L’hydrogène : la triple peine pour le consommateur 

La voie hydrogène est une ruineuse impasse à fuir d’urgence, et les 7 milliards d’euros prévus par le gouvernement pour son développement constituent un épouvantable gâchis de fonds publics !

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L’hydrogène : la triple peine pour le consommateur 

Publié le 22 avril 2021
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L’engagement incroyable de la France de 7 milliards d’euros dans un plan hydrogène constitue une faramineuse gabegie d’argent public dont vont se gaver les industriels et autres start-ups qui profiteront de l’aubaine pour un résultat prévisible nul.

Le coût pour la collectivité

Selon RTE, le prix de l’hydrogène décarboné produit par électrolyse apparaît toujours supérieur à celui issu du méthane par la technique du vaporeformage, même en tenant compte d’une baisse de coût importante des électrolyseurs. Le développement de la filière sera donc dépendant de l’évolution de la fiscalité et du soutien public.

Avec une taxe du CO2 fixée à 30 euros par tonne, le coût complet de l’électrolyse apparaît encore très supérieur à celui du vaporeformage du méthane (c’est la raison pour laquelle l’hydrogène utilisé aujourd’hui est d’origine fossile).

En revanche, une forte taxe sur le carbone, par exemple de 375 euros/t à l’horizon 2035, rendrait l’hydrogène issu du méthane plus coûteux que l’électrolyse.

Mais qui va payer la multiplication par 12 de cette taxe pour renchérir artificiellement le produit final ?

Le contribuable-consommateur bien sûr !

Or, paradoxalement, l’augmentation du prix du carbone sur le marché européen défavorise l’hydrogène bas-carbone par rapport celui issu d’énergies fossiles.

En effet, le prix de l’électricité émettrice du CO2 pour sa production en Europe dépend fortement du prix du CO2. Et son augmentation conduit finalement à pénaliser la production d’hydrogène bas carbone par électrolyse… grande consommatrice d’électricité.

L’hydrogène : pourquoi faire ?

Au-delà de son utilisation efficace comme intrant dans des procédés industriels, certains utopistes cherchent à utiliser l’hydrogène produit par électrolyse comme un « vecteur énergétique propre » qui succèderait au gaz et au pétrole dans la mobilité à condition qu’il soit produit par des sources d’électricité décarbonées.

Il peut également être utilisé pour réduire les émissions du système gazier, aujourd’hui responsable d’environ 100 MtCO2/an en France (contre environ 20 MtCO2/an pour le secteur électrique) selon trois modes :

  1. En le mélangeant au méthane dans les réseaux de gaz naturel, dans des proportions faibles (de 6 % à 20 % en volume, soit 2 à 7 % en énergie car à la pression atmosphérique le méthane contient 11 kWh/m3 tandis que l’hydrogène ne contient que 3 kWh/m3, soit trois fois moins).
  2. En le transformant en méthane de synthèse à l’issue d’un processus de méthanation nécessitant l’ajout de CO2 : ce méthane de synthèse présente alors les mêmes caractéristiques que le gaz naturel et peut être injecté sans limitation dans les réseaux publics de transport et de distribution de gaz.
  3. En convertissant le réseau (ou une partie) à l’hydrogène pur et en adaptant les équipements finaux (chaudières…).

Toutefois, mis à part le socle que constitue la demande d’hydrogène pour des usages industriels, il n’existe pas de consensus sur la place à long terme de l’hydrogène bas carbone dans les scénarios de décarbonation massive.

La solution de stockage de l’électricité en hydrogène pour reproduire de l’électricité (power-to-gas-to-power) est pénalisée par son faible rendement énergétique :

  • La boucle de transformation de l’électricité en hydrogène, puis éventuellement en méthane de synthèse pour être stocké, pour enfin être retransformé en électricité via une centrale de production au gaz a un rendement de 25 %.
  • Celle passant par la pile à combustible (ou une combustion directe de l’hydrogène dans des turbines si cette solution démontre sa faisabilité technologique) a un rendement à peine meilleur d’environ 35 %.

Injection d’hydrogène et triple peine

L’injection d’hydrogène dans le réseau de gaz naturel a été étudiée en 1976 dans le cadre du groupe de travail hydrogène créé par Michel d’Ornano, alors ministre de l’Industrie et rapidement rejetée car la capacité thermique de l’hydrogène est trois fois moindre que celle du gaz naturel.

