Les dégâts de l’éolien et du solaire : les coûts d’acheminement de l’électricité

Multiplier les sources de production et consommation de l’électricité, c’est tirer des câbles de cuivre et d’aluminium. Pas très écologique, et ruineux.

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Les dégâts de l’éolien et du solaire : les coûts d’acheminement de l’électricité

Publié le 29 décembre 2020
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Par Michel Negynas.

L’éolien et le solaire bénéficient de règles complètement anti libérales dans le cadre européen de libéralisation de l’électricité : obligation d’achat de la production, quand il y en a, par le réseau électrique, quel que soit son besoin, et tarifs subventionnés garantis sur des périodes longues. En outre, il en existe une autre, moins connue : l’éventuel surcoût directement lié à leur développement est supporté par le réseau de transport et de distribution.

Rappelons, de plus, que l’intermittence de ces moyens de production impose d’investir en double dans un réseau de production pilotable, nécessaire pour assurer la continuité du service les nuits sans vent. Cela réduit en fait à néant l’utilité de développer ces producteurs d’énergie aléatoire, qui sont en fait un doublon par rapport à ce qui est absolument nécessaire. Pire, leurs caractéristiques en font des perturbateurs du réseau, ce qui a des conséquences technologiques et financières.

Quelques notions simples sur notre électricité

Nous utilisons du courant alternatif au lieu de courant continu : il varie autour de zéro lors d’un cycle et cela 100 fois par seconde, c’est sa fréquence. Cela a plusieurs avantages :

  • il est plus facile à produire par des machines tournantes, et inversement peut faire tourner des moteurs très simples.
  • par le biais des transformateurs, on peut adapter la tension (les volts) et le courant (les ampères) au transport et à l’usage, pour limiter les pertes.
  • le passage à zéro 50 fois par seconde aide les disjoncteurs à couper le courant quand il le faut.

Par contre, il présente quelques inconvénients.

  • gestion de deux types d’énergie : l’énergie active, qui seule peut se transformer en énergie mécanique, et l’énergie réactive, consommée par certains utilisateurs. C’est une composante importante des réglages du réseau, assez peu connue du grand public.
  • les lignes électriques très longues posent des problèmes de stabilité. C’est pour cela que pour des liaisons à longue distance, on revient à du courant continu au moyen de convertisseurs électroniques. Et c’est pour cela aussi qu’équilibrer géographiquement les puissances sur le réseau se fait de proche en proche. Ce n’est ni évident, ni instantané.

Les gestionnaires de réseau doivent donc régler les puissances actives et réactives, la tension et la fréquence du réseau dans des limites contractuelles pour que tout fonctionne, avec des contraintes géographiques, et cela à la microseconde près.

Heureusement, le réseau a la faculté de s’adapter un peu de lui-même lorsqu’il est alimenté par de gros turbo-alternateurs, lesquels ont une grande inertie mécanique et fournissent les deux types d’énergie. Les réglages se font par les régulateurs de ces machines, ainsi qu’avec des équipements assez simples, comme des condensateurs.

Les dégâts collatéraux des énergies diffuses, intermittentes et aléatoires

La production diffuse

Dans des régions à forte densité de population comme l’Europe, centraliser la production d’électricité est une évidence. On montre en effet que les coûts énergétiques sont corrélés à la surface occupée par les moyens de production.

En outre, plus un réseau est interconnecté, plus il est facile et peu onéreux d’assurer la continuité d’alimentation. (Si vous voulez que votre maison photovoltaïque soit réellement autonome en énergie, il vous faut un diesel de secours pour les jours sans soleil et les pannes). L’interconnexion exige la centralisation de la conduite du réseau.

En outre, une production à l’aide de grosses unités est plus facile à gérer qu’une multitude de petites unités. C’est une des difficultés intrinsèque à la « production citoyenne » et à la couverture de la France d’éoliennes de 3 MW ou de champs photovoltaïques de 1 ou 2 MW ; ou pire, d’installations en toiture de quelques kW…qui modifient la nature même du réseau électrique de distribution, puisqu’il devient aussi réseau de production.

Le réglage du réseau

Une grande partie des petites éoliennes, installées en majorité sur le territoire, de 1 à 3 MW, sont incapables de régler quoi que ce soit. Elles ne participent pas à la stabilité du réseau, au contraire, elles le perturbent. Tant que leur puissance installée totale est assez faible par rapport au réseau, cela n’a pas grande importance.

Mais les plans de développement de la Programmation pluriannuelle de l’énergie changent la donne. Les grandes éoliennes off shore, elles, doivent s’équiper pour participer à la stabilité du réseau car leur impact individuel n’est pas négligeable : c’est au prix d’une grande complexité des appareillages internes, sources de pannes et d’incidents, et d’équipements spécifiques sur le réseau..

