Le nucléaire est le meilleur pour le climat : 6 g CO2/kWh !

Même l'ancien ministre de l’Écologie, François de Rugy, commence à déclarer le nucléaire bon pour la planète. Passons au nucléaire !
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Le nucléaire est le meilleur pour le climat : 6 g CO2/kWh !

Publié le 23 mars 2021
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Par Dominique Grenèche et Michel Gay.

La production d’électricité d’origine nucléaire émet beaucoup moins de gaz à effet de serre (GES) que l’éolien et que le photovoltaïque (PV) !

Le tableau libertin L’origine du monde du peintre Gustave Courbet semble avoir autant scandalisé les pudibonds en 1866 que le chiffre de 6 g CO2/kWh (6 grammes d’émission d’équivalent CO2 par kilowattheure) émis par l’électricité d’origine nucléaire effraie aujourd’hui les antinucléaires : « Non, ce n’est pas possible ?! » crient-ils en chœur.

Pourtant, si ! C’est vrai !…

Les chiffres sont de 6 g CO2/kWh pour le nucléaire, de 15 g CO2/kWh pour l’éolien (trois fois plus) et même de 55 g CO2/kWh pour le PV (presque 10 fois plus !) selon l’ADEME.

Un précédent rapport faux de l’ADEME sur le nucléaire

Dans son rapport « base carbone » de 2014, l’ADEME indiquait pourtant des émissions de 66 g CO2/kWh (page 93) pour le nucléaire en se référant à une étude de 2008 de Sovacool et affectait une valeur de seulement 10 g CO2/kWh à l’éolien et 32 g CO2/kWh au PV.

Dans ce rapport de 2014, les émissions de CO2 du soleil et du vent étaient donc bien inférieures à ceux du nucléaire… selon ces données (fausses) à l’appui !

Toutefois, les émissions de CO2 fournies par l’ADEME aujourd’hui ont considérablement varié sur son site : le nucléaire n’émet plus que 6 g CO2/kWh et l’éolien (sur terre ou en mer) émet environ 15 g CO2/kWh.

Pour le PV, « la valeur retenue sera arrondie à 55 g CO2/kWh avec une incertitude de 30 %. Les valeurs issues des ACV (analyse des cycles de vie) sur les différentes technologies de mises en œuvre des systèmes photovoltaïques varient entre 35 et 85 g équivalent CO2 par kWh du sud au nord et selon les technologies ».

Une moyenne sans aucun sens

La valeur proposée de 66 g CO2/kWh dans la précédente étude de l’ADEME en 2014 était simplement le résultat d’une moyenne arithmétique entre de multiples études dans le monde (une bonne quarantaine) disponibles sur ce sujet, et non une analyse du cycle de vie (ACV) en France.

Les résultats de ces études sont tellement disparates qu’une simple moyenne arithmétique n’a aucun sens !

En effet, les valeurs s’étalent entre 1,4 et 288 g CO2/kWh ! Soit un étalement multiplié par 200 !

Un étudiant présentant un tel résultat sur des bases aussi ridicules serait recalé à son examen…

L’un des postes qui pèse le plus dans ces écarts énormes est celui de l’amont du cycle, notamment les étapes d’enrichissement, avec des valeurs variant de 0,68 à 118 g CO2/kWh !

L’explication réside dans deux raisons principales :

  1. La technologie de diffusion gazeuse (qui n’est plus guère utilisée aujourd’hui) consomme 50 fois plus d’électricité que la centrifugation actuelle.
  2. L’électricité plus ou moins « carbonée » (issue du charbon, du gaz, ou du nucléaire) consommée par ces installations selon les pays.

Le nucléaire : six grammes ou 66 g CO2/kWh ?

La question des 6 g CO2/kWh ou des 66 g CO2/kWh émis par le nucléaire français a été posée officiellement au gouvernement le 21 février 2019 par le Sénateur Gérard Longuet.

L’ADEME a répondu qu’il y avait eu une « erreur typographique »…

Mais à la lecture de son rapport, cette explication est une tromperie. Cette agence de l’État français a sciemment essayé de faire admettre cette valeur « par effraction ». Elle fut d’ailleurs reprise avec délectation dans de nombreux articles visant à pourrir l’image du nucléaire.