La proposition d’introduire de nouveau de l’hydrogène dans le réseau gazier est une mauvaise idée en raison de la propension de ce gaz à fuir à travers les canalisations et de sa capacité calorifique volumique… trois fois inférieure à celle du méthane !

Une telle décision reviendrait à infliger aux consommateurs une triple peine :

  1. Un produit coûteux de moindre qualité calorifique
  2. Une consommation plus élevée
  3. Des factures de gaz incluant l’hydrogène plus élevées pour payer le développement de cette filière non viable économiquement sans de monstrueuses subventions.

La voie hydrogène est une ruineuse impasse à fuir d’urgence, et les 7 milliards d’euros prévus par le gouvernement pour son développement constituent un épouvantable gâchis de fonds publics !

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  • ca me rappelle la route solaire de Ségolène,mais cette fois ci on compte en milliards et non plus en millions. Quand Oui-oui fait le la chimie…

  • La planète mérite bien de gâcher 7 milliards….. Combien de milliards gâches par l’eolien /solaire ?
    Je suis ni pour ni contre je ne sais pas si cette solution permettra de compenser l’énergie perdue produite par les intermittents et qui coûte des milliards mais nos charlots le pensent.

    • Vous répondez vous-même à la question : c’est une non-solution pour tenter de dissimuler un vrai problème.

      Et c’est doublement stupide : on tente de résoudre le problème d’amortissement des éoliennes sur-numéraires en aggravant le problème du stockage coûteux des carburants volatiles.

      • Et encore… qu’il s’agisse d’un vrai problème reste à démontrer !

      • Le problème n’est pas le climat le co2 mais le solaire et les éoliennes et ils le savent d’où l’hydrogene, la solution batteries étant totalement hors de portée de nos économies ni les mines de lithium en quantité suffisante, ça plus les bagnoles….

    • Au-delà de l’aspect économique et technique de la question, je pense qu’on devrait s’intéresser de près à l’aspect financier – et dans le pire des termes.

      Si on pousse en avant une « solution » douteuse, l’intérêt est probablement moins général qu’on peut le penser. La presse devrait s’intéresser de plus près à la question, mais je crois que les décodeurs sont en panne ou en mode dégradé : à peine capables de détecter la terre plate est une fake-news.

    • @Avorton et autres
      Bizarre qu’au moins 4 personnes n’aient pas compris que c’est du second degré !

  • Décidément, la lutte acharnée contre le moteur à carburant fossile nous fait faire les pires âneries.
    D’abord le moteur électrique, une impasse depuis plus d’un siècle. Maintenant le moteur à hydrogène.
    Il ne me semble pas que le moteur à explosion ait été subventionné à ses débuts. Il s’est imposé parce que c’était le meilleur choix pour se déplacer.
    Et si on laissait faire les industriels et les chercheurs ?

    • Il me semble qu’à l’époque, l’électrique et le thermique était en concurrence… Mais le lobby thermique a gagné… Nous aurions donc pu avoir des voitures électriques (et la recherche qui va avec) dès le début / milieu du XXe siècle.

      • Je ne crois pas, car la production d’électricité (à l’époque par des centrales thermiques), puis son transport et enfin son utilisation pour faire avancer la voiture aurait consommé davantage d’énergie que l’utilisation directe du pétrole dans la voiture. Sans compter l’éternel problème de la batterie à recharger, au lieu d u réservoir que l’on peut remplir en qq minutes….

      • Pas un lobby, la densité d’énergie des batteries de l’époque était ridicule, l’autonomie n’était que de qq Kms.
        C’est ce qui a tué la voiture électrique bien qu’elle avait l’énorme avantage d’être bien plus fiable que les vieux moteurs thermiques de l’époque.

      • Pour ce qui est des transports à énergie embarquée, le vainqueur est celui qui offre la meilleure densité massique d’énergie. Les solutions électrochimiques (batteries) sont ridicules en comparaison des combustibles carbonés, pas besoin de lobby pour faire triompher l’évidence. L’hydrogène a une bonne densité massique mais une faible densité volumique à moins d’être comprimé dans des conteneurs très lourds dont la masse doit aussi être prise en compte.
        Et si d’aventure on parvient à maîtriser l’antimatière, il en suffira d’un dé à coudre pour déplacer toute la famille à perpétuité.