En ce qui concerne le solaire, qui produit du courant continu, l’injection dans le réseau nécessite de toute façon un convertisseur électronique plus ou moins complexe.

Mais tout ça n’a aucune inertie : si on n’avait que des ENR sur un réseau, il serait impossible à régler et stabiliser. En outre, tous les équipements électroniques cités produisent un courant très haché, source de pertes et nécessitant eux-mêmes d’autres dispositifs pour le lisser.

La variabilité instantanée de la production 

La prévision de la production des ENR aléatoires est en gros possible à long et moyen terme. Les variations sur la journée sont moins prévisibles, mais le réseau peut s’adapter, même avec des centrales nucléaires, toutefois au prix d’usure prématurée et de surcoûts.

Mais il existe une variabilité à très court terme : une rafale de vent, un train de nuages qui passe… Celle là est très perturbante pour le réseau. C’est particulièrement vrai pour l’éolien, on le voit sur la figure suivante (Puissance/vitesse) dans la zone des vents intermédiaires, qui peuvent être prépondérants à certaines saisons, et où une faible variation de vitesse entraîne une grande variation de puissance.

l'électricité Source

L’éloignement entre sources de production (régions venteuses) et lieux de consommation

Ce problème est particulièrement vrai en Allemagne, entre mer du Nord et Ruhr ou Bavière. On a vu qu’en fait, l’électricité se transporte mal sur de longues distances, avec des pertes.

Les remèdes

Les ingénieurs ayant une créativité infinie, presque tous ces problèmes ont une solution technologique à base de batteries pouvant stocker quelques minutes de production, de condensateurs ou d’appareillages très sophistiqués à base de semi- conducteurs.

Jusqu’à une certaine limite cependant. Par exemple l’Irlande, dont le mix est très riche en ENR, expérimente ces difficultés et n’aura de salut qu’en renforçant son interconnexion avec l’Angleterre et peut-être la France. Il va sans dire que toutes ces considérations rendent impossible techniquement un scenario tout ENR.

Mais voilà, tous les gadgets précités ont un coût… pris en charge non pas par la production qui les rend nécessaires, c’est-à-dire l’éolien et le solaire, mais par les réseaux… En France, le raccordement des ENR est à la charge du réseau, peu de gens le savent.

C’est ainsi que RTE (Réseau de Transport de l’Électricité) en charge du réseau Haute Tension et ENEDIS, en charge du réseau de distribution, annoncent des investissements faramineux : en tout, 102 milliards sur 15 ans. Et bien qu’ils s’en défendent, une grande partie est directement liée au développement du solaire et de l’éolien.

RTE annonce 33 milliards : 13 milliards concernent l’adaptation du réseau, 8 milliards le renouvellement des ouvrages les plus anciens, 7 milliards le raccordement des énergies marines, 3 milliards le numérique et 2 milliards pour les interconnexions transfrontalières.

Autrement dit, la maintenance représente 7 milliards : tout le reste c’est pour les ENR, c’est-à-dire pour les raccordements et pour sophistiquer une conduite du réseau rendue plus complexe.

Comme l’admet François Brottes, président de RTE :  « C’est un peu comme un athlète de très haut niveau qui pratiquait il y a quelques années le triathlon – nucléaire, hydraulique, thermique – et qui maintenant pratique le décathlon : il y a beaucoup d’énergies nouvelles, de modes de consommation nouveaux. » Sauf que le triathlon suffisait…

ENEDIS annonce 69 milliards. C’est curieux, car la PPE ne prévoit pas d’augmentation de la consommation.

Il y en a 5,7 pour le compteur Linky si on compte les dépenses totales. La rentabilité est basée sur les économies de personnel qui pourraient être faites sans le Linky. Il y a déjà des procédures permises via une photo du compteur envoyée par mail… En fait, le cœur du Linky, c’est son disjoncteur, qui ne remplace pas le disjoncteur de protection de l’installation. Il est là pour servir un jour, peut être… Il attend son heure, une nuit sans vent par exemple.

Mais il y a d’autres postes importants : « On passe d’un réseau où l’électricité va dans un sens, du producteur au consommateur, à un système électrique conçu et exploité de manière totalement différente, avec des acteurs nouveaux », remarque Marianne Laigneau, nouvelle Présidente d’Enedis…

L’entreprise doit ainsi raccorder actuellement 90 % des nouvelles installations renouvelables au réseau d’électricité. Soit 450 000 producteurs d’électricité en tout, pour une capacité de 26 gigawatts raccordés en dix ans… (Les Échos)

L’autre poste important, c’est la mobilité électrique : pour 2022, Enedis vise donc aussi 100 000 bornes raccordées au réseau, contre près de 30 000 aujourd’hui. Cela permettra de recharger un million de véhicules électriques environ. « Notre rôle est d’être un facilitateur de cette mobilité électrique. Nous ne vendons rien », insiste Marianne Laigneau.