Aujourd’hui, ce chiffre de 6 g CO2/kWh apparaît deux fois dans des écrits :

1) Dans un gigantesque tableau EXCEL (35 colonnes et 14387 lignes…) de l’ADEME. Ce chiffre apparaît à la case « AH-1873 », ainsi que dans son étude « bilan des gaz à effet de serre » (GES) qui précise simplement que « Pour le calcul du facteur d’émissions moyen de la France, on réalise un mix des ACV des diverses centrales de production d’électricité au prorata de leur contribution ». Muni de ce tableau EXCEL, il est certainement possible de retrouver analytiquement ce chiffre de 6 g CO2/kWh,

2) Dans un article du CEA de mai 2014 indiquant précisément l’origine des données utilisées et des hypothèses faites, et présentant le tableau ci-dessous où apparait le résultat de 5,29 g CO2/kWh (qui peut-être arrondi à 6 g CO2/kWh).

Selon cette étude du CEA, les émissions totales de GES pour l’ensemble du cycle du combustible nucléaire sont donc estimées à 5,29 g CO2/kWh.

Ce résultat est dans la plage inférieure des données de référence internationales habituelles (1) (2) (3) (4).

Les principales contributions proviennent de l’exploitation des réacteurs (40 %), des activités minières (32 %) et de l’enrichissement (12 %).

Les opérations d’élimination, de conversion, et de retraitement du combustible représentent respectivement 2 %, 5 %, et 7 %. La fabrication du combustible et le démantèlement, qui n’est jamais pris en compte pour aucune source d’énergie, y compris renouvelable, ont un impact négligeable.

Des résultats enfin cohérents

Ces résultats sont cohérents avec ceux de la littérature scientifique, à l’exception de l’étape d’enrichissement pour laquelle les chiffres sont beaucoup plus faibles en France (entre 1,8 et 16 g CO2 / kWh) qu’ailleurs dans le monde.

Cet écart s’explique par le fait que les usines d’enrichissement française ont toujours été alimentées avec de l’électricité d’origine nucléaire émettant très peu de gaz à effet de serre. L’ancienne usine EURODIF (fermée en 2012) nécessitait trois réacteurs nucléaires alors que l’actuelle utilise une nouvelle technologie dite « par centrifugation » qui consomme 50 fois moins d’électricité, et toujours majoritairement d’origine nucléaire.

À titre d’exemple, si la fabrication de l’uranium enrichi utilisait de l’électricité produite uniquement par des centrales au charbon, les émissions de CO2 de l’étape d’enrichissement augmenteraient jusqu’à 55 g CO2/kWh (4).

Même l’ancien ministre de l’Écologie François de Rugy commence à déclarer le nucléaire bon pour la planète. En résumé :

Peur de l’effet de serre ?

Passons au nucléaire !

En plus de produire une coûteuse électricité intermittente et aléatoire, l’éolien et le PV sont également nuisibles pour le climat.

Hors hydroélectricité, à quoi servent donc les énergies « renouvelables » !?

Références :

(1) Dones R, Bauer C, Bollinger R, Faist Emmenegger M, Frischknecht R. Life cycle inventory of energy systems in Switzerland and other UCTE countries. Data V2.0. Ecoinvent Report n5. Villigen: PSI; 2007.

(2) Vattenfall. Nuclear power certified environmental product declaration EPD of electricity from Forsmark nuclear power plant; 2010. Sweden.

(3) Lenzen M. Life cycle energy and greenhouse gas emissions of nuclear energy: a review. Energy Convers Manag 2008;49(8):2178e99.

(4) Stamford L, Azapagic A. Sustainability indicators for the assessment of nuclear power. Energy 2011;36(10):6037e57.

 

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  • jacques lemiere
    23 mars 2021 at 7 h 01 min

    Je n’ai pas vu ces calculs, mais de toutes façons , on peut le voir dans la singularité française dans le chiffre CO2 émis par CO2 par ha..

    D’un autre côté, avec le nuc on peut toujours alléguer de couts futurs associés à un démantèlement farfelu ou des couts associés à des accidents.

    Mais SI on estime que le CO2 est important, en effet..le nucleaire est une solution technique pour l’électricité..
    Et fermer une centrale amortie pour la remplacer par une capacité d’ailleurs « incomparable » est de l’absurdité.

    il est assez clair que les concurrents de la filière nucléaire, c’est les fossiles..

    Reste que ce débat nucleaire intermittent, cache la question de la planification de notre appauvrissement.. ou de la planification économique tout court..

    Dans ce contexte d’ailleurs, une des particularité me semble t il du nucléaire est d’etre une filière technologique propre pour le moment à être utilisé de façon sécurisée dans des pays relativement riches.. peut être une impression..mais..