    • Je prends tous les paris qu’après avoir cramé des centaines de milliards d’argent des autres (ceux qui bossent) pour soit-disant sauver la planète et après avoir constaté que cela n’y faisait rien, on reviendra aux moteurs diesel et essence dont la technique est très au point même s’il y a encore des améliorations à trouver.

  • En plus du non sens économique, l’hydrogène utilisé à grande échelle conduirait inévitablement à des accidents catastrophiques.
    La seule solution pour embarquer suffisamment d’hydrogène est le stockage haute pression.
    Pour une voiture, il faut embarquer 6 kg d’H2 soit un réservoir de 100 litres sous une pression de 700 bar.
    Sous cette pression, la garantie de l’étanchéité est impossible.
    De plus il faudra multiplier des stockages importants un peu partout dans le pays pour assurer l’approvisionnement.
    Dans un pays qui refuse tout risque industriel, cette piste parait complètement surréaliste.

    • N’ayez pas peur ! (Jean-Paul II)
      Les voies du saigneur dont impénétrables (Bercy)
      Y a-t-il un ingénieur dans la salle?

    • le problème est que l’hydrogène migre dans les alliages métalliques te les fragilise. donc boum au bout de quelques temps. et que se passe-il en cas d’accident, de choc ? Matériaux composites pour 700 bars ?

  • L’hydrogène? Boum

  • Avec l’hydrogène, la bande incompétents aux commandes croient que ça va permettre de régler le problème de intermittence des ENR et ainsi permettre un basculement de mix énergétique des fossiles vers un mix ENR.

    Les marchands d’éoliennes et autres panneaux PV… appuient la dessus pour espérer refourguer encore plus de leur camelote.

    Avec les performances techniques actuelles, toute personne dotée d’un léger bon sens et d’un minimum de bagage technique voit que ça ne peut pas marcher sur le plan technico-économique.

    Donc oui, ce sera 7 milliards de plus de jeté par les fenêtres. On en a déjà escampé 120, on n’est plus à ça prés…

    • Tout cela sert à masquer un faux calcul de rentabilité des éoliennes qui ne tient pas compte du prix de marché. On a beau mettre en place une économie socialiste et planifiée, le prix de marché demeure même s’il est virtuel.

  • Les écolos jouent à l’apprenti-sorcier.

    Et tout ça pour quoi ? Pour stocker de l’énergie alors que c’est la pire façon de le faire : impossible de stocker longtemps et en quantité la plus petite des molécules car elle diffuse à travers le métal.

    Déjà le gaz est une mauvaise solution pour produire de l’électricité. La variation de la demande suivant la saison, l’heure et la météo (plus la compensation de l’intermittence des ENR) impose une surcapacité de production. Avec des carburants il faut une surcapacité de stockage en plus de la surcapacité de générateurs. Le carburant qu’on ne peut pas stocker devient une ressource tout autant que l’électricité qu’on peut produire avec : économiquement, sa valeur augmente avec le besoin.

    Le producteur d’électricité au gaz n’a pas d’intérêt à investir dans une surcapacité car il paie son carburant au prix fort quand il peut vendre son électricité au prix fort et en temps normal son investissement en surcapacité ne peut être amorti.

    On fait face à une triple impasse : technologique, sécuritaire et économique par nature et non pas parce que on n’a pas l’infrastructure.

    Le Texas a eu au début de l’année une coupure de courant de près d’une semaine car la moitié de ses éoliennes et de ses conduites de gaz ont gelé en même temps et qu’ils ne savent pas économiquement financer la surcapacité ni avec l’éolien ni avec le gaz.

    • @Alan

      Vous écrivez « Déjà le gaz est une mauvaise solution pour produire de l’électricité.  »

      En fait ça dépends.

      Les turbines à combustion demandent un très faible investissement au KW installé, et par conséquent mobilisent peu de capitaux pour assurer les capacitées de réserves servant à couvrir la pointe.

