La rénovation énergétique qui pénalisera les plus pauvres

La rénovation énergétique, proposée par les 150 membres de la Convention climat présente des impossibilités matérielles ou de financement.

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La rénovation énergétique qui pénalisera les plus pauvres

Publié le 20 août 2020
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Par Armand Paquereau.

Les critères de sélection des 150 membres de la Convention Citoyenne par tirage au sort, parité hommes-femmes, origines sociales, catégories socio-professionnelles ne semblent pas avoir pris en compte la formation ou la capacité de chacun en matière de gestion économique ou écologique.

Il n’est donc pas étonnant que les propositions qui en ressortent, formatées par des encadrants ou des intervenants dont la neutralité n’a pas été garantie, présentent des incohérences, voire des impossibilités matérielles ou de financement.

La rénovation énergétique : comment se tromper de problème

Cependant, il faut bien constater que le véritable problème de notre société n’est pas l’émission de CO2, puisque ce gaz est indispensable à la vie car à la source même de notre alimentation. C’est une source d’énergie renouvelable inépuisable tant qu’il y aura des plantes à chlorophylle dont la photosynthèse le transformera en hydrates de carbone grâce à l’eau, les minéraux du sol et l’énergie gratuite du Soleil.

Le vrai problème est l’utilisation des énergies fossiles qui ont mis des millénaires à se constituer et que l’on est en train d’épuiser en deux siècles. En cela, la Convention citoyenne a raison de se pencher sur tout ce qui tend à économiser cette précieuse énergie. Le problème est que chaque aspect de notre vie est inféodé à ces énergies fossiles : les transports, la chimie, l’agriculture, l’industrie, etc. ont appréhendé tout ce qui pouvait être inventé pour améliorer notre confort de vie sans jamais s’inquiéter de la pérennité de ces énergies.

Comme le secteur du bâtiment représente 44 % de l’énergie consommée en France, les 150 « sages » de la Convention ont bien entendu focalisé leur objectif sur la rénovation et l’isolation des logements : « Notre ambition est de passer d’une rénovation par petits gestes et à petits pas, à une rénovation globale, en multipliant par trois le rythme des rénovations. »

Ces bonnes intentions se heurtent bien évidemment à la capacité financière des citoyens à réaliser les travaux de modernisation et d’isolation. Le décret du mardi 31 mai 2016 assurait un garde-fou : pas d’obligation de travaux d’isolation si « le temps de retour sur investissement du surcoût induit par l’ajout d’une isolation, déduction faite des aides financières publiques, est supérieur à dix ans ».

Or il est évident que le retour sur investissement peut être beaucoup plus long : la loi permet à un bailleur d’augmenter le loyer de la moitié de l’économie de la facture d’énergie procurée par l’isolation du logement d’un locataire. Le calcul suivant donne une idée du retour sur investissement :

Les propositions de la Convention citoyenne semblent ne pas tenir compte du décret précité, puisque la mise en conformité doit intervenir avant 2030 pour les logements les plus énergivores.

Mais cette isolation pose d’autres problèmes : dans la majorité des cas elle n’est possible que de l’intérieur, par doublage des murs. Ce qui induit l’obligation de refaire toute l’installation électrique, voire également le chauffage par effacement et recouvrement des interrupteurs, des prises électriques et des tuyauteries. Dans ce cas, il devient plus opportun de démolir et de reconstruire… Quel propriétaire peut envisager cela ?

L’art de déclasser un logement

En affichant la consommation en énergie primaire en lieu et place de l’énergie finale consommée, on multiplie la consommation réelle par 2,58 (coefficient de l’énergie électrique).

Ainsi, un logement isolé selon les normes RT 2012, qui serait classé C selon la consommation en énergie consommée devient un logement énergivore classé F selon la consommation en énergie primaire, et pourra être considéré comme indécent suite à la loi du 17 août 2015 qui a ajouté la performance énergétique au décret du 31 janvier 2002 :

« Les logements privés dont les étiquettes appartiennent aux classes F ou G devront avoir fait l’objet d’une rénovation énergétique avant 2025. Cette obligation vise indifféremment les logements loués et ceux occupés à titre de résidence principale ou secondaire par leurs propriétaires » 

Cependant, le décret no 2006-1147 du 14 septembre 2006 prévoit  dans son Article R. 134-2 :

« Le diagnostic de performance énergétique comprend :

L’indication, pour chaque catégorie d’équipements, de la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée selon une méthode de calcul conventionnel ainsi qu’une évaluation des dépenses annuelles résultant de ces consommations […] »

Il n’est pas ici question d’énergie primaire !