    Rappelons aussi que nous visons la neutralité carbone…6 g par kwh c’est 6 g de trop, quand on « joue » ce jeu de dupe on le joue à fond..

    Rappelons que 6g par kwh ne sont pas comparables directement avec la quantité d’energie produite avec des fossiles. Il faut regarder l’usage final de l’énergie.Je n’ai pas vu le calcul mais ce soi être en sortie de centrale..
    Dans ce cas là on compte tout. c’etait la fameuse antienne chauffer à l’électricité n’ a pas de sens des écolo.. qu’ils ne reprennent d’ailleurs pas pour la voiture électrique alors que ça me semble plus pertinent..

    donc c’est combien de grammes pour regarder la téloche. avoir chaud au miche ou aller quelque part dans certaines conditions, ..qui importe… dans beaucoup d’usage finaux la consommation compte « moins » que la construction du bidule..le CO2 se situe là…

    Là on est dans un débat sur les usages de l’electricité et sa promotion comme mode d’energie d’interet public ».. rappelons que l’usage de l’electricté est SUBVENTIONNE de fait par la distribution ..pour une partie de la population..

    Mais bon de toute façon, on se retrouve dans un mode de débat où les écolo excellent dire qu’on court deux lièvres à la fois, CO2 et économique….

    Il est de beaucoup plus rationnel de faire en sorte que le « cout » du CO2 émis soit intégré en amont, et qu’on laisse l’economie faire… sinon c’est imbuvable.. surtout quand on est supposé penser un système NEUTRE en carbone…

    INSISTONS là dessus, le cadre général est ici de se foutre du monde.. on a des objectifs généraux auxquels personne ne croit… PERSONNE…

    Que quelqu’un ose me dire que la france a interet de mener une lutte contre les énergies fossiles sans se soucier du reste du monde… FOLIE.

    Et justement.. la condition que ça « marche » au niveau international est que les emissions aient un cout fixé à l’international car les peuples ne supporteront pas de se sacrifier pour les autres sans conditions ( on appellerait ça gilets jaunes) …. admettons que se soit possible il faut avoir confiance sur la durée…là je n’y crois pas une seconde…

    La question de la validité des estimations climatiques est secondaire…les fossiles seront utilisées on va peut être ralentir la recherche…..les fossiles sont les conditions de la production richesse, personne ne va lâcher ça.

    Parler de climat et de CO2 est pour le moment une farce. et c’est ce que les faits montrent.

    ce que vous dites là..allez l’expliquer aux chinois aux indiens puis ensuite, je l’espere , aux africains, aux pays asiatiques non développés..

    • jacques lemiere
      23 mars 2021 at 7 h 07 min

      la france….pour taxer davantage, convaincre les citoyen que la France a interet à lutter UNILATERALEMENT ( vertu exemplarité) contre les emissions de CO2 , en cachant que émettre du CO2 fossile dans le monde actuel = créer de la richesse.

      • « le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière »….
        Renseignez vous un peu,cette plaisanterie de journaliste détruit ceux qui l’utilisent encore.

        • Vous avez raison, cette phrase n’a jamais été prononcée. mais elle est reprise sans vérifications par les personnes qui se contentent de lire les titres: c’est du même tonneau que de jurer que le CO2 est responsable du réchauffement climatique actuel: c’est de bon ton de répéter la doxa du temps sans même savoir en quoi consiste l’effet de serre et sans voir que la théorie actuellement privilégiée est bancale sur de nombreux points et n’explique en rien les observations passées!

  • Jusqu’au jour de l’accident : Tchernobyl ou Fukushima en France, c’est la fin du pays, et avec le nombre de centrales dont nous sommes si fiérots, le risque statistique est évident, malgré des dénégations bien irresponsables.
    Ah c’est vrai, j’avais oublié lié que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière, c’est sans doute pour cela que nous avons vu une croissance importante des problèmes thyroïdiens depuis.

    • La fin du pays, on y est. Mais nul Tchernobyl ou Fukushima, seulement un simple virus contre lequel, le « meilleur système de santé au monde » a été défaillant.

    • jacques lemiere
      23 mars 2021 at 7 h 56 min

      ah l’accident… et son » cout .. prévisible..

      en effet difficile à chiffrer..