      De plus, le Kwh produit contient moins de CO2 que les centrales Fioul/charbon. (Pour l’émission de GES, il faut ajouter les fuites de méthane et la, la différence avec le charbon est peut être moins évidente…)

      Enfin ce type de centrale à turbine à gaz peut être complétée par un cycle combiné (plus lent) qui propulse le rendement à des valeurs très intéressantes pour de la « semi base » , nécessaire aux ENR quand on a pas de nucléaire.

  • çà fait plus de 60 ans que les laboratoires américains et européens planchent sur ce problème sans avoir trouver de solution rentable et pouvant être miniaturisée !!! et bien sur avec 7 petits milliards ( combien avons nous déjà dépensé dans le monde et en France ??? ) nous allons inventer en quelques mois ce que les meilleurs centres de recherche n’ont pas réussi en 60 ans !!!!

  • L’ami Michel G. avance des choses très faciles à comprendre et très souvent bien étayées, mais aussi dites pour rallier complètement à sa vision des défis actuels de l’énergie. Mais rien n’est simple et tout se transforme comme disait Antoine de L.
    Production mondiale actuelle de l’hydrogène > 80 Mt/an, soit 1kg ~ 11.2 Nm3. Donc c’est un « bon » produit industriel, en fait peu utilisé pour la mobilité jusqu’à présent (sauf pour l’espace). Est on contre l’exploration spatiale?? Pourquoi pas?? Le « reste sert essentiellement à enlever le soufre pour nous faire des carburants propres… c’est pas trop mal que nos moteurs thermiques soient déjà moins sales et ne produisent que du CO2 et quelques effluents, qui cependant dérangent beaucoup la sphère écologisme. Une autre utilisation importante est la production d’ammoniac et donc d’engrais… Tout le monde, ou presque, apprécie d’avoir de bons légumes dans son assiette. Une partie du reste sert à faire des plastiques (pas tellement les sacs de supermarché) mais surtout ceux techniquement importants.
    L’hydrogène produit actuellement à partir du gaz, du pétrole ou du charbon laisse pour 1t H2, au moins 12 t CO2 (il faut avoir « vu » ? le ciel chinois près de la conversion charbon/hydrogène pour y croire). De notre côté nous produisons de l’électricité parmi les moins carbonée du monde grâce au nucléaire… mais cette voie est intermittente.. eh oui Michel. La nuit nos centrales nucléaires en marche constante produisent en excès, excès qu’il faut techniquement évacuer (les piles Li…de Monsieur Musk ne suffisent pas…). On vend donc en grande partie à la Suisse.. à bas prix… ils remontent l’eau des barrages de bas en haut, et le jour les turbines helvètes fournissent de l’électricité « verte » à l’Italie (à bon prix)…qui déteste le nucléaire… Bon, si cet excès d’électricité décarbonée était électrolysé sur notre sol, on pourrait produire jusque près de 50 t d’hydrogène par nuit et par tranche de 1300 MW. Bon le choix du « buffer » Suisse a été fait et c’est techniquement difficile de tout remettre en question.
    Cet hydrogène « vert » pourrait servir d’abord à l’industrie sidérurgique et cimentière ou outre chauffer les fours, on pique l’oxyde des minerais (réduction) pour faire du métal (ou du ciment) et très beaucoup de CO2… Bon je n’ai pas la phobie du CO2, mais puisque l’on nous bassine beaucoup avec ce gaz, il faut quand même y réfléchir d’autant que les ressources fossiles ne sont pas renouvelables ad eternam pour faire à la mode.
    La où l’affaire se complique c’est que sous la « pression » de ce CO2 ambiant, les gouvernants qui suivent l’air du temps et le sens du vent (pour diverses raisons) abondent d’abord l’idée populaire du transport bagnole, et naturellement les lobbies suivent à la course à l’échalote aux subventions… C’est humain non! Mais ces lobbies sont essentiellement les « gaziers/pétroliers » qui veulent toujours « distribuer en bouteilles » comme on distribue l’eau minérale dans les grandes surfaces… Et c’est bien ce côté gris que Michel Gay tend à dénoncer. Tant qu’il y a de l’argent à faire « on » y va: comme la valorisation de Tesla qui repose sur des bons carbone, les Norvégiens qui décrétant pour 2030 « tout » voiture électrique pour leur poumon rose (Li chinois! mais au diable la pollution), tout en vendant abondamment pétrole et gaz pour les poumons d’ailleurs.
    Le transport via l’hydrogène prendra d’abord sa valeur pour des transports lourds comme les tankers, porte containers et les Costa’s, comme les trains moyennes distances, gros camions (ex: Nikola), et pas forcément avec la pile à combustible encore bien trop chère pour les grandes puissances. Le moteur thermique reste économiquement mieux placé. Il va sans dire qu’une station service ravitaillée par des trailers (40 t de ferraille pour 0.4 t H2) c’est un peu court pour satisfaire à 2000 véhicules/jour comme celle d’un hypermarché (exercice: 1kg H2 pour 100 km/véhicule, calculez le nb de trailers à mettre sur les autoroutes pour desservir les quelques milliers de stations services en France)… Donc à ce point, Michel G. a raison pour la mobilité individuelle, nightmare en vue. Il y a donc à progresser dans ce domaine avant que la bulle des subventions n’abreuve que des solutions hâtives, avant de dégonfler.
    Un « carrefour » critique est que l’électricité ça se transporte facilement et d’autant plus économiquement à grande puissance et cela EDF sait le faire « vertement ». Les gaziers viennent avec des solutions de densification (compression et liquéfaction) énergétiquement onéreuses et de voies de distribution assez questionnables. Restera à produire on-site, densifier de façon physique et énergétiquement valable (ça a même été proposé en France!) et peut être la mobilité individuelle via l’hydrogène sera viable. Maintenant, si quelques fractions de milliards d’euros de ces mannes européennes (locales et EU) étaient consacrées à la mise au point de filtres efficaces envers CO2 et particules fines, le bilan carbone global de la voiture EV (à batterie lithium) serait largement battu par des voitures thermiques, pas chères, longues portées et pourvoyeuses d’emplois. Jules Verne nous a fait espérer avec l’hydrogène, mais comme toujours faut pas commencer par mettre la grenouille en face du bœuf…

