Référendum sur le climat : quels bénéfices/risques ?

Le président de la République souhaite inscrire « les notions de biodiversité, d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique » à l’article premier de la Constitution.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Noah Buscher on Unsplash

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Référendum sur le climat : quels bénéfices/risques ?

Publié le 18 décembre 2020
- A +

Par Philippe Charlez.

Dans La Tentation Totalitaire qu’il publia en 1974, Jean-François Revel développa la grande différence entre ce qu’il appela « droits de l’Homme » et « droits du citoyen ».

Selon l’essayiste, les droits de l’Homme peuvent être attribués par simple décret. Ainsi, il suffit d’octroyer la liberté individuelle, le droit d’association et le droit de réunion pour qu’ils deviennent effectifs.

Au contraire, les droits du citoyen nécessitent une organisation pratique de la société mais aussi des moyens. Ainsi on peut toujours décréter que chaque individu a droit au travail, au logement, à l’éducation et à la santé. Si la cité n’a pas les moyens de construire des logements, de créer les conditions économiques pour fournir du travail à chacun, d’entretenir les universités et de former des professeurs et des médecins, ces droits ne sont pas appliqués. Le droit au logement et le droit au travail figurent pourtant dans la Constitution française.

Pourtant de nombreux Français sont aujourd’hui au chômage et n’ont pas accès à un logement décent, une situation d’autant plus frustrante qu’elle devient…anticonstitutionnelle. Aux juristes d’apprécier si un Français sans logement et sans travail aurait gain de cause devant le Conseil constitutionnel !

Faisant suite aux recommandations de la Convention citoyenne sur le climat qui avait réuni 150 citoyens tirés au sort pour débattre de la question climatique, le président de la République souhaite inscrire « les notions de biodiversité, d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique » à l’article premier de la Constitution.

Le texte devrait dans un premier temps être adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat puis soumis au peuple par voie référendaire. Bien que le concept soit relativement vague, son but serait de permettre au Conseil constitutionnel de vérifier la conformité des lois face aux grands enjeux écologiques. Quelles seraient les conséquences pratiques d’une telle modification pour le citoyen ?

Ce nouveau droit constitutionnel est vu par beaucoup comme un droit de l’Homme : on ne peut a priori qu’y être favorable, chacun ayant le droit de vivre dans un monde respectant le climat, l’environnement et la diversité.

Un objectif très louable qui, pour certains, lèverait un obstacle clé à la transition énergétique : il éliminerait quelques riches lobbies égoïstes défendant leur statut au mépris de la collectivité. Un discours bien huilé délivré à maintes reprises par l’écologie politique. Pas si simple.

Le respect du climat, de l’environnement et de la biodiversité représente en fait un droit du citoyen. Face à une société, toutes catégories confondues, ayant construit son bien-être aux dépens de son environnement, l’écologie est un « sport de riches » nécessitant des moyens considérables largement sous-estimés par le pouvoir.

La simple rénovation énergétique du parc de logements résidentiel et tertiaire en A/B/C coûterait la bagatelle de 500 milliards d’euros, une pompe à hydrogène coûte dis fois plus cher qu’une pompe à essence classique et l’hydrogène vert quatre à cinq fois plus que l’hydrogène gris.

Accéder à la neutralité carbone en 2050 n’a rien d’impossible à condition d’installer une taxe carbone atteignant au moins 200 euros la tonne en 2040. L’État et le citoyen français ont-ils les moyens de se payer ce droit en pleine crise sanitaire et économique ?

Si tel n’est pas le cas, le droit inscrit dans la Constitution restera lettre morte comme l’est aujourd’hui le droit au travail plombé par un chômage endémique depuis la fin des Trente glorieuses. Probable coup d’épée dans l’eau à court terme, le projet porte en lui certains vices cachés. Instrumentalisé, le texte pourrait à plus long terme induire des effets pervers contre le climat.

L’exemple qui vient tout de suite à l’esprit est celui du nucléaire. L’écologie politique est née des mouvements pacifistes post 1968.

Pour ces mouvements l’antinucléarisme dépasse souvent l’engagement climatique. Inscrire le climat et l’environnement dans la Constitution fournirait ainsi à l’écologie politique un levier juridique efficace pour s’opposer à la construction de toute nouvelle centrale nucléaire fut-elle un moyen indispensable pour réduire les émissions de CO2.

De même pourrait-elle saisir le Conseil constitutionnel pour empêcher un motoriste de poursuivre la R&D sur les moteurs thermiques en vue d’en réduire leur consommation. Pourtant ce sont bien ces moteurs thermiques du futur qui tourneront avec des biocarburants ; des biocarburants que d’autres écologistes pourraient contester devant le Conseil constitutionnel au nom de la biodiversité et de la réduction des surfaces cultivables.

Bénéfice quasi nul à court terme mais risque élevé à moyen et long terme, les effets pervers du texte l’emporteront à coup sûr sur l’intention généreuse initiale. Bien que convaincu de l’urgence climatique, mon pragmatisme énergétique me conduira donc à voter Non au référendum.

Voir les commentaires (40)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (40)
  • « Le respect du climat, de l’environnement et de la biodiversité représente en fait un droit du citoyen. Face à une société, toutes catégories confondues, ayant construit son bien-être aux dépens de son environnement »

    Autant se mettre un pistolet sur la tempe et tirer, comment est il possible d’écrire cela ?

    • @ Avorton
      Il suffit d’avoir fait l’ENA et tout devient possible!

    • Le climat est une question très scientifique qu’il est franchement malhonnête de vouloir régler par un référendum scientifiquement d’une incompétence totale. Autant demander à Greta! C’est une honte qans une république, que l’on ridiculise ainsi.

  • il est vrai que tout va tellement bien en France que macron peut bien perdre du temps ( et notre argent ) avec ses sornettes sur un référendum sur le climat ….

    • Ne serait-ce pas le « mal » du pays ? Ne pas régler les problèmes précédents et surtout en créer de nouveaux. La cause principale de tout ceçi semble être la politique politicienne, le pouvoir. Une preuve de plus avec cette proposition, car il y a peu de chances qu’elle soit adoptée par les deux chambres. Peu importe, la volonté politique est bien là, c’est dans mon bilan n’est ce pas ! Revotez pour moi SVP !

      Trop de pouvoir concentré.

  • « chacun ayant le droit de vivre dans un monde respectant le climat, l’environnement et la diversité. » si vous voulez mais en pratique ça signifie quoi??? d’abors un « monde » …je ne sais donc pas qui et respectant..ça veut dire quoi..

    incroyable…

    • Et si je ne veux pas voir de clandestins dans mon « environnement », je me plains au Conseil constitutionnel ? 😉

      • votre environnement n’ets pas l’environnement..l’utilisation de l’article défini est déjà un acte politique qui contraint le débat… parce qu’ensuite au nom du pragmatisme nécessaire du fait que ne pas respecter l’environnement est inévitable, on pourra exiger de dégrader VOTRE environnement pour le bien de L’environnement. car il va de soi que seule des personnes « qualifiées pourront gérer cela.

        • Quelles seront les qualifications nécessaires et qui définit que ce sont les bonnes qualifications ? Les fonctionnaires socialo communistes et les verts = rouges pas mûrs ? Ceux qui se nomment en interne professeurs experts, du bout du champs ou du bout du comptoir ?

  • Dans un pays où la presse serait honnête et compétente, où les partis politiques seraient courageux, ce référendum pourrait être une excellente nouvelle.
    Les citoyens seraient suffisamment informés pour voter en toute conscience.
    Malheureusement, nous aurons droit à une propagande magistrale avec tous les artistes, engraissés aux subventions, qui nous feront la morale et nous diront « pensez à la planète que vous laisserez à vos enfants »
    Notons que personne ne dit « pensez à la dette que vous laissez à vos enfants »
    En ce qui me concerne, si référendum il y a, je prendrai mes responsabilités et je voterai NON.

  • Tout cela entretien un climat délétère dont il serait urgent de rétablir les équilibres. Sur ce climat là nous pouvons intervenir sans attendre 2050 avec un résultat immédiat. Il suffit de faire cesser les mensonges.
    Par exemple, de façon très fugitive et pas plus tard qu’hier sur Cnews il a été dit que les moteurs diesel nouvelle génération ne polluaient tout compte fait pas plus que les moteurs à essence mais que «l’attaque » dont ils ont fait l’objet nous amène à déplorer la perte de 15.000 emplois dans ce secteur industriel.
    Comme le disait Bossuet: Dieu rit des hommes qui chérissent des causes dont ils déplorent les effets.
    Ceci n’est qu’une parenthèse mais elle illustre les effets des mensonges sur notre société et les dommages qui en résultent.
    Nul ne nie la nécessité de ne pas faire n’importe quoi ni celle de mieux gérer nos déchets voir d’y être attentif.
    Qu’attendent nos experts écologistes pour investir leur argent et leur temps pour aller nettoyer les océans, éduquer les populations des pays en développement à gérer leur déchet, bâtir des projets viables de fourniture d’électricité et d’eau dans ces pays au lieu de chercher à détruire chez nous pour ne rien reconstruire de consistant après.
    Cela montre que leurs objectifs ne sont pas ceux dans lesquels il voudraient nous faire croire. Leur système est bâti sur le mensonge et nos dirigeants s’en rendent complices en feignant d’y croire pour des raisons entre autre électorales.

    • Les écolos plutôt idéalistes mouillent la chemise sur le terrain, les plus radicaux, idéologues, veulent imposer politiquement leur vision. Aux dirigeants de faire la part des choses mais la politique étant la confrontation de mouvements et d’idées, c’est chose délicate qui dépend à la fois de la qualité du personnel et de la qualité du système, et de la résilience de l’ensemble puisque rien n’est parfait.

  • Une consultation du peuple par référendum ne peut avoir l’adhésion de ce peuple que si cela est une votation d’une loi. Autrement il s’agit d’une autre forme de commission Théodule, comme M. De Gaulle les nommaient, cause toujours tu m’intéresse ! C’est une chose inutile pour noyer le poisson, qui coûte une fortune, qui ne sert qu’à attiser les opposants au lieu de trouver une solution à un vrai sujet donné. Ne pas confondre élection d’une personne et votation d’une loi ? Nous avons une d’électeur F pas de votant ! Citoyen franco-suisse, j’ai souvenir de la dernière votation du 29 11 2020 et des prochaines le 07 03 2021, 16 06 2021, 26 09 2021, 28 11 2021, 4 fois l’an en moyenne, parfois votations de plusieurs lois pour une date pour la Confédération Suisse, à cela s’ajoute les votations des Cantons qui sont des états. J’ai aussi souvenir de la dernière votation française à laquelle j’ai participé, le traité de Lisbonne que le peuple a rejeté, résultat qui a été détourné en ignorant la décision du peuple. Conséquence, je ne participerai plus jamais à une votation F, je suis désinscrit des listes électorales des français de l’étranger, étant retourné en CH pour plusieurs raisons, la sécurité, aussi juridique et financière, le surendettement etc. La Grèce, Chypre, etc sont de bons exemples du possible déroulement de la suite pour les cigales sursurendettées . Débat sur la TV ZDF/ DE, il est dit que l’UE examine attentivement la possibilité à ses membres de venir au Lastenausgleichgesetz comme en 1952 qui consistait à prélever aux possédants la moitié de leur fortune pour renflouer la caisse publique en DE. C’est une belle vision de l’avenir de la France avec un peuple de fonctionnaires et de socialo communistes privilégiés. N’étant pas un citoyen riche, notre retraite complémentaire sous forme de capital est immensément plus visible qu’une rente à crédit. Exemple, se basant sur les publications pour les déclarations pour l’ISF français, en 2017, https://www.impots.gouv.fr/portail/files/formulaires/2725/2017/2725_1924.pdf la valeur actuelle d’une rente viagère pour un homme de 65 ans et réversible à 60% sur son épouse qui a 62 ans s’élève à 20,993 pour 1 euro de rente annuelle. La vraie question : qui sont les riches quand une rente annuelle à crédit de 24’000 € correspond à un capital de 24’000 x 20.993 = 503’832 € ,et en plus ce capital était soumis à l’ISF jusqu’en 2017…

