Les commerces menacent-ils la santé des Français en restant ouverts ?

Fermé crédits Losselith )O( (CC BY-NC-ND 2.0)

Alors qu’on nous annonce maintenant une troisième vague, voire davantage, les commerçants mais aussi les restaurateurs et les gérants de bar doivent réaliser que c’est leur dernière chance de ne pas disparaître.

Par Sébastien Leblet.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a déclaré sur BFMTV à propos des maires qui prennent actuellement des arrêtés municipaux autorisant les commerçants de proximité à maintenir leur activité :

Ces maires pensent qu’ils soutiennent les commerçants mais ils mettent en danger la santé des Français.

Quand 100 000 à 150 000 commerces sont actuellement menacés de faillite, et quand on sait les mesures sanitaires mises en place par les commerçants depuis le déconfinement de mai dernier (gel hydroalcoolique, protections en plexiglas, etc.), il est légitime de s’interroger sur ce qui semble être un biais de favoritisme en faveur de ce que nos gouvernants imaginent être l’avenir, à savoir l’économie sans contacts.

On ne peut en effet que constater la différence de traitement entre le géant de la vente en ligne Amazon dont les salariés travaillent actuellement dans ses entrepôts, les grandes surfaces généralistes et les petits commerçants.

La dernière chance des commerçants

Alors qu’on nous annonce maintenant une troisième vague, voire davantage, les commerçants mais aussi les restaurateurs et les gérants de bar doivent réaliser que c’est leur dernière chance de ne pas disparaître et d’être remplacés à l’avenir par Amazon et les grandes chaînes de restauration et de café.

Alors qu’un premier confinement a déjà eu lieu au printemps et que nous pouvons prendre du recul sur les mesures prises à cette occasion, il semble légitime qu’ils demandent au gouvernement la preuve que le confinement justifie l’interruption de leurs activités, c’est-à-dire la preuve qu’il est indiscutablement à l’origine de la fin de la première vague de l’épidémie.

Si celle-ci est apportée, puisque d’autres commerces et d’autres entreprises sont autorisés à rester en activité, il est sensé qu’ils demandent au gouvernement la preuve que leurs établissements sont davantage sources de contaminations.

Enfin, s’il est confirmé que le confinement a permis la fin de la première vague et que leurs entreprises sont davantage contaminantes que celles qui restent ouvertes, il paraît légitime qu’ils demandent au gouvernement la preuve que l’épidémie de Covid-19, par ses caractéristiques, nécessite ces mesures de confinement, c’est-à-dire qu’elles sont bien proportionnées à la menace réelle, et non médiatique.

Se tourner vers la justice ?

Compte tenu des changements en cours, si les commerçants, restaurateurs et gérants de bar n’agissent pas rapidement dans ce sens, il n’y aura malheureusement pour eux plus d’après.

À défaut de preuves apportées par le gouvernement (on peut rêver…), il faut qu’ils saisissent urgemment la justice, tous ensemble.

Il n’y aura pas de seconde chance : s’ils n’obtiennent pas de rouvrir maintenant, ils risquent de ne plus jamais pouvoir le faire, sauf peut-être très ponctuellement, d’ici  mai 2021. Et se condamnent définitivement à la faillite.

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.