Éolien : le vent n’est pas et ne sera jamais rentable

Un secteur maintenu artificiellement à coups de réglementation.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Eolienne Nordex by Frédéric BISSON (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Éolien : le vent n’est pas et ne sera jamais rentable

Publié le 18 janvier 2021
- A +

Par Michel Negynas.

Au départ, il y a plus de vingt ans, est née une fausse bonne idée : le vent est gratuit, et l’exploiter est le moyen le plus vertueux de produire de l’énergie.

Cela fait partie des rêves écologistes, sympathiques au départ, avec un brin de poésie… mais qui tournent au vinaigre en face des réalités. C’est une situation assez courante, et la réponse de l’écologisme politique est en général de se perdre dans la dissonance cognitive, c’est-à-dire de compenser par une fuite en avant idéologique ce que lui révèlent les données factuelles.

Les subventions et les avantages initiaux donnés à la filière ne sont pas, en eux-mêmes, choquants. En effet, pour atteindre des coûts et des performances pérennes, toute activité a besoin d’expérience et d’effet d’échelle… Mais jusqu’à un certain point.

Ainsi, en France, mais c’est vrai pour les autres pays occidentaux, dans un marché qu’on voudrait libéralisé, l’éolien bénéficie encore des avantages suivants :

L’obligation d’achat

C’est l’avantage le plus décisif et le plus étranger à un marché qui se voudrait libéral. Quel que soit le besoin, dès que les éoliennes produisent, le réseau doit acheter cette électricité. Cela oblige les autres producteurs à freiner leurs livraisons, et donc augmente leurs coûts au kWh, puisque leurs frais fixes sont moins couverts. Ceci est particulièrement défavorable au nucléaire, dont les frais fixes sont prépondérants par rapport aux coûts variables du combustible.

Pire, dans certains contrats, si on oblige les opérateurs à arrêter leurs éoliennes (par exemple si, en été, le vent donne plus que les besoins), les opérateurs reçoivent une contrepartie égale à ce qu’ils produiraient à puissance maximale au prix qui leur est garanti. Ces opérateurs gagnent ainsi plus d’argent à ne pas produire qu’à produire.

Les surcoûts

Engendrés par l’intermittence et les caractéristiques technologiques ils sont supportés par le réseau. Comme montré dans un précédent article, ces coûts sont énormes. Par exemple, pour l’offshore, le raccordement peut représenter 25 % de l’investissement total.

Les prix d’achat

Ils ont été longtemps fixés indépendamment de toute référence de marché. Ils sont maintenant soumis au marché, mais avec une compensation entre un prix garanti et le prix spot. Cela aurait pu paraître plus raisonnable, sauf que plus les prix spots sont bas, plus cela coûte à la collectivité. Et on verra que les prix spots seront de plus en plus souvent très bas.

Les régulateurs

Sous la pression des opérateurs, ils relâchent les règles sanitaires, sociales et environnementales d’autorisation des installations. Il est en théorie plus simple d’ériger cinq éoliennes de 250 m de haut que de construire un hangar de stockage d’électroménager. Seules les actions juridiques des opposants freinent l’hystérie des autorités et les actions marketing des opérateurs, lesquels sont souvent à la limite de l’éthiquement correct.

La réalité crève les yeux

Mais une activité qui a encore besoin d’être soutenue artificiellement après plus de vingt ans, et alors que les coûts sont arrivés à maturité, cela pose évidemment des questions embarassantes. D’autant plus que l’Allemagne nous fournit gracieusement une expérience en vraie grandeur de ce que nous prévoyons, nous aussi, de réaliser. Elle a construit 72 GW d’éolien. Voilà ce que cela donne sur la semaine du 11 au 17 janvier. Tout est en ligne sur le site Energy charts de Fraunhofer :

L’apport du vent a varié en quelques jours de 40 GW à 4 GW ! Et où est le stockage, maintes fois promis, pour compenser l’intermittence ? Il n’existe pas, et ne sera jamais, et de loin, à hauteur des enjeux.