On voit ici qu’un simple mot change totalement et injustement le classement d’un appartement. Ainsi tout logement chauffé à l’électricité, (mais l’application d’un coefficient pour les autres énergies peut être décidé dans la même discrétion) peut aujourd’hui être considéré énergivore, même si son isolation est au summum de la technique connue.

Cette spécificité doit faire réfléchir tous les propriétaires, qu’ils soient bailleurs ou propriétaires occupants : les propositions de la convention citoyenne pour le climat d’instaurer un bonus-malus sur la taxe foncière sont de nature à effrayer, de même que l’interdiction proposée de louer des logements classés F ou G à partir de 2028. D’ici là, la Convention citoyenne propose de bloquer les loyers pour cette classe de logements.

Dans un contexte où la vacance locative des logements approche des 10 %, il est bien évident que ces mesures coercitives seront de nature à l’aggraver. Cela s’ajoute aux problèmes que j’ai déjà évoqués relatifs aux difficultés rencontrées avec des locataires indélicats surprotégés par une réglementation sociale à courte vue et contribuera à une crise du logement exacerbée.

Par ces mesures, le gouvernement espère sans doute faire baisser le prix du foncier, mais cette baisse risque d’engendrer une diminution de l’impôt foncier supérieure au malus énergétique ainsi qu’une baisse des droits de cession et de succession. Pour les propriétaires soumis à l’IFI, leur nombre sera réduit, et leurs charges risquent fort de dépasser leurs revenus.

La Convention citoyenne n’a pas mis l’accent sur l’étalement de l’habitat : pour un nombre d’occupants identique, la consommation d’énergie est largement supérieure pour des logements séparés par rapport aux logements collectifs qui présentent une surface extérieure moindre. Le transport énergivore pour accéder à ces logements étalés est à prendre en compte dans le calcul des consommations énergétiques.

Le grand problème en France est que pour résoudre un problème, on envisage des mesures sans faire de prospective sur les conséquences diverses qui vont en découler.

Le bien faire se situe entre le vouloir faire et le pouvoir faire !

 

Une première version de cet article a été publiée en juin 2020.

 

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  • « Le vrai problème est l’utilisation des énergies fossiles qui ont mis des millénaires à se constituer et que l’on est en train d’épuiser en deux siècles »

    C’est en effet le cas, puisque lorsque celles-ci seront épuisées, le CO2 dans l’atmosphère lié à ces énergies aura disparu totalement de l’atmosphère au bout d’un siècle (durée de vie du CO2).
    En clair, fin probable du pétrole et du gaz d’ici 2100. Retour au taux de CO2 pre-industriel en 2200…
    Donc dans moins de 2 siècles, le problème du surplus de CO2, qu’il soit sérieux ou insignifiant, est réglé !
    On peut d’ailleurs légitimement se demander si cet accent mis par les autorités sur la question du rechauffement climatique n’est pas avant tout une manière détournée de gérer la fin, très inquiétante pour l’humanité, des énergies fossiles…

    Quoiqu’il en soit, la plupart des mesures proposées par la Convention, auront un coût social très important, car elles impliquent un coût financier exorbitant. Que ce soit sur le logement, sur les transports, sur nos manières de vivre, il y a là de quoi déclencher plus d’une centaine de crises de Gilets jaunes !
    Pour l’instant, le temps est au beau fixe, on est dans l’enthousiasme de la décision, mais quand on commencera à mettre ça en musique, on va découvrir des conséquences horribles.
    Le rejet quasi unanime du 110 km/h, mesure dont la compréhension est la plus immédiate préfigure le symbole de ce qui attend les prochains gouvernements !

    • @ Jerémy Lapurée
      Vous avez sans doute raison, dans 200 ans les énergies fossiles seront peut-être épuisées…
      Mais ces CO2 de nos énergies fossiles ne représentent quasiment rien pour les GES de la terre.
      .
      En effet la France n’est que 1% de l’ensemble du CO2 des activités humaines qui n’est que 3% du CO2 total, (les autres 67% sont « naturels », produits par les océans, les plantes, les sols…)
      Et le CO2 total n’est que 4% des GES. Le reste, 96% est la vapeur d’eau, un GES encore plus puissant que le CO2.
      .
      Donc si on faisait disparaître 40% du CO2 en France, ce serait :
      0,4×0,01×0,03×0,04 = 0,0000048 soit cinq millionièmes des GES actuels de la planète que l’on va « sauver »….. (?)
      .
      Malgré la misère engendrée par la baisse de cette énergie fossile par la France (l’énergie d’un pays est directement liée à son PIB) je ne crois pas qu’une variation de ses cinq millionièmes de GES changerait quoi que ce soit à la terre.
      .
      D’autant plus que les variations naturelles d’une année sur l’autre de la vapeur d’eau sont bien plus que cela. Voir ici pour les références et un calcul pour les 110 km/h sur nos autoroutes.
      https://drive.google.com/file/d/1b53zLXofUmW3VCFnaBBe3pk15M9p56re/view?usp=sharing

    • Quel pourcentage des « énergies fossiles » est on capable d’exploiter actuellement ?

      Si la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère est d’un siècle, pourquoi la concentration augmente-t’elle à une vitesse inchangée quand on en émet moins ?

      Qui prétend qu’on n’aura plus de gaz en 2100 ?

      Qui ose envisager que le CO2 va disparaître par miracle parce qu’on roulera électrique ?

      Qui pense que dans 50 ans la technologie sera la même qu’aujourd’hui ?

  • Dès que je tombe sur l’argument de la chlorophyle pour condamner l’histoire du CO2, c’est plus fort que moi : je zappe.

    • Je comprends et quand on donne comme exemple un immeuble chauffage électrique… Une rareté sur le marché hors taudis à immigrés.. Pas a isoler mais à détruire.

      • c’est au contraire assez fréquents pour les petits appartements. en effet, 3 radiateurs électriques dans un studio ou un f1 coûtent moins cher qu’une chaudière à gaz qui devient plus intéressante pour un 4 pièces ou plus.
        en revanche, vous êtes prié de ne pas détruire ce qui ne vous appartient pas.

    • Vous faites bien.

  • Isoler les logements, la bonne blague !
    (qui fait grincer des dents)

    Mon fiston a un appartement dans un ensemble résidentiel des années 70 où 20 % des immeubles sont des logements sociaux, le reste étant privé.

    Les privés pouvaient regarder par la fenêtre comment les HLM ont été totalement rénovés en basse consommation avec leurs impôts, en attendant d’avoir les sous ( ce qu’il leur reste après ponction) pour isoler leur propre bien.

    Le pigeon propriétaire français paye deux fois…

  • « …bâtiment représente 44 % de l’énergie consommée en France »…
    .
    Puisqu’on parle de « Convention CLIMAT », on parle donc du CO2/GES et le chiffre de 44% de l' »énergie consommée en France » pour le bâtiment* est difficile à comprendre. Selon Jancovici le « résidentiel tertiaire » est de 21% des GES français. De plus, tous les chauffages électriques des bâtiments le sont à près de 90% (75% nucléaire et 15% barrages) sans énergie « fossile » (gaz,pétrole, charbon). Donc pas de CO2 « gagné » pour ce type de chauffage.
    .
    Savoir aussi que chaque CO2 « gagné » en France n’est que part du 1% du CO2 Humain mondial, qui n’est que 3% du CO2 total (les 97% autres sont « naturels »). Et le CO2 total n’est que 4% des GES…
    Et les GES ne sont que 2% de l’atmosphère…
    .
    Ici le calcul fait pour le soi-disant « gain » de GES pour les 110 km/h sur autoroute, une idée de cette même Convention:
    https://drive.google.com/file/d/1b53zLXofUmW3VCFnaBBe3pk15M9p56re/view?usp=sharing

    • Les GES ne sont pas 2%. La composition de l’atmosphère est de 78,087 % de diazote, 20,95 % de dioxygène, 0,93 % d’argon, 0,041 % de dioxyde de carbone et des traces d’autres gaz. Donc moins de 1%.
      Le CO2 est en quantité trop infinitésimale pour pouvoir provoquer le réchauffement, car il ne peut contrarier la diffusion de chaleur dans le vide de l’espace. La vapeur d’eau est le principal obstacle!
      Si les fossiles seront épuisés dans un avenir relativement proche ce n’est pas le cas de l’uranium. La seule crise à craindre c’est justement celle que provoqueront les énergies intermittentes, les jours sans vent ou trop fort les éoliennes ne fourniront rien!

      • si vous voulez…mais reste que à part des affirmations repertoires si vous voulez essayer de calculer l’effet d’un doublage du taux de CO2…

        vous remarquez qu’en premier vous ne savez pas faire..mais si vous acceptez l’idée d’un calcul radiatif. théorique et ( incomplet ) certes discutable ,, forcement discutable .vous trouvez en gros 1°C..
        donc non justement pas évidemment infinitesimal..
        notez on a toujours pas en un siècle doublé ce taux donc le truc théorique..c’est moins de 1°C sur un siècle..

  • A propos du dernier paragraphe .. étalement urbain, logements individuels …
    J’ai discuté hier avec un notaire qui me parlait d’un boom de l’immobilier dans notre région .. beaucoup de citadins sont en train de chercher des maisons individuelles loin des grandes agglomérations , et ça doit être la même chose ailleurs en France.
    Le confinement leur a fait prendre conscience des problèmes de la ville .
    Même chose aux USA à la suite des périodes festives auxquelles nous avons pu assister à la TV avant d’avoir les mêmes en France.
    Si on veut faire de la prospective , il faut tout prendre en compte

  • L’argument étalement urbain est quelque peu mis à mal par le récent épisode du confinement. Beaucoup de français ont gouté les joies de la densification et en redemandent, entre quatre murs.
    certes, pour le chauffage, l’habitat collectif est plus efficient, par contre, dès qu’il fait chaud, c’est le four et il faut installer des climatiseurs.
    L’idée sous jacente de la notion d’étalement urbain est le mythe du « département français qui disparait tous les 10 ans » sous la pression foncière. Or, c’est faux:
    http://www.objectifeco.com/immobilier/business-de-limmobilier/prix-de-limmobilier/bulle-immobiliere-que-repondre-aux-detracteurs-d-une-liberalisation-fonciere.html

    Rien que dans mon canton, proche d’une grande agglomération, on recense 900 ha de friches agricoles, alors que le prix d’un m2 dans le bourg atteint des sommets « grâce » aux lois sur le foncier initiées pour lutter contre cet étalement. Et l’on construit des logements « denses ». Logements qui ont d’ailleurs du mal à trouver preneurs, on se demande bien pourquoi.

  • On sait depuis longtemps que les écolos sont des bobos et que le sort des pauvres ne les préoccupe absolument pas. Les beaufs peuvent crever!

  • « des énergies fossiles qui ont mis des millénaires à se constituer et que l’on est en train d’épuiser en deux siècles »

    Non, même pas. L’épuisement des fossiles est tout bonnement impossible tant que les mécanismes de marché réguleront les usages par les prix et les quantités. L’âge du pétrole ne prendra pas fin par manque de pétrole, pas plus que l’âge de pierre a pris fin par manque de pierre. Quand l’humanité sera passée à autre chose, les stocks de fossiles sur Terre ressortiront à peine entamés. La crainte de l’épuisement dramatique des fossiles en mesure de remettre en cause nos sociétés n’a aucun fondement.

    • On peut reformuler la phrase en disant « les énergies fossiles exploitables à coûts supportables/raisonnables seront épuisées ». Cela vous convient ? Et est-ce que cela change quelque chose au résultat ? Je crains que non.
      Est-ce que une veine de charbon de 5 tonnes à 500km de profondeur peut-être vue comme un « stock » ? Est-ce que le coeur métallique de notre planète est un stock ?

      • Votre comparaison avec le cœur de la planète est malvenue, ou plutôt elle révèle la grande confusion des esprits relativement aux grandeurs en jeu, confusion entretenue par les catastrophistes qui ne manquent jamais une occasion d’exploiter les peurs à la mode. Beaucoup se croient modernes mais réagissent exactement comme nos ancêtres qui attendaient la fin du monde vers l’an mille.

        Notre consommation de pétrole représente un dé à coudre dans l’océan des matières premières disponibles. La notion de coût raisonnable ne veut rien dire. C’est une opinion subjective. Ce qui est objectif en revanche, ce sont des prix relatifs qui nous amènent à faire des choix, notamment technologiques.

        Nous n’épuiserons jamais le pétrole.

        • « Notre conso de pétrole représente un dé à coudre des MP dispo ». Connaissez-vous les ressources de pétrole et de MP de notre planète ? Sont-elles toutes disponibles ? « Raisonnablement » disponible ?
          S’il faut dépenser 1000 équivalent-pétrole pour extraire 10 unités de pétrole, est-ce que ces 10 unités est un stock de pétrole ?
          Rien de subjectif. Par contre pour parler de choix technologiques : en effet, c’est la voie sur laquelle le monde est engagé vu que le pétrole ne sera pas exploitable à long terme.

          • Moui, vous avez raison. C’est pour cela qu’il faut vite éteindre toutes nos centrales nucléaires. retournons vite à l’âge de pierre, le bronze étant trop polluant, troporrible…

            • Oui, j’ai raison, cependant, en tant que partisan du nucléaire (mais pas du tout nucléaire), je ne suis pas d’accord avec votre idée. Et mis à part les trolls (vous trollez là), seule une minorité de radicaux veulent ressortir de l’ère industrielle.

      • Vous vous promenez souvent à 500 km de profondeur pour faire l’état des stocks ?

        Peut-on fabriquer un ordinateur avec 3 milliards de relais qui tient dans la poche ?

        Est-il possible d’enregistrer de la musique avec moins de données que prédit par le théorème de Shannon ? (En gros, ce qu’il y a sur un CD audio)

      • Est-ce que une veine de charbon de 5 tonnes à 500km de profondeur peut-être vue comme un « stock » ?

        Fastoche : il n’y a pas de charbon à cette profondeur. C’est trop chaud. Du CO2 et du CH4 liquide ou sous phase solide voire pateuse.

        • Je savais qu’en écrivant cela, un comique allait relever l’affaire. Mais quand le sage pointe la lune, l’imbécile regarde le doigt 🙂

          • J’ai pointé la lune et vous avez regardé le doigt mon pauvre :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

            • Euh… c’est gênant… Malgré ce que vos « blagounettes » pourraient laisser penser, je ne pense pas que vous soyez un troll ou peu intelligent, mais il est impossible que vous n’ayez pas compris ce que j’ai voulu dire.

  • Tout ce qui ressort de cette convention est du ressort de l’absurde au sens littérale du terme.
    Si il est bien évident que nous ne devons pas refuser le progrès, rien ne justifie de l’imposer à marche forcée. Faute de temps pour réfléchir, nous risquons fort d’empreinter de fausses pistes tracées par des raisonnements erronés.
    En effet, quand nous parlons du mythe du CO² anthropique nous oublions qu’avant l’aire de la civilisation industrielle la planète était verdoyante. Pourquoi? Car les océans sont des poumons à CO².
    Quand il fait chaud ils rejettent 10 puissance 26 fois plus de CO² dans l’atmosphère que tout ce que rejette l’industrie mondiale et les usagers.
    Les énergies fossiles: Nous n’en manquerons pas pour un très long moment au regard des volumes récemment découverts et restants à découvrir si nous ne coupons pas les ailes de nos prospecteurs.
    Nous avons l’énergie nucléaire en abondances. Elles est aujourd’hui contrôlée et maitrisée.
    Ect..
    Rien n’empêche de travailler sur des moyens de substitution en se donnant le temps de les maturer. Rappelons-nous qu’entre la montgolfière et l’aviation commerciale la maitrise du vol et les moyens mis en œuvre pour en arriver à voyager en avion à un niveau de sécurité satisfaisant, il aura fallu presque un siècle.
    Alors oui, l’objectif visé par nos prosélytes d’une planète dite propre n’est pas celui affiché. L’objectif est d’anéantir la capitalisme qui malgré quelques imperfections est à la source de l’enrichissement des peuples. L’écologie politique n’est que le levier servant à aboutir à cet effondrement.
    La faim justifiant les moyens peut importe le devenir des peuples, de leurs pauvres et les mesures à imposer, fussent-elles ineptes.
    Alors, commençons par détruire le bien privé, puis le patrimoine et l’épargne qui vont avec car tout cela est le reflet d’une « injustice sociale ».
    Mais quand nous ne ne serons plus qu’entre pauvre nous serons revenu au moyen âge et les peuples ou ce qu’il en restera aspirons à nouveau à des seigneuries pour recréer de la richesse.
    Tout cela pour ça. Belle vision du futur…

  • Pourquoi ai-je la drôle et chronique impression que toutes ces contraintes, obligations et punitions vont aboutir strictement à l’inverse de tout ce qui est prévu ?

  • L’absurdité est de vouloir traiter les résidences secondaires comme les résidences principales, le besoin n’est pas le même sans parler de l’amortissement des dépenses.

  • Cela montre surtout, qu’une fois de plus, quand l’Etat sort du régalien et veut « organiser » et « orienter » le fonctionnement de la société selon des critères répondant à des croyances et idéologies (développement « durable », « écologique », transition énergétique indispensable…etc) non factuelles, il se prend les pieds dans le tapis.
    Il est obligé de sans cesse passer lois et réglementations envahissantes pour palier les défauts et effets de bord imprévus des lois précédentes jusqu’à paralyser le secteur visé.

    Toutes ces lois vont de plus en plus plomber la rentabilité du secteur immobilier. Les investisseurs iront mettre leur argent ailleurs, voire hors de France, l’immobilier étant plus rentable dans bcp d’autres pays.

    Si l’Etat s’était contenté de normes sanitaire et de sécurité sans rien de plus, le marché se porterait mieux. Il y aurait pléthore de biens en location, les plus énergivores ne trouveraient plus preneur ou à des prix inférieurs (ce qui peut arranger des faibles revenus prêts à mettre un pull supplémentaire l’hiver) incitant les propriétaires à faire les travaux ad hoc sans aucun subventionnement avec l’argent des autres…
    Évidemment, dans un tel système, certaines administrations et hommes politiques n’auraient plus de raisons d’exister. Impensable! 🙂

  • L’inefficacité confirmée du premier Président des Français élu seulement grâce à l’abstention la plus forte jamais enregistrée, ne le laissant choisi que par seulement 17% des voix de la population en âge de le conforter, et aussi grâce aux errements douteux d’une Justice lourdement manœuvrée, et restée en France sous le qualificatif peu amène  » du mur des cons ». C’est ainsi qu’a été crée dans notre démocratie une situation assez surprenante, quoiqu’on en dise elle . En effet les Français réfutent majoritairement ses sondages favorables par trop bidons, et ne cachent plus leur large confiance dans son Premier Ministre qui le porte à bout de bras malgré ses errances publiques, bien qu’il se soit acharné à détruire le parti politique d’origine dont se réclame toujours ce dernier devant ses électeurs havrais !

  • CO2, réchauffement ? Toutes les planètes du système solaire se réchauffent et le champs magnétique terrestre faiblit, même Pluton qui s’éloigne. Game over. Le CO2 a bon dos, discussion stérile.

  • vous allez faire des économies de chauffage….et être ruiné.

  • Les pseudo-calculs des écolos en période de Covid me laissent un peu rêveur.

  • C’est rare de voir un article se décrédibiliser autant d’entrée de jeu avec cet argument du CO2 qui n’est pas un problème. Cela a le mérite de situer le niveau scientifique et de la bonne foi de l’auteur.

  • J’ai travaillé et habité en Suisse, dans ce pays la rénovation par isolation se fait aussi par l’extérieur et croyez-moi, cela est efficace.
    Je serais étonné que nos experts du gouvernement et/ou nos entreprises françaises ne le sachent pas.

    • qu’isoler soit efficace n’est pas la question la question est est intéressant économiquement..or c’est spéculatif..ça dépend du prix de l’énergie à venir…ça intègre aussi le marché de l’immobilier..

      une remarque..c’est SUBVENTIONNE ….

  • cette rénovation enrichit les artisans et surtout l’état, les pôvres, quels pôvres? vous en connaissez vous ?

  • Les commentaires sont fermés.

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