L’entreprise aide, par exemple, les collectivités à déterminer quel serait l’endroit le plus pertinent pour installer des bornes de recharge. « Après on tire des câbles » pour connecter ces bornes au réseau, explique la nouvelle dirigeante…(Les Échos)

Eh oui, on l’oublie toujours, mais multiplier les sources de production et consommation de l’électricité, c’est tirer des câbles de cuivre et d’aluminium. Pas très écologique, et ruineux.

 

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  • tout ça n’empêchera pas d’éventuelles coupures de courant en cas de  » grand froid  » ; et ce n’est pas moi qui le dit mais une présentatrice de la météo ….

    • Alors là, c’est forcément du lourd ! …

      • et pendant ce temps les multinationales et le monde se foutent des états d’ame d’ENEDIS ou RTE ou EDF sociétés largement subventionnées par le contribuable, soyons pragmatiques:
        je suis de très près les avancées de toutes les technos batteries Lithium, photovoltaïques, eolien offshore, et je peux vous affirmer que tous les investisseurs fonds de pension (US et autres) y vont, alors arretons de pleurnicher et investissons dans ce business.
        dernier appel à projet photovoltaique en EAU 13.5 $ le MWh, eolien offshore EDF ENERGIES RENOUVELABLES 44€ KWh
        Le cout de la cellule LI-ion 100 € le KWh en 2020 et ça va baisser et la durée de vie des LFP (LITHIUM FER PHOSPHATE) pour le stockage stationnaire est déjà de 12 ans.
        les USA ( pays collectiviste comme tout le sait , ahah) et la chine sont loin devant l’EUROPE pour EN +Stockage.
        En toute franchise il n’est plus necessaire en France de subventionner les EN ainsi que les entreprises d’etat, je ne vais pas me faire des amis.

  • C’est comme pour la covid; quand tout s’améliore c’est grâce au gouvernement et quand nous auront un grand black-out ce sera la faute des français.

  • Quelques points de l’introduction me paraissent demander nuance ou correction :
    – une dynamo est un peu plus simple qu’un alternateur
    – un transformateur permet de modifier la tension, dans les limites d’une puissance bien définie. Une puissance plus grande implique un changement de transformateur
    – 50 cycles correspond à 100 passages par zéro
    – la grande majorité du transport d’électricité se fait toujours en triphasé. Ce n’est que très récemment qu’on est passé au continu en très haute tension pour les lignes enterrées ( éolien en mer, p.ex. ) et très longues distances ( consommez local, disaient les écolos )
    – les gestionnaires de réseau doivent règler les puissances ( .. ) réactives : ce sont majoritairement les grands utilsateurs qui les réduisent pour éviter de lourdes pénalités financières

    Pour le fond de l’article, toute personne qui a regardé l’évolution de sa facture d’électricité a pu constater que la part ‘électricité » s’est amenuisée alors que la part « frais de distribution et énergies vertes » a explosé. Pour le gestion, je cite de mémoire Lomborg, dans « l’écologiste sceptique » : « les énergies renouvelables, c’est comme conduire, dans une descente, un camion sans direction ni frein » – c’est exagéré, mais ça souligne ben la complexité du problème

    • Bonjour.

      Pardon pour cette faute d’inattention: le passage à zéro est bien de 100 fois par seconde.

      Par contre tous vos autres commentaires m’interpellent: une dynamo est plus simple qu’un alternateur pour produire 1600 MW?

      Une transformateur est effectivement calculé pour une puissance donnée mais en quoi cela contredit ce que j’ai écrit?

      Le passage en courant continu est pour les longues interconnexions: en quoi ce que j’ai écrit est différent?

      L’équilibrage du réactif: c’est un investissement, donc un surcoût, qu’il soit payé par le client ou via le tarif revient au même.
      Quant à votre conclusion, que veut elle dire? Vous êtes pour ou contre les éoliennes et les PV? C’est confus.

      • service public.. alors client et tarif…

        vouloir forcer les gens à conclure qu’ils sont pour ou contre les éoliennes… désolé mais non..

        votre point est clair…introduire des moyens de production diffus et intermittents dans un système centralisé de production avec un réseau collectivisé est dicté par l’idéologie…et pose des problèmes techniques qui nuisent à la stabilité…

        sauf que ..les décisions sont politiques..

        • le commentaire de lucx montre, qu’il a lu qu’il comprend…contrairement au consommateur lambda.. qui veut prix et bien sur fiabilité en réalité un certain niveau de fiabilité..

          l’idée…
          tout politique élu doit laisser aux ingénieurs la « gross » maitrise technique de machin..

          je tend à ne pas être d’accord..

      • Je ne souhaitais pas polémiquer mais, comme dit au début de mon commentaire, nuancer ou corriger – quand j’attire l’attention sur les lignes enterrées pour les éoliennes marines, c’est une information supplémentaire quant à ce qu’elles exigent pour des distances relativement courtes ( moins de 200 km – longue distance, c’est 1.000 à 1.500 km en aérien )
        Pour la dynamo vs l’alternateur, c’est la simplicité du redressement qui a fait privilégier la dynamo au début, pour la production de courant continu ( jusqu’aux années 1960, pour les automobiles ) – ce qui est une information. L’alternateur s’était très rapidement imposé comme seule solution pour la production de courant alternatif triphasé, plus efficace du point de vue puissance
        Pour l’équilibrage du réactif, il s’agit principalement de diminuer les pertes en ligne, qui peuvent doubler avec un « mauvais » cos PHI. Incidemment, cela ne concerne que peu les parcs à éoliennes, dont la production est régulée de ce point de vue.

        Pour la conclusion, je souligne que, depuis que nous  » bénéficions » d’énergie gratuite, les prix de distribution et les taxes vertes ont explosé, ce qui ne me paraît pas enthousiasmant. Je souligne également la complexité de la gestion, rendue d’autant plus compliquée par des politiques d’implantation qui ont longtemps été locales ( cinq ou six éoliennes pour un village ). A souligner que c’est la nécessité de produire localement le courant continu cher à Edison qui l’a fait disparaître au profit de l’alternatif de Tesla, avec production centralisée et transport à distance. Les politiques actuelles suivent la démarche inverse, avec toutefois l’obligation de prévoir de pouvoir aller chercher à très longue distance le courant que les énergies aléatoires ne produiraient parfois pas ( nuit froide en hiver en Europe – ni vent ni soleil ). Pas plus enthousiasmant.
        Pour les éoliennes, si je cite Lomborg, c’est parce que, comme lui, je n’aime pas le gaspillage des deniers publics dans des solutions dogmatiques ; je comprends fort bien les éoliennes à Fuerteventura ou au Danemark, où les vents sont quasi-continus – je les condamne énergiquement à Houtsiplou.
        Je trouve également absurde la volonté de passer quasi-immédiatement au tout renouvelable en excluant le nucléaire ( et la fusion, dont les premiers réacteurs commencent à balbutier ), alors que – cocorico – la récente tempête Bella a permis de faire produire 70 % de la production du nucléaire par l’éolien. Dit autrement, supprimer le nucléaire, même en ayant des tempêtes continues, résulterait en de très nombreux black-outs. Et, comme les tempêtes ne sont, par nature, pas permanentes…

        • @lucx
          Concernant la dynamo, il est difficile d’en faire des trés grosses du fait de son point faible: le collecteur. La dynamo a disparu au profit de l’alternateur quand les diodes de redressement se sont démocratisées.

          Concernant le cosphi la aussi l’auteur a raison, vous ne parlez pas de la même chose: Certes les clients doivent compenser le réactif mais pas les clients particuliers et de plus il s’en générè de partout sur le réseau. Pour le corriger on peut ajouter des impédances réactives mais le plus simple est de modifier le courant d’excitation des alternateurs:

          Réduire le courant d’excitation à un alternateur couplé lui fait injecter de l’inductif, l’augmenter du capacitif.

          Actuellement, la plupart des ENR ne participent a aucune de ces nécessités. Tant que ça reste anecdotique c’est pas grave, quand la puissance installée devient élevée, il faut compenser cela

          Techniquement tout est faisable c’est juste qu’il va falloir payer encore et encore pour quelques chose qui n’est pas utile dans le contexte actuel.

          • vous espérez que de parler des problèmes de phases sur le réseau va faire que les gens ne « soutiennent » plus les politiques de soutien à l’éolaire? Je doute…
            dans le meilleur des cas le pékin moyen va comprendre que l’éolaire pose un problème..que ça peut couter.. ou que ça peut poser un risque de black out.. mais le fait qu’il ne maitrise pas le sujet va rendre possible pour les proéolaire d’allumer un contre feu..

            • Bonjour, je n’espère rien j’évoque juste ou l’auteur veut en venir à Lucx.
              Cependant vous avez raison, ces sujets sont trop techniques pour le « pékin moyen » (et d’ailleurs pour le Pekin politicien aussi, vu comment les proeolaires parviennent à les enfumer…)
              On payera tous l’addition, et elle va être salée

  • Ca reste une drôle d’idée que l’électricité soit facturée indépendamment de son coût réel « spot » là et quand elle est utilisée, tout étant globalisé. On devrait pouvoir souscrire des abonnements offrants des réductions significatives où et quand il y a surcapacité temporaire de production, et avoir des logiciels gestionnaires de consommation qui déclenchent les utilisations non-urgentes à ces moments. L’efficacité de la loi du marché, en quelque sorte…

    • Les grands consommateurs ont des facturations à taux variables : une des conséquence des énergies fluctuantes a été que des gros consommateurs ont, en 2020, été payés pour utiliser l’énergie excédentaire.