Alors, qu’est ce que ça donne sur les prix de marchés (en bourse, pas les prix subventionnés). Eh bien le site de Fraunhofer publie une courbe pour l’année 2020 absolument parlante qu’il convient d’analyser.

Sur cette courbe, on constate plusieurs éléments factuels :

  • Le réseau de points est bien plus dense entre 0 et 20GW, cela reflète bien que même quand elles tournent, les éoliennes sont généralement loin de leur puissance nominale.
  • Des écarts énormes de prix, de plus 200 euros à moins de 75 euros. Même si ces évènements sont rares, ils dénotent quand même un marché qui dysfonctionne.
  • Une remarquable anticorrélation linéaire entre prix de marché et puissance délivrée par l’éolien ; sans vent on est à 40 euros, un prix probablement très influencé par les prix de cession (imposés) du nucléaire. À environ 60 GW de vent, on est à zéro.

Cette courbe reflète un raisonnement tellement bête que nos gouvernements successifs ne semblent pas l’avoir compris ; l’ENA prépare à de puissantes circonvolutions sémantiques, pas à des constatations factuelles.

En effet, à partir d’une certaine pénétration de l’éolien dans le mix, soit il n’y a pas de vent, le prix de marché est élevé car la denrée produite est rare. Mais les éoliennes n’ont rien à vendre. Soit il y a pléthore, et la valeur du produit chute drastiquement car tous veulent vendre. Cela est du à une caractéristique essentielle et constamment occultée de l’électricité : à chaque seconde, la production doit égaler la consommation en tous points du réseau. Or, contrairement au discours des opérateurs d’ENR, généralement, la situation venteuse est la même sur une grande partie de l’Europe, y compris en mer. Il y a très souvent pénurie, ou, a contrario, surproduction. Et plus d’interconnexion ne changera rien.

Conclusion

Par nature l’éolien ne peut être rentable dans un marché vraiment libéralisé. Il ne le sera jamais. Il ne produit que lorsque les prix sont inférieurs à ses seuils de rentabilité. Et cela ira de pire en pire : actuellement, l’Allemagne a encore la possibilité d’exporter ses surplus sur ses voisins. Qu’en sera-t-il lorsque ceux-ci en seront au même point qu’elle ?

Voir les commentaires (48)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (48)
  • Les écologistes vous diront ça n’est pas le vrai éolien celui qu’il pronait , sans doute local et familial;..

    en effet, la fuite en avant,

    le bio est l’avenir de l’agriculture..réalité, ah zut on va importer du bio alors compte tenu du prix de la main d’oeuvre, le bio français est l’avenir réalité , ah zut ils mécanisent, le petit paysan est l’avenir de l’agriculture, puis le locavorisme, puis sans doute tout le monde cultive son jardin…

  • Oui, aujourd’hui, c’est ainsi, mais demain quand tout le reste sera interdit par les ecolos pour protéger le climat, qu’en sera t il ?
    Il ne restera que les eoliennes et le solaire, peut être encore quelques barrages… Pour le bois, il ne faut pas y compter il sera rare à cause des constructions en bois obligatoire.

    • De toutes façons, la décision est prise, les écolos ont gagné.
      Ce sera donc ventilos pour tous, puis toute une industrie de l’hydrogène, tout aussi « performante »… ça finira par marcher… un jour. Au prix fort. Facturé par les filiales des partis écolos du monde entier, qui auront fait main basse sur la rente de l’énergie, pour notre bien à tous.
      En attendant la tonte généralisée, il va être urgent de se déconnecter du grid et produire nous même électricité et chauffage… chacun pour soi…

  • Oui, il convient de redire cette vérité simple:

    La seule chose qui est revouvelable dans les énergies renouvelables, ce sont les impôts nécessaires pour les financer.

  • Heureusement qu’il y a le gaz!

    • Pour combien de temps encore ?
      Les écolo trouveront bien le moyen de le faire interdire totalement pour pollution au CO² et puis il faut bien faire fructifier leurs investissements dans l’éolien et le solaire.

  • Ne pas oublier que, si la priorité est donnée à l’électricité éolienne, la planche à billets fonctionne également pour soutenir les centrales à gaz.

    Oublié le win-win, vive le lose-lose !