  • Les talibans verdâtres, s’ils obtiennent cette modification de la constitution, en viendront un jour à faire condamner les couples qui donneront naissance à un enfant. En effet, les intéressés seront à l’origine d’une « source de pollution » supplémentaire !!!

    • un enfant je n’en sais rien mais il est trivial que le nombre d’enfants devient alors un sujet…
      TOUT devient un sujet… le « nous » ou le « on » , c’ets aussi la pensée collectiviste qui s’impose subrepticement ..le choix individuel impossible..

      quels sont vos besoins? laissez ça aux gens qualifiés..

    • Une évidence absolue est que si la population humaine était la moitié de ce qu’elle est, il y avait encore un peu de place pour la Biodiversité, pour ne rester que sur un aspect des problèmes. Mais les solutions de ce coté la demande un siècle d’éducation de milliards de personnes… René Dumont a été volontairement oublié.
      Mais, Rassurez vous l’écolo est fondamentalement persuadés qu’il est sur-intelligent est envoyé de Dieu pour sauver la planète. A ce titre il se reproduit pour fabriquer de nouveaux parfaits écolos ….
      En se collant une pastille verte au milieu du front vos petits enfants obtiendront le droit de se reproduire, si ils sont de goche et Antiraciste.

  • « Bien que convaincu de l’urgence climatique »
    😯

  • Faudrait encore que l’on puisse lutter contre le réchauffement. Inscrire dans la Constitution un mythe montre bien les dégâts que peut provoquer l’écologie dans un cerveau déficient !

    • on peut ajouter un articlé disant qu’il faut aussi se prémunir contre les effets des politiques visant à limiter les effets du réchauffement climatique..

  • Il n’y a que l’action politique, notamment auprès de nos élus à l’Assemblée nationale et au Sénat, qui peut éviter de suivre cette procédure de référendum pour un alinéa constitutionnel sans rapport avec ce qu’on doit écrire dans une Constitution. Le danger de cet alinéa me semble être de laisser les gouvernants juger des décisions à prendre dans tous les domaines touchant le développement économique sou le prétexte qu’elles auront un impact sur le climat. On pourrait donc interdire, par exemple, les moteurs Diesel à cause des oxydes d’azote, alors qu’on vient de montrer que les pollutions par les particules sont réduites par rapport à l’essence. Nous avons déjà été trompés par la lutte anti-voitures à cause du CO2 ; les tromperies se multiplieront puisqu’on peut les inventer en fonction d’une idéologie, qui pour l’instant est écologiste. On pourrait aussi écrire dans la Constitution que la République française est laïque et rationnelle et qu’elle détermine ses actions en fonction de l’avis autorisé des scientifiques. Qui serait d’accord avec cela?