      ..en fait les problèmes thyroïdiens semble augmenter indépendamment du nuage…
      alors quelle est l’hypothèse la plus simple permettant de les expliquer?
      pas le nuage de tchernobyl…

      je ne sais pas mais si on se soucie de doses…on peut regarder l’imagerie médicale, ou les voyage en avions.. pourquoi pas…

      votre problème est que vous n’allez même pas aller essayer de vérifier si ce que vous avancez est solide…la vérité? rien à cirer..

      le nuc fait peur a tort ou à raison c’est son défaut principal…la peur ça coute cher!!!!!

    • Ah! on en tiens un, un bon petit soldat de la cause. Le nuage de Tchernobyl, détecteur à neuneu(tron).

    • Jerémy Lapurée
      23 mars 2021 at 12 h 11 min

      Les accidents nucléaires graves appartiennent au passé. Mis à part Fukushima, du à une cause extérieure, un tsunami, il n’y a eu aucun accident grave dans le monde depuis au moins 20 ans. Le nombre total de morts reste relativement faible. Et chaque accident a surtout été une catastrophe locale et non mondiale.
      Arrêter le nucléaire en France à cause de Tchernobyl ou de Fukushima n’aucun sens.

    • Je n’ai pas eu l’impression que Fukushima a fait disparaitre le Japon mais vous avez l’air d’être mieux renseigné que moi!

    • La catastrophe de Fukushima est dû au positionnement des systèmes de secours par rapport à la vague, pas au nucléaire lui-même. En caricaturant, placés 5m plus haut ça passait crème.

  • 6gr/kw….pas bon pour la planète, pas suffisant pour faire pousser un arbre. Heureusement, je compense ma faible empreinte carbone par de nombreux barbecues…..

    • jacques lemiere
      23 mars 2021 at 8 h 01 min

      6 gr /kwh …pour faire quoi?

      si tu dis ça alors c’est imparable voiture électrique…
      ah zut ..
      faut compter la construction, les bornes de recharge le réseau ect cetc etc etc par ailleurs compter pareil pour le pétrole…
      compliqué… d’une certaine façon comme la fable de la fabrication d’un simple crayon…’

      par contre avec le prix..ça sort « tout seul »….
      la vraie question est combien coutent ou rapportent ces 6 gr de CO2… et pour qui? le fameux bien commun…

    • Vous avez sans doute raison et personnellement j’avoue que je serais beaucoup plus inquiet si le taux de CO2 dans l’atmosphère descendait au-dessous de 100ppm plutôt qu’il dépasse 450ppm. Mais je peux me tromper!

  • jacques lemiere
    23 mars 2021 at 8 h 14 min

    alors pourquoi construire une centrale nucleaire…?

    ben parce que je veux produire de l’electrcité…et la vendre.. pardi…le raison est simple que ça me « profite. ».
    il ya des règles sur le CO2 ok..j’en tiens compte… ça requiert de spéculer sur des trucs..

    est ce que c’est mon cas? NON. .le votre non plus… à la rigueur je pourrais acheter des actions si ‘j’y crois ».. avec un oeil dans le cas du nuc sur la politique…wow la perspective des écolos au pouvoir … alors non pas mes sous dans le nucléaire.. caricatural mais à peine…

    Mais je suis supposé répondre à cette question en tant que citoyen.. ben voyons… parce que c’est bien connu, pour connaitre le bon choix il suffit de le mettre au vote..

    on interdit le glyphosate, on veut interdire TOUS les OGM, bientôt les produits chimiques ( au sens de détruire tout l’industrie chimique : sel de mer bien ..NaCl caca ) …. mais il va se passer un miracle… et zou..

  • 15 g CO2/kWh pour l’éolien

    Auxquels il faut rajouter l’énergie grise de la centrale backup et des nouveaux transformateurs, non ?
    Et 50% des 400g de la centrale à gaz backup, non?
    Dans ce cas, ce serait nettement moins flatteur.

    • Jerémy Lapurée
      23 mars 2021 at 12 h 01 min

      Vous auriez raison si l’on construisait une centrale thermique classique à chaque fois qu’on installait un parc éolien. C’est faux. La mise en place de parcs éoliens ne s’est pas accompagné d’un recours plus important aux énergies fossiles. Même en Allemagne, où le recours au charbon, lignite, gaz, pétrole a baissé en même temps que l’éolien se developpait.

      • C’est faux actuellement car chaque pays a déjà un pourcentage très élevé d’électricité déjà en place via les filières pilotables Quand les renouvelables vont dépasser un certain seuil, variable suivant les pays, il faudrait que chaque kWh renouvelable intermittent soit bel et bien doublé par un kWh pilotable pour compenser cette intermittence: mais pourquoi pas si on ne regarde pas à la dépense!

        • Jerémy Lapurée
          24 mars 2021 at 9 h 30 min

          En France, on en est loin. On est à 6-7 % d’éolien et peanuts de solaire. L’Allemagne est à plus de 30 % d’ENR. Et utilise moins d’énergies fossiles pour produire son électricité qu’il y a 20 ans.

          • Cela dit les performances du mix elec Allemand restent peu reluisantes au regard du mix elec Francais
            https://www.electricitymap.org/map

            ça leur a couté 300Mds, et ils ont fait le plus facile… Pour aller plus loin va falloir casser la tirelire et la…

            Je serais surpris que les allemands fassent mieux que nous, par contre on peu faire aussi mauvais qu’eux, suffit de les imiter dans le jeux « comment polluer plus en se ruinant »

      • Bon, alors pourquoi les prix négatifs sont-ils apparus sur le marché de l’électricité?
        Plus d’éoliennes => en plus négatifs?

        Euh, mais comment se fait-il que le client lambda n’y ait pas accès?
        Cela résoudrait le problème si cela se faisait.

        Il y a donc un gros problème dans ce merdier. une grosse bouse.

    • @Michel C – et les dégâts environnementaux au Congo, Chili, Chine… pour trouver les terres rares (mines à ciel ouvert ou terriers de lapins où l’on peut mourir à chaque seconde + pour les bienpensants ; l’exploitation d’enfants donc pas scolarisés – rine que ce fait devrait les étouffer de colère, mais non…) + les transports, + les retraitements, + l’usinage etc… pour un bilan écologique, c’est ZERO pointé ! Mais l’info n’est pas parvenue chez Jadot !

      • Euh le travail des enfants existe partout, dans le textile, dans le cacao, pour des minerais utilisés partout même dans le pétrole. Les enfants qui bossent sont bien souvent des aides pour ces familles qui n’ont pas d’autres revenus ou pas suffisamment.

  • en avant Fessenheim !

  • Même quand on est persuadé (comme moi) que le RCA est la plus grande escroquerie de tous les temps, on doit être favorable au nucléaire car cest une énergie pilotable, extrêmement sûre et sans déchets dès lors qu’on passera aux centrales de quatrième génération.
    En attendant ITER…..

    • Pourquoi croyez- vous que les écologistes se sont énormément investis pour obtenir l’arrêt de Superphénix? A terme cette décision du visionnaire Jospin signée un peu la mort du nucléaire en empêchant la fermeture du cycle du combustible; les écologistes ne comprennent pas toujours tout mais ils comprennent l’essentiel quand il s’agit de faire triompher leur idéologie!

  • Argumentaire mal emmanché, il vaudrait mieux défendre le nucléaire comme suit : 1) Le CO2, on s’en fout son influence sur le climat est négligeable, il suffit de regarder le spectre d’absorption IR du CO2 pour s’en convaincre 2) le coût du combustible est faible dans le coût de production total du KWh 3) Avec la filière nucléaire, la France assure son indépendance énergétique notamment vis vis des pétromonarchies islamistes 4) le nucléaire assure la fourniture du bandeau électrique de base et l’hydroélectrique + les fossiles les fluctuations de la demande.
    A seriner la propagande des réchauffistes, M. Gay se fait l’idiot utile des escrologistes.

  • Jerémy Lapurée
    23 mars 2021 at 11 h 56 min

    Hum…
    Les tableaux auxquels renvoie l’article ne portent pas l’en-tête de l’Ademe et pire semblent parler de l’Ademe à la 3eme personne. Mais admettons…
    S’agissant de la comparaison entre la « moyenne monde » et le « cas français », je trouve surprenant que les chiffres soient assez proches pour l’éolien, respectivement 10 et 15, et dans un rapport de 1 à 11 ( ! ) pour le nucléaire, respectivement 66 et 6.
    D’autant que la grande majorité des centrales nucléaires se situent dans les pays développés, donc dans des conditions d’exploitation et de texh3nologies similaires. Je peine à comprendre les causes d’une différence aussi énorme…