  • Bon la démonstration absolue n’est pas faite de l’incapacité de l’éolien a être rentable .
    Mais ce qui est clair c’est qu’une energies intermittente ne convient pas pour satisfaire la demande actuelle de l’electricité, mais on doit bien rappeler que les usagers de l’electricté ne paient pas le vrai prix, par exemple , du fait du service public du transport de l’énergie.

    Le marché étant faussé tout ce qu’on eut constater que ça va nous couter une blinde sans résoudre les problèmes supposés exister…

    mais je ne peux m’empecher de penser à l’habitat isolé voire à la satisfaction du client..le solaire et l’éolien ont sans doute une part de marché..
    le problème est le marche faussé..et sans doute l’excés de réglementation à caractère purement politique.

    Dans l’idéal, il faudrait que les gens qui honnissent le nucléaire/ éolien/solaire.. puissent ne pas contribuer à leurs financements..
    Que les gens payent le prix vrai..
    On pourrait aussi demander que les choses soient lisibles et cohérentes vis à vis des fossiles ..au niveau mondial..le prix de l’energie étant un facteur determinant dans la rentabilité d’une industrie , importer des trucs et des machins produits à l’aide de charbon ou de gaz devrait être associé à des taxes similaires à celle de la « taxation » du fossile en france..et le cas échant interdiction..

    et un pays « antinucléaire » devrait avoir un problème éthique à importer de l’électricité nucléaire voire des produits fabriqués à l’aide de celle ci..

    • en attendant on a des articles où il serait necessaire de dire ce qu’on conserve dans le bordel et les incohérences de la politique énergétique..

    • Vous dites:

      « Bon la démonstration absolue n’est pas faite de l’incapacité de l’éolien a être rentable . »

      Expliquez au moins pourquoi,

      Si c’est:

      « mais je ne peux m’empecher de penser à l’habitat isolé voire à la satisfaction du client..le solaire et l’éolien ont sans doute une part de marché.. »

      Essayez donc d’être autonome une semaine sans vent en hiver (6 h de soleil par jour)… sans Diesel!

      • @Michel Negynas : tout-à-fait d’accord avec votre article. Concurrence faussée ce qui est interdit. (client captif de surcroït qui doit supporter financièrement une technologie qu’il n’apprécie pas ! acheteriez-vous de force une machine dont vous n’avez pas l’utlité ou qui ne sert à rien ?)
        Mais en tant que cobaye de l’éolien depuis plus de 12 ans, votre dernière phrase est pour moi réjouissante : une semaine sans vent = une semaine presque normale ! (car les girobroyeuses continuent malgré tout de tournicoter, donc quand même infrasons + radiofréquences dans nos habitations.
        Cette semaine sans vent est une semaine de rattrapage, on pourra presque dormir correctement ! une bénédiction du ciel !
        Quand on est cobaye éolien on suit la météo presque d’H en H, en attendant ces periodes anticycloniques !

      • je suis désolé mais l’erreur fondamentale est de votre coté, vous parlez de rentabilité.. mais vous oubliez le contexte..

        or il existe , sans doute pour de mauvaises raisons, une population qui serait prête à payer un surcout pour avoir de l’éolien ou du solaire .. ou chez eux quitte à avoir un groupe à coté bien entendu…

        comme il y en a qui achètent du bio.. ou des tas de trucs pour des raisons éthiques bidons.. qui boycottent ceci ou cela..

        vous pensez que le marché de l’electricté est rationnel..ce n’est pas le cas..

        et si vous voulez parler de rentabilité commencez par demander la privatisation du secteur et des lignes et là on verra..sinon vous précisez ce que vous conservez dans le système actuel…

        la première chose qui fausse le marché est de ne pas faire payer les lignes par l’usager..

        quand michel gay fait la promotion du nucleaire il oublie le gaz ou le charbon..alors évidemment…comme charge de base d’un réseau collectif à la française l’éolaire fait rire..

        c’est un site libéral, quand on parle d’un truc public ou collectif c’ets quasi pavlovien, on dit privatisation..seule façon de faire payer aux gens ce qu’ils consomment..

        si vous acceptez de conserver le contrôle étatique.. vous devez au moins nous donner la mission à remplir qui justifie la collectivisation…

        vous ne le faites pas..
        comprenez bien..

        si l’etat intervient en général, ça signifie SURCOUT DONC que la rentabilité n’est pas déterminante.
        être indépendant a un cout, ne pas utiliser de gaz a un cout, pareil pour le charbon, vouloir un tarif unique a un surcout..etc etc..

        si vous voulez la rentabilité demandez la privatisation..