    • Dans une constitution l’on écrit que les grands principes, le reste fait l’objet de lois. En aucun cas l’on ne peut donner le pouvoir à une pseudo science inexacte. La science, la médecine, le droit, les sciences économiques, la météorologie, la climatologie etc ne sont pas des sciences exactes ! Ne l’oubliez jamais. Et en plus ces éminents fonctionnaires experts professeurs aux titres internes de leur employeur, sont des fonctionnaires comme il est dit. Ils sont bien loin du combien cela va coûter, qui en profite et qui va payer, questions que chaque citoyen bien né doit se poser avant de prendre une décision. Clemenceau disait, « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. » alors ne laissons en aucun cas les rennes à ces gens là. L’on nous a déjà prédit la fin du monde avec des pluies acides, Tchernobyl, dans les années 70 la glaciation de la planète, l’Angleterre un banquise, etc, ce ne sont que les récents. Les sachants qui prétendent savoir lire leur boule de cristal devraient enfin se responsabiliser un peu et dire que la planète terre a toujours évoluée et le fera toujours pour disparaître un jour c’est certain, il suffit d’une bonne collision entre planètes. La F est le pays des 70 mio d’experts, l’un plus futé que l’autre, dans le monde réel, le futur lointain restera toujours imprévisible. En attendant cela occupe bien des fonctionnaire chercheurs non trouveurs à crédit, avec nos impôts et une abyssale dette publique, aussi un tout petit peu à cause de la thèse actuelle du climat. Quelle devrait devenir l’espérance de vie des habitants de la planète et combien faut il encore mettre au monde d’individus ou sauver du décès pour que la planète nous remercie enfin en prévision de notre propre extinction indépendante du climat ?

  • Il s’agit évidemment d’une manoeuvre politique.
    On notera avec humour que si, on a évoqué que le contexte sanitaire pourrait mettre en question l’élection présidentielle, le référendum ne poserait pas de problème.
    Dans les deux cas, il s’agit de servir les intérêts de Jupiter. Si c’est oui, cela vaudra approbation de sa politique, si c’est non, vela lui permettra de prendre ses distances avec les écolos dont les lubies sont de moins en moins populaires.

  • Je le répète, Il faut commencer par un referendum sur le Big-Bang !
    Le climat n’existait pas avant le Gig-Bang !
    Que pensaient les dinosaures du Climat ?

    • D’après ce que j’en sais les dinosaures ont par leur flatulences rendu possible leur extermination,, la météorite, c’est du pipeau, l’animal n’est jamais responsable comme nos hommes politiques qui sont tous de drôles d’oiseaux.

  • Macron si on le déteste est très fort quand même…Il sait très bien que le vote sera négatif ( si tant est que le conseil constitutionnel donne son aval sachant qu’il y a déjà dans la constitution des textes de cet ordre )…Du coup il se débarasse pour un bout de temps des écolos en leur faisant remarquer que le peuple a tranché…

  • Un référendum sur un tel sujet ne mérite aucun article sérieux et est d’ores et déjà à ranger au rayon des farces et attrapes.

    https://www.contrepoints.org/2018/12/20/332851-cop24-faudra-t-il-attendre-la-99e-pour-admettre-lechec

  • A mon sens, la différence essentielle entre la lutte contre la pollution et la lutte contre le réchauffement climatique est que si tout le monde est pénalisé par la pollution, au contraire, certains, particuliers ou entreprises, tireront un énorme bénéfice du réchauffement climatique.
    De plus, il me semble très délicat d’inscrire « réchauffement climatique » dans la constitution alors que le terme désormais consacré est « dérèglement climatique ». J’attends avec impatience le projet de texte qui sera proposé au referendum.
    Que je sanctionnerai, moi aussi, d’un vote négatif !

    • Il n’y a pas de dérèglement climatique expliqué scientifiquement et donc prévisible. Mais seulement que la Science internationale n’est pas encore en mesure d’expliquer, les causes très nombreuses et précises des faibles variations climatiques de la Terre, moins fortes aujourd’hui qu’elles ne l’on jamais été, selon le spécialiste LEROY LADURIE

      • Leroy-Ladurie est un historien en général et du climat en particulier, qui a écrit des choses très justes notamment sur l’évolution climatique du moyen âge à nos jours.
        Du reste, il n’est pas un bon atout pour un climatosceptique, car voici ce qu’il écrivait il y a quelques temps…

