Radiographie critique des candidats potentiels de la droite républicaine

Qui sont les candidats qui défendent des idées ? Qui sont les candidats qui défendent des postures ?

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Valérie Pécresse (Crédits : Marie-Lan Nguyen, licence CC BY 3.0), via Wikipédia.

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Radiographie critique des candidats potentiels de la droite républicaine

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 juillet 2021
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Par Claude Robert.

Au sein de la droite républicaine, plusieurs candidats à la présidentielle n’incarnent rien d’autre que leur image personnelle. Une image construite autour d’un visage et des propos rassurants mais derrière laquelle il est bien difficile d’imaginer un programme politique.

À cette étonnante absence s’ajoutent leurs virements de bord à répétition qui sont, pour tout électeur lucide, la signature de leur opportunisme. Loin d’être mus par le désir de sortir le pays de l’ornière dans laquelle il se trouve1, ces candidats sont essentiellement motivés par leur élection.

Aux antipodes de ce profil, d’autres candidats se font heureusement une bien plus haute idée de la politique. Ils annoncent leur projet, leur vision, voire même les efforts qu’il faudra consentir pour atteindre les objectifs que nous impose le dramatique contexte économique et social qui est le nôtre. Eux aussi tentent de séduire, penser le contraire serait une erreur. Mais ils le font cartes sur table.

Infantilisation contre discours adulte

Les premiers de ces candidats s’adressent principalement aux affects, aux instincts. Sans doute parce qu’ils font l’hypothèse que les électeurs sont comme des enfants, primaires et émotifs, incapables de raisonner au-delà de ce qu’ils voient avec leurs yeux et ressentent avec leur tripes.

À l’inverse, les seconds font le pari de leur maturité. Ils les respectent et les traitent en adultes capables de s’affranchir de la satisfaction immédiate de leur intérêt personnel. S’ils prennent ainsi le risque de déplaire, c’est tout simplement parce qu’ils sont transparents. En réalité, ils jouent ni plus ni moins le jeu de la démocratie, ce système politique dont on sait combien il fonctionne d’autant moins bien que le peuple souffre de sous information, de désinformation voire de sous-instruction.

La campagne pour la présidentielle a démarré tambour battant. N’est-il pas d’utilité publique de classifier ces candidats, qu’ils soient d’ailleurs encartés ou simplement satellites des Républicains, selon ces deux catégories ?  Dont acte :

Le groupe des Pécresse, Bertrand et Baroin

Valérie Pécresse et Xavier Bertrand affichent de nombreux points communs.

À l’approche de la présidentielle 2017, Pécresse a quitté l’équipe de François Fillon pour rejoindre Alain Juppé juste avant l’écrasante victoire du premier sur le second lors de la primaire de la droite et du centre. Aussitôt Fillon victorieux, elle est naturellement revenue vers lui.

Au-delà ce qui lui a valu à l’époque le surnom de « Valérie Traîtresse », elle aura fait la démonstration de son :

  • absence de vista : même si la victoire de Fillon à la primaire était une surprise, il existait plusieurs signes précurseurs d’un mouvement de fond, en particulier sur les réseaux sociaux et dans les quelques médias français encore libres ;
  • absence d’attachement aux idées : abandonner le porteur d’un programme de réformes libérales taillé sur mesure pour combattre notre déclin afin de rejoindre un chiraquien parfaitement soluble dans la doxa socialiste montre à quel point les idées et le projet ne sont pas essentiels à ses yeux.

En juin 2019, nouvelle pirouette : au lendemain d’élections européennes catastrophiques, Pécresse décide de quitter LR, de créer son propre parti et annonce que la refondation « ne pourra pas se faire à l’intérieur mais à l’extérieur » des Républicains. Ce qui ne l’empêche pas aujourd’hui d’accepter le principe de la primaire proposé par Christian Jacob. Vu que l’avenir du parti semble de nouveau s’éclaircir, c’est plus prudent.

Quant à Xavier Bertrand, il continue certes de faire cavalier seul. Mais il a fait la preuve de cette même propension à quitter le navire et à mettre dans l’embarras sa propre famille politique. Il claque en effet la porte de LR en 2017.

Au lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à sa tête, il déplore le positionnement « trop à droite » de celui-ci, et critique par la même occasion, plus de six mois après les présidentielles, sa famille politique qui, à l’époque, « n’a pas voulu dire clairement qu’il fallait voter Emmanuel Macron pour faire barrage à l’extrême droite ».

En mars 2021, en plein débat sur l’utilité d’une primaire au sein du parti qu’il a abandonné, il annonce sa candidature à la présidentielle. Depuis, il ne cesse de courtiser les voix de gauche, laissant même supposer une alliance avec Arnaud Montebourg, capitalisant sans vergogne sur le rejet du RN, allant jusqu’à avouer « préférer gouverner avec les communistes » lors des élections européennes.

Quoique Bertrand semble encore plus soluble dans les idées de gauche que Pécresse, tous deux partagent cette même caractéristique, à savoir qu’il est impossible d’avoir une idée précise du projet politique dont ils sont les porteurs.

À l’inverse, François Baroin est toujours resté fidèle à sa famille, jouant parfaitement le rôle de personnalité de réserve prête à bondir de sa boîte à chaque élection. Mais de la même façon que ses deux collègues, il véhicule cette même image souriante d’un leader politique sans conviction ni attachement aux idées.

Souvenons-nous : il était prêt à mettre en musique le programme de Fillon en tant que Premier ministre de celui-ci. Pourtant, dès les premières critiques contre ce programme jugé à tort profondément antisocial2, il a aussitôt proposé de le nettoyer de toutes ses aspérités libérales et de l’ensevelir sous les fausses bonnes mesures si chères aux socialistes.

Ainsi pourrait-on conclure, au sujet de Pécresse, Bertrand et Baroin, et sans aucune animosité à leur endroit, qu’ils ne semblent porteurs d’aucun projet politique particulier, si ce n’est celui d’être élus.

Le groupe des réformateurs : Retailleau, Lisnard, Barnier

Bruno Retailleau, David Lisnard et plus récemment Michel Barnier présentent des caractéristiques bien différentes.

Critiques du gouvernement socialiste actuel ou de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre pays, ils affichent des propositions précises et courageuses.

Ils ne le font d’ailleurs pas seulement sur les sujets du moment, comme l’insécurité, mais sur les causes profondes de notre déclin : la revalorisation de la culture, la maîtrise de l’immigration, le rétablissement de l’autorité de l’État et bien évidemment la ré-industrialisation qui, pour eux, loin des promesses éthérées du président, ne peut se faire sans un allègement du fardeau bureaucratique qui plombe la création de richesse du pays.

Au-delà de la motivation qui semble les habiter, et d’une compréhension des problèmes du pays, ces trois personnalités font preuve d’un véritable leadership. Ils n’ont jamais été pris en défaut de courir derrière tel ou tel courant porteur, tel ou tel électorat improbable. Au contraire, ils annoncent un programme, qu’ils construisent à partir des réalités sociales et économiques. Ils le proposent en toute transparence. Et c’est à l’électeur de se positionner en conséquence.

Il existe bien évidemment d’importantes nuances politiques entre Retailleau, probablement plus traditionnaliste, Lisnard, viscéralement libéral et réformateur, ou Barnier, plus consensuel sur la forme en tout cas, et pour le moment. Mais c’est bien entre ces trois candidats que se trouve, au sein de la droite républicaine, l’intérêt du pays. À l’électeur de se faire une idée.

  1. Avec une disparition de la moitié de son industrie en moins de 30 ans, un recul relatif régulier de sa richesse par habitant, une part croissante de la redistribution -actuellement, plus de 50 % des revenus perçus par les Français sont redistribués !-, l’insécurité croissante, etc.
  2. Preuve en est : l’accroissement du chômage, de la précarité et du recul économique depuis l’élection de Macron, alors que le pays a connu en même temps des troubles sociaux sans doute pires que ceux dont le programme de Fillon était accusé à l’avance de risquer de déclencher.
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  • Bertrand c’est le Hollande de droite, et Lisnard le nouveau Fillon j’imagine mais sans la notoriété en fait (pour l’instant). Et puis à ceux-là se rajoutent les candidats de droite hors LR (je pense à Zemmour qui le sera probablement). De toute façon, LR s’est fait piégé par les socialistes qui ont dramatisé toute alliance éventuelle entre le RN et LR. Et aujourd’hui le RN, via MLP, a des tendances socialistes également…

  • « Lisnard, viscéralement libéral et réformateur » : quelle blague ! C’est un étatiste de droite, certes avec peut-être un peu plus de rigueur gestionnaire, mais il n’est pas du tout libéral…

    Lisnard, c’est un Fillon bis, ce n’est pas étonnant que Claude Robert s’enthousiasme pour Lisnard puisqu’il était groupie de Fillon. Il y a quatre ans, à travers de fines analyses comparatives, Contrepoints avait bien montré que le programme économique de Fillon était très proche de celui de Macron, ces deux-là se distinguaient surtout sur les aspects sociétaux, Fillon étant conservateur, tandis que Macron plus progressiste.

    Pour une analyse critique du prétendu « libéralisme » de Lisnard, lisez le très bon article de Nathalie MP Meyer : https://www.contrepoints.org/2021/06/15/399578-david-lisnard-le-liberal-de-la-croisette

    • Il a fait parlé de lui récemment en désinfectant les plages, c’est psychologique, c’est bon pour ses.administres froussards.. Et en effet son cursus prête à rire au niveau du libéralisme, il est de gauche comme les autres et prêt à tout pour avoir un bon poste… Comme les autres.. Qui n’ont en fait vraiment rien à foutre des gueux .
      Je risque d’apparaître en miroir, test pour sortir de la congélation, mille excuses. Ça a échoué, trop fort. ?

    • J’aimerais bien savoir quels sont les arguments de ceux qui me mettent -1

      Parce que de mon côté des arguments j’en ai : l’anti-libéralisme de Lisnard est plus qu’évident dans ses actes comme dans ses discours : un bouquin dans lequel il prône une politique de bureaucratisation et de subvention massive de la culture, un gaspillage d’argent public pour nettoyer les plages cannoises à l’eau oxygénée pour soi-disant éradiquer le covid, un plaidoyer pour la stratégie zéro covid dans les médias, la mise en place à Cannes d’une gendarmerie municipale avec des chiens dressés à renifler les gens dans la rue pour identifier les malades du covid, la promotion de la détention administrative pour les malades sous supervision de l’assurance maladie, un passeport intérieur pour que les établissements et les employeurs puissent vérifier l’état de santé des gens, etc.

      Ce mec est un dingue aux idées profondément liberticides.

    • Le clip dans cet article m’a convaincu, c’est le plus libéral que la France puisse espérer.

  • Bertrand est un rabatteur de voix pour Macron, peut-être qui s’ ignore puisqu’ il ignore même qu’ élu président de région avec trois voix deux cacahuètes et des dizaines de milliers de bras d’ honneur ne le porte pas franchement à la magistrature suprême.
    Quant à Pécresse…mon Dieu.
    Pauvre droite, vieille chimère, pauvre France.

  • Pour moi la question qui peut les départager est: qui est confinolatre et qui est pour la vaccination obligatoire/passe sanitaire ?

    Bertrand a montré qu’il était pour. Pecresse ne dit rien. Et les autres ?

    Beaucoup de LR sont pour le passe sanitaire.

    Ce serait bien qu’il y ait une étude des votes à l’assemblée.

    • Il faudrait rendre obligatoire, avant n’importe quelle élection, la publication des votes des lois ou décrets (ou autres) des candidats, le cas échéant selon moi. Pour se faire une idée rapide du positionnement politique dans les actes.

  • Une démocratie sans contrôle permanent de ses représentants est un leurre !

  • Comme disait De Funès : « Promettez tout, je ne donnerai rien ! »

  • Le simple fait que certains envisagent SÉRIEUSEMENT de voter pour Xavier Bertrand, le fantoche par excellence, montre bien que trop de gens sont irrarionnels. Ils votent pour un candidat parce que sa tête leur est plus familière ou parce qu’il utilise les bons adjectifs au bon moment (« gaulliste », « attaché au territoire »).

    Xavier Bertrand, c’est encore un de ces centristes qui veut absolument nous faire « éviter l’extrême droite ».

    J’aimerais un jour revoir un candidat de droite qui veuille absolument nous faire éviter la gauche.

    • Si Bertrand a une chance de battre Macron, je voterai pour lui dès le 1er tour (en me bouchant le nez). Il ne faut pas se tromper de stratégie : TSM et non le meilleur champion du libéralisme qui n’a aucune chance d’accéder au 2E tour pour l’instant : 5,5 millions de fonctionnaires + 600 000 élus, ça représente au bas mot 18 millions d’électeurs. Pour qu’un candidat l’emporte face à Macron il devra : 1) Etre très critique sur ce mandat et sur la personne de Macron 2) Etre très discret sur la réduction de l’ingérence et du périmètre de l’état sauf en matière sanitaire (faire sans dire le libéral).

  • WAUQUIEZ président de la Région Rhône Alpes Auvergne est le plus crédible. ZEMMOUR ne se présentera pas mais il est fort possible qu’il soutienne WAUQUIEZ.

  • J’aime bien l’article et sa méthodologie de positionnment des candidats dans un plan bifactoriel. Ca permet déjà d’éliminer 3 polytocards girouette. J’ai plus de doutes quant à Barnier qui m’apparaît quand même comme un apparatchick opportuniste: difficile de voir en lui un libéral. Il serait intéressant de les discriminer selon ces 2 facteurs : réduction du périmètre de l’état et libéralisme institutionnel (instauration du RIC, votations à la suisse, subsidiarité). Et aussi selon leur motivation à défendre la liberté et la propriété.

    • Hank, il faut peut-être patienter avec Barnier car il vient de rentrer dans l’arène et ne délivre que depuis peu des infos sur son programme. Je pensais comme vous il y a quelques mois, mais on dirait qu’il précise de plus en plus son projet… A suivre

      • Ca fait 25 ans que je patiente avec Barnier et son parcours au sein de la « droite » française et à l’Europe ne m’incite pas à l’optimisme. Je juge plus sur les actes que les promesses.

    • Nos politiciens n’ont déjà pas beaucoup de pouvoir. Beaucoup de décisions leur sont imposées par Bruxelles (entre autres). Si en plus, ils doivent confier les clés qui restent au peuple, ils vont se retrouver à poil !

  • Peu importe en fait qui remportera la mise pourvu qu’il serve à battre Macron et mette fin aux ambitions présidentielle de Le Pen.
    Le mieux, à mon humble avis, serait que Barnier fasse un mandat pour remettre les pendules à l’heure: constitution, septennat, fin des présidents « PDG », rôle régalien de l’État,…….
    Ensuite, si les français acceptent de s’assumer de droite, Wauquiez qui n’a pas démérité, pourrait prendre sa succession.(Ce qui ne manquerait pas de sel quand on se rappelle que les deux se sont à une époque opposés…)

  • Barnier rejeton de l’Europe qui a pour mission de détruire les pays et leurs culture découvre, après 20 ans de Nomenklatura et de silence que l’immigration est un problème. S’il est légitime de faire carrière détruire son pays pour ce faire est ignoble.

  • Peu importe le vainqueur pourvu qu’il mette fin au règne de Macron et aux ambitions présidentielles de Le Pen.
    A mon humble avis, Barnier pourrait effectuer un mandat pour remettre l’État d’aplomb (septennat, régalien, fin de la république des juges,etc…).
    Par la suite, Wauquiez qui n’a pas démérité, pourrait lui succéder si les français s’assument enfin comme de droite.
    Çà ne manquerait pas de sel qu’en on se rappelle que les deux se sont opposés.

  • A Européaniste.
    La Pécresse « fricoterait » avec la Corée du Nord pour accéder à la présidence, expliquant « en même temps » qu’elle n’est pas communiste, mais sympathisante LR sans y être inscrite !

  • Barnier, c’est bien le molosse de la Commission qui avait de la bave aux lèvres quant les Britanniques ont voté contre son maître ?

  • Comme si bien dit en tête d’un article ici même hier: »Le passe-temps populaire des démocraties modernes – punir les diligents et les économes, tout en récompensant les paresseux, les imprudents et les dépensiers – est cultivé via l’État. »
    A partir du moment où l’électorat est composé de davantage de « paresseux, imprudents et dépensiers » que de « diligents et économes », je ne vois pas comment quoi que ce soit pourrait changer….

  • Et avec le « quoi qu’il en coûte » relatif à la crise covid, je crois qu’il y a des signaux qui ont été envoyés qui ne peuvent qu’aggraver le phénomène….

  • J’ai eu beaucoup de mal à aller plus loin que le passage où l’escroc Fillon est qualifié de libéral (ouarf !)…
    Quant à la bande des 3 pseudos réformateurs, ils ne valent guère mieux que les autres. Ils n’ont juste pas encore eu le temps de décevoir…
    Les politiques français sont grosso modo des fantoches. Ils prennent leurs ordres à Bruxelles et autres institutions supra- nationales.
    Croire qu’ils pourraient tenir la moindre promesse qui ne rentrerait pas dans le moule fabriqué par des forces supérieures à la nation est une immense naïveté.

    • Jérémy Lapurée l’article parle bien du programme libéral de Fillon, et objectivement, sur le papier, ce programme était d’inspiration libérale. Il est impossible de nier l’inspiration libérale de ce programme, même en traitant de tous les noms son auteur F.Fillon

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