L’abandon des commerçants et ses conséquences

L’histoire ne progresse pas linéairement. Les dégâts que nous infligeons à la société en ce moment vont détruire des fondations économiques, sociales et politiques de manière durable.

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L’abandon des commerçants et ses conséquences

Publié le 19 novembre 2020
- A +

Par Philippe Silberzahn.

Un spectre hante la France. Ce spectre, c’est la destruction du commerce suite au confinement. Cette destruction se fait dans une indifférence presque générale. Elle condamne à la ruine des centaines milliers de nos concitoyens au nom d’une politique sanitaire de plus en plus difficile à justifier. Elle risque d’avoir des conséquences catastrophiques qui iront bien au-delà de leur simple sort.

Avec un vaccin en ligne de mire, la fin de la crise de la covid semble en vue. C’est oublier qu’en pratique, il ne pourra y avoir de vaccination massive avant l’été prochain. La crise est donc pour longtemps avec nous et ce d’autant qu’en fermant les commerces, le confinement se transforme en un désastre économique, sanitaire et social.

Un désastre économique

Le confinement est d’abord un désastre économique qui ne fait que commencer et dont on commence seulement à prendre conscience. Les fermetures de commerces mettent en faillite des centaines de milliers de personnes qui perdent le travail de toute une vie, et au chômage leurs employés.

Comme souvent dans les situations complexes, les solutions d’aujourd’hui sont les problèmes de demain. Les fermetures entraînent des difficultés chez les fournisseurs qui à leur tour vont faire faillite, entraînant des difficultés dans les banques.

En forçant celles-ci à accorder des prêts à des entreprises qui vont très probablement faire faillite, on crée de futurs problèmes lorsqu’il faudra recapitaliser les banques en urgence en raison des défauts de paiement qui se multiplieront, pénalisant ainsi la reprise économique post-épidémie.

Quand on ferme des rayons entiers de supermarchés sans aucune justification sanitaire, on condamne non seulement leurs employés au chômage mais aussi les fournisseurs qui sont étranglés.

Lorsqu’on interdit les livraisons de repas après 22 heures, une décision qui n’a aucun intérêt sanitaire, on ne condamne pas seulement les restaurants mais aussi toute la population des livreurs qui basculent dans le trou noir économique et social en raison d’une décision absurde prise par ceux qui n’en subiront aucune conséquence.

C’est d’autant plus triste que le confinement semble avoir été la seule option considérée, avec comme modèle mental l’objectif de non saturation des hôpitaux.

Or, il y a deux façons de gérer un goulet d’étranglement : réduire les flux entrants, ou augmenter la capacité de traitement. Le confinement correspond à la première façon. La seconde ne semble pas avoir été considérée par nos gouvernants. Tout industriel sait qu’il doit adapter sa capacité de production à la demande de ses clients. Pourquoi l’hôpital ne pourrait-il pas faire de même ?

On peut comprendre que la capacité hospitalière ait été contrainte en mars car tout le monde a été pris par surprise, mais moins qu’elle n’ait pas été adaptée en prévision de la seconde vague. Question de coût, dira-t-on ? Mais on voit bien que le coût d’une telle adaptation aurait été largement inférieur à celui de l’épouvantable récession qui se produit.

La priorité sanitaire aux dépens de l’économie a d’autant moins de sens que les conséquences sanitaires d’une économie en forte récession sont toujours majeures : suicides, dépressions, troubles psychologiques, maladies, etc. En outre, un système de santé moderne coûte extrêmement cher, et ne peut exister sans une économie forte.

Avec une économie durablement affaiblie, la France aura forcément un système de santé dégradé. Avec en outre une population malade, le coût de la santé va aller en augmentant, consommant des ressources toujours plus importantes et plombant l’économie en retour.

C’est un cercle vicieux. Il n’y a pas de santé sans économie forte, et pas d’économie forte sans un tissu d’entreprises dynamiques grandes et petites. Or c’est ce tissu d’entreprises dynamiques qui est en train de mourir sous nos yeux.

Un désastre social

Mais il n’existe pas non plus de société vivante sans économie forte. En tuant les commerces, le confinement est également un désastre social. En effet, le commerce c’est la vie, même si celle-ci n’est pas réductible au commerce. N’importe quel maire vous dira que sans commerce il n’y a pas de centre-ville, et que sans centre-ville il n’y a pas de ville. La ville est le centre du pouvoir mais aussi le lieu du marché. Ce dernier n’est pas juste un lieu de création de richesse, c’est aussi un lieu de sociabilité.

Au-delà des drames personnels des commerçants qui perdent tout, la destruction en cours des commerces est donc aussi une destruction sociale de grande ampleur dont les effets seront considérables. C’est une destruction de la classe moyenne, et si l’histoire nous apprend quelque chose, c’est qu’une telle destruction se termine toujours mal politiquement.

Une situation qui rappelle le monde féodal

Car au-delà des conséquences économiques, sanitaires et sociales calamiteuses, il y a également une conséquence politique et morale. Car dans cette affaire les décideurs ne sont pas les payeurs. Ceux qui décident de telles mesures et ceux qui les soutiennent n’ont pas à subir de conséquence personnelle du confinement : ils peuvent travailler depuis chez eux, leur salaire et leur retraite ne seront pas affectés.

Les cadres supérieurs des grandes organisations sont dans le même cas. En particulier en France, les grandes entreprises du CAC40 sont très liées à l’État et savent bien se protéger du marché, par des pratiques oligopolistiques, ou par l’obtention de subventions, commandes d’État et autres optimisations fiscales, et leurs employés n’ont guère à craindre les conséquences économiques de la situation actuelle, du moins à court terme.

Émerge ainsi un système dual : d’un côté un groupe largement protégé des conséquences économiques et sociales du confinement, et qui a donc intérêt à pousser la sécurité sanitaire au maximum, pour ainsi se donner bonne conscience d’avoir protégé la vie de « nos anciens », et de l’autre, un groupe qui subit directement ces conséquences et qui est abandonné à lui-même.

Le premier défend sa cause 24 heures sur 24 sur les plateaux TV, tandis que le second est largement invisible, à part peut-être au travers d’un témoignage enregistré de quelques minutes çà et là, qui tire une larme de crocodile aux experts présents sur le plateau. Dans ce groupe on compte les commerçants et les indépendants, mais aussi tous les employés directement au contact du marché, notamment ceux des petites structures.

Le débat public est donc entièrement focalisé sur ce qu’on voit, des malades Covid en souffrance et des services hospitaliers surchargés, dont les représentants ont voix au chapitre, et ignorent presque totalement ce qu’on ne voit pas, des milliers de gens qui vont dépérir voire mourir en silence ; ce sont les intouchables de la société française, à qui l’on distribuera quelques aumônes, pour se donner bonne conscience, mais qu’on laissera largement à leur sort.

Il n’est pas certain qu’ils l’acceptent facilement et le sentiment d’injustice ne peut que renforcer le caractère explosif de la situation dans un pays qui a mis l’égalité sur un piédestal.

Et donc, par un étrange retour de l’histoire, se reconstituent les trois états de l’ancien régime : une classe de fonctionnaires et de cadres du grand secteur privé, qui vit largement protégée du marché grâce à des rentes offertes par les oligopoles garantis par l’État, une classe cléricale de journalistes, de médecins et d’intellectuels qui fournit un cadre moral à la classe protégée, et enfin le tiers-état, classe laborieuse faite d’indépendants, de chefs de petites entreprises et d’employés du secteur privé non protégé directement soumis aux aléas du marché.

En temps normal, lorsque le marché fonctionne bien, la classe laborieuse peut accepter son sort, et le système fonctionner. Mais nous ne sommes plus en temps normal, nous sommes en crise, et le propre des crises est de révéler les fragilités d’un système et d’en saper la légitimité. Nous y sommes.

Au bord d’une non-linéarité

Et nous y sommes d’autant plus que toute la gestion de la crise actuelle repose sur un modèle mental, celui du mauvais moment à passer. On va sauver des vies, l’économie va souffrir, mais pour ce qui concerne cette dernière, « c’est rattrapable », comme le disait un médecin avec une arrogance et une suffisance dignes de l’ancien régime.

Non, la perte d’un commerce, travail de toute une vie, ce n’est pas rattrapable ; ça ne l’est pas pour ceux qui ont tout perdu, revenus, retraite, estime de soi, sens de la vie. Certes, c’est dommage pour eux, mais c’est rattrapable globalement, car l’économie va repartir et tout sera oublié ? Mais rien n’est moins sûr.

L’histoire ne progresse pas linéairement. Les dégâts que nous infligeons à la société en ce moment vont détruire des fondations économiques, sociales et politiques de manière durable.