        « Il y aura toujours des climatosceptiques, mais, personnellement, je fais confiance au Giec. Il n’y a pas besoin d’être un grand savant pour constater la réalité du réchauffement, même si nous connaîtrons peut-être encore quelques hivers très rudes. 2014, malgré un été plutôt frais, aura été l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde : le fait est là. Je crois que, au fond, beaucoup de gens l’ont compris, mais qu’ils préfèrent l’ignorer.
        (…)
        « En gros, nous avons changé d’ère à partir de la révolution industrielle, mais les effets réels de ce changement ne sont vraiment mesurables que depuis le XXe siècle, où les rejets de CO2 dans l’atmosphère atteignent des niveaux alarmants et agissent clairement sur le climat »

      • Sur les centaines de milliers d’années nous ayant précédé, voire les centaines de millions d’années, il y a effectivement eu des variations climatiques bien supérieures à celle que nous avons vécu depuis le moyen âge.
        Pour résumer : un petit âge glaciaire du 15 eme au 19 ème siècle (moins 1 degré) et un réchauffement depuis le 19 ème (plus 1 degré) ; mais en revanche les variations pré-néolithique montaient parfois jusqu’à dix degré ! En plus ou en moins.
        Pour en revenir à l’époque actuelle, voici mon raisonnement. Il est probable que le réchauffement soit lié à nos émissions de CO2. Il est probable que cela se traduise par une montée du niveau des océans (fonte des neiges terrestres et gonflement des mers). Il est certain que cette montée pénalisera lourdement les populations côtières. Il est probable, ce sont les estimations du Giec, que le niveau de la mer grimpe de 30 ou 40 cm d’ici 2100.
        MAIS…
        Il n’y a pas de quoi s’alarmer. D’ici la fin de ce siècle, nous aurons cramé tout le pétrole et le gaz dont nous disposons en stock. Donc si le réchauffement actuel est bien lié à nos énergies fossiles, le problème se reglera tout seul au 22eme siècle. Il faut meme espérer que ce soit bien le pétrole qui en soit la cause, car sinon, nous plongerions dans l’inconnu le plus total…
        A ce titre, je rappelle que sur les 150 derniers milliers d’années, les optimums climatiques n’ont jamais excédés quelques siècles avant un basculement climatique. Or, nous vivons aujourd’hui un climat quasi-constant depuis… 10000 ans ! C’est exceptionnel sur cette période. Un basculement de grande ampleur est donc parfaitement envisageable, en plus chaud ou plus froid, pour des raisons que nous ignorons aujourd’hui…

  • Une fois de plus on touche au grotesque.
    1) Cette proposition est censée préparer 2022 évidemment, donc on peut la ranger déjà à la poubelle
    2) Une éolienne : 1500 tonnes de béton dans le sol, des forêts rasées, des milliers d’oiseaux décapités, des paysages massacrés, pour un résultat nul: crime d’écocide ?

    • Tout est relatif !

      Déjà vous pouvez diviser par 3 ou 4 pour le poids du béton… Et histoire de fixer les idées, on arrive à un poids similaire à celui d’une maison. Donc bof !

      Pour les oiseaux, les principaux tueurs sont… les chats et les parois vitrées, sans compter les automobiles et les lignes haute-tension… 10000 fois plus que les éoliennes pour les premiers et 1000 fois plus pour les autres !
      Même la LPO a démenti cette fake news sur les éoliennes tueuses d’oiseaux…

      Forêts massacrées… Guère plus sérieux. La présence de massifs boisés n’est pas compatible avec un bon potentiel éolien. De fait, les parcs sont préférentiellement installés en zone montagneuse (ligne de crête) ou en plaine (zones cultivées) et à proximité des lieux de consommation…

      • Votre réponse montre que vous ne connaissez rien à la question.
        Vous êtes parmi ceux qui commencent à s’y intéresser quand on vous en colle une devant votre maison.
        Moi je raisonne en tant que (vrai) écolo, et contribuable.Une éolienne c’est 3 millions d’euros. Combien de masques, de respirateurs, de salaires d’infirmières avec cela ? Le budget d’éolien en mer qui va ruiner la pêche , c’est 80 milliards. Et le prix de l’électricité ? J’arrête.