      • Oui, j’entends bien, mais il faudrait un feedback sur les choix d’investissement des producteurs/distributeurs d’électricité.

    • le but des compteurs intelligents est, entr’autres, de permettre d’enclencher des activités annexes pendant les heures de faible consommation globale et/ou de forte production des énergies aléatoires

    • ce n’est pas une drôle d’idée… c’est qu’on « oublie » que l’idéologie joue un rôle énorme dans ce qu’est la production/distribution/consommation d’électricté…

      quiconque veut prouver un point choisit de ne pas toucher à « des trucs »..

  • « En fait, le cœur du Linky, c’est son disjoncteur, qui ne remplace pas le disjoncteur de protection de l’installation. Il est là pour servir un jour, peut être… Il attend son heure, une nuit sans vent par
    exemple. » » »
    Intéressant constat :
    sur mon installation 3 changements de compteurs depuis le 15/6/2018. le premier traditionnel 15/06/2018 et 2 linky 07/2019 et 07/2020 ( pris feu) . pas explication selon ENEDIS.
    Il semble que c’est fréquent.

    • Bizarre, on m’a installé un linky, si j’ai bien compris le disjoncteur habituel.(mis au maximum) ne sert plus à rien le linky se charge de tout avec un plus me semble t il pour l’équilibre des phases. Très bon le linky !

    • j’adore le concept de compteur « intelligent »… si il a brulé c’est qu’il avait ses raisons, et qu’elles étaient intelligentes..

      • Le compteur a beau être intelligent si il est mis en service par un cegetiste sa durée de vie est limitée… En fait ils brûlent quand ils ont été mal installés, un vis mal serrée et paf ça chauffe ça brule

        • ben il naka refuser!
          le compteur intelligent nous prend pour des cons..de quelque façon qu’on le regarde..
          il ya des tas de mots dans le dictionnaire..à quand le saucisson intelligent.?..

        • Ils le savent, ils le voient. Mais ils ne font rien.

        • Y a aussi un autre souci: la formation des opérateurs: s’ils ont été correctement briffés, ce ne sont pas des électriciens, dans un contexte ou leur boite est rémunérée au rendement:

          Quand ils arrivent sur une installation pourrie avec les isolant qui toment en miettes quand on bouge les fils: l’electricien ne touche pas et propose de refaire toute l’installation.

          Le poseur linky pose son compteur, et ce qui se passe après , à la grâce de dieu…

      • S’il a brulé, c’est qu’il a été posé par un ponctionnaire.

      • Il aurait fait un BURN OUT? Ok je sors ——->

        • Oh !!! un ponctionnaire qui fait un burn out, il faut le mettre de côté, il va prendre de la valeur ( selon la loi du marché et de la rareté!)

      • S’il est intelligent et qu’il a brûlé, ce ne peut être qu’ une immolation par le feu pour protester contre tout ce qu’on voulait lui faire faire. Je ne vois pas d’autre explication.

        Mais on en parle peu parce qu’il a fait ça en privé, sans même se connecter aux réseaux ( sociaux )…

  • L’ avantage du monopole d’EDF, c’est que le même groupe d’ingénieur avait connaissance de tous les paramètres a prendre en compte et le seul souci de l’intérêt général.
    Les revendeurs d’électricité ou les producteurs a la sauvette, n’ont qu’un seul objectifs le fric, la marge.
    Tout est dit.

    • pas tout…

      et l’objectif de tout vendeur c’est le fric..le rêve que ça dure..le moyen savoir satisfaire le client…

      les ingénieurs savent très bien optimiser…mais à condition qu’on leur donne un moyen de calculer un optimum…

      si je veux ceci que dois je faire…un ingénieur peut faire faire..

      si je veux ceci ET cela c’est déjà plus difficile…

      si on doit choisir de produire de l’elctricité DE FAçON centralisée en évitant de bruler des fossiles le nucléaire est préférable..

      Mais force est de constater qu’on s’abstient d’imaginer de changer des tas de trucs.. typiquement la collectivisation du réseau!!!

    • « et le seul souci de l’intérêt général. »
      ??
      Le premier souci d’EDF est de répondre aux ordres de l’Etat et des décisions politiques des gouvernants, l’intérêt de ses clients càd de la population vient ensuite.

  • Oui , introduire des intermittents pose des tas de problèmes..Mais nul questionnement par contre sur le « réseau » et son existence, les consequences de la collectivisation de fait de l’acheminement ..
    En clair, le réseau existe du fait d’une volonté politique.. bien entendu sans intervention politique un ou des réseaux existeraient.
    Mais toute les conversations semblent basculer entre avis de l’ingénieur , argument idéologique voire conception du modernisme et constructivisme..

    En premier lieu, les moyens de production, les moyens d’acheminement, la nature de la consommation actuelle ne sont pas le résultats d’un optimum mais influencés par les choix des politiques…l’etat initial n’est pas un optimum…

    Les raisons de l’interventionnisme politiques sont parfois obscures et faussent le marché et cela a des conséquences diverses et variées..par exemple sur le marché de l’immobilier..( si les gens payaient l’acheminement..)..

    Des tas de gens payent pour d’autres..et il n’y pas de moyen de leur expliquer en quelques mots pourquoi sinon que ce serait dans l’interet général.

    En second lieu…maintenant on fait quoi en face de ce marché faussé? qu’est ce qu’on change et pourquoi?
    Au lieu de choisir de repartir d’une situation saine, un optimum de marché, on rend le truc plus complexe..
    Il a été introduit un nouvel élément qui joue dans le mystérieux interet général d’éviter les émissions d’énergie fossiles.. qualitativement, ça devrait défavoriser le charbon et le gaz..sauf que sans éléments quantitatifs clairs, autrement dit sans savoir combien « coute  » à la collectivité l’emission d’une tonne de CO2, .ça n’aide pas… donc on a un nouvel enjeu qui nous fait une belle jambe..alors certes on peut « admettre  » un prix du CO2… sauf qu’il faut aussi spéculer là dessus sur la durée de fonctionnement des moyen de production…ouf!!!!
    On doit ajouter que pour décider quoi faire on ne peut faire abstraction du très singulier objectif décider par le président qui « semble » semi redondant avec la volonté de ne pas émettre de CO2 de diminuer notre consommation d’energie…

    bon on est d’accord …pourquoi diable choisir le solaire et l’éolien à la place du nucléaire??? quels ont les avantages ???

    mais ne jamais parler du gaz ou du charbon … pour éluder le fait que en réalité n’a aucune idée du cout d’une tonne de CO2 m’ennuie?

    Pour faire court, j’ai l’impression qu’on me demander d’emettre un jugement sur les programmes centralisés d’éducation pour les « optimiser » alors qu’ils ne sont pas s optimum et que ‘l’optimum ne fait sans doute pas sens un choix clair et arbitraire de l’intérêt général..

    sachant que le fait du prince nous impose de diminuer notre consommation d’electricité… que prévoir comme production?

    sachant cela et en oubliant pas que le prince peut changer d’avis..

    on fait quoi?

    alors d’accord monsieur gaynimas.. introduire des intermittents dans un réseau interconnecté nuit a sa stabilité et ne fait pas sens économique..je suis d’accord…

    mais quid du reste ?

  • Je ne suis pas certain que les prémices de cet article soient corrects. Les éoliennes se trouvent exclusivement à la campagne. Elles sont raccordées au poste source le plus proche (de 1 à 20km max); ce poste source alimente les villages et bourgades proches. ce sont elles qui vont être alimentées par les éoliennes quand il y a du vent. Dans ce cas, le réseau THT de RTE est soulagé et n’a plus à tirer du courant depuis les grosses centrales nucléaires. Il y a donc un gain plutôt qu’un surcoût. Ce gain a même été acté par RTE lui-même, tant que les éoliennes restent en relativement petit nombre et que leur nombre en un seul endroit ne dépasse pas un certain seuil. C’est d’ailleurs pourquoi, au début, les règles limitaient la taille de chaque parc éolien à 12MW. Depuis, le lobbying aidé en cela par la nouvelle vague écolo-fasciste, a fait sauté ce maximum de 12 MW, ce qui fait que ce que je disais plus haut peut ne plus être vrai si la production, lors les jours de grand vent, dépasse les besoins locaux.

    • si vous décidez de vous en tenir à la comparaison nucl /eolaire.. si vous estimez que ça vous regarde « directement » ce qui est douteux.

      jeanco a fait des vidéos acceptables.