    • Jerémy Lapurée
      23 mars 2021 at 18 h 49 min

      Vous me permettrez de ne pas gober tout cru les explications données.
      Par exemple, une des hypothèses avancées pour expliquer la différence entre la France et le reste du monde est l’électricité utilisée par l’étape de l’enrichissement (« À titre d’exemple, si la fabrication de l’uranium enrichi utilisait de l’électricité produite uniquement par des centrales au charbon, les émissions de CO2 de l’étape d’enrichissement augmenteraient jusqu’à 55 g CO2/kWh »).
      Aussi séduisante soit-elle, elle bute sur la réalité : aucun des grands pays développés, qui disposent de la grande majorité des centrales nucléaires du monde n’a en même temps une électricité dépendant aussi fortement du charbon…
      Et en admettant que ce chiffre de 6g soit vrai, il implique que pour descendre à ce niveau, l’électricité produite dans un pays soit très majoritairement nucléaire, à l’instar de la France. C’est impensable politiquement, même au seul échelon européen. Pas sûr non plus que les réserves minières d’uranium l’autorisent longtemps, en tout cas avec les technologies actuelles de centrales nucléaires. Le monde occidental n’a pas non plus forcément envie que des pays volontiers qualifiés de voyous, ou a minima d’autocratures, se lancent dans de gigantesques programmes nucléaires…
      En regard, l’éolien, avec ses 10-15 g de CO2 représente une alternative beaucoup plus acceptable par l’ensemble des pays, surtout pour ceux dont l’électricité est abondamment carbonée.
      C’est en particulier le choix qui a été fait au niveau européen…

    • 66 est une erreur de frappe largement diffusé dans le milieu des énergie renouvelable ou peut-être une confusion entre le moyenne des émissions françaises annuelles qui sont pour la production d’électricité de l’ordre de 60g/kwh Même avec 6g/kWh avec le nucléaire et du même ordre de grandeur pour l’hydraulique le bilan augmente très vite dès qu’on fait appel même à faible niveau au gaz ou au charbon L’augmentation du parc éolien qui oblige à plus faire appel au gaz a d’ailleurs commencé à dégrader ce bilan: voir le site ‘Eco2mix’publié par RTE.

  • Esprit critique
    23 mars 2021 at 12 h 21 min

    Et le CO2 qui sera rejeté par les deux milliards d’individus que l’on nous promet joyeusement pour très très bientôt, ça va faire combien de tonnes …. Les écolos n’en parlent pas ! ?

  • Le chiffre est cohérent avec 2 principes fondamentaux :

    – la fabrication du ciment est énergivore.
    – le facteur d’échelle permet de réduire les coûts d’infrastructure, mais pas dans le cas des où on multiplie les infrastructures.

    Qu’on nous balance des chiffres allant à l’opposé des évidences (via des agences de propagande) sans même les vérifier montre bien où se situe le problème : dans le mensonge.

    C’est l’ensemble des affirmations conduisant aux politiques actuelles qu’il convient de vérifier.

    • Pour avoir une idée de la dépense de béton par MWh produit, caculer les kilotonnes de béton par éolienne pour une production de 2MW x 2000 heures/an et les 30 fois plus de tonnes de béton d’une centrale nucléaire mais pour 1200MW x 6800 heures/an. Ya pas photo!

    • Bonne remarque qui explique que le nucléaire est meilleur que l’éolien même sans tenir compte des problèmes liés à l’intermittence.

  • Il va bientôt faire de la place ce vieil homme 😉
    Une jeunette en chaleurs va prendre sa place…

  • Souvenez vous des deux bombes sur le japon. Voyez ce que sont devenues ces deux villes détruites par les USA.
    Alors le nucléaire ce n’est pas la fin du monde.

  • C’est quoi, un gaz à effet de serre? Dans une serre, les échanges de chaleur se font par convection et non par radiation. Donc les échanges de chaleur terre/océans/atmosphère se feraient essentiellement par contact et conduction, ce qui n’a rien à voir avec le modèle hypothétique du GIEC, majoritairement radiatif. Donc, une augmentation de nos émissions de CO2, c’est très bien pour la planète: plus le taux de CO2 atmosphérique augmente, plus la planète reverdit, meilleures sont les récoltes, sans aucun impact mesurable sur la TMAG (température moyenne annuelle globale), comme le montre le non-réchauffement global depuis 20 ans malgré une très forte inflation des émissions anthropiques de CO2 : https://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2002/
    Donc, peur de l’effet de serre? NIET! Bref, les facteurs discriminants, outre les prix du kWh, sont la pilotabilité vs intermittence, ainsi que les facteurs de charge et, dans ces deux cas, les EnR sont dans les choux.

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