        • On va vous le redemander quelle est la raison pour laquelle vous n’abordez pas la question du controle de l’etat????

        • Quand bien même la population serait d’accord pour payer le surcout… quand on s’est pris les gilets jaunes pour 10cent par litre de carburant… ça m’étonnerait.

          Déjà, cette année, la CSPE est augmentée. Et elle ne fera qu’augmenter tant qu’on continue de déployer des éoliennes.

          Que les gens y pensent, l’Allemagne et le Danemark, c’est le prix au kWh le plus cher de l’UE, avec plus de 50% de cette taxe pour l’Allemagne (https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/).

          Surtout qu’en l’état, l’acier et le ciment des dites éoliennes sont produits via du fossile. Déjà qu’aujourd’hui, pour être rentable, on a du garantir un prix de rachat supérieur au prix du marché.
          Quand on passera en tout électrique, le prix coutera drastiquement plus.

          Dans tous les cas, un surcoût est envisageable (et doit être admise). La notion de rentabilité n’intervient que pour rationnaliser l’argent du contribuable/client, dans une optique où d’autres dépenses seront à prévoir (chomâge, retraites, assurances, subventions..)

          En dehors de ces considérations économiques :

          Si on se fit au EROI (https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique), ce n’est pas vraiment en faveur des éoliennes (mais je vous accorde que le calcul du EROI est également sujet à discussion).

          Si on se ramène à l’acier et le ciment, il en faut 10 fois plus pour les éoliennes que pour le nucléaire par TWh produit (https://doseequivalentbanana.home.blog/2019/06/18/tout-ce-beton-tout-cet-acier-pour-construire-un-reacteur-nucleaire/). Evidemment, je vous accorde que l’extraction du combustible nucléaire a un impact, mais nous parlons d’un facteur 10 tout de même.
          (rebelotte, quand on passera en sans fossile)..

          • mais ce n’est pas de « la population que je parle! !! « je me place dans un optique de marché libre de l’electricté!!

            les gens qui veulent manger bio achète des produits de qualité équivalente hors le lebel bio plus cher!!!

            le bio est rentable…

            pour que l’éolien ou le solaire soient rentables il suffit que.. des gens en achètent pour plus cher que ça ne coute à produire..

            c’est parce que vous ne voulez pas questionner le role de l’état …

            je vous le répète quelle est la raison pour laquelle l’etat se même de la production électrique?

            où est le foutu interet collectif????

            • L’Etat intervient dans la production électrique dans le cadre du code de l’énergie. Le secteur est entièrement « régulé » (dans le sens fonctionnement).

              Notamment, Livre 1er, TITRE IV, extrait du premier article : « a programmation pluriannuelle de l’énergie, fixée par décret, définit les modalités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire métropolitain continental, afin d’atteindre les objectifs définis aux articles L. 100-1, L. 100-2 et L. 100-4 du présent code ainsi que par la loi prévue à l’article L. 100-1 A ».

              C’est donc une disposition légale, issue et mise à jour par le législateur, autrement dit, nos chers députés. La programmation, elle, étant fournie par décret, provient du gouvernement.

              Rien n’est libre en réalité.
              Vous ne pouvez batîr ce que vous voulez, vous devez respecter le PLU ou loi d’urbanisme.
              Vous ne pouvez vendre ce que vous voulez, vous devez respecter les normes applicables.

              Idem pour l’énergie.

            • L’ennui c’est que contrairement a la bouffe bio, pour l’électricité, il n’y a pas beaucoup de gens qui sont prêts a payer plus cher.