      Bon …point crucial..un Watt eolaire n’est pas equivalent LOIN de là avec un Watt nucleaire…surtout en term de satisfaction de la demande..
      introduire un Watt éolaire ou nucléaire sur un réseau centralisé c’est pas la même chose…

    • Exact !
      J’ajoute que lors de la décision de l’installation des parcs éoliens, la présence du réseau électrique à proximité est un des critères déterminants…

    • Votre remarque est tout à fait digne d’attention. Une production locale – voire individuelle – peut sans doute être envisageable sans inconvénient général. Je n’en suis pas sûr, mais le problème est autre, comme vous le dites. Il est politique : « C’est d’ailleurs pourquoi, au début, les règles limitaient la taille de chaque parc éolien à 12MW. Depuis, le lobbying aidé en cela par la nouvelle vague écolo-fasciste, a fait sauté ce maximum de 12 MW »

    • Pour Gerald555: on avait un réseau qui convenait. Il est prévu qu’on n’augmentera pas notre consommation.
      Il faut tirer des câbles supplémentaires pour relier de nouvelles installations dont on n’avait pas besoin. C’est bien des câbles en plus. En outre, la rentabilité de ces câbles est faible, puisqu’ils ne reçoivent quasiment jamais un courant nominal, et transitent une énergie 4 fois plus faible (pour l’éolien) et 8 fois plus faible (pour le solaire) que ne leur permettrait leur puissance nominale.
      Le gain existe peut être (je n’en suis pas sûr, il n’y a pas forcément concordance entre les lieux propices à la production et les points de consommation.). Mais à coup sûr, il n’existe pas les nuits avec peu de vent.

    • En général les éoliennens injectent directement dans le réseau RTE en 63KV, ce qui fait que le consommé local…

      D’autre part il y a la notion de foisonnement:
      L’idée et que lorsque le vent souffle au sud, les parcs du sud alimentent tout le pays: bonjour le local…

      Enfin les parc éoliens doivent être mis dans les coins ventés, pas forcemment a coté des lieux de conso. Idem le solaire…

      Les lieux de conso, c’est la région parisienne et la vallée du Rhône. Les centrales nucléaires sont placées principalement autour de ces zones. Les ENR, plutot partout ailleurs…

      Un recours massif aux ENR demandera plus de capacité réseau que ce qu’on a actuellement, ceux qui prétendent autre chose son des escrocs ou /et des incompétents .

  • Pour l’instant tout se passe bien malgré la difficulté d’équilibrer tout ça. Le seul hic de cette opération est le porte-monnaie qui se vide plus qu’il ne se rempli.

    • ça se passe bien…gouverner c’est prévoir…et investir c’est spéculer..
      nous avons déjà peut être acté des mesures qui vont causer du « mal ».

  • « Rappelons, de plus, que l’intermittence de ces moyens de production impose d’investir en double dans un réseau de production pilotable, nécessaire pour assurer la continuité du service les nuits sans vent »
    Bien sûr que non. Cette obligation ne vaudrait que si 100 % de la production électrique était confiée aux ENR.
    Ce n’est jamais le cas.
    L’exemple allemand est à cet égard particulièrement édifiant.
    L’Allemagne n’a cessé depuis 20 ans de développer éolien et solaire, qui représentent aujourd’hui près de 30 % de la production. Et, pendant ce temps, la production des centrales thermiques fossiles et du nucléaire a continûment baissé.
    Je suis toujours surpris quand je vois des gens d’un bon niveau technico-scientifique continuer de propager, contre toute évidence, ce genre de rumeurs…

    • Je ne sais pas si vous faites le bête ou si vous n’avez rien compris: il faut la totalité des besoins les nuits sans vent même en hiver pour assurer la continuité. Il faut donc un réseau pilotable dimensionné pour ça, quelque soit la part d’ENR sur le réseau; cette part est donc un investissement en doublon.
      L’Allemagne a 110 GW d’ENR et 100GW de centrales classiques (biomasse, gaz, nucléaire, charbon, lignite). Sa consommation maxi est de 80 GW… Elle peut voir venir les nuits sans vent!
      Le nucléaire est encore à 8GW, il sera arrêté… ils ont encore de la marge.
      Evidemment que la production des centrales thermiques baissent, puisqu’on les oblige à s’arrêter quand il y a du vent! Les émissions, elles, baissent très faiblement, et c’est essentiellement du au fait que les nouvelles centrales thermiques sont plus performantes.
      Et pendant ce temps là, le prix de l’électricité a doublé. Bel exemple!

      • Ni l’autre ni l’autre pour répondre à votre première question (que je pourrais d’ailleurs vous retourner…).
        Je me contente de souligner que selon vous la mise en place d’ENR nécessiterait d’augmenter le recours aux centrales thermiques, je vous cite : « impose d’investir en double ». C’est le vieil argument des opposants à l’éolien et au solaire qui consiste à expliquer que construire des parcs éoliens impose de construire des centrales au gaz ou au charbon en appui…
        L’exemple allemand montre que c’est faux puisque depuis l’essor de l’éolien le pays a vu au contraire baisser sa production electrique liée aux énergies fossiles.

        PS : pour info, en Allemagne, les émissions de CO2 dues à la production électrique ont baissé dans l’exacte proportion de la baisse des centrales à énergie fossile. Ce qui tendrait à prouver que ce n’est pas du à une meilleure qualité de ces centrales mais à une plus faible quantité de leur usage !

      • Je confirme vos propos et j’en profite pour soutenir votre travail pédagogique d’explication. Je vous souhaite beaucoup de patience et de volonté tant ce sujet technique complexe suscite beaucoup de propos à l’emporte pièce, plus proches des brèves de comptoir que d’argumentation scientifique. Je fais le même constat lorsqu’il s’agit d’expliquer la finance qui excite tous les anti capitaliste comme les EnRi rameutent tous les anti nucléaires.
        Bonne suite dans votre travail si utile.

  • Une fois que l’on a compris que l’électricité n’est pas une énergie, mais est un transport d’énergie depuis une production jusqu’à la consommation, les choses deviennent assez claires.
    La consommation est variable, et la production doit être à un instant T égale à la demande (en gros).
    Une production énergétique pilotable (nucléaire en particulier) peut être adaptée à la consommation.
    Une production énergétique non pilotable (énergies dites renouvelables) ne peuvent être adaptées à la consommation (le vent ne souffle pas quand vous en avez besoin, le soleil brille quand il veut).
    Le mélange d’une production pilotable (indispensable) et d’une production aléatoire ne peut en aucun cas aboutir à un rendement optimal.
    Entre rendement optimal et rendement médiocre, c’est la consommateur qui paie la différence.
    Cette différence représente le prix à payer pour que nos gouvernants restent au pouvoir en satisfaisant les lubies ineptes des écolos.

  • Petite erreur concernant Linky:
    Il renferme un interrupteur (et non pas un disjoncteur) qui lui permet de contrôler de façon beaucoup plus précise -et surtout moins variable en fonction de la température, de l’usure- le respect de la puissance appelée, et donc du contrat. Cette fonction est donc normalement désactivée sur le disjoncteur en le réglant au maximum. C’est ce qui a été fait sur le mien, mais il m’a été rapporté que n’était pas toujours le cas.
    Les autres fonctions, court-circuit et protection différentielle restent assurées par le disjoncteur d’abonné.
    Les personnes qui se plaignent de coupures répétées depuis la pose de Linky « bénéficiaient » simplement d’un disjoncteur fatigué, ou réglé par erreur à une valeur supérieure au contrat.
    Quand aux incendies, ils sont dus à un mauvais serrage lors de la pose, ce qui arrive avec tous les appareils électriques puissants (seulement quand le poseur ne dispose que d’ 1/2 h au total, il est parfois négligent..)

    • Vous avez raison, c’est un interrupteur. Mais je ne vois pas comment un interrupteur contrôle une puissance; vous voulez sans doute parler du circuit de mesure…
      Sur la question des réglages, certains prétendent qu’on est passé d UI cosphi à UI, ce qui pénaliserait les installations avec des moteurs. Mais je n’ai pas confirmation.
      Enfin, l’interrupteur est pilotable à distance, d’où l’inquiétude formulée dans mon billet.

  • Ce qui montre le problème ce sont les coûts marginaux de l’électricité.

    En allant sur le site du gestionnaire belge de réseau Elia:

    https://www.elia.be/fr/donnees-de-reseau/equilibrage/prix-de-desequilibre-15-min

    Vous pouvez voir les fluctuations de ce prix. A noter:
    – prix moyens entre 12 et 60 €/Mwh
    – 20 octobre, le prix monte à 1100 €/Mwh
    – 7 décembre, le prix monte à 2300 €/Mwh, soit 80 fois le prix moyen

    On peut s’attendre à un infarctus…

  • L’essentiel des commentaires pinaille sur tel ou tel détail mais ne remet nullement en cause le fond du propos. De nombreux exemples dans le monde, comme dans un état de l’Australie où le tout EnR s’est brutalement arrêté suite à de nombreux black-out, démontrent et l’avenir assez proche, de quelques années à une décennie, nous le confirmera je pense, qu’il est illusoire de remplacer entièrement les moyens de production d’énergie électrique fossiles tant les besoins d’électricité dans le monde ne baisseront pas comme le prévoit certains et y compris des agences comme l’ADEM. Prenons les paris!

    • Parfaitement, le tout ENR (100%) exige des investissement colossaux et est peu réaliste. Par contre le 70% ENR est parfaitement possible pour la France. Suffi de construire plein d’éoliennes, plein de centrales au gaz et un pipeline vers la Russie.

      ça a un certains nombre d’avantages, par exemple on pourra supprimer le poste du ministre des affaires étrangères devenu inutile puisque, c’est Moscou qui guidera notre politique étrangère…

  • Les commentaires sont fermés.

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