    • Du vent et de l’air tiède, avec quelques petits bouts d’idées qui flottent au milieu, mais que des conneries. 2 sur 20, parce qu’il y a un semblant de plan.

      • De l’air tiède , c’est surtout entre vos deux oreilles qu’on peux en trouver…il y a de la place visiblement.

        • Très drôle, mais faux: un simple coup d’oeil sur la longueur et la teneur du commentaire de Hydromaniac suffit pour voir tout de suite qu’il brasse beaucoup plus d’air vide que le mien ^^

          • On croit rêver. Un commentateur prend la peine d’écrire un long commentaire et ca devient la preuve que sa contribution est nulle. Tout ca venant d’un type qui n’apporte aucune argumentation, juste des insultes..

            • Un commentateur qui a choisi comme pseudo « hydromaniac » …

              Quand on m’explique que le nouvel Ariel lave 2 fois plus blanc, je ne prends pas la peine d’acheter des barils de chaque version, investir dans un colorimètre et faire des tests sur une dizaine d’échantillons.

              Quand « hydromaniac » nous explique que l’hydrogène lave 2 fois plus blanc … pas mieux.

              Mais j’ai peut-être tort … sur Ariel.

    • Yaka, Faucon.

      Moi je veux bien croire à un « filon » qu’une entreprise privée cherche à exploiter. Moins aux idées qui partent de la solution pour arriver au problème.

      La voiture à hydrogène a existé, c’était une laguna, mais je n’en ai jamais vu dans les rues. Bizarre.

      Si vous voulez stocker massivement de l’énergie par pompage / turbinage et concurrencer la Suisse, il faut construire plein de montagnes (avec des fonds privés). On en a bien quelques unes, mais les habitants égoïstes n’ont pas envie qu’on transforme leurs villages en lac de retenue.

    • @Hydromaniac

      Toute la question est de savoir s’il est plus intéressant de vendre les surplus a la suisse ou aux usine de conversion vers de l’H2.

      Il est fort probable que pour obtenir un MWh H2 à un cout acceptable sans subventions, (Disons compétitif avec de l’H2 issu du gaz) , le cout du KW a l’entrée doit être tellement bas que la suisse restera probablement un meilleur client…
      Sur le plan émissions CO2, les MWH manquants à l’italie seront remplacés par quoi?