              Mettre en place ce mode de financement reviens à ne pas développer les ENR, surtout si le prix proposé inclue l’ensemble des cout nécessaires (backup, renforcement du réseau,…)

        • M Lemiere vous me dites:

          « comprenez bien. ».

          Justement, j’ai un peu de mal à comprendre vos interventions . Ou voulez vous en venir? Qu’avez vous vraiment compris de mon article? De quelle erreur fondamentale parlez vous?
          Que des gens acceptent de payer leur électricité très cher en étant autonome n’enlève rien à ce que j’ai écrit: ils font des investissements non rentables au sens économique.

          Et je ne pense pas que le marché de l’électricité actuel est rationnel; j’ai fait au moins une dizaine d’articles pour montrer le contraire.

          Et privatisation ou non n’a rien à voir avec ma démonstration: l’éolien est intrinsèquement non rentable.

          Et pourquoi accepterai-je de conserver un contrôle étatique? Je ne l’ai dit nulle part!

          Encore une fois, être indépendant a un coût n’enlève rien au fait que ce n’est pas rentable économiquement.

          Vous voulez peut être dire qu’il y a des éléments non rationnels économiquement dans les choix des acteurs… S’ils sont autonomes et non reliés au réseau, ça ne me dérange pas. Ce qui me dérange, c’est que les surcoûts des ENR sont imposés à tout le monde! Même à ceux qui souffrent de la proximité des éoliennes…

    • L’éolien n’est pas seulement intermittent comme le raconte les écolos, il est aléatoire.
      C’est fondamentalement différent. La notion d’imprévisibilité interdit toutes gestions rationnelles. Méfiez vous de chaque mot utilisés par les gochos et les écolos. Tout est vérolé.

  • On devrait peut-être coter l’électricité en bitcoin, ça réduirait sans doute la volatilité des prix !

    • Utiliser des éoliennes pour faire fonctionner des fermes à bitcoin est certainement le moyen le plus rentable d’utiliser cette énergie aléatoire.

      Le développement de la voiture électrique devrait également aider.

      Maintenant, il est clair que les « écolos » qui vendent l’éolien comme la colonne vertébrale d’un mix énergétique sont des escrocs.

      • Non, le bitcoin comme la plupart des process industriels (fabrication d’hydrogène…) demande de lourds investissements et par ce fait n’est rentable que si fonctionne presque 100% du temps, donc complétement incompatible avec la production éolienne.

  • D’accord avec cet article s’il se cantonne à l’Europe. En revanche, dans le nord du Brésil, le mix éolien + hydraulique est idéal: pendant la saison sèche, le vent souffle -fort, 9m/s en moyenne- presque tout le temps (alizés) et, pendant la saison humide (où le vent faiblit), trois fois plus courte, les torrents de pluie font marcher l’hydroélectrique à fond la caisse. Résultat: le MWh est aux enchères et beaucoup moins cher que le MWh nucléaire européen.

    • Tout comme les panneaux solaires en Californie qui est ensoleillée plus de 300 jours par an. Mais pas en Europe où le soleil est absent pratiquement tout l’hiver!

    • Oui, c’est aussi le cas en Suède; mais c’est l’hydraulique qui sauve tout. Et en général, les tenants de l’éolien et du solaire englobent l’hydraulique dans les statistiques ENR, ça améliore beaucoup les chiffres…
      Sa production d’électricité se répartit en 2019 en 15,1 % de combustibles fossiles (gaz naturel 9,7 %, charbon 3,8 %, pétrole 1,6 %), 2,6 % de nucléaire et 82,2 % d’énergies renouvelables (hydroélectricité 63,5 %, éolien 8,9 %, biomasse 8,7 %, solaire 1,1 %).
      (wikipedia)

      • oui mais l’olaire aura toujours la faveur des idéologues..qui seront prêts à en acheter comme ils achètent du café équitable..

      • Notez tout de même que l’hydraulique est une source ENR bas carbone. Il est un peu normal qu’elle soit comptabilisée en tant que tel. En revanche les lacs peuvent émettre des GES (méthane)

        La ou les promoteurs éoliens sont des escrocs, c’est quand il comparent leur taux de charge avec celui de l’hydraulique.

    • On ne peut vraiment comparer le prix du MWh brésilien à celui de l’UR ne serait-ce qu’en raison des différences de niveaux de vie (cf salaire moyen brésilien).

      Rapporté au smic, il faudrait calculer combien cela représente.

      Surtout, quand un système est au enchère = système qui ne profite pas à tous, alors que l’énergie devrait être accessible à tous.

  • Vivement une grosse vague de froid qui fasse disjoncter tout le réseau électrique en France. Peut-être que les gens comprendront enfin ce que c’est qu’une source d’énergie intermittente. Enfin, c’est pas gagné, entre ceux qui expliqueront que c’est la faute à l’ultralibéralisme, ceux qui dirons que le froid extrême est un effet du réchauffement climatique, et ceux déjà qui blâment le coronavirus pour justifier le manque d’entretien des centrales nucléaires, on n’est pas sorti de l’auberge.

    • mais qui serait la preuve que la politisation du secteur conduit à des problèmes…qui ne permet de ne rien conclure d’autre..

  • Jamais rentable ? Quand nous n’aurons presque plus ni pétrole, ni gaz, ni uranium, et que leur usage sera soit ruineux, soit interdit (pour cause de RC)… nous en reparlerons.
    Sans compter les possibilités de stockage de l’électricité, qui finiront bien par arriver un jour (ne serait-ce que par les batteries des véhicules électriques).
    Je note aussi que tous les pays développés (ex States ou Chine) et pas seulement ceux portés par l’écologisme développent l’éolien… Il doit bien y avoir une autre raison que l’idéologie ou l’hystérie collective, non ?

    • si les batteries des voiture se mettent à servir de stockage ca peux vouloir dire que votre batteries est à zero quand vous avez besoin de votre véhicule, ca me semble quand même pas mal stupide dans l’idée

      • Une capacité, ca se gère, et si on peut forcer les ventilos, alors on peut aussi forcer le stockage en batteries de voitures… De toutes facons, pas de batterie, pas de jus sans vent… Le choix sera vite fait 🙂

        • les batteries standard au lithium ne serons jamais capable de servir à ca, à part dans des endroits spécifiques ou on ne peut faire autrement, c’est déjà même pas sur qu’on puisse en fabriquer assez pour toute les voitures de la planète….
          Et la densité énergétique de ces batteries est proche d’atteindre ses limites quoi qu’ne dise de s type comme Elon musk, qui fait un gros buzz avec ses nouvelles batteries, mais qui en fait augmente surtout leur taille bien plus que leur densité.

          • T’as rien compris… La question n’est pas de savoir si elles sont faites pour ça… mais quand, et combien… encore que le combien, on s’en tape, c’est décidé, épicétou 🙂

    • Une autre raison du développement de l’éolien : le profit financier, que ce soient NextEra https://fr.wikipedia.org/wiki/NextEra_Energy ou Vestas https://fr.wikipedia.org/wiki/Vestas ou d’autres sociétés cotées en bourse.

      • Bien sûr…
        Comme Total dans le solaire, par ex : https://www.capital.fr/entreprises-marches/total-signe-une-grosse-acquisition-dans-lenergie-solaire-1390998

        Comme quoi, il y a des gens pour qui c’est rentable… et qui savent assez bien ce qu’il va se passer dans les prochaines années.

        • mais parce qu’il ya des injonctions politiques et pour les entreprises un tas de pognon à gagner..

          le problème est qu’on ignore ce qui se passerait sans inteventionnsime poltique!

          c’ets le problème de negymas et du nucleaire c’est un risque financier notamment en raison du risque politique..

          une personne voulant produire de l’electricté grace au nuc doit trouver beaucoup d’argent. et avoir des garanties sur le plan polutique..

          • M Lemiere

            On n’ignore aucunement ce qui se passerait sans interventionnisme: personne n’investirait dans l’éolien ou le solaire en France et en Allemagne, c’est précisément l’objet de mon article, que vous semblez n’avoir pas bien compris. La courbe en points de Fraunhofer Institute le montre très clairement.

            Je ne sais pas si des notions fondamentales comme la rentabilité économique, la privatisation, l’investissement, le prix, le coût, sont très claires dans votre esprit. En tout cas, vos interventions sont difficiles à suivre. Faites un effort de lisibilité.

    • Le « pas d’uranium », faudra attendre longtemps, très longtemps…

  • Encore un qui raconte n’importe quoi sans rien démontrer d’autre que ses propres convictions. Avec étalage d’incompétence évidente, bravo !

    • Quand on sans le vent qui souffle entre ses oreilles, c’est le cas des écolos, c’est la preuve d’un vide cérébral.

    • Rochain actionnaire dans les « renouvelables » ne veut pas voir l’échec de toutes ces pseudos-transitions qui sont loin de faire disparaitre le charbon et le gaz tout en taxant au prix fort les consommateurs.

    • Si vous connaissez le sujet si bien que ça écrivez-nous un article.

  • Cet article n’aborde le problème éolien que sur le plan des investissements spéculatifs.
    Mais le vrai problème est dans l’aspect rapport technique/ rentabilité de production/ et l’aspect idéologie écologique.
    Une éolienne ne fournit en moyenne que 25 à 30 % au mieux de sa puissance théorique installée, et ce, à cause de l’intermittence, mais pas que ; voir Vidéo sénat intervenant JC Jancovici ; avancez le curseur à 1.27.00 pour l’éolien.https://youtu.be/MULmZYhvXik
    Autrement dit dans la réalité, il faudrait 3 fois plus de ces « tiges », pour fournir la puissance argumentée par les installateurs. Un vrai désastre en perspective. J’invite ceux qui ne comprendraient pas à faire le trajet Troyes Reims par autoroute….ça pousse partout.
    On ne va pas encore une fois rappeler les tonnes de bétonnage induites, sur des surfaces très souvent agricoles. Il faut être sacrément tordu pour y trouver l’ombre d’une solution écologique. Et pourtant les partis « verts » poussent à fond dans l’érection de ces engins.
    L’éolien ne se développe que parce il est générateur de revenus locatifs pour les propriétaires des terrains sur lesquels sont implantés ces « tiges ». Et ces revenus aux propriétaires, c’est nous qui les payons via la CSPE sur nos factures d’électricité.

    Un lien intéressant pour suivre la production réelle instantanée.
    https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere

  • l’éolien n’est pas rentable, parce qu’il a très peu (voire aucune) valeur : il ne s’adapte pas du tout au besoin et est très peu prévisible.

  • Cela promet. Tenez-vous prêts.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Cet article montre que la stratégie énergétique 2050 annoncée par le Président de la République nouvellement élu relance insuffisamment le nucléaire (14 EPR, 35 à 40 % du mix électrique), et laisse la France en grande fragilité pour la sécurité et l’indépendance de son approvisionnement électrique en hiver, malgré un appel massif à l’éolien maritime ruineux.

Décarboner de façon compétitive et résiliente l’économie française à l’horizon 2050 nécessite de disposer à cette échéance d’une puissance installée nucléaire de l’ordre de 85 GW (... Poursuivre la lecture

Quand il a prononcé devant quelques rares partisans son discours de Marseille, on pouvait supposer qu’Emmanuel Macron se laissait aller à une « grosse blague », comme on dit précisément à Marseille. La démesure de son propos était excusable car il devait infléchir son discours vers la gauche puisque la cité phocéenne était entièrement acquise à Mélenchon. D’ailleurs les critiques ont relevé que l’expression « planification écologique » était de Mélenchon lui-même !

Mais les choses se sont aggravées et il semblerait que le grand projet ... Poursuivre la lecture

L’échec d’une institution – entreprise, État, organisation, parti politique – a généralement de nombreuses causes, mais la principale d’entre elles est souvent l’enfermement dans des modèles mentaux contre-productifs. Le récent échec des écologistes à l’élection présidentielle en est un bon exemple, dont d’utiles leçons peuvent être tirées au-delà du seul champ politique.

Même s’il était finalement attendu, le score de 4,63 % obtenu par son candidat Yannick Jadot représente une cruelle déception pour le camp écologiste. Mais il est sur... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles