Le numerus clausus en médecine : chronique d’une catastrophe annoncée

La France a su créer les conditions idéales d’une pénurie de médecins alors que les besoins médicaux n’ont jamais été aussi hauts.

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Le numerus clausus en médecine : chronique d’une catastrophe annoncée

Publié le 20 décembre 2013
- A +

Par Kevan Saab.

imgscan contrepoints 2013-2503 numerus claususSi les pénuries de médecins et les délais d’attente ubuesques sont devenus au fil des années une réalité du quotidien pour les utilisateurs du système de santé français, ces désagréments apparaissent bien faibles au regard de ce qui se prépare. Comme nous allons le voir, la pénurie de praticiens n’est pas près de s’arranger.

En France, le nombre d’admis en deuxième année de médecine est contrôlé chaque année par le gouvernement grâce au système du numerus clausus. Ainsi, peu importe la note obtenue à l’examen, un étudiant en médecine ne pourra passer en 2ème année que s’il se classe parmi les 8 000 premiers (numerus clausus de 2012). Ce quota, appelé numerus clausus, est fixé chaque année de manière relativement arbitraire par les facultés sous la houlette du ministre de l’Enseignement supérieur. Au passage, les étudiants en médecine ne sont pas les seuls à y être confrontés puisque toutes les professions de santé réglementées y sont soumises (médecin, pharmacien, dentiste, sage-femme, infirmière, kiné, etc.). Et, comme le montre le graphique suivant, le quota annuel d’admissions a connu une franche baisse pendant 25 ans avant de commencer à remonter au début des années 2000 :

numerus clausus

Seulement voilà, comme le pointe très bien l’Institut de Recherche et Documentation en Économie de la Santé (IRDES), on ne peut pas maintenir un numerus clausus ridiculement bas sans provoquer de risque de pénurie, sans compter que d’une part la population française n’a pas cessé d’augmenter depuis et que d’autre part la proportion de senior a explosé (les séniors requérant plus de soins je le rappelle).

Pour faire simple, la demande à laquelle notre système de santé est soumis a bondi alors que l’offre de médecins fraîchement diplômés s’est effondrée comme le montre la courbe du nombre de diplômés en médecine en France.

Certes, il semblerait que les pouvoirs publics commencent à prendre conscience de la situation. En effet, on remarque une augmentation constante du numerus clausus entre 2001 et aujourd’hui. Augmentation qui nous ramène – tenez-vous bien – au niveau des années 70, alors que, comme nous l’avons vu plus haut, la population a augmenté mais aussi bien vieilli entre temps.

Allons donc voir chez nos voisins combien de médecins fraîchement diplômés sortent de leurs écoles et comment ces derniers s’apprêtent à faire face au défi du vieillissement de la population. L’OCDE mesure chaque année ce chiffre dont les résultats complets les plus récents pour tous les pays datent de 2007 :

diplômés médecine OCDE

Comme par hasard, la France se classe parmi les derniers avec 6 diplômés par tranche de 100 000 habitants quand la moyenne de l’OCDE est à 9,6, soit 60 % de plus !

Pour n’arranger en rien la situation, une bonne partie des praticiens français sont désormais à quelques années de la retraite, l’âge moyen pour les praticiens en activité régulière s’établissant à 50 ans d’après le conseil national de l’Ordre des Médecins (Cnom). Dans ces conditions, les prévisions d’effectifs du Cnom sont tout bonnement alarmantes, malgré le fait que 27 % des nouveaux inscrits à l’Ordre soient des médecins ayant été formés à l’étranger.

Une fois encore, grâce à un cocktail détonnant d’ignorance crasse, de corporatisme éhonté et de dirigisme sans borne, la France, par l’intermédiaire de son gouvernement, a su créer toute seule les conditions idéales d’une pénurie de médecins alors que les besoins médicaux n’ont jamais été aussi hauts.

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  • Merci Madame Aubry pour le numérus clausus sur les ophtalmologistes à l’époque !

    Celle-là, elle en aura fait du mal…

  • Une chose que ne dit pas l’article, est que les médecins étrangers sont payés bien moins chers par l’administration, à partir de là, pourquoi former des médecins qui seront très couteux à la sacro sainte SS.

    Un technocrate est un mec, tu le mets dans le désert, 5 ans plus tard, il achète du sable ailleurs.
    Coluche.

    Cette crise a été préparée et voulue depuis longtemps, s’en plaindre n’a pas de sens, ça n’a rien d’une erreur, c’était planifié.
    La seule idée qui vaille est : Quand les arrêterons nous?

  • La France, quoi ! Triste réalité !

  • Bonjour
    Dans le genre de stupidité en 1988 on mettait en préretraite les médécins volontaires par le mécanisme du MICA, mécanisme arrêté en 2003 http://www.senat.fr/rap/a02-053/a02-05311.html

    Les médecins arrêtaient toute activité prescriptrice à l’age de 56 ans et touchaient un revenu et pouvaient travailler ailleurs.

    Du vrai n’importe quoi.
    Alors que la démographie est une science fiable. Non les politiques ont une vision à très court terme, aux échéances électorales.

  • rajoutons depuis quelques annees la part de diplomé(e)s qui s’installent à l’etranger et la feminisation de ces professions,les femmes travaillant(statistiquement)moins que les hommes(j’espere etre popaulitiquement correct)…ça va etre sport

  • Précision: ce ne sont pas les facultés qui fixent le NC mais les Ministères de la Santé et de l’Enseignement Supérieur. Ces ministères le définissent comme « l’effort consenti par l’État à la formation des médecins ».
    Cette planification par le NC trouve son origine dans l’idée absurde selon laquelle moins de médecins signifierait moins d’actes et moins de prescriptions, et donc moins de dépenses pour l’Assurance Maladie, postulant en plus que les médecins, alors « saturés » de patients, ne seraient pas tentés de « faire revenir inutilement » le patient, selon le jugement des bureaucrates.

    Le Numerus Clausus est probablement une des meilleures illustrations ces dernières années de l’échec manifeste et prévisible de toute forme de planification : il est bien présomptueux de prétendre savoir en 1990 combien il faudra de médecins généralistes , de chirurgiens orthopédiques ou de néphrologues en 2014.

    Cet échec est notamment dénoncé par l’ANEMF, l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France.

    • Merci pour ces précisions importantes.

      J’ajoute que si l’Etat (c’est à dire les contribuables) ne prenait pas à sa charge les dépenses de santé, il n’y aurait pas besoin de chercher à minimiser ces dépenses à tout prix par des manoeuvres aussi tordues que ce Numerus Clausus. Chaque individu tenterait d’aller le moins souvent possible chez le médecin afin de ne pas trop dépenser.

      Mais là, comme tout est remboursé, les patients reviennent 36 fois, puisqu’ils ne payent pas (pensent-ils). D’où le besoin de l’Etat de freiner les consultations. C’est une situation complètement stupide…

      • « Si chaque individu connaissait le prix à payer…. » C’est exactement la réflexion que me faisait une pharmacienne qui me disait que si les gens devaient D’ABORD payer les médicaments et ENSUITE se faire rembourser, ils réfléchiraient avant de les acheter , « sont-ils vraiment nécessaires? ».

  • Il faudrait se demander si la manière dont sont rétribués les médecins est la bonne.
    Le payement a l’acte me semble très incitative a multiplier les actes.
    Le payement a la guérison serait plus approprié. Il faudrait bien-entendu un descriptif de constater la guérison du malade, mais.. sinon les frais de santé vont exploser !!
    Un mécanicien est payé s’il répare, un vendeur a (en général) la responsabilité de ce qu’il vend et il rembourse si l’objet ne correspond pas, mais le médecin …. ?
    J’i payé un dermatologue 80€ pour une « discussion » de 5 minutes, consistant a 4 minutes de remplissage de mon dossier. Or ça… hmmm , avec toutes leurs années d’étude, me semble tout simplement.. obscène.

    • Malheureusement la médecine n’est pas une science exacte cher ami… Le mécanicien ne se dépatouille pas de la voiture, alors imaginez le médecin.
      Enfin pour dire des inepties comme ça, il faut avoir un sacré rancoeur contre ce corps de métier… Ne faites pas de la mauvaise pub au médecin, surtout ceux qui essayent de gagner honnêtement leur vie.

      Cordialement.

      • Oui ce commentaire qui propose de payer les médecins après constatation de guérison du malade est d’une affligeante konnerie ! !

    • Ça s’appelle l’obligation de résultat. Ça existe pour les actes esthétiques. Ça n’existe pas pour les actes médicaux et le jour où cela sera le cas, le problème de la démographie médicale sera définitivement réglé puisqu’il n’y aura plus de médecin.

      Pour ce qui est du payement à l’acte, le supprimer pendant une période de pénurie médicale serait la meilleure façon d’aggraver le problème.

    • Paiement à la minute : voilà qui résoudrait pas mal de choses !

    • Et le malade incurable, tu le laisses crever sans soins?

    • et les avocats, etc

      ce sont des professions libérales
      si cela vous semble trop cher (surtout en France) allez voir un médecin fonctionnaire (dont vous ne voyez pas le cout réel !)

  • Il faut aussi tenir compte d’un effet de retardement. Il Faut plusieurs années pour qu’une administration constate une pénurie. Mais lorsque la pénurie est constatée, il faut encore compter plusieurs années pour que les nouveaux médecins soient opérationnels.

  • A mon avis, cet article intéressant comporte une erreur.

    Que l’on se comprenne bien : je suis opposé au numerus clausus. C’est un fait. Mais ce que cet article omet de préciser (et c’est majeur quand on parle de pénurie de praticiens), c’est que les jeunes médecins ne VEULENT PLUS exercer en « libéral ».

    Et pas seulement à la campagne. Les raisons de ce dégoût pour l’exercice libéral sont multiples :

    — Une pression fiscale intolérable
    — Pas de congés payés ce qui, associé à cette pression fiscale délirante, fait que les médecins prennent très peu de congés
    — Une population de plus en plus exigeante, agressive, procédurière, et qui, sous prétexte qu’ils ont lu la dernière ânerie sur doctissimo prétendent dicter au praticien ce qu’il doit faire et prescrire.

    Toutes ces conditions sont les principales motivations à l’origine de la raréfaction des médecins en exercice en France.

    • @ AlainLib

      question:
      Si la majorité des jeunes médecins diplomés ne veulent plus exercer en libéral, où les trouvent-on alors et avec quel statut ?

      • A l’hôpital, 35 h, gardes/astreintes payées et comprises dans les 35 h, pas de responsabilité personnelle (tribunal administratif), pas de prime d’assurance prohibitive, horaires de « bureau »…etc

        ou avec des statuts de remplaçants pendant 10 ans, statut qui permet de limiter les charges et de ne pas investir.

        • @ hank rearden
          qu’est-ce que le statut de médecin remplaçant ?

          • C’est pas un vrai statut. Tu es inscrit à l’ordre et tu remplaces contractuellement un médecin qui part en congés par exemple ou qui est malade. Comme tu bouges pas mal, tu peux louvoyer un peu niveau niveau charges. Tu es, par exemple dispensé de cotisation retraite en dessous d’un certain plafond.

      • Il y a aussi de plus en plus de médecins français qui s’expatrient.

    • Selon l’ordre, seuls 10% des nouveaux inscrits s’installent en « libéral ».

      Les départs à la retraite des médecins papy-boomers sont très importants en ce moment. Les gars partent à la retraite sans trouver de successeur. Quand on regarde la pyramide d’âge des médecins actifs, on se rend compte que nous allons vers des difficultés sanitaires prochains (dans les 2-3 années qui viennent, pas plus loin) liés à une démographie médicale très défavorable.

      La charge de travail augmente, les délais de RDV aussi et comme la fiscalité augmente aussi, on est tenté de limiter ce surcroit de travail….un effet ciseau typiquement socialiste.

      • Soyons optimistes : dans 2-3 ans, le socialisme aura explosé en plein vol. Il y aura alors une vague de changements dont on n’a même pas idée aujourd’hui. En attendant de former les dizaines de milliers de médecins en urgence, les médecins étrangers vont se battre pour venir exercer leur art libéral et prochainement libéré en France.

    • Complètement d’accord, j’ajoute rais pour ma part des conditions de travail éprouvantes (cf le taux important de burn out chez les médecins, justifiant la créations de cellules dédiées à ce nouveau type de pathologie ds les conseils départementaux. Réalité complètement occultées et négligée par le ministère.

  • Il ne faut pas oublier aussi que moins d’étudiants, c’est moins de dépenses universitaire. En France on préfére faire venir des diplômés étrangers, on croit que ça coute moins cher, et de plus en plus de diplômés français qui ont somme toute un bon niveau vont bosser à l’étranger là où leur compétences sont reconnues.

  • Comment tuer la médecine…

  • Il n’y a aucun corporatisme dans cette histoire, les médecins par leurs syndicats et par l’ordre alertent depuis plus de 10 ans sur cette situation….le gouvernement installe une pénurie et y répondra par une délégation de compétences ophtalmo -opticiens/ gynécologues -sage femmes/ en espérant y faire des économies….
    Ce numerus clausus est le principal responsable des déserts médicaux certaines voix s’élèvent pour obliger les jeunes médecins à s’installer à la campagne
    Personne ne connaitra jamais le nom des responsables politiques et hauts fonctionnaires responsable de ce gachis

    • La notion de corporatisme est apparue dans le discours étatique il y a quelques années comme quoi les syndicats avaient cherché à fermer la profession et non pas nos hauts fonctionnaires. Si certains ont pu avoir cette tentation, elle n’était que limitée car diminuer le NC c’était aussi diminué le nombre de médecins cotisants aux caisses de retraites (celle des médecins étant l’une des plus pillées par la « compensation »), avec impossibilité de maintenir ces retraites (et les syndicalistes sont souvent des médecins d’âges murs). Pour les hauts fonctionnaires, je peux confirmer que le discours était quasi-officiel il y a 25 ans (moins de médecins, moins de prescriptions, plus d’attente).

      • Désole mais en médecine (comme ailleurs surement ) les syndicats dit-représentatifs ne représentent à peu près qu’eux-mêmes.

  • IL ne faut pas oublier que les études de médecines sont particulières, qu’elles ne peuvent pas être géré par le privé à cause des stages!!! Les médecins du privés ne veulent pas forcement faire de formation et recevoir des étudiants. les étudiants ont un certains nombre de stage avec des services obligatoires ou passer. Avec le privé on peut toujours imaginer des dérives: stage pas vraiment fait etc…. Et si un étudiant d ESC est mal formé à cause de mauvais stage c’est embêtant juste pour lui, si un médecin ou un chirurgien est mauvais c’est déjà plus gênant …….. Donc l’état doit être responsable des études de médecine donc décider d’un NC +/- souple, le problème c’est qu’il est mal évalué et c’est vrai que l’histoire montre que les états sont incapable de faire des plans prévisionnels viables. mais la il est quand même facile de bien mieux faire tout en gardant un système plus ou moins identique. Car supprimer le NC c’est juste politique ca va surement se faire ca changera rien car à Tours pour avoir médecine fallait en gros avoir 9 de moyenne maintenant ils ont décidés qu’il fallait avoir 13 (en baissant la difficulté de l’épreuve, pas du concours) pour que les recu-collé aient des options derrière leurs echec. Donc en supprimant le NC les doyens des facultés n’augmenteront pas forcement les effectifs étudiants pris en 2eme année car on manque de place et surtout l’hopital public est surchargé pour les terrains de stages et c’est au dépend de notre formation

    • Les formations médicales privées existent dans de très nombreux pays avec des résultats tout à fait corrects. D’ailleurs, il y a plus de pays dits développés dont les études médicales sont privées et concurrentes entre elles que de pays où elles sont publiques. Dans ces pays les stages existent comme en France, ils se font dans des cliniques comme dans des hôpitaux publics, et le plus souvent les étudiants y sont évalués et au besoin sanctionnés beaucoup plus strictement que chez nous.

  • C’est pourquoi on assiste en France à un afflux de médecins roumains pour boucher les trous (« roumains », hein, pas « roms », roumains comme Eugène Ionesco ou Elvire Popesco)

  • la france , toujours en retard sur tout , toujours bonne dernière sur tant de chose , la france gouvernée depuis si longtemps par des abrutis que l’on se demande si un jour elle sortira la tête de l’eau ;je n’ai pas honte d’être française , mais j’ai honte pour les incompétents droite ou gauche qui dirige ce pays ;

  • Une notion pourtant essentielle n’est que peu utilisée dans les critiques de la démographie médicale, c’est le nombre d’acte. C’est dommage, car il s’agit de la notion de base, pour évaluer les besoins d’une population. Si une population nécessite disons 10 000 actes par an ( en équivalent consultations, actes techniques, actes de prévention, etc…), ce qui sera déterminant, c’est que ces actes soient fournis, à la limite peu importe qu’ils le soient par 10 médecins effectuant chacun 1000 actes, ou 100 médecins à 100 actes.

    Or dans la démographie médicale, quand on commence à gratter un peu plus profondément, on s’aperçoit que chaque praticien voit son « rendement » en nombre d’actes dans sa carrière diminuer de manière significative depuis 30 ans. Parce que sa carrière est plus courte (installation plus tardive, départ en retraite plus précoce), qu’elle est émaillée de plus de suspensions (grossesses, éducation des enfants, arrêts maladie), enfin parce que le nombre d’heures hebdomadaires et annuelles est en forte réduction.

    Au point que certains ont calculé qu’il faudrait entre deux et trois médecins d’aujourd’hui pour faire autant d’actes qu’un médecin des années 70. C’est probablement exagéré, mais il est certain que le développement important de la médecine salariée aux dépens de la médecine libérale, la réduction des horaires d’ouverture des cabinets médicaux, la féminisation massive de la profession ont fait chuter ce nombre d’actes. Ceci se rajoute à la problématique du numerus clausus, ainsi qu’à l’accroissement de la demande d’actes (population croissante et vieillissante) pour prévoir une situation très tendue d’ici quelques années, avec la généralisation des situations déjà observées en zone rurale.

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