Penser que tout va repartir naturellement dès qu’on aura passé le cap du confinement, c’est faire preuve d’un optimisme déraisonnable. Il est donc possible que nous soyons entrés sans le savoir dans une période de changement profondément non linéaire, c’est à dire révolutionnaire. Autrement dit, la crise de la Covid, loin de se terminer, ne fait peut-être que commencer.

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  • Tant qu’une majorité aura un toit et des vivres, pas de révolution. L’histoire est têtue.
    Et si c’est pour faire comme la révolution bolchevique, je ne suis pas sûr que ce soit mieux.
    Il n’y a pas de réelle force libérale en France. Les rivières de lait et les champs de miel de la liberté ne sont pas pour tout de suite.

    • en effet , »macron dehors » ça ne fait pas un programme…et pour certain le programme c’est macro dehors lénine dedans..

      gilet jaune…mais que veulent les gilets jaunes , sinon à la fin ,macron démission..

  • la BCE estime que les créances douteuses pourraient atteindre 1400 milliards d’euros d’ici 2021 contre 500 milliards d’euro fin 2019 ; quand on n’empêche les gens de travailler , on ne peut évidement pas leur demander de rembourser les crédits qu’ils se sont mis sur le dos ;

  • Excellent article !

    Je suis secrétaire d’une union d’entreprises et de commerces et puis attester que tout ce qu’écrit Philippe Silberzahn est malheureusement exact. Et son image de la division de la société française en « états » (on pourrait aussi parler de castes) est tout à fait appropriée.

    Ce gouvernement incompétent qui « fait quelque chose » d’abord pour rassurer les pétochards mais sans se soucier sérieusement de l’efficacité ni de la nocivité de ces « mesures » me fait penser :
    – aux médecins de Molière proclamant fièrement leur meurtrier savoir à la fin du Malade imaginaire : il suffit de remplacer « Primo saignare, deinde purgare, postea clysterium donare » par « Primo incarcerare, deinde castigare, postea taxare »
    – aux Shadocks : « Et ils pompaient, pompaient, … »

    Il y aurait de quoi rire si les agissements de ces dirigeants n’étaient pas aussi calamiteux avec des conséquences catastrophiques pour notre économie et, au-delà.

    • on peut ajouter qu’être commerçant, entrepreneur est un état d’esprit plutôt rare. Quand tous ceux que nous avons en France seront morts (au propre comme au figuré), il n’y aura pas grand monde pour les remplacer… C’est là qu’est la vraie destruction de notre gouvernement criminel.

  • Le pire est que ces mesures liberticides ne sauvent personne et tuent. Quelqu’un a choisi que l’on ne devait pas mourir de la covid mais que l’on pouvait sans problème mourir de cancers ( suivi et diagnostics interrompus pendant le 1er confinement, du vécu), de maladies cardio-vasculaires , d’AVC,…..
    De plus on dit vouloir empêcher les gens de mourir de la Covid mais on interdit de les soigner précocement…

  • merci à tous les anciens de l’ENA et de sciences-po qui se partagent les postes politiques, entreprises publics et de médias depuis des décennies.
    A quand un Trump français pour dynamiter tout cela ?

  • le tor d’un peuple c’est d’obéir aux ordres du gouvernement, qui pour ce faire entendre utilise la répression. le seul moment de démocratie c’est le vote, mais est-ce que les Français pourrons tenir jusque las?

  • Paradoxalement, l’abandon a commencé le jour où les commerçants (et la population) se sont satisfaits d’aides et de compensations, plutôt que de réclamer des changements de règles leur permettant de gagner l’argent par leur travail. Il est vrai que s’enrichir étant considéré comme immoral, demander le droit de s’enrichir par son activité est voué à l’échec chez nous.

    • @MichelO

      Exactement !

      Sauf si je n’ai vraiment aucun autre moyen de survivre, je me refuse – je suis chef d’entreprise travaillant seul – par principe à demander (en perdant des heures à remplir des formulaires délirants et à collecter mille-et-un justificatifs) qu’on daigne me rendre une petite partie de ce que l’État me prend (vole) toute l’année.

      Un vrai entrepreneur ne quémande pas MAIS il doit exiger qu’on cesse de prendre son argent et qu’on le laisse travailler. Mais, en France, il y a beaucoup d’entrepreneurs par le nom mais qui n’en ont pas la mentalité…

      Cordialement,

  • Bon article sur l’effet domino. Un jour viendra où le papier WC deviendra effectivement une denrée rare. Le papier journal des médias subventionnés aura enfin une utilité.

  • Tout ceci est bien vu. On ajoutera que la dualité de la société s’est instaurant avant le covid avec la désindustrialisation. Quant à la fin, elle n’est pas forcément quand l’Etat n’a plus les moyens de subvenir aux besoins minimas des délaissés, mais lorsque l’endettement est tel que les élites sont à leur tour touchés par la pénurie. Et dans le chaos qui suit, la résilience n’est pas du côté de ces élites qui dans leurs métropoles cherchent surtout à fuir.

  • Une guerre contre les entrepreneurs indépendants de la classe moyenne
    Les pauvres hôteliers et restaurateurs qui perdront leur établissement constateront avec étonnement que la bière coulera toujours du robinet à pression. C’est toutefois un autre qui encaissera. L’ouvrier d’un fournisseur de l’industrie automobile, qui aura perdu son travail et ne pourra par conséquent plus financer sa maison, y habitera peut-être encore comme locataire, tout en remboursant une partie de ses dettes, mais son bien immobilier appartiendra à un autre. Le dentiste qui devra renoncer à son cabinet ne restera pas longtemps sans travail, car des chaînes internationales, où il pourra travailler comme employé, se pressent déjà sur le marché.
    http://www.achgut.com

  • « Cette destruction se fait dans une indifférence presque générale »
    Je dirais plutôt que les médias ne relaient absolument pas l’inquiétude des Français devant cette destruction programmée de la « petite économie », ni les actions envers les commerçants pour leur permettre de commercer malgré tout

  • Conséquence des millions de chômeurs et de pauvres. Mais cela notre élite parasite s’en fout ! Elle oublie que ces gens payent des prélèvements à l’état qui vont lui manquer.

  • Il suffit de voyager sur la planète pour se rendre compte que le commerce est quasi mort depuis belle lurette en France…

  • La caste gouvernante sait parfaitement qui sont ses ennemis: ce sont ceux qui étaient sur les ronds-points il y a deux ans. Elle cherche logiquement à les laminer, à les ruiner et à les faire tomber sous sa dépendance. Les soutiens du pouvoir se recrutent au contraire chez les gagnants du système : retraités aisés (il y en a), salariés du public ou de groupes aidés…
    Naturellement, rien de tout cela ne serait possible sans l’emprise des médias dominants, qui martèlent sans discontinuer le récit du pouvoir dans l’esprit du public.

    • sauf que ce sont aussi ceux qui la nourrissent ! La planche à billet, cela ne nourrit pas…

    • Il y a effectivement, on dirait, la volonté des hommes de l’État de détruire et faire passer sous leur dépendance – par l’assistanat une fois leurs entreprises détruites – ces entrepreneurs et indépendants qui n’aiment pas l’État et l’ont fait savoir au début de la crise des GJ – et le font régulièrement savoir par ailleurs. Ce serait tout à fait dans la logique des hommes de l’État, qui est d’avoir toujours plus de pouvoir sur la société, d’étendre toujours plus leur emprise, de faire de la France un pays entièrement administré… à la soviétique.
      Si c’est cela, et ça y ressemble, c’est monstrueux, criminel.

  • La GMS avait déjà bien commencé le boulot en asséchant les centres villes,avec l’aide des élus qui maintenant se demandent comment les redynamiser.Pour cela ils demandent bien sûr des aides à l’Etat avec le plan de revitalisation des centres villes .Le boulot va être terminé par les sites de vente avec l’aide du confinement.
    Prochaine guerre GMS vs sites de vente.

  • « Émerge ainsi un système dual » relire le talon de fer de jack london.

  • Et si la disparition des petits commerçants était l’un des buts de l’État?

  • En Angleterre une étude de Public Health England basée sur des résultats de leur équivalent StopCovid soit Test and Trace App,vient de démonter que les supermarchés sont et loin devant l’endroit ou l’on se contamine le plus!
    En dernier les salles de sport et les cafés restaurants…
    Faisant l’inverse comme en Allemagne et en Espagne fermons la GMS et rouvrons les petits commerces.

  • La crise covid va sans doute faire disparaitre une bonne partie de ces petits , moyens commerces de centre ville et bourgs qui travaillent humainements , proches de leurs clients. Il y a aussi le petit arisanat avec sa boutique pas aux normes mais utile à la population des petites gens et populations agée mais autonome.
    Les élites,élus et populations protégée se moquent de la misère qui les attend. Interdire l’ouverture de leurs boutiques et prôner la revitallisation des villes ….qu’elle hypocrisie !!!

  • Les commentaires sont fermés.

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