        • Je vous retourne le compliment. Et me permets d’utiliser votre adjectif : tous les arguments livrés dans votre premier commentaire sont grotesques !
          Il nous a fallu attendre le second commentaire pour découvrir le seul argument qui mérite un peu de considération et qui est le prix de l’électricité induit. Vous auriez du commencer par là au lieu de nous sortir les traditionnelles âneries sur l’éolien débitées sans la moindre tentative de réflexion.

      • Dans moins de 20 ans, l’éolien et le solaire seront tout simplement interdit à cause de leur atteinte excessive à l’environnement, sur des surfaces terrestres colossales par rapport au nucléaire. Quant à se mettre à souiller les mers, parce que les terriens n’en veulent plus jamais, la révolte justifiée des vrais écolos va être encore pire. Macron vante déjà autant le futur nucléaire qu’éolien. Les anglais montrent l’exemple: 4 EPR en construction et 4 autres en projet. Et les pays pétroliers s’y mettent eux aussi. L’électricité « verte » à base de biomasse, de lignite, de gaz, de charbon est un scandale en Allemagne , qui s’est vu contrainte de supprimer le solaire en arrêtant ses subventions; La seule électricité totalement décarbonée vendue comme « verte  » par les margoulins est en fait d’origine nucléaire…Quand les Chinois auront équipé l’Afrique en réacteurs nucléaires nos enfants irons chercher du travail dans une Afrique plus développée que nous!, après que nos éoliennes nous aurons ruinés.

        • Ce qui risque d’être interdit dans 20 ans, c’est le moteur qui carbure à l’essence ou au gazole.
          L’éolien n’en prend clairement pas le chemin. Il y a loin de vos désirs à la réalité.
          Rendez-vous dans 20 ans…
          Quant au nucléaire, sans revolution technologique majeure, les stocks d’uranium connus ne nous permettent pas d’espérer plus de 60 ans du fonctionnement des centrales actuelles.

          • « Ce qui risque d’être interdit dans 20 ans, c’est le moteur qui carbure à l’essence ou au gazole. »

            sauf rupture technologique majeure, pour l’instant on n’a rien trouvé de mieux…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Greta Thunberg
3
Sauvegarder cet article

Cet automne, dans toute l'Europe, les soi-disant activistes climatiques ont mené des actions qui non seulement ont enfreint la loi mais ont également consisté en des actes de vandalisme et de violence physique.

À la National Gallery de Londres, deux femmes ont jeté de la soupe sur un tableau de Vincent Van Gogh ; dans un musée allemand, d'autres activistes ont badigeonné un tableau de Claude Monet avec de la purée de pommes de terre ; et bien sûr l'activiste belge Wouter Mouton a sévi l'été dernier à la fois à Bruges, sur une œuvre de ... Poursuivre la lecture

On ne parle plus guère d’Al Gore. Il s’est médiatiquement discrédité par son train de vie luxueux, son enrichissement via des sociétés liées fortement à l’affaire climatique et à ses démêlés publics et croustillants autour de son divorce. Il n’en reste pas moins qu’il est toujours actif et a construit une organisation impressionnante constituant une véritable structure de lobby mondialisée avec des méthodes sophistiquées de communication et d’infiltration des cercles influents.

Tout est transparent, il suffit de visiter les sites de l’... Poursuivre la lecture

photo de Greta Thunberg au milieu d'une foule
1
Sauvegarder cet article

L’écologisme comme idéologie illibérale avait trouvé son égérie avec Greta Thunberg, mais il semblerait, autant par commodité que par opportunité, que sa rhétorique ait glissé de l’antiscience au scientisme le plus étroit.

Pour Jean-Paul Oury, qui signe un essai au titre évocateur Greta a ressuscité Einstein, c’est désormais au nom du « progrès scientifique » bien compris que les écolos cherchent à imposer leur vision du monde à l’ensemble de la population.

 

La « science » comme idéologie

La « science » dont se récl... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles