutés un flot d’images angoissantes, la litanie des morts effrayantes et les confinements délétères…

Dans cette logique perverse il n’est pas étonnant que l’État prenne le risque d’aggraver la situation en excluant du système de soins des personnels soignants non vaccinés.

C’est une ineptie

Par un curieux atavisme gouvernemental, c’est aussi la poursuite de la politique du rationnement des soins par destruction de l’offre. Comme si le numerus clausus n’avait pas fait assez de dégâts.

Beaucoup des personnels soignants ont passé un concours très sélectif, avec numerus clausus global et par spécialité. Il a été instauré en 1971 pour les médecins et les dentistes, plusieurs fois réformé, étendu à plusieurs métiers paramédicaux avec la réforme de la PACES devenu le PASS depuis 2020. La transformation du numerus clausus en numerus apertus n’a pas changé grand-chose. La limitation du nombre d’étudiants admis ne tient pas compte du fait que tous les professionnels formés ne seront pas des praticiens de terrain, ni pour certains des praticiens tout court.

Il faut des années pour former des soignants. Cela a été rappelé pour expliquer la difficulté d’ouvrir des lits de médecine et de réanimation. Pourtant l’État décide en pleine épidémie de retirer du front des soignants formés.

En clair, l’État organise la pénurie à toutes les étapes du cursus médical ou paramédical : lors de la formation initiale, lors de la vie professionnelle en imposant des contraintes et des contrôles administratifs étouffants qui découragent même les plus aguerris, et aujourd’hui en interdisant l’exercice de professionnels confirmés.

Le système de soins était épuisé avant les covid. Cela fait bien des années que la France doit faire face à la pénurie de soignants.

Cette pénurie entraîne ce que l’on appelle couramment les déserts médicaux qui existent partout, en milieu rural comme en milieu urbain. Paris et les grandes villes ne sont pas épargnées. Cette pénurie touche les généralistes mais aussi des spécialistes ou des paramédicaux.

Les établissements de santé ont du mal à recruter des soignants, médecins, infirmières aides-soignants, sage-femmes. L’hôpital est touché comme les cliniques privées, les USLD ou les EHPAD.

Pour ne rien arranger, les vaccinodromes, où les intervenants sont très correctement payés, mieux qu’en USLD ou en EHPAD, ont vampirisé une partie des infirmières.

La vaccination obligatoire va accentuer ce phénomène de disette avec le départ d’un nombre inconnu de soignants. Dans un système toujours à flux tendu, même peu nombreux, les départs risquent de peser lourd.

Depuis quelque temps, dans des structures telles que des USLD, s’ils ne ferment pas, les services ne sont pas utilisés à leur pleine capacité. Des lits restent vides faute de personnel. Depuis le 15 septembre leur situation a empiré. Aujourd’hui des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale ne peuvent plus assurer les soins à domicile. Ils renvoient les personnes vers les EHPAD, qui eux aussi ont vu accélérer le manque de personnel.

Ce départ des soignants non vaccinés se voit également dans le secteur libéral. Généralistes, spécialistes, infirmières, aides-soignants, kinés, podologues, orthophonistes, abandonnent leur métier. Les cabinets ferment.

Tous les vaccinés par contrainte ont été profondément blessés par cette effraction physique et psychique qu’est la vaccination forcée gouvernementale. Il y a fort à parier que plusieurs cesseront leur activité dès qu’ils auront eu le temps de s’organiser.

Gageons que l’État fera retomber sur le personnel soignant la responsabilité de la pénurie de soins. Il soulignera que le refus vaccinal tient de l’irresponsabilité vis-à-vis de la protection des autres, et de la trahison des valeurs de leurs professions. Il insistera sur le fait que lui, l’État, n’a pour souci que l’intérêt général et qu’il lui faut débarrasser le pays et le monde de cette épidémie pour qu’il autorise le retour à une vie normale. Les naïfs croiront que l’État se bat pour eux et fait quelque chose. Pour les soignants c’est face je gagne, pile tu perds.

C’est malsain

Les soignants sont aujourd’hui les boucs émissaires d’une politique gouvernementale délétère. Cette mesure aggrave encore la dislocation du lien social, cette fois par une défiance envers des professionnels qui sont pourtant un des piliers de la sécurité des populations. Quand tout va mal, quand l’intégrité physique et psychologique est altérée, en temps de paix comme en temps de guerre, ce qui rassure et donne confiance est la certitude d’être bien soigné quoi qu’il arrive.

Désormais la certitude n’existe plus, le peu de confiance qui existait encore dans la société de défiance qui est la nôtre est brisé.

C’est une injustice

La liberté est un principe. La justice est un principe. Il est nocif de porter atteinte à ces principes, ne serait-ce qu’a minima.

L’obligation vaccinale des soignants est une immense injustice. Ils ont porté le système de santé à bout de bras. Aujourd’hui ils sont passés de héros à asociaux, à parias, à dangers publics. Ce sont pourtant les mêmes personnes, aussi dévouées qu’avant, aussi professionnelles qu’avant.

Ceux qui travaillaient avec des sacs poubelle comme seule tenue de protection, ceux qui infectés étaient contraints de venir travailler, faute de pouvoir être remplacés   sont aujourd’hui mis au ban du système de soins, voire de la société.

Tout ça parce qu’ils ne sont pas vaccinés, même si en bons professionnels, ils respectent les gestes barrières.

En pratique, en mars 2020 un soignant contaminé était considéré comme moins dangereux, que ne l’est, en septembre 2021, un soignant non contaminé mais non vacciné.

Il paraît que c’est le changement et qu’il faut s’adapter. Il est permis de se demander à quoi. Accepter l’anéantissement du libre arbitre et la pratique de la ségrégation est une adaptation au totalitarisme, sûrement pas à la valorisation de la personne humaine.

Ces soignants sont sanctionnés très sévèrement, très brutalement et sans état d’âme par un gouvernement dénué d’empathie.

Le 16 septembre, Olivier Veran a annoncé :

Il y a eu hier quelque 3000 suspensions qui ont été signifiées à du personnel des établissements de santé et médico-sociaux qui n’étaient pas encore rentrés dans un parcours de vaccination.

L’injustice ne repose pas sur le nombre de ses victimes mais sur l’irrespect du principe de justice. Une fois la justice violée tout n’est plus qu’une question de curseur. Même s’il n’y avait eu qu’un soignant suspendu, il y aurait eu injustice,  honte et déshonneur pour celui qui la commet.

Ces soignants n’ont porté tort à personne. Ils sont l’objet de mesures coercitives infondées, de sanctions très sévères simplement parce que, non vaccinés, ils pourraient transmettre le virus qui fait maintenant partie des fameuses maladies nosocomiales. Cela dit le coronavirus peut être transmis par n’importe qui, visiteur, malade, soignant, vacciné ou pas.

Dans les EHPAD se multiplient des cas de contaminations d’agents et de résidents, vaccinés deux fois. En mars 2021 le gouvernement reconnaissait déjà l’efficacité partielle du vaccin. Il est désormais admis que son efficacité est relative et a considérablement diminué, alors qu’elle était annoncée par les laboratoires entre 90 % et presque 95 %.

Conclusion

 « Nous n’avons pas eu de chaos, loin s’en faut », s’est réjouit Véran le 16 septembre.

Pas le chaos, aujourd’hui peut-être, mais ce qui va advenir est incertain. L’avenir ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Covid ou pas, les problèmes structurels antérieurs demeurent et sont amplifiés.

Nous l’avons vu, sous le choc de la covid, la résilience du système de santé a reposé entièrement sur les épaules des personnels. Le gouvernement a donc encore fragilisé le système de soins, aggravé la pénurie et diminué sa capacité de résilience.

Par l’effet d’une seule loi les soignants sont passés de preux à réprouvés. Finalement, ce que nous sommes est aujourd’hui déterminé par la loi et non par nos qualités propres, par les services que nous rendons à nos semblables, par notre personnalité. Or, celle-ci est un élément constitutif de l’être humain. « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » Frédéric Bastiat, La Loi (1850)

Les Français sont devenus des QR codes soumis à péremption et jetables. Ceux qui ne le sont pas n’existent plus.

 

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  • Pas de chaos…Tout de suite.
    Mais lorsqu’il s’agira de donner des congés mérités au personnel restant, la mise en tension des effectifs (déjà limites) sera délétère.
    Déjà, cet été, des personnels d’établissements de santé privés ont été réquisitionnés pour, non pas augmenter l’offre de soin contre le COVID mais « juste » pour permettre aux titulaires de partir en vacances.

    • @Balthazar le chaos est proche ou tout au moins une dégringolade bien délétère. Les soignants sont tellement en sous effectif que les jeunes refusent de faire ce travail, surtout les plus consciencieux car ils savent qu’ils ne pourront le faire dignement. Aujourd’hui je n’entends que cela : des jeunes qui ont choisi une formation par goût, mais qui quittent leur profession car ils ne peuvent l’exercer dans de dignes conditions .

  •  » l’ambassade de France a lancé un appel aux soignants libanais et a mis en place une procédure accélérée pour leur permettre de venir travailler en France « …je m’attendais à ce tour de cochon macroniste ; ce gouvernement est puant ;

  • Sur ce sujet comme tout ce qui touche à cette crise sanitaire, le silence des oppositions est assourdissant !
    Comment peut-on accepter cette arrogance insupportable de notre ministre de la santé ?

  • « L’obligation vaccinale des soignants est une immense injustice. Ils ont porté le système de santé à bout de bras. Aujourd’hui ils sont passés de héros à asociaux, à parias, à dangers publics. »

    « Ils » vous passez du particulier au général, toutes les pommes ne sobt pas pourriez quand une pomme est pourrie.

    Je suis assez tenté d’écouter les antivax/passe mais à chaque fois que je lis leur prose pseudo justificative, je ne trouve que sophismes et réthorique bancale.

    Vous affirmez beaucoup dans votre article mais ne démontrez pas grand chose.

    « Ces personnes n’ont causé tort à personne ». Ah bon ! Ils sont potentiellement plus contagieux mais ça n’a aucune conséquence ! Faut quand même souffrir d’un certain aveuglement idéologique pour affirmer de telles bétises.

    Il y a franchement à dire sur le passe sanitaire, mais par pitié évitez le ridicule de telles articles. Vous nuisez à la cause que vous défendez.

    • Je suis assez d’accord avec vous. La vaccination contre l’hépatite b est obligatoire pour les soignants (sans raison) ce qui en fait un précédent fâcheux.
      Je trouve que les soignants qui sont en contact avec des personnes fragiles devraient d’eux mêmes se vacciner. Apres on peut discuter de la brutalité du gouvernement, ce qui est autre chose.
      Nous allons vers de moins en moins de liberté, et avec le prétexte du réchauffement climatique, une dystopie autoritaire se prépare.

      • Entièrement d’accord, c’est pourquoi je dis que je suis assez tenté d’écouter les antivaxpasse.
        C’est un sujet complexe qui mérite de toutes évidences nuances et, au contraire de ce que cet articulet affirme, se faire affronter des principes.

    • ‘Potentiellement plus ». Les données sur l’inefficacité des injections à prévenir la transmission s’accumulent, alors du coup la différence justifie-t-elle un traitement autoritaire (surtout avec une épidémie à la mortalité minuscule?)

      • On parle ici du personnel soignant, en contact de plus avec des personnes fragilisées (par l’age, la maladie, …).

        Même si les chiffres sur les transmissions par les vaccinés restent flous, contrairement à ce que dit Jacques B. plus bas, toutes les études montrent que la vaccination diminue la contagiosité. Ce n’est pas très difficile à comprendre sauf à attribuer au vaccin 0% d’efficacité (pour expliquer très très très rapidement 1 personne qui n’attrape pas le covid = 1 vecteur de moins = moins de contaminations et je passe sur les autres effets induits par la diminution de la charge virale chez les vaccinés). Donc vous devriez je pense plutôt parler de baisse d’efficacité plutôt que d’inefficacité du vaccin pour prévenir la transmission, cela serait plus juste et par conséquent moins trompeur.

        Reste la question intéressante de ce que vous appelez « traitement autoritaire » vs bénéfice. Votre logique serait de dire que le risque du covid étant très faible cela ne justifie pas l’obligation.

        En ce cas particulier, les personnes à qui l’on impose la vaccination sont en contact avec des personnes fragilisées dont le risque de mortalité est probablement supérieure à la moyenne. D’autre part si l’on parle de risque, le risque vaccinal est encore plus faible que le risque de la maladie. Il me semble donc judicieux d’imposer aux soignant de se vacciner pour pouvoir travailler. Cette obligation n’est pas absolue, c’est simplement une obligation pour travailler en milieu hospitalier.

        • toutes les études montrent que la vaccination diminue la contagiosité.
          Cela dépend des immunités particulières (IgA) et du temps. En général deux mois. Selon le cas, 0 ou quelques mois, décroissant toujours.

          • Donc selon vous, une personne qui n’attrape pas le COVID peut être contagieuse ?

            • Je n’ai pas dit cela. Relisez.
              J’ai écrit que l’immunité varie au cours du temps, en décroissant.
              la protection contre l’infection est temporaire. Celle contre la forme dit grave est plus longue, environ 6 mois. Ce n’est pas la même chose.

              • L’immunité diminue, c’est sur. Sur les infections en particulier. Contrepoints en a déjà parlé et des incidences que cela pouvait avoir. Dire que la protection est nulle contre les formes graves au bout de six mois me semble singulièrement exagéré, en tout cas à rebours complet de ce que Israël, pays qui a vacciné le plus tôt, nous apprend. Sachant que c’est a priori l’étude la plus alarmiste (au moins au moment de l’article), et qu’elle était encore très préliminaire.

                Sur quoi vous basez-vous ?

                  • Vous glissez de sujet en sujet.

                    On parle ici de l’utilité de demander aux personnels soignants d’être vaccinés pour ne pas transmettre le virus aux personnes fragilisées avec qui elles sont en contact.

                    Pouvez-vous m’expliquer en quoi le lien que vous donnez vous pousse à considérer que la vaccination ne diminue pas le risque de contagion ?

                  • Votre article n’a strictement aucun rapport avec la question j’en suis désolé. Que la protection par l’infection soit plus efficace que la vaccinale est intéressant et connu mais ne permet nullement de conclure que l’efficacité du vaccin contre les formes graves dure moins de 6 mois…

                • Et selon les spécialistes eux même :
                  https://www.lequotidiendupharmacien.fr/medicament-parapharmacie/recherche/declin-rapide-de-limmunite
                  Extrait : « Quant aux anticorps IgG, considérés comme protecteurs et à longue durée de vie, leur taux se maintenait entre 2 et 3 mois après le début des signes. »
                  Il n’en reste pas moins l’immunité cellulaire qui peut jouer un rôle important dans les cas graves.

                  • Merci. Le problème c’est que votre article parle de l’infection naturelle, pas du vaccin, et que les anticorps ne sont pas la seule protection, les T cells étant bien plus importante. Un indice étant que votre article date de début février 2021 donc il aurait été impossible de savoir pour les 6 mois après juste un mois de vaccination. Donc, sauf à ce que je rate quelque chose, je pense (et c’est une bonne nouvelle pour tous) qu’on peut rester sur le fait que à ce stade la protection contre les formes graves reste élevée. Fingers crossed!

                    • Mon dentiste projetait de se faire injecter une troisième dose, il avait du tester ses anticorps et déclarait qu’il avait une mauvaise réponse immunitaire. Cela me surprend de la part d’un professionnel qui doit être plus au courant que vous et moi. J’en saurai plus la prochaine fois.
                      Le mécanisme doit être le même, plus spécialisé dans le cas du vaccin, les cellules T mémoires semblant efficaces dans les 2 cas, vaccin ou infection.
                      L’important est bien l’efficacité contre les formes graves, et je croise aussi les doigts.

        • On est dans le flou le plus artistique, en effet. Y compris sur les effets secondaires à long terme, ce qui explique le peu d’empressement de certains personnels médicaux. Du moins de ceux qui ne se font pas un faux certificat.
          La gestion autoritaire ne peut que créer du désordre et de la misère. IMHO.

          • C’est drôle d’avoir peur des effets à long terme du vaccin pas des effets à long terme du Covid … Ah oui, j’oubliais, le Covid est bon car il nous est envoyé par Gaïa, c’est du naturel, c’est bio ! Les écolos sont terribles ! 😀

            • J’assume. Le covid ne me fait pas peur, pas même un petit peu.
              La bande de tordus connivents qui tentent de me refiler leur remède miracle, par contre, me font peur.

              Quant à me traiter d’écolo: Ah! Si vous saviez! Vous en ririez autant que moi.

            • Les effets à long terme du COVID on en a beaucoup parlé au début. Et maintenant, plus trop…
              Il y en a, il y en aura, c’est sûr. Comme pour une grippe, un rhume, une gastro, une pneumonie. Pourquoi ce virus est-il, toujours, tout le temps, considéré comme extraordinaire ? C’est pourtant un coronarivus comme plein d’autres, famille de virus qui nous entoure depuis des millénaires et qui sont généralement « bénins en moyenne » (et dont on ne fait pas grand cas malgré tous les décès qu’on peut leur mettre sur le dos).

    • L’important dans votre avant-dernier § est le « potentiellement », à partir duquel en fait vous non plus ne démontrez rien.

      Personnellement, j’attends toujours qu’on me démontre comment, et dans quelle mesure (quantitativement) une personne asymptomatique contamine les autres avec le Covid.

      Cela dit sans tenir compte des multiples précautions prises par le personnel soignant au quotidien ; ni du fait que pour un soignant jeune et en bonne santé, tout montre que la balance bénéfices/risques personnelle des vaccins est négative.

    • Il y a plusieurs mois de ça il y a eu un reportage d’Elise Lucet sur le nettoyage effectué par des sociétés externes. C’était édifiant. Impossibilité de tenir la cadence et avec toujours les mêmes chiffons complètement usés.
      Le but était de montrer comment une maladie pouvait de transmettre d’une chambre à l’autre.

      Ça ne vous a pas effleuré que s’il y avait une diffusion des maladies dans les hôpitaux ça pouvait venir du personnel non hospitalier qui lui n’est pas formé aux gestes barrières et qui pour des raisons de coût ne fait pas son travail correctement ?

    • Ecoutez c’est bien simple. Vous préférez
      -être soigné par un soignant non vacciné
      -ne pas être soigné.
      Il n’y a que ces deux choix car on est en pénurie de soignants. Si vous préférez la 2ième solution, c’est que vous considérez que le risque d’un covid19 nosocomial est plus élevé que le risque de ne pas se soigner. C’est je pense très inquiétant pour votre espérance de vie. Mais de grâce, ne réduisez pas la mienne non plus.

      • On ne parle que de 3000 personnes pour 1000000 de soignants, votre alternative est légèrement caricaturale et ni vous ni moi n’y seront pas confrontés.

        Cela dit j’apprécie le principe de réalité qui sous tend votre remarque. De mon coté, je pense qu’en se débarassant de ces personnes qui se foutent de pouvoir contaminer des patients fragiles, le milieu hospitalier ne sera que meilleur.

        • Oui, je comprends. Donc c’est bien simple, pour répartir le risque honnêtement, je propose que lorsque vous vous présentez à l’hôpital, il y ait 0.3% de chance que l’on ne vous soigne pas.
          Mais soyons réalistes, dans cette situation, avant même le covid 19, il y avait déjà bien plus que 0.3% que l’on vous refuse…. Donc je suis d’accord, les soins en France étant déjà pas terribles, on n’est plus à une petite aggravation près.
          P.S. Les patients fragiles (à l’exception des jeunes), on les laisse mourir, cela a toujours été ainsi. Vous vous faites vraiment une trop haute idée de l’hôpital…

      • Je préfère être soigné par un « soignant » en bonne santé. Qu’il soit vacciné ou pas n’est pas un problème pour moi. Qu’il ait ou n’ait pas de maladies contagieuses plus.
        Bien sûr s’il est vacciné il est probable qu’il n’ait pas de maladie contagieuse. Mais s’il n’est pas vacciné et pas malade, il est tout aussi probable qu’il n’en n’ait pas (ou qu’il ne puisse pas me contaminer)…

        Donc si vous voulez de la sécurité contre le terrible virus de la mort qui tue, n’imposez pas le vaccin mais un test PCR par semaine… Ou mieux tous les 2 jours.

        Ça vous fera une belle jambe que votre infirmière vaccinée deux doses et porteuse asymptomatique du COVID vous file l’infection (c’est possible, les cas de contaminations entre vaccinés sont loin d’être rares) alors qu’une autre, non vaccinée, non malade aurait pu vous soigner… Et là, pas de bol, en plus imaginez que vous fassiez partie de ces cas « si rares » (comme les 7 premiers morts du Delta, dans les Landes) de COVID grave pour des vaccinés et finissiez en réa…

        • @ Franz Techniquement il serait plus sur de se faire soigner par une infirmière qui se fait curer le nez tous les 3 jours que par une infirmière vaccinée…

          • Tout à fait. Et si le vaccin marche bien (pour elle… attention, en fonction de votre état de santé, de votre système immunitaire, etc. le vaccin marche plus ou moins bien… ) son PCR sera plus souvent négatif que celle de l’infirmière pas vaccinée. Ou pas.

            N’oublions pas que sur le Charles de Gaule, tout le monde entassé dans la grande baille en mode NBC sans renouvellement d’air etc. un bon tiers des marins (non vaccinés, évidemment) n’a pas attrapé la maladie alors qu’ils étaient en contact. Au contraire, sur le HMS Queen Elizabeth où tout le monde était vacciné deux doses, un bon nombre de marin a choppé le virus.

            Seule solution écouvillonage des naseaux tous les 3 jours (soyons bons princes, 1 fois par semaine sera OK) de TOUS les soignants (et des médecins de plateau télé) même vaccinés ! Je suis sûr que si on met ça en place d’un coup beaucoup seront moins favorables à ces mesures « de sécurité pour les patients »… 😉

    • « ils sont potentiellement plus contagieux » : hop mis à pied.

      C’est pas minority report, c’est pire, on n’a même pas de « pré-cog » pour affirmer avec certitude qu’untel sera contagieux.
      On pourrait sur la même base mettre en prison de haute sécurité tous les musulmans : ils pourraient « se radicaliser », plus que d’autre populations. Mais attention il ne faut pas pousser le parallèle trop loin, sinon on mettrait en prison tous les politiciens : statistiquement ils ont plus de chances de commettre un crime, un délit et d’être corrompu que n’importe qui d’autre. Et les policiers aussi (ils sont la profession comptant le plus de condamnés pour violence conjugale… hop, tous au trou).

  • Les élections approchent, donc les citoyens peuvent choisir de mettre fin à ce cirque délirant, quel pouvoir !!

    • barrage à macron au second tour mais le pire est toujours possible, tout ça sent à plein nez l’allemagne de weimar malheureusement

  • Le « système de santé » (inversion de sens orwellienne, car le but n’est PAS de maintenir la population en bonne santé) est le moyen par lequel on fait passer une société encore un peu libre sous un joug totalitaire, à base d’injections et de contrôle numérique.

    Voyez ou revoyez Knock, où comment un manipulateur cynique et cupide utilise la médecine pour prendre un contrôle absolu sur une communauté. Et la pièce a déjà un siècle d’existence!

    https://m.youtube.com/watch?v=U-NtO0uKhyo

  • Vive l’Absurdistan, pour un risque fantôme, les Français vont être soignés comme des chiens (pas grave si un cancer n’est pas diagnostiqué à temps, au moins c’est pas le covid, hein,) tout en casquant un maximum pour nourrir l’administration insanitaire, ses pompes et ses vigiles. Brillant.

  • Etre fort avec les faibles . Le corps médical depuis des années manifeste le samedi et comme un seul homme est au boulot le lundi matin , il a prouvé au fil des ans qu’il est faible , docile et dévoué . Que craignait l état à les maltraiter encore un peu plus … Si il s’était levé comme un seul homme et affronté l administration nous ne serions pas dans cette situation de déliquescence de la santé .

  • La santé est LE domaine sensible, celui par lequel la population juge la science, le progrès ou le niveau de vie.

    Si on peut faire passer et camoufler les dérives et dysfonctionnements collectivistes du système de soin au nom de l’intérêt général, alors on est prêt pour l’état bolivarien car le reste passera comme une lettre à la poste.

  • Les soignants ont une obligation de moyens, faire leur possible, dans un environnement donné, pour apporter le mieux-être à leurs patients. Au moins, ne pas leur nuire. S’il y a la moindre chance que le vaccin réduise les risques de contamination, ils ne doivent pas la laisser passer.

    • C’est pas faux 🙂
      C’est pour cela que je pense que les soignants doivent d’eux mêmes se vacciner, ce n’est peut-être pas leur intérêt individuel, mais l’intérêt de leur client. Relire Smith et l’égoïsme du boulanger.

    • L’obligation de moyen consisterait d’abord à soigner les gens au cas par cas et non pas au niveau ministériel : le paracétamol pour tous suivi du vaccin pour les survivants.

      Sinon qu’ils poussent la logique jusqu’au bout pour faire de vraies économies et qu’ils envoient les cachets et les seringues par la poste !

    • C’est indiqué dans le contrat de travail ?

    • @XC,
      Vous savez, depuis mai 68, il y en a bcp pour qui le mot « devoir » est devenu un gros mot, particulièrement dans les milieux gauchisés, dont le médical fait partie…
      ça pourait expliquer pas mal de choses qui se passent…

  • Les soignants me rappellent le cheval Malabar dans « la ferme des animaux ». Il travailla dur pour faire progresser le pays. Puis quand fût venu le temps où il eût besoin d’aide, il l’envoya à l’équarrissage.
    Anecdote: un soignant me disait à l’été 2020 qu’il espérait être remercié de ses efforts pour avoir tenu. Je lui ai dit qu’au contraire, il serait puni. Incompréhension de sa part. J’espère que maintenant les soignants commencent à comprendre.

  • Le personnel soignant est le plus vacciné par obligation.il suffisait d’obliger le vaccin du Covid au même titre que celui de l’hépatite ou autres et il n’y aurait pas eu de problème. Pourquoi refuser le vaccin du Covid et pas les autres obligatoires ? On marche sur la tête !!!

    • Les vaccins ne peuvent pas être obligatoires quand il sont encore expérimentaux (c’est le cas de tous les vaccins dispo : ils sont en phase 3 au moins jusque fin 2022, sinon début 2023).

      Vous vous doutez bien que s’il y avait une possibilité légale de rendre obligatoire le vaccin pour tout le monde ils l’auraient fait. Mais ça supposerait de violer un paquet de lois tellement gros que ça ce serait vu un peu trop (OK, la loi sur le pass sanitaire qui oblige les commerçants à violer la loi sur le refus de vente aurait du poser problème mais le carpet bombing médiatique en sa faveur a rendu assez de gens convaincus sans raison du bien fondé de l’affaire que c’est passé « presque crème »).

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La crise du covid a amené des restrictions des libertés.

La question qui se pose est de savoir pourquoi celles-ci ont été soutenues par une partie non négligeable de la population. Contrepoints s'est entretenu avec Samuel Fitoussi, auteur d'une note pour l'Institut Sapiens sur les erreurs de gestion systémiques pendant la crise sanitaire. Il a étudié l’économie à Cambridge et à HEC.

 

Contrepoints : Irresponsables par nature : vous revenez sur la séquence ahurissante des auto-attestations, dont les plus fervents défe... Poursuivre la lecture

crise santé
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Le 17 novembre, l'ISNI a appelé à la mobilisation dans toute la France pour protester contre la quatrième année d’internat votée par l’Assemblée et le Sénat et contre les nouvelles obligations imposées par le PLFSS.

Elle n'a pour l'instant entrainé aucune inflexion de la politique de santé.

 

Le Conseil national de la refondation peut-il sauver notre système de soins ?

À la lecture de l'interview de mon confrère Philippe Denormandie dans Le Quotidien du Médecin du 10 novembre, ma réponse est négative car il est sourd... Poursuivre la lecture

photo de Greta Thunberg au milieu d'une foule
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L’écologisme comme idéologie illibérale avait trouvé son égérie avec Greta Thunberg, mais il semblerait, autant par commodité que par opportunité, que sa rhétorique ait glissé de l’antiscience au scientisme le plus étroit.

Pour Jean-Paul Oury, qui signe un essai au titre évocateur Greta a ressuscité Einstein, c’est désormais au nom du « progrès scientifique » bien compris que les écolos cherchent à imposer leur vision du monde à l’ensemble de la population.

 

La « science » comme idéologie

La « science » dont se récl... Poursuivre la lecture

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