  • Fabuleux ! Un technicien rappelle qu’en matière de production d’énergie, c’est le rendement global de la chaîne de production qui est l’étalon ! Alors, la chaîne hydrogène française, utopie ou futures « captations » de capitaux publics ? Rappel : combien ont coûté au français moyen les multiples « captations » de capitaux publics depuis que la planification industrielle étatique existe ? Faut-il remonter aux canons de Gribeauval voir entrevoir un succès… gâché par une politique impérialiste ?

  • Faire de l’hydrogène avec de l’électricité, c’est un peu fabriquer du caramel pour en extraire du sucre, non ?

  • encore du copinage entre les politiques, les associations lucratives à but fumeux et les capitalistes de connivence !
    A traduire en justice et vite !

    Rendez-nous l’argent !

    • …… Rendez-nous l’argent !
      Vous avez raison ! Avec cet argent on pourrait mettre — par exemple , disons …. 7 milliards — pour le développement de la filière hydrogène.
      Pardon ? C’est idiot ? ….. J’ai du rater quelque chose ! Faudra qu’on m’explique !
      Hydrogènement vôtre. JEAN

      • Non, avec le fruit du travail qu’on leur vole, les individus auraient produit des choses qu’il leur semblent plus utiles que ce que les politiques prétendent leur imposer. Au bout du compte, les bénéficiaires des subventions en tous genres finissent toujours par acheter ce dont ils ont besoin et qu’ils choisissent eux-mêmes, c’est le but ultime de toute redistribution forcée. En toute justice, ce choix doit revenir à ceux qui produisent des choses utiles pour les autres, et non à des parasites. Pour éclairer mon propos, soit un producteur de la filière hydrogène qui vit de subventions. S’il a besoin de subvention, c’est justement parce lui-même, ses salariés, ses fournisseurs réclament un salaire pour le prix de leur travail. Avec ce salaire, ils achèteront ce que bon leur semble à condition qu’ils le trouve sur un marché. Mais pourquoi eux et pas ceux à qui on a pris pour les payer ? Le fait de réclamer des subventions pour acheter sur le marché est auto contradictoire et surtout injuste. De plus, ce producteur et associés, comme les victimes, verront leur ardeur au travail diminuer au fur et à mesure que ce que subventions et règlements s’étendent et qu’ils ne peuvent jouir comme ils l’entendent du fruit (légitime ou non) de leur travail. En sus d’être immoral, auto contradictoire, ce système est destructeur.

  • Il est clair que l’utilisation de l’hydrogène dans le cadre d’un moteur à explosion est très loin d’être maîtrisé et aujourd’hui la folie hydrogène est surtout le cheval de Troie des énergies renouvelables et de l’éolien en particulier pour donner une réponse (très mauvaise pour l’instant) à leur intermittence.
    L’autre solution avec l’hydrogène est la pile à combustible dont l’idée extrêmement simple est de créer de l’électricité et de l’eau en combinant hydrogène et oxygène: a première vue, c’est génial et d’ailleurs le concept a été inventé il y a plus d’un siècle et demi.
    Il y a cependant un bémol car pour arriver à créer les réactions souhaitées, il faut d’abord créer des ions hydrogène et oxygène et cette opération demande des catalyseurs qui jusqu’à présent étaient à base de dérivés du platine, rares et coûteux. Je ne sais pas si ce dernier point à bénéficier récemment d’avancées technologiques mais il ne doit pas être oublié!

  • Pouvez-vous préciser? car de prime abord je ne vois pas ‘intérêt!

  • Comme toujours, les articles de Michel Gay sont intéressants sur le plan technique. Mais il faut aller plus loin et :
    1) remettre en question le dogme du catastrophisme climatique dont toute la liturgie n’a ni queue ni tête
    2) rappeler que les meilleurs solution technico-économiques n’émergent que sur un marché libre dans lequel les individus disposent de l’intégralité des fruits de leur travail (y compris d’investissement) et sont entièrement responsables des conséquences de leurs choix, c’est à dire que s’ils se trompent, ils perdent, autant que s’ils réussissent, ils gagnent.

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